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Le site source de ce blog, adamantane.net, a été mis en chantier et en ligne pour assurer simultanément plusieurs fonctions :
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  • Servir de portail à des associations à but artistique et culturel
  • Accueillir des activités d'écriture collaborative
  • Dissimuler un espace privé dédié à des recherches symboliques.
Son rédacteur veut les assurer de manière :

  • Systémique : les liens et interactions entre les divers domaines de la pensée active constituent en noosphère vivante ce qui sans eux ne serait qu'une froide encyclopédie des savoirs ;
  • &, conjonction de coordination
  • Libertaire : la personne est première ; les maîtres à penser sont à fréquenter avec d'extrêmes précautions, et le progrès nait de la réflexion autonome de chacun venant se combiner à celle des autres.


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  • : 02/12/2005
Mercredi 11 juillet 2007 3 11 /07 /2007 12:32
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Quels pourraient être le diagnostic et les recommandations d'un consultant au sujet des événements qui accompagnent la gestation du MoDem, dans la sphère des acteurs ?

Sur la base des informations disponibles sur Internet, où les groupes de discussions, les blogues, les sites, les forums, les wikis foisonnent, et où des milliers de contributeurs ont échangé depuis quelques semaine des centaines de milliers de messages, quelle idée se faire de ce processus  de construction spontanée ?


-1- Le diagnostic
-1.1-Typologie des acteurs

De manière synthétique, dans l'état actuel de la gestation du MoMem, les acteurs s'aggrègent autour de trois pôles principaux :
 

-A-les cadres et adhérents d'origine UDF et désireux de conserver leur place dans l'UDF-MoDem

 

-B-les citoyens ayant soutenu FB et/ou un candidat labellisé (variantes) orange aux Législatives, et ayant versé leur cotisation au MoDeM

 

-C-celles et ceux qui ont soutenu mais ont différé leur engagement financier, et/ou qui se retrouvent dans les principes FB et voudraient savoir s'ils vont s'engager plus

 
Une bonne partie des A, probablement traumatisés par la scission de l'UDF, la faible représentation nationale du MoDem, les difficultés pressenties aux Municipales, et un peu inquiets par les demandes formulées par les B qui voudraient avec force  être reconnus et exister au sein des institutions en cours d'ébauche, ont naturellement tendance à se protéger. Ils jouent la prudence, l'attentisme, se resserrent entre eux pour continuer à conserver leur influence et ne pas perdre sans motif leur pouvoir statutaire. D'autres se sont réfugiés dans le silence.

 

 
Une grande partie des B, méconnaissant le rôle exact des A, leur prêtant l'intention de ne les considérer que comme force d'appoint obéissante, subodorant à tort ou à raison des réflexes de survie personnelle de leur part, exercent une pression croissante pour se faire reconnaître. Certains tentent de composer avec les A, d'autres de les contraindre, d'autres enfin de les contourner. Ils commencent à construire, sans beaucoup de méthode mais avec une belle énergie, des dispositifs qui ne tiennent parfois pas compte de l'existant. Certains en viennent à considérer les A comme des obstacles au renouveau.

 

 
La plupart des C suivent les débats entre les A et les B sans savoir s'ils sont constructifs, ou image d'une espèce de concours où il y aura un gagnant et un perdant. Ayant peu de motifs pour se déterminer, mais se sentant plus proches des B que des A, ils se sont donné un délai pour choisir entre une adhésion au nouveau dispositif ou un replis prudent dans le non-engagement. Certains jugent les querelles actuelles inévitables mais surmontables. D'autres pensent qu'elles ternissent l'image du MoDem, voire de FB, et s'inquiètent.

-1.2- risque identifié

Le risque est qu'à terme l'ensemble se disloque.

-1-La majorité des A et quelques B constitueront un pôle X organisé, certes, mais amputé de la force de renouvellement et de son pouvoir d'attraction.

-2-La majorité des B se regroupera en un autre pôle Y  doué de plus d'énergie interne, mais privé d'expérience politique et voué au tâtonnement expérimental.

Dans la pratique, X et Y se prévaudront des mêmes bases "idéologiques", se disputeront les C encore attentifs, s'il en reste, et sur le terrain politique apporteront un facteur de confusion supplémentaire à celui qu'engendre déjà la coexistence de l'UDF-MoDem et d'un Nouveau Centre qui n'est autre que l'ancien maintenu et use avec un petit glissment sémantique et vers la droite du titre de centre


-2-Recommandations
-2.1-Schéma de communication

Un remède simple possible serait que, sans donner d'instructions organisationnelles, François Bayrou, dont ni les A ni les B ni les C ne récusent la légitimité, envoie dès maintenant deux messages brefs, ciblés vers les A et les B, mais émis simultanément vers l'ensemble.

Les C en seront indirectement destinataires, puisqu'ils pourront entendre les deux parties du message, et leur évaluation de la situation en sera changée.
 
Il s'agit de s'adresser plus aux affects qu'aux intellects. Le but est de reconnaître les différences pour mieux assembler les constituants. Un des moyens est de traiter chacune des deux sensibilités A et B en évitant les reproches et en leurs accordant le crédit d'intention qui les rassurera sur leur droit à une certaine singularité.

-2.2- Contenu

Vers les A :

 

Vous m'avez suivi et voulez continuer à le faire.
Vous avez une expérience de l'action politique.
Les nouveaux adhérents peuvent vous donner l'impression de vouloir vous faire sortir du jeu.
Vous avez la capacité de les accueillir et de partager avec l'organisation du renouveau.
Vous incarnez pour eux l'histoire du mouvement.
C'est à la fois un honneur et un handicap.

Faites-les s'exprimer, écoutez-les, prouvez-leur que vous les écoutez.
Prenez-les comme ils sont.
Dites-leur clairement que les structures existantes seront réaménagées avec eux et pour eux.
Ne leur donnez pas l'impression qu'ils ne sont là que pour faire nombre.
Prenez le risque qu'ils vous remettent en question, mais dans le cadre de nos principes d'action.
Ils ont besoin de se sentir utiles et même nécessaires, car ils le sont.
Profitez de l'occasion pour faire du neuf.

Soyez accueillants.

 

Vers les B :


Vous m'avez rejoint.
Vous vous êtes engagés, et pas mal d'entre vous pour la première fois, dans un mouvement politique.
Ce mouvement mobilise des énergies nouvelles, c'est une de ses forces.
Ce mouvement n'est pas né de rien, il a une histoire et des racines.
C'est une autre de ses forces.

Vous ne vous sentez pas toujours les bienvenus dans son fonctionnement actuel...
Comprenez le problème à résoudre par les plus anciens, et aidez-les à le faire.
Dites leur clairement vos attentes, ils ne peuvent les deviner toutes.
Préoccupez-vous des leurs, ils en ont.
Dites-leur franchement vos craintes, ils en ont aussi.
Apprenez à vous connaître, entre vous et avec eux.
Imaginez avec eux des structures adaptées à la réalité politique et aux principes qui nous rassemblent.

Soyez persévérants.

Publié dans : Systémique
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Mardi 3 juillet 2007 2 03 /07 /2007 17:04
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Jean-Marc Couvé, membre du comité de lecture de Jointure, vient de publier Un nombril limité d’étoiles, chez Les Deux-Siciles, Editeur, 8 avenue Hoche, 77330, Ozoir-La-Ferrière, 2007.

Les Deux Siciles est dirigé(e) par Daniel Martinez, le directeur de la très éclectique, copieuse, et si j'ose écrire distinguée revue Diérèse(32 numéros parus).

Voilà ce qu'en dit, après attentive lecture, et après avoir relevé les yeux, Georges Friedenkraft, autre membre du même comité de lecture, et actuel président de l'association La Jointée.

* * *

 

Ce nouvel ouvrage, bilingue français-allemand (traduction de l’auteur !) de notre ami Jean-Marc Couvé prend appui sur les superbes dessins de Peter Neu, où le nombril (féminin) occupe une place de choix.  Les poèmes, qui répondent aux dessins, vibrent parfois des jeux sur les mots que l’on sait être la maïeutique de l'auteur. Ainsi le titre devient, en page 1 :


un nombr’illimité d’étoiles .

 

Dans les textes,  le lyrisme plus traditionnel prend cependant le pas sur cette maïeutique (qui serait d’ailleurs difficile à traduire). Goûtons donc l’élixir des (n)ombreux nombrils. Enivrons nous de leurs volutes et de leurs parfums. Même après :

 

que la danseuse se soit rhabillée

 et que le dernier écho de la musique
 ait cessé de tambouriner
 sa mélopée.

(p.31)

* * *

 

Crédits : merci à Jean-Marc Couvé pour son recueil, à Georges Friedenkraft pour sa recension, et à Lorenzo Lotto (né vers 1480 à Venise — mort en 1556 à Lorette) pour cette Nativité nommée Le Saint Nombril, où l'on voit Jésus au bain et son cordon ombilical.

 

Publié dans : À la Jointée
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Mardi 3 juillet 2007 2 03 /07 /2007 12:13
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Blandine Le Callet publie son premier roman, Une pièce montée, chez Stock. Le Livre de Poche l'a soumis en juin à la sagacité sélective des 170 membres du jury du Prix des Lecteurs.

Le Tarot est riche de 22 arcanes majeurs. Imaginons que pour montrer les caractères essentiels composant une famille, les monstres au sens latin du terme, nous voulions réduire quelque peu cette complexité pour faciliter la lecture d'une tranche de destin.
Imaginons que, nos lectures nous ayant conduit à fréquenter Gurdjieff, Ichazo et quelque autres adeptes de l'ennéagramme, nous pensions que la description de neuf types distincts engendrerait un référentiel permettant de décoder les échanges au sein d'un groupe humain.

Alors peut-être allons nous imaginer neuf arcanes spécifiques, et raconter comment, à l'occasion d'un tirage dont le nom diachronique est mariage et le nom synchronique famille, ces neufs types interfèrent dans une réalité possible, image spéculative d'une réalité vécue.
Quels arcanes ? La pièce ainsi montée évoque, appelle, convoque, en référence à la mariée de l'histoire, filmée en caméra subjective et assemblée en tableaux respectant unité de lieu et unité d'action, l'unité de temps étant neutralisée par la mis en scène d'éclairages différents sur les mêmes événements :

- La nièce - Le prêtre - La mère -
- La belle-sœur - La sœur célibataire - L'oncle -
- Le marié - Le goujat - La mariée -

Ainsi que d'autres arcanes, innomés en tant que tels, mais vivant dans le tissus des neuf récits, et dont la présence s'affirme au second degré, d'épisode en épisode,  au point de les rendre aussi consistants que leurs porte-parole. Un sociogramme est à élaborer. Histoire de tracer le filet dans lequel l'auteure a tenté de capturer ce grand poisson d'eaux profondes qu'est le mariage bourgeois conventionnel en Europe occidentale au XX° siècle.
De même que les neuf chapitrés en engendrent une foule d'autres, poussières de familles et choux (tiens , le livre est dédié "à nos trois petit choux", la pièce montée minimale…) adventices de "l'atroce pâtisserie", de même les neuf chapitres sans en avoir l'air explorent le passé d'une famille, celui de nombreux couples, y compris une vocation sacerdotale, des secrets de filiation, sans toutefois dire grand-chose d'une perspective d'avenir.
L'aspect un peu anthologique, universitaire, de l'ouvrage – beaucoup des particularités du comportement et de l'humaine condition, trisomie masquée et lesbianisme émergent , adultère dissimulé et drague libertine, doute religieux et culte de l'apparence sociale, séduction intéressée et pulsions libertaires, y sont mises en scène, à défaut d'être mises en pièce – ne doit pas décourager le lecteur.

Nota : instruit par l'expérience, j'avais envoyé au Livre de Poche le commentaire suivant :
Il faut avoir lu ce texte bouleversant de vérité observée et dont la profondeur d'analyse rejoint l'alacrité du style.
Mais je n'ai pas su arriver au merveilleux dépouillement du commentaire retenu pour résumer le travail des jurés :
Caustique et drôle, ce roman est savoureux, tendre et se lit avec grand plaisir : un premier roman réussi !
Le mot alacrité était fort probablement ...un peu trop lourd ? Je ferai  mieux la prochaine fois.
Publié dans : Nouvelles des arts
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Mercredi 27 juin 2007 3 27 /06 /2007 17:45
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Les divers sites, forums, wikis nés depuis quelques semaines sur le réseau esquissent les contours d'un futur possible pour le Mouvement Démocrate.

Comment faire pour le réaliser , ce futur possible?
Comment aider Monsieur Tracteur à labourerdans le bon sens le champ politique ?
Comment paver la troisième voie autrement que de bonnes intentions ?

Les idées fusent, l'imagination foisonne, les incantations fument dans l'espace virtuel.

Mais d'une part l'action politique, selon mon expérience, est rencontre des hommes et non seulement partage des mots. Et d'autre part, elle est action explicable, par le dialogue, dans une dialectique de l'analyse de situation et de la proposition de changement des pratiques.

Or je constate qu'il est difficile d'obtenir des militants du cyberespace qu'ils traversent l'écran pour s'attabler face à face en un lieu de rencontre.
Or je constate que les éléments d'analyse de situation sont disséminés, à doses infinitisémale, dans les textes postés sur les blogues et les sites.

Il est nécessaire, à mon avis, de constituer de vrais groupes de travail, pour traiter la constitution effective du MoDem comme la résolution d'un problème politique. Donc éviter la fascination des solutions pour favoriser une démarche qui a fait ses preuves, et commence par l'analyse des divergences et la recherche des causes.
Cette démarche est esquissée dans le dernier livre de François Bayrou, Projet d'espoir. La développer, la mettre en place, la faire vivre...
Elle n'exclut pas la mise en oeuvre de processus de sauvegarde dans les domaines où il y a urgence. Ce fut le cas lors des élections législatives.
Ce n'est certainement pas celui de la préparation des élections municipales, occasion unique de réussir une implantation sur le terrain de la vie courante, qui est fondamental pour les citoyens de toutes conditions.

Enrichir les élans affectifs d'engagement plus rationnels et à perspectives concrètes devient une préoccupation urgente. Le produit de sortie du processus de réflexion actuel ne peut se limiter à l'énoncé de déclarations d'amour. Il convient d'y ajouter des plans d'action cohérents, élaborés de manière à être robustes et pertinents.
Et aussi quelques indications sur des pratiques gagnantes, dans les situations les plus concrètes de la vie en groupe.
Concilier enthousiasme et méthode...
Publié dans : Systémique
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Mardi 12 juin 2007 2 12 /06 /2007 12:00
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Lundi 11 juin à 15 heures, en direct, pour son émission Féminoscope, sur Idfm Radio Enghien, Fatiha Temmouri a reçu Nicole Hibert. Durant une heure, l'invitée a évoqué son expérience d'éditrice : traductrice littéraire pour Albin Michel et Flammarion, responsable éditoriale et directrice de collection au Fleuve Noir, découvreuse d'auteurs.

Nicole Hibert a proposé aux auditeurs l'écoute de :
- Salvatjona-Sauvageonne (1991) de La Talvera
- À mourir pour mourir (1964) de Barbara
- Le tango stupéfiant (1936) de Marie Dubas
- La môme Catch-Catch (1938) de Fréhel

Vous pouvez cliquelancer ici l'enregistrement de cette émission.

En outre, Laurent Delpit, blogueur, comédien, metteur en scène à ses heures, a dressé le portrait d'une artiste peintre majeure, Magdalena Carmen Frida Kahlo Calderòn, alias Frida Kahlo.
Il a en particulier lu des extraits de la biographie Diego et Frida de Jean Marie Gustave Le Clézio, maintenant parue chez Gallimard, en collection Folio.

Crédits :
Pour l'image, merci à Encyclopédisques, qui reproduit la pochette du 45 tours Philips 434.957, version rare du disque de Barbara sorti en 1964
Publié dans : Nouvelles des arts
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Dimanche 10 juin 2007 7 10 /06 /2007 18:30
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Les envois publicitaires non sollicités envahissent, en toute légalité paraît-il, les boîtes mèl.  Je ne parle pas des sollicitations coquines, illégales, pharmaco-mercantiles. Mais bien de celles d'honnêtes commerçants, qui les uns postent sans détour une offre de prospection, les autres sous-traitent à des listeurs.
Comment endiguer, puis tarir ce flot ?
Eh bien Il y a le bouton magique : pour vous désabonner, cliquez ici.

Désabonner, vous avez dit désabonner...Qui dit désabonnement suppose abonnement. Or le plus souvent cet acte volontaire n'a pas été commis. Aucune inscription, aucune demande, aucun appel.

La jeu du désabonnement a ses perversités :
-le bouton est en bleu sur fond bleu
-il genère la fameuse erreur 404
-il demande un mot de passe
-il envoie sur le site détaillé du prospecteur, long à charger, où il faut à nouveau trouver l'issue de secours
-il demande le motif (parfois avec des choix multiples plutôt culpabilisants...)
-il demande l'adresse de courriel à désabonner ( et ce chaque fois que le message est envoyé au célèbre undisclosed-recipients )
-il réfute: vous êtes déjà désabonné
-il jure ses grands dieux que d'ici quinze jours plus de messages
-et quelques autres encore...qui tournent l'esprit et même souvent la lettre de la LCEN.

Ce phénomène de société a à son tour engendré de fort plaisantes études. Je n'ai pas encore trouve la newsletter du désabonnement, mais je vais certainement y arriver...

Pourquoi avoir introduit ce concept de désabonnement ?

Ne dites plus : j'ai débarrassé mon chat de ses puces mais j'ai désabonné mon félin de ses parasites.
Ne dites plus : nous avons éliminé le député sortant mais nous nous sommes désabonnés de ce représentant du peuple.

Nota : Il a sans dire (donc cela va encore mieux...) que je me suis abonné, au sens plein du terme, à  des services soit payants (Le Monde), soit gratuits (Lettres d'informations émanant d'associations, d'institutions ou de particuliers), et que les éditeurs de ces courriels ne sont pas visés par mes remarques.
A noter que souvent les formalités de désabonnement  afférentes aux vrais abonnements sont...plus simples !


Publié dans : Étonnement
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Dimanche 10 juin 2007 7 10 /06 /2007 09:17
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Constellation du sablier

Quelles roses de sable implosent gypse roux
Aspiré par le flux vertical du vertige ?
Quels oiseaux empêtrés quels pétrels pétrifiés
Plongent flèches de plomb au vortex du nadir?

Le sablier va baliser de blancs baisers
L'ornière au chemin creux et décider du jour
0ù il faudra ouvrir le cachot des caresses
Et se laisser aller à se vêtir d'azur.

Le Sablier résume en ses flux et reflux
L'influence effusive évasive et fugace
Que ton coeur féminin infuse en mes frissons,
L'arythmie essoufflée d'allusives marées.

Le Sablier patient gardien d'espaces ronds
Apprend le chant silex que le sable des mots
S'épuise à réécrire avec les mêmes sons
Chaque fois que tes doigts retournent mon poème.

Sablier de ma tête à ta tête attachée
Par l'anneau exigu de nos bouches unies,
Ma mémoire se vide au vivier de tes rêves ;
Inversement la tienne aux sources de mes songes !

Sable nu de mon spasme en ton sexe insinué,
La semence du Temps féconde ton attente,
Et te voilà portant en ton ventre de verre,
Matrice de cristal et transparent ciboire,

Le fils conçu l'espace insécable d'un cri.
Héritier de ta force au remous des caresses,
De ma faiblesse ailée qui se glissait douceur,
Ce foetus éphémère aura forme d'enfant...

D'un enfant horloger de précise naissance,
Au temps juste ajustant le jusant de nos sangs,
Inventeur de l'usure et de l'heure arrêtée,
Prince secret porteur d'un prénom oublié.

D'un enfant-sablier gardien d'orbes exacts,
Habile à séparer les minutes montantes
0ù la lune écartèle une esquisse d'étreinte,
Des instants déclinants que sa cendre enveloppe.

Quelle poudre de grès en roses se compose
Éclaboussures d'or qu'un strict orage érige ?
Quelle pluie d'astres secs aux cassantes coquilles
Devient nuée de moineaux à l'apex du zénith?


Crédits :
Merci au blogue le sablier pour avoir choisi ce nom
Merci à La Redoute pour l'image
Merci à l'Atelier d'écriture poétique de Deuil-La-Barre pour l'occasion d'écrire...

Publié dans : Textes brefs
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Samedi 9 juin 2007 6 09 /06 /2007 22:36
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Le premier roman de Tarunjeet Tepjal, alias Tarun J. Tepjal, mérite lecture.

Ce livre est très maladroitement présenté par Le Livre de Poche, en IIII° de couverture comme simili-érotique ( intense passion très sensuelle, très charnelle...journal intime et impudique...) alors qu'il s'agit en fait, et à la fois :

-d'une transposition dans une culture mixte, mosaïque, de quatre catégories structurantes typiquement hindouistes que sont préma (l'amour pur), karma (l'amour incarné, cité deux fois, une fois comme amour, une fois comme action), artha (motivation pour la prospérité),et satya(traduit par vérité, mais qui exprime plutôt la recherche de la pureté, le dépouillement des scories);

-d'une réflexion sur la condition, la vocation, les pratiques de l'écrivain, l'insuffisance des rites face au manque de ressource intérieure, par une forme de mise en abyme exposant la genèse, l'avortement et la mise au cercueil d'idées de livre ;

-d'un travail de miroirs entre l'impuissance physique et mentale, d'une part, et d'autre part d'un jeu de substitution entre l'impact définitif d'écrits quasi anonymes et impubliés sur la vie d'une homme qui s'était fixé pour but d'écrire des textes signés et diffusés qui en auraient un sur celle d'autrui, et échoue progressivement dans son entreprise, jusqu'à ce qu'il la reconsidère de fond en comble.

D'où le dernier effet de symétrie entre l'incipit et la phrase de conclusion (ça porte probablement aussi un nom spécifique mais je l'ai oublié...clausule ?).

Le titre anglais, réunissant deux mots forts, l'alchimie du désir, a été à tort abandonné au profit d'un intitulé de type guide touristique : Loin de Chandigarh.

C'est l'éditeur Buchet-Chastel qui a pris le risque de financer la traduction d'Annick Le Goyat, qui a elle adapté, entre autres, Anthony Horowitz  aux attentes du lecteur francophone.
En ont déjà parlé André ClavelAnne-Sophie Demonchy et bien d'autres...
Publié dans : Nouvelles des arts
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Mardi 29 mai 2007 2 29 /05 /2007 18:44
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Un de mes correspondants a il y a peu publié le point de vue suivant :

En France, depuis longtemps nous ne sommes plus gouvernés par les meilleurs (une aristocratie) mais bien par une oligarchie.
En fait une diplomocratie : grâce au mécanisme de sélection "à La Française", une minorité s'accapare tous les pouvoirs de la République et de l'état, en se parant de légitimité. Cette sélection se nomment abusivement "sélection par l'excellence", alors que les statistiques le démentent : seuls les gens des familles aisées parcourent ce système scolaire à leur avantage... Il ne s'agit que d'excellence de portefeuille, ou d'excellence de la famille en matière de spoliation du bien public, des ressources naturelles, et de domination ...
C'est un sytème de conservation des pouvoirs par les mêmes : la plupart grands bourgeois parisiens de père en fils, de gauche comme de droite...de l'entreprise comme de la haute administration...on n'y trouve même parfois des syndicalistes !
Cette oligarchie a encore de beaux jours devant elle, tant que les gens du peuple croiront que cette excellence est pour tous possible !


Bien sûr, c'est un point de vue. Faisant partie de celles et ceux qui n'entrent pas facilement dans les démonstrations de la statistique, je suis toujours mal à l'aise pour nuancer cette dénonciation des héritiers selon la terminologie...héritée de Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron.

Fils d'artisan, ayant pu faire des études supérieures parce que boursier du gouvernement –et à l'époque il ne suffisait pas d'appartenir à une famille fiscalement démunie, il fallait aussi passer un concours et y être reçu –, engagé avant que d'être majeur dans des actions culturelles, syndicales et politiques , j'ai bien entendu poussé mes propres enfants à ne pas négliger ce facteur de développement personnel et de solidarité sociale.
Je suis fatigué d'entendre affirmer par raisonnement globalisant que si j'ai pu accéder à des postes de responsabilité dans le domaine économique et humain, c'est simplement par le jeu de la méritocratie héréditaire. La vérité sociologique, souvent fondée sur des pourcentages taillés dans des grandes masses, vient heurter la réalité individuelle. Elle conforte les thèmes de la prédestination. Mes propres enfants sont fils et filles de cadre dirigeant, oui, mais ou bien ils le sont à leur tour, et alors ils n'auraient dautre mérite que celui d'être nés ainsi, ou bien ils ont choisi un autre mode de vie, et alors ils auraient gaspillé quelque patrimoine socio-économique ? Sornettes. Ils sont, ont été libres de vivre leur vie en fonction de leurs propres perspective, engagement, potentiel et détermination.

Et, lorsque je veux mettre un bémol à ces théorèmes globaux, de m'entendre répondre que je fais partie de la minorité qui sert d'alibi à la majorité, voire que je suis complice. Ce ne sont pas les familles dites financièrement aisées – Dès qu'un couple paye l'IRPP, il est réputé riche ? Qu'est-ce qu'un riche ? – qu'il faut montrer du doigt. Personnellement, je n'ai pas d'autre patrimoine que mon logement, mais je gagnais bien ma vie à certaines époques et j'ai alors usé de mes ressources dans l'intérêt de mes enfants ou de mes proches, et j'ai fait marcher le commerce en achetant des livres, en voyageant, en finançant des entreprises culturelles...

A l'expérience, mieux vaudrait favoriser une prise de conscience de ceux des foyers qui, bénéficiant légalement, voire légitimement d'aides de la collectivité, (j'en connais...), la détournent de leur objet en n'investissant pas dans l'essentiel et en formant par l'exemple leurs enfants à profiter du système de répartition sans lui rendre un jour une juste compensation. Il y a des profiteurs à tous les niveaux de la société.
Les parents qui convertissent l'allocation de rentrée scolaire en téléphones portables et consoles de jeux sont des profiteurs.
Le ménage de cadres qui achète dans une copropriété pour se défausser sans honte sur les autres résidents de toutes les responsabilités afférentes au fait d'être propriétaire est un couple de profiteurs.
Le propriétaire d'automobile qui gare son véhicule de vacances pendant des mois sur la voie publique au lieu de payer une place de garage est un profiteur.
L'étudiant qui effectue des études supérieures dans une grande école d'ingénieurs, sa scolarité en très grande partie payée par la collectivité, puis s'empresse de filer s'embaucher dans un pays où les impôts sur le travail sont moins élevés qu'en France (reste à savoir pourquoi ; probablement parce que là les années en Université sont facturées au prix coûtant) et où les mêmes études lui auraient coûté dix à vingt fois plus est un profiteur.
L'écrivain amateur qui se fait publier dans vingt revues par an sans s'abonner à aucune est un profiteur.

Ce que je vis par ailleurs est que si j'approuve l'idée de rendre le pouvoir aux citoyens, dans la pratique quotidienne, beaucoup le refusent parce que cela vient obérer leur disponibilité et réduire leur temps réputé libre :
-l'association d'anciens élèves dont j'ai été plusieurs années vice-président, en charge de la communication puis du développement, peine à recruter dix animateurs et quatre cent cotisants dans une population de plusieurs milliers de diplômés
-les cercles littéraires que je fréquente survivent en déséquilibre hormonal permanent, avec un trop plein d'auteurs de textes à publier et un cruel déficit en contributeurs pour éditer et diffuser les revues ou organiser les rencontres
-mon conseil de quartier, pourtant lieu de volontariat, est peuplé d'absents inactifs et de participants anecdotiques
-pas moyen d'intéresser plus de deux résidents d'un immeuble au fonctionnement du syndicat des copropriétaires
et ainsi de suite.

L'oligarchie, au delà du fait qu'elle semble structurellement induite par la propension des citoyens à être nombreux à demander mais peu à apporter, n'est pas un mal en soi, car il faut bien que les équipes qui temporairement prennent en charge les responsabilités ne soient pas trop nombreuses pour arriver à un minimum d'efficacité et de réactivité.
Si elle est devient héréditaire, alors oui elle se montre dangereuse et je m'associe de bon coeur à tout effort fait pour que le pouvoir circule.
Les engagements au service d'autrui aussi...

Mais ce n'est pas seulement parce qu'elle serait réservée à une élite cooptée qu'elle serait stable et conservatrice. C'est aussi, à mon avis, parce que travailler au service de la communauté requiert un effort que beaucoup refusent, aimant mieux les loisirs et le passe-temps qui consiste à refaire le monde en disant du mal - toujours possible à justifier, qui plus est - de ceux qui le font, mais sans vouloir prendre le risque de se réveiller de temps à autres, de se fatiguer un peu.

La question n'est donc pas, pour moi, comment chasser les héritiers du pouvoir, mais par qui les remplacer pour qu'ils laissent la place ?
En effet, le libéralisme sans concurrence équitable n'est plus du libéralisme producteur de d'innovation et de richesses. Il convient toutefois que la concurrence existe, se manifeste, se secoue...

Mais ce n'est ûrement pas en mélangeant dans la même gamelle :
-les vrais fils de vraies familles réellement fortunées mais peu doués pour les études, dont le diplôme a coûté le prix fort en école privée, et qui n'ont pas d'aptitudes au commandement autres que le vernis mondain et les relations (attention, il y a aussi dans ces familles des individus travailleurs, méritants, sensibles, raisonnablement ambitieux, peu intéressés...)
-et celles et ceux qui issus de milieux dits modestes, ou de milieux mieux lotis, ont acquis par leur mérite et leur activité diplômes et relations, et bien entendu n'hésitent pas à en user au service de leur projet personnel et professionnel
que les apprentis refondateurs progresseront dans leur projet.

Plus sûrement en retroussant leurs manches.

Crédits :
Merci aux Chevaliers de la Table Ronde, réunis sous la présidence d'Arthur, prototypes d'une oligarchie mythique...
D’origine celtique, la légende d’Arthur s’est propagée, étoffée et christianisée au fil des siècles : c’est Geoffroi de Monmouth qui en a tracé les grandes lignes, suivi de Robert Wace et de Chrétien de Troyes, introduisant le thème chrétien du Graal et le motif courtois. La légende d’Arthur n’a cessé, depuis lors, de donner lieu à de nouvelles adaptations, qui témoignent de sa vivacité. En voici une de plus...
Image :
Apparition du Saint Graal. Enluminure illustrant un manuscrit de la Quête du Saint Graal, v. 1470. Folio 5 du manuscrit Français 112 (3). Bibliothèque nationale de France, Paris.

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Mardi 29 mai 2007 2 29 /05 /2007 11:25
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Ce livre s'affirme comme un exemple accompli d'architexture littéraire. Il est aussi représentant fameux de la classe des incunables, ces livres fabriqués avant l'an 1500 [*].
Il est l'objet d'un article spécifique dans de nombreuses encyclopédies
[**].

Lu d'une certaine manière, il est aussi un traité d'architecture totale, incluant l'art des jardins. La revue Polia, consacrée à cet art, y fait implicitement référence par son titre : Poliphile en effet se traduit aussi par Il aime Polia. Polia est l'héroïne du rêve et de la réalité entremêlées dont ce livre révèle les en(tre)lacements. Un blogue freemen tel que Penser Paysage fait référence à Polia.

Ce livre esquisse, de plus, des variantes de la Cité Idéale

Certains exégètes de Jules Verne l'ont placé au premier rang de ses sources de réflexion.
C'est d'ailleurs en travaillant sur les aspects dits ésotériques de son oeuvre , que j'approfondis depuis une trentaine d'années, que j'ai découvert la balise d'entrée de cette piste, et commencé de l'explorer.

Dans un des livres les plus curieux de Jules Verne (et, surtout, André Laurie, alias Paschal Grousset ; Jules Hetzel avait chargé son auteur sous contrat exclusif de reformater certains ouvrages de ce communard vaguement anarchiste, qui finit député socialiste de la III° république) ,
; l'Epave du Cynthia, il est question d'un mystérieux [***]  Pline, d' Alde Manuce , enjeu d'un pari sur les origines d'un orphelin, référence qui pourrait être considérée comme un signal donné par l'auteur sur sa connaissance des oeuvres publiées par le célèbre libraire...
Jules Verne aurait été, tout comme Gérard de Nerval, membre de la Société des Angéliques, où l'on parlait la langue des oiseaux et dont le Livre de référence était
Le Songe de Poliphile.

Il s'agit pour moi d'un chef d'oeuvre (méconnu) de la littérature globale, en ce sens que la forme de la forme, le fond de la forme, la forme du fond et le fond du fond se veulent homogènes par construction raisonnée.


Notes :

[*] L'an 1500 ou à peu près. Daté de 1467 mais achevé d'imprimé en...décembre 1499, l'hypnerotomachia poliphili mérite de justesse ce qualificatif.

Le titre du livre, tel que mentionné sur l'ouvrage, est en fait :
HYPNEROTOMACHIA POLIPHILI,VBI HV
MANA OMNIA NON NISISOMNIVM
ESSE DOCET .ATQVE OBITER
PLVRIMA SCITV SANE
QVAM DIGNA COM
MEMORAT.
* * *
* *
*


[**] J'ai choisi la référence à WikiPedia parce que je suis un des nombreux et modestes contributeursde cette encyclopédie libre...et que je fais la promotion du système !

[***] Il pourrait s'agir de la pemière édition aldine des œuvres de Pline le Jeune, dédiée à Aloisio Mocenigo et comportant une table alphabétique des destinataires des lettres. L'imprimeur a disposé pour cette édition d'un manuscrit très ancien datant sans doute du VIe siècle et dont un fragment de 6 ff. est conservé à la Pierpont Morgan Library à New York. Ce manuscrit, le seul contenant le livre X, avait été découvert à Paris à l'abbaye de Saint Victor par l'achitecte Giovanni Giocondo (alias Jucundus de Verone, 1434-1515, constructeur du Pont Notre-Dame). Cette découverte, authentifiée par Guillaume Budé, avait permis à l'inventeur d'envoyer une copie à Alde Manuce, par l'intermédiaire d'Aloysio Mocenigo, alors ambassadeur à Paris.
L'édition aldine, annotée par Giocondo, reste le modèle de toutes les éditions modernes et actuelles du livre X, le manuscrit ayant été perdu. (cf. Mynors, coll. Scriptorum classicorum bibliotheca Oxoniensis, 1992, pp. v-vi et xix).
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