Dimanche 6 mai 2007
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19:28
Lors de la campagne qui vient de s'achever, un des candidats; M. Triplemoi, a confirmé que la notion de droit opposable
pouvait être étendue à de nombreux domaines de la vie courante. En clair, l'idée est que si un droit inscrit dans la loi n'est pas satisfait, le citoyen lésé peut porter plainte contre l'Etat
pour obtenir réparation.
Bien entendu, il faudra que le dit citoyen ait les moyens, la détermination, les ressources morales pour agir ainsi. Nous savons à quel point les actions en justice sont lentes, et leur dénouement, de récentes affaires l'ont montré, incertain, voire erroné.
L'idée de proposer, comme voie de secours devant une défaillance du lien social, cette attitude somme toute hostile qui consiste à cristalliser un différend en s'engageant dans le traumatisme du procès, ne pouvait venir qu'à un défenseur de la fracture raisonnée du tissus humain. Les sectes, l'église de scientologie par exemple, distinguent les bons des mauvais, les adeptes des profanes, les éclairés des obscurcis. Le système de la généralisation du droit opposable peut avoir pour but de confirmer le citoyen dans l'idée que rien ne peut être résolu sans qu'un conflit soit acté, qu'un différent soit constaté par huissier, qu'une opposition soit faite entre partenaires qui ne puisse être résolue que par une condamnation.
Pourquoi ne pas aller au bout de cette logique ? Imaginons un droit opposable à la réalisation des promesses... Tel candidat est élu. Il possède un pouvoir presque absolu sur la puissance publique, les services de l'Etat ; il est soutenu par une majorité de représentants du peuple, élus à leur tour sur la seule référence à leur appartenance au camp victorieux.
Le droit opposable à la réalisation des promesses, ce serait la possibilité pour tout citoyen pouvant prouver que telle ou telle promesse du candidat n'a pas été tenue par l'élu, de porter plainte à son encontre...Reste à établir le catalogue raisonné des promesses, et à le diffuser.
Reste aussi à faire voter la loi idoine. Ce sera probablement plus difficile.
Bien entendu, il faudra que le dit citoyen ait les moyens, la détermination, les ressources morales pour agir ainsi. Nous savons à quel point les actions en justice sont lentes, et leur dénouement, de récentes affaires l'ont montré, incertain, voire erroné.
L'idée de proposer, comme voie de secours devant une défaillance du lien social, cette attitude somme toute hostile qui consiste à cristalliser un différend en s'engageant dans le traumatisme du procès, ne pouvait venir qu'à un défenseur de la fracture raisonnée du tissus humain. Les sectes, l'église de scientologie par exemple, distinguent les bons des mauvais, les adeptes des profanes, les éclairés des obscurcis. Le système de la généralisation du droit opposable peut avoir pour but de confirmer le citoyen dans l'idée que rien ne peut être résolu sans qu'un conflit soit acté, qu'un différent soit constaté par huissier, qu'une opposition soit faite entre partenaires qui ne puisse être résolue que par une condamnation.
Pourquoi ne pas aller au bout de cette logique ? Imaginons un droit opposable à la réalisation des promesses... Tel candidat est élu. Il possède un pouvoir presque absolu sur la puissance publique, les services de l'Etat ; il est soutenu par une majorité de représentants du peuple, élus à leur tour sur la seule référence à leur appartenance au camp victorieux.
Le droit opposable à la réalisation des promesses, ce serait la possibilité pour tout citoyen pouvant prouver que telle ou telle promesse du candidat n'a pas été tenue par l'élu, de porter plainte à son encontre...Reste à établir le catalogue raisonné des promesses, et à le diffuser.
Reste aussi à faire voter la loi idoine. Ce sera probablement plus difficile.

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