Mercredi 21 décembre 2005
3
21
/12
/Déc
/2005
00:10
J'ai pu écouter sur France-Info un entretien avec Jacques Duquesne, présenté comme spécialiste de la religion, et auteur de Dieu, malgré tout aux éditions Stock/Plon .
L'idée selon laquelle, comme l'aurait reconnu l'autorité vaticanne, le concept d'évolution (appliqué à ce bas monde...) serait «plus (au sens +) qu'une hypothèse licite» ouvre des perspectives intéressantes.
En fait, en termes systémiques, le créateur n'est plus celui qui ex nihilo, ou bien en séparant tohu de bohu, fabrique une fois pour toutes un univers livré clefs en main (et...Dieu sait si lesdites clefs sont difficiles à décrocher du marronnier ). Il serait celui qui a initialisé un processus, et ce processus se développe selon ses lois internes, soumis aux impacts du chaos et aux effractions de l'homme. D'où l'irruption des catastrophes individuelles et collectives dans l'économie de cette création.
Le journaliste, lui ayant posé la question banalo-triviale des liens entre la vision d'un dieu "qui ne serait pas tout-puissant," et "la religion", a été complice d'un court-circuit fatal qui, à mon avis, a nuit à la clarté un peu libertaire de l'exposé de Jacques Duquesne et a privé les auditeurs d'un développement potentiellement iconoclaste et décapant.
En effet, s'il est intéressant de s'interroger sur les liens entre dieu et la religion (ou, plus précisément, les religions), la question posée ne visait pas à approfondir ce lien, sa pertinence, ses diverses interprétations, voire son utilité, mais le présupposait établi, certain et intangible.
Autrement dit, sémantiquement parlant, la religion n'aurait pour objet que dieu et dieu ne pourrait être appréhendé (aspect conceptuel) ou fréquenté (aspect spirituel) que par le biais de la religion, d'une religion...
Suggestion : sous-titrer mentalement l'ouvrage : Dieu, malgré tout, y compris les religions...
L'idée selon laquelle, comme l'aurait reconnu l'autorité vaticanne, le concept d'évolution (appliqué à ce bas monde...) serait «plus (au sens +) qu'une hypothèse licite» ouvre des perspectives intéressantes.
En fait, en termes systémiques, le créateur n'est plus celui qui ex nihilo, ou bien en séparant tohu de bohu, fabrique une fois pour toutes un univers livré clefs en main (et...Dieu sait si lesdites clefs sont difficiles à décrocher du marronnier ). Il serait celui qui a initialisé un processus, et ce processus se développe selon ses lois internes, soumis aux impacts du chaos et aux effractions de l'homme. D'où l'irruption des catastrophes individuelles et collectives dans l'économie de cette création.
Le journaliste, lui ayant posé la question banalo-triviale des liens entre la vision d'un dieu "qui ne serait pas tout-puissant," et "la religion", a été complice d'un court-circuit fatal qui, à mon avis, a nuit à la clarté un peu libertaire de l'exposé de Jacques Duquesne et a privé les auditeurs d'un développement potentiellement iconoclaste et décapant.
En effet, s'il est intéressant de s'interroger sur les liens entre dieu et la religion (ou, plus précisément, les religions), la question posée ne visait pas à approfondir ce lien, sa pertinence, ses diverses interprétations, voire son utilité, mais le présupposait établi, certain et intangible.
Autrement dit, sémantiquement parlant, la religion n'aurait pour objet que dieu et dieu ne pourrait être appréhendé (aspect conceptuel) ou fréquenté (aspect spirituel) que par le biais de la religion, d'une religion...
Suggestion : sous-titrer mentalement l'ouvrage : Dieu, malgré tout, y compris les religions...

adamantane.org est le blogue associé au portail adamantane
Une 






Commentaires