Mardi 10 avril 2007

La société du spectacle vit avec intensité sa starac'.
Voilà enfin venu le temps de l'égalité réparatrice. Les douze soutenus officiels de la République partagent égalitairement les attributs audiovisuels de la campagne électorale.
Cette hypocrisie administrative va dans la direction obligée de l'égalité des chances. Au sens strict, un dé à douze faces est lancé sur le tapis rouge médiatique du 421 présidentiel. Le second tour du jeu se fera-t-il à pile ou face ? Qui oserait penser à une loterie ? Philip Kindred Dick avait osé, en 1955...
Certes, il est licite que la liberté d'expression ne soit pas qu'un principe enfoui au sein des textes. Comme le chantait le regretté François Béranger , dans Magouille blues, le carnaval électoral est une activité périodique dans notre beau pays.
Cet artifice d'équité doit-il nous conduire à nous féliciter de la neutralité scrupuleuse de nos insttitutions ?
Nous savons tous que la question posée, politiquement irréprochable, à savoir que ferez-vous si vous êtes élu ? à qui obtiendra – miracle de la démocratie formelle – 2 % des voix dans une élection où l'essentiel est ailleurs, mais qui veut – et il a bien raison – compenser sur scène pendant quelques jours l'inégalité atroce que les gagnants infligent pendant de longues années dans la salle aux perdants , devrait être que ferez-vous quand vous ne serez pas élu ?
Notre président sortant, installé par le miracle d'un élan républicain dont on peut se demander rétrospectivement s'il ne l'a pas encouragé en sous-main, tout comme en 1981 un autre miracle se produisit avec son aide souterraine, n'a pas hésité à ignorer, et même à mépriser ouvertement les aspirations de la majorité de sa majorité de circonstance.
Il nous lègue aujourd'hui – enfin, il nous laisse aux prises avec... – comme successeur un jeune homme qui innove.
Nos précédents présidents ont appris en cours de mandat qu'il souffraient d'un ennui de santé, et certains l'ont avec soin gardé pour eux. Loin de moi l'idée de leur en vouloir pour autant. Monsieur Yakafaucon a, lui, la franchise d'admettre avant même que le vote ait eu lieu qu'il est atteint d'une forme particulière de dérangement intellectuel : les comportements déviants sont innés, ce qui explique et fonde le au kärcher la racaille !
Retour aux faits. Que va nous apporter cet épisode de durées de parole au sablier, d'affichages au cordeau, de professions de foi au milligramme ?
Ces parodies égalitaristes ne pourront empêcher que le pouvoir de conviction présumé de telle ou tel ne soit induit par des antécédents irréversibles qui ne sont objectivement pas équitables. Il reste à souhaiter que le citoyen se borne à s'en amuser, et que sa décision de vote ne soit pas influencée par la couleur du placard, la sonorité du slogan ou la position de l'affiche dans la géographie des panneaux électoraux (Donner dans le panneau, ça veut dire quoi déjà ?), géographie où la baraka a attribué – une chance sur douze...– le soleil un jour de déménagement et l'extrême-droite à un qui n'en demandait pas tant.
Où est là-dedans la préoccupation efficace de l'essentiel ?
Voilà enfin venu le temps de l'égalité réparatrice. Les douze soutenus officiels de la République partagent égalitairement les attributs audiovisuels de la campagne électorale.
Cette hypocrisie administrative va dans la direction obligée de l'égalité des chances. Au sens strict, un dé à douze faces est lancé sur le tapis rouge médiatique du 421 présidentiel. Le second tour du jeu se fera-t-il à pile ou face ? Qui oserait penser à une loterie ? Philip Kindred Dick avait osé, en 1955...
Certes, il est licite que la liberté d'expression ne soit pas qu'un principe enfoui au sein des textes. Comme le chantait le regretté François Béranger , dans Magouille blues, le carnaval électoral est une activité périodique dans notre beau pays.
Cet artifice d'équité doit-il nous conduire à nous féliciter de la neutralité scrupuleuse de nos insttitutions ?
Nous savons tous que la question posée, politiquement irréprochable, à savoir que ferez-vous si vous êtes élu ? à qui obtiendra – miracle de la démocratie formelle – 2 % des voix dans une élection où l'essentiel est ailleurs, mais qui veut – et il a bien raison – compenser sur scène pendant quelques jours l'inégalité atroce que les gagnants infligent pendant de longues années dans la salle aux perdants , devrait être que ferez-vous quand vous ne serez pas élu ?
Notre président sortant, installé par le miracle d'un élan républicain dont on peut se demander rétrospectivement s'il ne l'a pas encouragé en sous-main, tout comme en 1981 un autre miracle se produisit avec son aide souterraine, n'a pas hésité à ignorer, et même à mépriser ouvertement les aspirations de la majorité de sa majorité de circonstance.
Il nous lègue aujourd'hui – enfin, il nous laisse aux prises avec... – comme successeur un jeune homme qui innove.
Nos précédents présidents ont appris en cours de mandat qu'il souffraient d'un ennui de santé, et certains l'ont avec soin gardé pour eux. Loin de moi l'idée de leur en vouloir pour autant. Monsieur Yakafaucon a, lui, la franchise d'admettre avant même que le vote ait eu lieu qu'il est atteint d'une forme particulière de dérangement intellectuel : les comportements déviants sont innés, ce qui explique et fonde le au kärcher la racaille !
Retour aux faits. Que va nous apporter cet épisode de durées de parole au sablier, d'affichages au cordeau, de professions de foi au milligramme ?
Ces parodies égalitaristes ne pourront empêcher que le pouvoir de conviction présumé de telle ou tel ne soit induit par des antécédents irréversibles qui ne sont objectivement pas équitables. Il reste à souhaiter que le citoyen se borne à s'en amuser, et que sa décision de vote ne soit pas influencée par la couleur du placard, la sonorité du slogan ou la position de l'affiche dans la géographie des panneaux électoraux (Donner dans le panneau, ça veut dire quoi déjà ?), géographie où la baraka a attribué – une chance sur douze...– le soleil un jour de déménagement et l'extrême-droite à un qui n'en demandait pas tant.
Où est là-dedans la préoccupation efficace de l'essentiel ?
Crédits : merci à Silvia Vassileva pour cette image du petit pois, qui réunit dans mon idée :
-les lois de la génétique, via les expériences aujourd'hui contestées de Gregor Mendel
-et le contenu possible de la tête d'un homme qui prendrait le risque de déclarer éventuellement génétique la propension d'un adolescent au suicide.
-les lois de la génétique, via les expériences aujourd'hui contestées de Gregor Mendel
-et le contenu possible de la tête d'un homme qui prendrait le risque de déclarer éventuellement génétique la propension d'un adolescent au suicide.
par Adamantane
publié dans :
Libertaire
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