Présentation

  • : Adamantablogue
  • : *Étonnement systémique et libertaire *Évaluations de l'actualité culturelle, artistique, politique, économique, sociale *Ouvertures vers la pensée non conformiste
  • Retour à la page d'accueil
  • Partager ce blog

Partenariats

 

Liminaire

Le site source de ce blog, adamantane.net, a été mis en chantier et en ligne pour assurer simultanément plusieurs fonctions :
  • Présenter un ensemble de littératures polychromes : poèmes, essais, critiques, préfaces, documents pédagogiques, schémas didactiques, fragments sur des thèmes divers
  • Publier des auteurs, et plus généralement afficher des artistes, connus comme méconnus
  • Servir de portail à des associations à but artistique et culturel
  • Accueillir des activités d'écriture collaborative
  • Dissimuler un espace privé dédié à des recherches symboliques.
Son rédacteur veut les assurer de manière :

  • Systémique : les liens et interactions entre les divers domaines de la pensée active constituent en noosphère vivante ce qui sans eux ne serait qu'une froide encyclopédie des savoirs ;
  • &, conjonction de coordination
  • Libertaire : la personne est première ; les maîtres à penser sont à fréquenter avec d'extrêmes précautions, et le progrès nait de la réflexion autonome de chacun venant se combiner à celle des autres.


Adamanquoi ?


Rédacteur Agoravox


Nous sommes tous capables d'observer et de commenter.



fremen
Nous sommes tous responsables de l'état de la terre (et du ciel...).



Nethique.info

Nous pratiquons tous les bonnes manières, surtout avec les inconnus.



Cyber@cteurs

Nous pouvons tous intervenir directement dans les processus de décision.





Nous sommes tous aptes à décider de ce qui est bon pour nous.



Nous habitons tous le même village en forme de globe.

Add to Netvibes

Nous avons les moyens de regouper nos blogues en réseau .




Nous pouvons faire connaissance directement par delà les terres et les mers.

Étonnement

Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /Jan /2010 16:52
desiderataofhappiness.jpgDesiderata , dans le Nouveau dictionnaire latin-français d'Eugène Benoist et Henri Goëlzer avait en 1934 le choix entre deux identités grammaticales :
-être le féminin ou le neutre pluriel du supin du verbe desidero, donc une forme nominale exprimant soit le passif futur, soit l'intention ; de plus, desidero ne signifie pas de premier abord je désire, mais je constate le manque de..., puis j'ai à regretter que... ;
-être dans la même déclinaison le participe adjectif  de ce verbe, avec une signification proche de attendu, bienvenu.

Desiderata, dans le Dictionnaire français illustré (et encyclopédie universelle...) de Dupiney de Vorepierre, désignait, en 1854, dans le langage des sciences, une lacune (dans une série d'observations ou une théorie ).

Desiderata, selon le Chambers's twentieth century dictionary, signifie something desired or much wanted. A noter une étymologie latine incomplète.

Desiderata, d'après le Petit Larousse Illustré de 1986, veut dire ce qui manque, ce dont on regrette l'absence, ce que l'on revendique.




SKU-21021-D-copie-1.jpg Quelle est alors la signification du choix du titre Desiderata par Max Hermann pour un des textes figurant dans son recueil posthume The Desiderata of Happyness ? Expression d'un sentiment intime de manque, revendication d'une autre vision du monde , formulation d'un regret devant l'absence cruellement ressentie d'un monde idéal ?

Remarquer au passage que Desiderata est à la source d'un commerce florissant.

► Les vendeurs d'affichettes calligraphiées se pressent sur les marches du ouaibe : des douzaines à vendre, avec ou sans guirlandes de fleurs, avec ou sans papillons battant des ailes, avec ou sans effets d'arabesques et de ligatures médiévales,

► Des médailles pieuses (voir l'image...) ont été frappées, récupérant le passage où le nom de Dieu est invoqué : "Therefore be at peace with God, whatever you conceive Him to be. And whatever your labors and aspirations, in the noisy confusion of life, keep peace with your soul.".

► La guerre des adaptations en d'autres langues fait rage. Les traducteurs d'odes et ballades réclament leur antériorité, y compris sur WikiPédia,  avec le même zèle minutieux que les offices de brevets.


Bref, si Max Hermann avait mis les petits mots dans les grands pour évoquer une lacune, elle est en voie de comblement.
Le hoax de Baltimore est plus vivant que la plus vivace vérité littéraire.

Par Adamantane - Publié dans : Étonnement - Communauté : L'écriture dans tous ses états
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /Jan /2010 18:06
41E-Lsu2QeL._SL160_SL90_.jpg Sur le conseil éclairé d'un ami, j'ai voulu lire un ouvrage de Daniel Arasse, Le détail, pour une histoire approchée de la peinture.
Un exemplaire de ce livre, e-acheté, me fut rapidement amazoné. Flammarion éditeur...
Eh bien , j'ai gaspillé 10,46 € TTC.
La faute à qui ? Pas à mon ami, pas à Daniel Arasse, mais à Flammarion.
Les démonstrations, subtiles et intelligentes dans leurs énoncés, de Daniel Arasse sont impossibles à comprendre, du fait d'un choix iconographique désastreux. Comment suivre un cheminement dans les détails de tracé et les choix de contrastes de couleur d'un tableau alors que :
-les reproductions sont en noir et blanc
-elles ont la taille d'une carte de visite
-elles sont placées entre cinq pages avant et dix pages après la partie du texte qui les concerne
-l'impression écrase les détails et donne un résultat visuel très empâté
Imaginez visiter un musée de peinture avec des lunettes noires et en regardant à travers de jumelle tenues à l'envers...
Il vaudrait mieux renoncer à publier ce genre d'ouvrage dans une collection dite à bon marché, que de tromper le lecteur, confiant dans la réputation de l'éditeur, et qui se retrouve in fine avec entre les mains un livre illisible.

J'ai exprimé avec courtoisie mais sans détours ma déception sur le site du vendeur. J'ignore si le responsable de cette décision de mise en page étonnante a conscience de l'illisibilité globale de l'ouvrage.
Daniel Arasse, qui publia huit ans plus tard On n'y voit rien, avait peut-être anticipé ?

Bon, mais quel rapport avec le titre de ce papier ?
εκφραζειν, expliquer jusqu'au bout , a engendré l'ekphrasis, ou art de décrire en détail une oeuvre artistique, ou même un artefact.
Autrement dit, cette relation relève de la sémantique du territoire et de la carte. Daniel Arrase ekphrasise quelques tablleaux, dans l'idée de nous faire comprendre que, si la vue globale d'une oeuvre picturale a du sens, la dialectique des détails en a aussi.
Et elle induit, cette dialectique, des conclusions surprenantes.

Avec mon édition flammarionnisée, il me faut toutefois le croire sur parole.
Je n'ai plus qu'à télécharger le jeu éponyme pour me consoler (de jeu..franchement mauvaise, celle-là !)
Remboursez !

Crédits
: merci à deValence, cité en IV° de couverture comme responsable du graphiqme de ce livre de poche. Une visite sur leur site semble montrer que Flammarion leur fait indûment porter le chapeau. L'illustration ne rend pas l'hommage mérité à l'allure lettre anonyme de leur couverture. L'image que j'ai trouvée est en effet  souspixellisée...Mais elle donne une bonne idée de l'apparence visuelle des reproductions qui servent de base, selon Flammarion,  aux démonstrations de Daniel Arasse.
Suprême mensonge de Flammarion, seule la reproduction sur la couverture, Les pantoufles, de Sammuel Hoogstraten , reproduction qui mesure tout de même 58 x 95 mm, est en couleur.




Par Adamantane - Publié dans : Étonnement - Communauté : Litterature
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /Jan /2010 13:09
z_fou.JPG Les usages sociaux actuels poussent, en début d'année, à formuler voeux de bonheur, de prospérité et  plus généralement de toute évolution de situation pouvant combler quelques attentes de nos proches.
Il serait à craindre que ces souhaits risquent d'être inefficaces, car croire qu'il puisse sufffire de dire la chose pour qu'elle soit reviendrait à se prendre pour Dieu lorque son réveil sonna pour la première fois au début de la fabuleuse semaine dont divers mythes décrivent le déroulement.
Une question utilitaire pourrait être que puis-je faire pour que ces voeux se réalisent tels que je les formule ? Une autre pourrait s'énoncer quelle est l'utilité de ces invocations rituelles ?
Mais sommes-nous dans le domaine bien borné de l'utilité raisonnable ? Ou dans l'espace mystérieusement déformable des intention cordiales ?
Après tout, ouvrir une fois par an son carnet d'adresses pour lancer un petit signal vers celles et ceux dont nous avons soigneusement mis en mémoire nom et adresse , et plus si affinités ,n'est pas a priori une mauvaise idée.

Le commerce de la carte de voeux est florissant, même si, comme le muguet du premier mai ou les pétards du quatorze juillet, il y a tout de même de la morte-saison - qui, comme chacun sait, est la saison où la terre ne produit rien...-. dans ce genre de commerce. La carte 2.0 s'expédie via Internet, et même si les battements d'ailes des anges qui papillonnent autour du sapin supernova semblent aérodynamiquement inefficaces, elle arrive tout de même à destination.

Cette tradition remonterait aux romains - ils sont fous...- et les strenae étaient dit-on de petits cadeaux donnés aux amis pour leur souhaiter une heureuse nouvelle année. Pour Benoist & Goelzer, un strena est un présage, et par extension un présent fait pour servir de bon présage. Pour Felix - qui potuit ? (*) -Gaffiot, c'est un pronostic, un signe, et par généralisation un présent fait un jour de fête. A noter la proximité lexicographique avec Strenia, la déesse de la bonne santé...Un rapport entre les deux ? Eh bien, selon mes sources, la Befana italienne, qui apporte ses présents la nuit de l'épiphanie, aurait dans son ascendance une fête romaine, qui se déroulait au début de l'année en l'honneur de la déesse Strenia.

Chez les grecs zanciens, les étrennes étaient τας ξενίοις, sans lien évident avec le présage, τὸ οὶώνισμα.

Sur ce, Ευτυχισμένο το Νέο Έτος !



Crédits : Merci à Goscinny et à Uderzo, pour cette évocation de la folie romaine, pas si mentale que ça ...et à Carmen Lia Leuzzi, qui a proposé sur Viadeo le texte du titre, comme énigme à résoudre, car translittéré en code ASCII...

(*) cette apposition n'est pas une réminescence de certaines chansons de Renaud, mais un hommage à Goscinny et à Uderzo, dont les pirates n'hésitent pas à pirater le fameux Felix qui potuit rerum cognoscere causas (... atque metus omnis et inexorabile fatum subiecit pedibus strepitumque Acheruntis auari !) ou autrement dit Heureux qui a su connaître les lois des choses, terrasser toutes les peurs, l'intraitable destin, le tapage de l'Achéron vorace !   [ Virgile in Géorgiques, II - 490 à 493 ]


Par Adamantane - Publié dans : Étonnement - Communauté : Adoptez un mot!
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Vendredi 1 janvier 2010 5 01 /01 /Jan /2010 22:43
google-is-evil5.jpg Eh bien les moteurs de recherche qui alimentent la base de données de Gougueule sont minutieusement efficaces. Et redoutablement fouineurs.
Ce soir, environ vingt heures et quelques après la parution du billet portant ce titre, le mot ante-voto a été épinglé au moins trois fois. La recherche a été restreinte au  Web en français, bien sûr, ante(-)voto ayant un sens spécifique en castillan et en italien.

Voilà comment il est possible de faire exister un mot. Pour un mot, passe encore, mais si cela fonctionnait aussi pour une idée, n'y aurait-il pas un risque ? A quoi tient la notoriété d'un mot, d'une idée...?

Voilà les résultats obtenus.

----------
  1. ante-voto - Adamantane - coZop.com

    cozop.com/adamantablogue/ante_voto - Il y a 21 heures
  2. ante-voto — Pile freemen 2.0

    ante-voto. More: continued here. If you liked my post, feel free to subscribe to my rss feeds. Money Making Options. Monetise your blog with text ads ...
    pilefreemen.autresmondes.eu/?p=19262 - Il y a 20 heures
  3. Le hoax de Baltimore - Adamantablogue

    ante-voto · Claude Thomas · Boîtes de nuit · Correcteur orthographique · karactère(s) · Saraswati · Débillardage · Tutoiement · Laïcité · Offre politique ...
    www.adamantane.org/article-3292060.html - En cache - Pages similaires
----------

Crédits :
merci à :: S.I.Lex :: pour cette lettrine diaboliquement enluminée aux couleurs de Gougueule
Par Adamantane - Publié dans : Étonnement - Communauté : Les mots dans tous leurs états
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 31 décembre 2009 4 31 /12 /Déc /2009 23:53
Ex-voto_tarbes.jpg L'ex-voto étant la récompense offerte par le suppliant au dieu qui a exaucé un souhait, l'ante-voto pourrait désigner soit la demande elle-même, soit la récompense promise.

Voilà la saison des voeux. L'un de mes amis vient de publier un message à tous qu'il a voulu d'une simplicité percutante, et en annexe duquel il signale que les accros au bouquet de houx avec feu d'artifice et danse de saint gui peuvent en obtenir un de sa part sur demande...

2010 est-il (est-elle ?) la borne d'entrée dans un nouvelle décennie, ou faut-il attendre à 2011 ? En effet 10 est la fin de la première dizaine, et la seconde commence à 11...Débat quasi trollesque.

Jusqu'à cette heure, Informations Aucun résultat trouvé pour "ante-voto", dit gougeule.
Eh bien ça va changer en 2010 !

Ceci écrit, le webmestre présente très cordialement, et selon les anciens usages, ses voeux les plux chaleureux à ses lectrices et ses lecteurs.

Crédits : Ex-Voto, Tarbes, France ; photographie de Jean-noël Lafargue, Août 2005
Par Adamantane - Publié dans : Étonnement - Communauté : Les mots dans tous leurs états
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /Déc /2009 19:40
nuit-van-gogh.jpg Un décret très récent stipule que les boîtes de nuit fermeront à sept plombes du mat.
Déjà quelques réactions.
Je lis dans L'Express, par exemple, que si la loi impose 7h comme limite, c'est un vrai recul pour les nuits parisiennes", déplore un organisateur de soirées. Et qu'un autre s'inquiète car le décret ferme la porte aux after.

L'expression boîte de nuit fait explicitement allusion à la boîte et à la nuit.
Boîte est un mot très polysémique, en argot surtout : atelier, bouche, arme à feu, brasserie, écrin, tête, prison, salle de police, et même...ciboire, juste bouclage étymologique par le chemin ciboire-pyxide-πυξίς-buxis-bustia-boiste-boîte .  Nuit l'est un peu moins, n'existant d'ailleurs pas en langue verte, où elle devient sorgue, neuille -employé par Léo Ferré -, borgnon, et même brume.

Une boîte de nuit se doit d'être ouverte la nuit. Quelle est la définition légale de la nuit ? Quel est l'impact de la latitude du lieu sur le concept ? Peut-on décréter que la nuit est close à sept heures du matin en toutes saisons ?

Crédits : merci à Vincent Van Gogh, pour cette Nuit étoilée ;  Saint-Rémy, 1889 ; huile sur toile ; 73 x 92cm ; Museum of Modern Art à New York.

Par Adamantane - Publié dans : Étonnement - Communauté : Les mots dans tous leurs états
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 28 décembre 2009 1 28 /12 /Déc /2009 22:00

BLED.jpg Littéralement parlant, l'expression correcteur orthographique est redondante. Orthographe [ = ὀρθός + γραφή ] signifiant à peu près écriture corrcecte, Un procédé visant à rendre correct l'orthographe mérite que nous lui prêtions attention.

Comment fonctionne le correcteur orthographique d'un traitement de texte ? Il compare chaque chaîne de caractères aux chaînes contenues dans une table de référence. S'il y trouve au moins une chaîne identique à la chaîne source, il déclare l'orthographe correcte. Sinon, non. Et il propose alors une ou plusieurs chaînes réputées quasi-semblables, sur la base d'un algorithme évaluant la distance entre chaînes. Autrement dit, il fonctionne exactement comme un dictionnaire pour la première partie du travail, et à peu près comme un écolier cherchant l'orthographe d'une chaîne incorrecte, pour la seconde partie.
L'écolier a un avantage sur le correcteur : en principe, il sait ce qu'il veut exprimer, alors que le correcteur de base, dépourvu d'outil d'analyse contextuelle, n'a aucune information lui permettant de faire un choix pertinent.

Un lecteur a envoyé à Le Monde ( au Monde ?), qui le publie dans la rubrique idoine, un courrier intitulé Lez feuille morte ce ramasses ah l'appel. Il s'étonne que le correcteur orthographique reste de marbre devant cette suite de chaine de caractères, dont l'homophonie avec une suite bien plus connue induit une conclusion aisée : le correcteur ne corrige rien.

 Je ne ferai que deux remarques :

-Ce lecteur se méprend sur les performances de l'outil logiciel appelé correcteur orthographique ;  en effet cet outil ne s'intéresse qu'à l'orthographe lexicographique, et son expérience prouve que son correcteur fonctionne...correctement. Mais ce n'est pas le plus grave.

-Il tire de cette expérimentation, vérifiable (encore que l'autre correcteur, le grammatical cette fois, pointe dans la phrase en question plusieurs anomalies, et suggère des modifications pertinentes), la conclusion que pour faire bénéficier les élèves d'un correcteur, l'école devra d'abord leur apprendre l'orthographe, la grammaire, la conjuguaison...Mais, pour utiliser un dictionnaire, il convient aussi de connaître  - sans trop d'erreur- conjuguaison , grammaire et orthographe. D'ailleurs, pour trouver un mot dans un dictionnaire, ne pas savoir l'écrire est un handicap.

A l'expérience, je trouve le correcteur orthographique bien utile tout de même; car il piège plus de 9/10 de mes fautes de frappe. Mais pour le reste je suis très attaché à des outils plus traditionnels, ont fait leurs preuves, et de plus m'incitent à m'autocorriger. Je puis ainsi faire sans sourciller l'éloge de la faute.
Mais peut-être faudrait-il lui donner, à ce correcteur,  un autre nom, pour éviter ce genre de méprise ?

Si quelqu'un a une idée...




Par Adamantane - Publié dans : Étonnement - Communauté : Les mots dans tous leurs états
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /Déc /2009 10:30
tricheurs
Il y a quelque deux années, j'achetai pour deux euros, dans une brocante de quartier, un livre intitulé Natures mortes. L'épigraphe, une citation de (Ferdinand-Victor)-Eugène  Delacroix, le fils de Charles-François, avait attiré mon attention :
Ce qu'il y a de plus réel pour moi, ce sont les illusions que je crée avec ma peinture. Le reste est un sable mouvant.


Jai lu le livre. L'incipit était prometteur, d'actualité,et probablement autobiographique, comme assez souvent : Un jour, un prince qui était fou prit le pouvoir.

La IV° de couverture mentionnait l'existence d'un unique roman antérieur [1], Les marais pourpres. Une recherche via gougueule me révéla un premier mensonge : Les marais pourpres était  proposé à la vente sur eBay, certes, mais PriceMinister proposait, du même auteur - en tous cas, d'un auteur de même nom - un roman intitulé Oh Tibériade.
Je commandais donc, pour un prix très très raisonnable, ces deux ouvrages.

Je les reçus dans des délais tout aussi  raisonnables. Je commençai par Oh Tibériade, pour une raison toute simple : le premier arrivé.
Puis je laissai passer un peu de temps, avant, un soir d'été, d'ouvrir le second livre reçu. Une vague impression de déjà vu. Déjà lu. Serais-je devenu paramnésique ? Je ressortis le premier livre. Titre différent, indéniable ; éditeur différent, en apparence du moins. Mais textes identiques ; quelle fichue énigme !

Oh Tibériade                   éditions ATP    1978       ISBN 2-85951-019-2
Les marais pourpres    éditions Olivier Orban            1978      ISBN 2-85565-076-3

Car pour le reste, même format, même pagination, mêmes mots aux mêmes endroits sur des pages de même numéro. Des contenus interchangeables. D'ailleurs composés tous deux par EUROCOMposition, imprimés tous deux par Corbière & Jugain, à Alençon. Seules les I° et IV° de couverture diffèrent.

Olivier Orban, éditeur, est  facilement identifiable.
ATP, éditeur, l'est moins. Une collection Actualités Temps Présent en serait un des rayons. Il s'agit en fait de la maison d'édition créée par Annick Théo-Petit, la seconde épouse de  Charles Devimeux, polytechnicien ayant travaillé chez Thomson puis, après son d tricheurs.jpg épart en retraite, sur les carrés magiques et multimagiques (articles dans la jaune et la rouge) .

Quelques questions :

-1- Comment est-il possible de faire publier le même texte, sous deux titres différent, chez deux éditeurs en apparence différents, sous des ISBN différents, et ce la même année ?
-2- Pourquoi un auteur - car il est difficile de penser que cette manip ait été réalisée à son insu - prend-il  ou laisse-t-il prendre une telle décision au sujet de la diffusion de son oeuvre ?
-3- Ce cas d'autoplagiat est-il une exception dans le panorama littéraire, ou bien d'autres auteurs, connus ou moins connus, voire pas connus du tout, ce qui est le cas de notre héros, ont-ils eu recours à cette curieuse manipulation du lectorat ?
-4- Pourquoi deux fois la même illustration dans cet article ?


[1] Je cite : Natures Mortes est le deuxième roman de...a déjà publié en 1978 Les Marais Pourpres...


Crédits : merci à Georges de La Tour pour son tableau Le tricheur à l’as de carreau, Huile sur toile 106 × 146 cm, Musée du Louvre (image du haut), et à Georges de La Tour pour son tableau Quatre personnages en quête de gain, Huile sur toile 106 × 146 cm, Collection particulière (image du bas...à moins que cela ne soit le contraire...)


Par Adamantane - Publié dans : Étonnement - Communauté : Litterature
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 23 septembre 2008 2 23 /09 /Sep /2008 12:41

Deux ministres de la République se querellent à propos du meilleur moyen d'agir en faveur de la planète.
L'un pense qu'il est payant de taxer les objets jetables pour décourager les acheteurs, croyant ainsi décourager les producteurs de les commercialiser, donc de les fabriquer.
L'autre estime préférable de subventionner la filière dite nanoélectrique et en profite pour taquiner le premier, estimant que les économies d'énergie seront favorisées plus encore par la mise au point de machines faiblement consommatrices que par l'incitation financière à la suppression de consommations inutiles.

Ce qui se discute. Mais la logique politicienne transcende avec fierté la logique du bon sens...Il est plus important d'humilier avec élégance un rival potentiel que d'imaginer des solutions aux problèmes pratiques des citoyens.

Au passage, je présente une fois de plus mes félicitations aux journalistes qui, probablement parce que leurs lecteurs-auditeurs sont lents à comprendre et qu'il leur faut des expressions imagées simplistes pour que " ça percute", ont imaginé le vocable débile, le contre-sens (*) sémantique de taxe pique-nique. Le demeuré que je suis avait bestialement compris que les pique-niques allaient supporter une espèce de TVA spéciale. En fait, seuls étaient visés certains accessoires. Il est urgent de sauver les lettres...

A titre personnel, je pense que les assiettes et couverts jetables incarnent le nec plus ultra du gaspillage. Je pratique depuis près de soixante ans l'art du pique-nique, de manière certes discrète et épisodique, mais cependant éprouvée. Et j'utilise, un peu par routine et beaucoup pour des raisons pratiques (**) , des assiettes et couverts lavables...Peut-être une séquelle de mon expérience scoute, qui m'a formé à une certaine perception de la nature, écologique avant l'heure...Encore que la suite de ce billet semble prouver que le scoutisme ne laisse pas les mêmes traces sur  tout le monde.

Je ne vois donc aucun inconvénient à ce que les produits qui dilapident les ressources en matières premières, salissent éventuellement les paysages et font travailler à des tâches bien inutiles soient taxés, si c'est la seule manière d'accélérer une prise de conscience.

Crédits :
-Merci à Edouard Manet, pour Le déjeuner sur l'herbe ;1863, huile sur toile, 208 × 264,5 cm. Musée d'Orsay, Paris. A noter que l'article pique-nique de Wikipédia a choisi la même illustration. Pourquoi donc ?
-Merci à Jean-Louis Borloo – ex chef scout... – et François Charles Armand Fillon – autre ex chef scout...– , pour leur mise en scène très personnelle d'une saynette de feu de camp sur le thème de l'esprit d"équipe...

(*) Le mot contresens étant réservé aux erreurs de traduction et aux circulations en sens interdit, j'orthographie volontairement contre-sens pour éviter les...erreurs d'interprétation.

(**) Avez-vous essayé de couper du saucisson avec un couteau en plastoc dans une assiette en carton paraffiné (c'est à dire enrobé de E 905, additif classifié alimentaire et soupçonné de faciliter non le transit intestinal mais le cancer des intestins... ) posée sur vos genoux , ou sur un sol herbeux normalement meuble ?

Par Adamantane - Publié dans : Étonnement - Communauté : Le Club des Citoyens
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Jeudi 7 août 2008 4 07 /08 /Août /2008 15:34

A titre personnel, je me suis intéressé à cet événement, non seulement du fait de ses énormes implications et conséquences géopolitiques, mais aussi sous l'aspect technologique.

Le 11 septembre 2001, j'étais à Dinan, et je travaillais à la préparation du cédérom Henri Landier, ou la cohérence d'une œuvre. L'information qui nous avait été donnée par la rumeur de la rue était c'est fou, les israéliens vienent de bombarder New York – authentique...

Les films que j'ai pu regarder, et montrant le processus de percussion/pénétration des tours par les aéronefs et celui de leur effondrement à la verticale, par désintégration successive des étages et implosion, m'ont fait scientifiquement douter de la vérité totale de la version officielle. Il y a eu il y a environ deux ans un débat dans Agoravox à ce sujet, suite au papier de Carlo Revelli lui même, paru le 20 mars 2006, et j'y avais contribué.

Les bombes volantes de grande masse apportent deux énergies pertubatrices de l'équilibre et de l'intégrité de la cible : l'énergie cinétique de la bombe, croissante avec  sa masse et sa vitesse, dont les forces d'applications sont orientées dans le sens du mouvement, et l'énergie thermodynamique de l'explosif, liée aux caractéristiques spécifiques de l'agent déflagrant, et dont les forces d'application sont orientées radialement autour du foyer de l'explosion. Dans le cas de ces aéronefs, leur mouvement était perpendiculaire aux tours. Leur énergie cinétique était d'un ordre de grandeur non négligeable devant celle due à l'inflammation du kérosène, qui en soi n'est pas un explosif particulièrement performant, et ne s'est pas produite dans les conditions de rendement optimal.

Le kérosène brûleà l'air, en l'absence de catalyseurs, a une température de l'ordre de 1 000° C, heureusement inférieure de près d'un tiers à la température de fusion des aciers, et heureusement, sans quoi adieu au moteur à explosion et surtout au turboréacteur...

L'existence d'une forte composante parallèle au sol, appliquée dans la partie centrale de l'édifice, n'est a priori pas compatible avec un effondrement rigoureusement vertical. D'autant plus que le procédé de construction des tours avait recours à un noyau central robuste, autour duquel les plateaux des étages étaient accrochés : à la limite, les étages auraient pu coulisser autour du noyau, sans que le noyau s'effondre...

La rapidité singulière avec laquelle les décombres ont été protégés et évacués vient ajouter aux légitimes motifs de scepticisme.

A noter également que la législation des USA, avec son système de témoins protégés assorti de la possibilité de vrai fausses identités, permet d'accréditer la thèse selon laquelle certains disparus seraient des citoyens ayant changé de visage. L'heure de l'accident est aussi à prendre en compte.
Dans l'hypothèse de la préméditation provocative, la question fondamentale est une recherche d'optimisation : quel est le nombre minimum de victimes nécessaire pour déclencher les effets désirés, et quel est le nombre maximum au dessus duquel ce sera la conviction que l'Etat protecteur est coupablement incompétent qui l'emportera ? Equilibre à trouver. Je ne dis pas ici que j'approuve ce genre de calcul. Je dis simplement que certains sont payés pour le faire, ont appris à le faire, et le font certainement. Ce sont les même modèles mathématiques que ceux qui sont utilisés en Bourse ou ailleurs dans les affaires financières.

Je ne suis pas pour autant convaincu qu'il y ait eu complot. Je me borne à penser que, comme à l'accoutumée, la vérité a été enveloppée dans une explication simpliste qui ne peut satisfaire que les esprits peu curieux. 
Pour ne rien dire du destin mystérieux de la Tour WTC 7.

Cette note n'a bien entendu aucun rapport avec l'actualité.

Crédits : Merci à Félix Valloton, pour son tableau Le Mensonge.

Par Adamantane - Publié dans : Étonnement - Communauté : Le Club des Citoyens
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Syndications

  • Flux RSS des articles

Choix d'images

  • numz-r.jpg
  • Sources-722924.jpg

Signaler

Concours

Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés