Partenariats

 

Liminaire

Le site source de ce blog, adamantane.net, a été mis en chantier et en ligne pour assurer simultanément plusieurs fonctions :
  • Présenter un ensemble de littératures polychromes : poèmes, essais, critiques, préfaces, documents pédagogiques, schémas didactiques, fragments sur des thèmes divers
  • Publier des auteurs, et plus généralement afficher des artistes, connus comme méconnus
  • Servir de portail à des associations à but artistique et culturel
  • Accueillir des activités d'écriture collaborative
  • Dissimuler un espace privé dédié à des recherches symboliques.
Son rédacteur veut les assurer de manière :

  • Systémique : les liens et interactions entre les divers domaines de la pensée active constituent en noosphère vivante ce qui sans eux ne serait qu'une froide encyclopédie des savoirs ;
  • &, conjonction de coordination
  • Libertaire : la personne est première ; les maîtres à penser sont à fréquenter avec d'extrêmes précautions, et le progrès nait de la réflexion autonome de chacun venant se combiner à celle des autres.


Informations

Depuis sa création en 2005 ,
ce blogue a accueilli 201 500 visiteurs
qui ont consulté 980 000 pages.

Au 10 septembre 2010,
il a proposé 500 articles
et suscité 563 commentaires.


Images Aléatoires

Présentation

Dimanche 1 avril 2007 7 01 /04 /Avr /2007 17:00

Alexis Salatko, jouant sur le piano du temps, contruit un récit musicalement flexible, vraisemblable mais simultanément parsemé de décalages chronologiques qui le maintiennent dans l'ailleurs romanesque.
Il trace un univers parallèle où s'entrelacent deux destins, l'un relevant du mythe, l'autre de la mystification. Les détails de l'histoire sont presque vrais, mais subtilement décalés par rapport à la chronologie vérifiable.
Page 88 : n'est-ce pas le 1° mai 1945, et non 1944, qu'il a neigé à Paris. Je m'en souviens d'ailleurs, je la sens encore tomber sur moi...
Page 112 : n'est-ce pas en 1952, et non en 1950, que les premiers long courriers à réaction, les De Havilland Comet, commencèrent à traverser l'Atlantique ?
L'auteur utilise cette vibration des calendriers pour donner à sa construction la puissance de l'imaginaire alliée à la solidité de l'historicité.
A une réflexion sur les aspects psychomoteurs de l'interprétation des musiques, il associe une méditation sur les courants d'influence intergénérationnels dans les familles et une analyse de la construction de la personnalité en milieu partiellement hostile. Comment ne pas se laisser entrainer dans les remous de cette synchronie fantastique...

Horowitz et mon père (Horowitz est mon père ?) est le titre soumis en mars au vote des jurés du prix des lecteurs de Le livre de poche. Je l'ai lu.
De même que j'ai lu Le ciel t'aidera, chronique d'une femme immature, de Syvie Testud, chronique qui eût gagné à plus de concision.
De même que j'ai lu le récit pseudogogolien d'Henriette Jelinek, relatant Le destin de Iouri Voronine, genèse d'une vocation tardive orthodoxe voulant racheter les écarts de conduite d'un fils maffieux, menteur, et mégalomane, récit qui eût gagné à moins de mélodramaturgie.

Le travail d'Alexis Salatko ne m'a pas laissé indifférent, probablement parce que bien que n'étant ni musicien ni émigré russe,
-d'une part j'ai vécu, enfant, partie de cette guerre et de cet après-guerre qui servent de cadre temporel à son récit, en des lieux proches de ceux qu'habite le héros mémorialiste,
-et d'autre part ayant été un des rares [*] lecteurs français, entre Noël 1959 et Pâques 1960, du livre un peu confidentiel de Hans Reichenbach, The philosophy of space & time, je me suis intéressé aux distorsions temporelles et aux ouvertures spirituelles induites par le thème des réalités potentiellement  parallèles que transperce la flèche du temps, avant que la série  The twilight zone n'en fasse un des rayons de son fond de commerce.

Retrouver dans ces pseudo-souvenirs d'un médecin spécialiste des maladies osseuses (de quoi souffrent et le pianiste et le piano en fin de vie ?), entre autres connaissances,  le docteur Louis-Ferdinand Destouches avant qu'il ne devienne Céline, avant ausi qu' Eugène Paul, alias Gen Paul ne déniaisât, en lui donnant des leçons pratiques et particulières d'expression argotique et de comportement arsouille, cet homme dont il disait c'est un cave – le fait m'a été confirmé par un ami , qui fréquentait en son temps Gen Paul, et dont l'atelier est proche du 96 rue Lepic –  leur donne, à ces souvenirs, la touche d'authenticité qui frappe le lecteur dit  cultivé.
Bon, la prochaine fois, plus courte la phrase !

Les critiques que j'ai lues sur internet, quand elles ne se bornent pas à résumer l'intrigue, ne vont guère plus loin que la perception d'une littérature tendre et ironique, d'un roman d'amour filial, la restitution de l'ambiance d'une famille slave exilée...

Et Boulogne-Billancourt, qui n'est cité qu'une fois, comme site de studios et non lieu d'habitation de nombreux réfugiés russes de la haute, contraints à de basses besognes ouvrières ?
Et Nina Berberova, qui depuis deux ans a même sa rue dans le quartier Renault-Billancourt, près de l'Église orthodoxe de la rue du Point du Jour  ? Pourquoi ces absences ? Peut-être parce que dans la réalité fictive de cette relation ces événements n'ont pas eu lieu.

Une autre jurée de ce prix met en ligne ses impressions. Elle le fait de manière bien plus consciencieusement exhaustive que moi, et ses articles méritent consultation.. De plus, elle signale avoir accepté d'être du jury. Personnellement,  je reconnais l'avoir sollicité.

Ce livre sembe avoir eu trois éditeurs différents :
-Librairie Générale Française , qui vend à 5 €
-A vue d'œil , qui monte abruptement à 16 €
-Fayard, qui redescend en pente douce à14 €

Ceci peut rendre un peu jaloux les auteurs qui se contenteraient bien d'un seul éditeur pour diffuser leur œuvre... De même, il a déjà été récompensé par le prix Jean Freustié 2006 et bénéficie de revues de presse stimulantes. Bref, on en parle....

Était-ce une raison pour ne pas le proposer pour une nouvelle distinction ?


[*] J'ai retrouvé avec intérêt cet ouvrage cité dans la bibliographie de la thèse de doctorat en sciences de Patricia Zablit, Paris-Orsay le 17 décembre 1991, Construction de l'interprétation temporelle en langue naturelle : un système fondé sur les graphes conceptuels, page 325.
Publié dans : Nouvelles des arts
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 29 mars 2007 4 29 /03 /Mars /2007 20:02

Nicolas Hulot se fâche un peu , dans Le Monde daté du 29 mars, vers le haut de la page 21. Penser que la signature de "son" pacte  écologique allait infléchir dans sa fibre profonde le projet des candidats signataires relevait d'un généreux crédit d'intention, qu'il fallait bien faire.
Après avoir porté des espoirs forts, les divers courants écologiques deviennent au mieux objets de doute, au pis sujets de dépit.

D'une part ils ont démontré leur incapacité à s'entendre sur l'essentiel ; leurs chicanes et brouilleries semblent porter plus sur des points de détail que sur les perspectives majeures qui les fit naître :
-susciter la prise de conscience par les citoyens de tous âges et de tous milieux de l'urgence d'une conception systémique du couple progrès-survie ;
-imprégner les décideurs de tous niveaux et de toutes disciplines de la nécessité d'ajouter la quatrième dimension, la  dimension écologie,  au complexe tridimensionnel de réference économie / société / droits de l'homme.

D'autre part, en voulant prendre partie sur des thèmes de nature sociale ou éthique, tels que les évolutions juridiques du pacs ou  l'extension des minimas sociaux (terminologie décadente...), ils ont parasité le message initial en lui infligeant, au sens rhétorique et sémantique du terme, un objectif  de développement sauvage qui l'a empoisonné.

L'écologie réduite à un ministère, c'est l'enfermement sanitaire préalable à la dissolution dans l'impuissance. Tous les compartiments de l'action gouvernementale ont une dimension économique, une dimension sociétale, une dimension humaine. Il leur manque la dimension écologique qui, soigneusement circonscrite dans les limites d'une superstructure, existe alors sans co- exister, est coupée de la réalité des décisions et des contrôles, et n'est de fait pas prise en compte.

Le compte n'y est pas, écrit Nicolas Hulot...
Publié dans : Systémique
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 27 mars 2007 2 27 /03 /Mars /2007 22:37

Ce livre se dit livre militant. Sa durée de vie est à la fois courte et longue :
-courte, car d'ici sept semaines nous aurons élu le meneur de jeu pour cinq ans ;
-longue, car d'une part les enjeux évoqués se placent dans le très long terme, et d'autre part nous pourrons d'ici 2012 comparer promesses et réalisations...

Il convient donc de l'acheter dès demain matin.

L'auteur , Isabelle Delannoy, a posé à une dizaine de candidats à l'élection présidentielle quarante questions (identiques). Elle a évalué leurs réponses en référence aux exigences de la symbiose avec l'environnement, du développement réellement durable, des bons soins pour notre mère la terre.
Sa quête a été patiente et minutieuse. Commencée en octobre 2006, elle s'est achevée fin janvier 2007.

Ce livre s'adresse à tous ceux qui, bien ou moins bien informés sur ces sujets , entrevoient la crise écologique qui nous attend, nous et nos enfants, et les enfants de nos enfants.

Ce livre analyse  et met face à face les réponses des candidats à chacune des questions posées. Il met en évidence les contradictions relevées. Il s''intéresse plus aux mesures concrètes proposées plutôt qu'aux discours d'intention générale...Tout en sachant que des mesures ponctuelles prises sans perspective d'ensemble relèvent de ce bricolage politique dont nous souffrons depuis des années.

L'auteur sait que les analyses et les évaluations sont toujours contestables. C'est pourquoi, les réponses d'origine des candidats sont disponibles dans leur intégralité sur un site annexe : cliquer sur le nom du candidat, dans la colonne de gauche de la page d'accueil.
Il en manque quelques uns. Et trois autres, déclarés comme tels à l'époque du début de ce travail, ont disparu de la liste électorale. Leurs points de vue demeurent toutefois très utiles à connaître, chacun ayant conservé, par ses prises de position, du poids dans le scrutin.

13,50 € - 180 pages -
Publié dans : Systémique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 26 mars 2007 1 26 /03 /Mars /2007 21:43

Dans la perspective ouverte par mon papier (très) récent au sujet de Louis Jacot,  j'ai reçu d'un libraire d'occasion – à qui je l'avais commandé, et que je  remercie ici– l'ouvrage Méditations sur le Mouvement, aux Éditions du Scorpion, Paris, 2° trimestre 1963.
Cet exemplaire est dédié à Robert Courrier ( envoi autographe de l'auteur...). Qui était ce Robert Courrier ?
Marie, Jules, Constant, Robert Courrier, né le 6 octobre 1895 à Saxon-Sion, en Lorraine, dans une famille d'instituteurs, mort le 14 mars 1986, entra au Collège de France en 1938, à 42 ans, venant de la Faculté de Médecine d'Alger. Il fut élu membre de l'Académie des sciences le 26 juin 1944 (section d'anatomie et zoologie) et secrétaire perpétuel pour la division des sciences physiques  le 10 mai 1948. Il était aussi membre de l'Académie nationale de médecine et de l'Académie nationale de pharmacie. Sa spécialité était l'endocrinologie. Il découvrit, trois mois seulement après Edgar Allen,  l'hormone qu'il appela la folliculine.

Qu'attendait Louis Jacot de Robert Courrier en écrivant sur la page de garde de ce livre : A M. Robert Courrier, de l'Académie des Sciences, hommage de l'auteur...?

Dans l'affaire Antoine Priore, qui dura de 1950 à 1983, ( lire Savants maudits, Chercheurs exclus de Pierre Lance), Robert Courrier avait en pris le parti de la science expérimentale contre la science dogmatique. Son intervention fut finalement sans résultat, et l'influence curative prouvée des radiations électromagnétiques sur certaines tumeurs cancéreuses demeura dans le tiroir des découvertes gênantes avant d'aller nourrir la corbeille à papier des idées dérangeantes...

Louis Jacot avait peut-être attendu un soutien, un écho même seulement, de Robert Courrier, en faveur de ses thèses iconoclastes sur les fondements cosmologiques de la physique universelle. Mettant  en doute la capacité de la physique classique, fondée sur l''intuition de la permanence et de l'inertie, à expliquer l'évolution du cosmos, il plaidait en effet pour une physique évolutive assise sur des postulats plus dynamiques, où la règle est le changement et l'exception la stabilité.

Saurons-nous jamais ce que Robert Courrier en pensa ?
Le livre que j'ai acheté n'est pas coupé.

Publié dans : Recherche
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 23 mars 2007 5 23 /03 /Mars /2007 15:10

Pour compléter mon papier précédent sur l'éloge de la faute...

En rangeant une partie de ma bibliothèque, je retrouve un fascicule (vingt-huit pages...) titré L'analyse grammaticale et logique du cours moyen au cours complémentaire.
Il a été commis par R. Piquemal et J. Dubroca, imprimé au centre public d'apprentissage masculin de Lisieux et distribué par la coopérative de l'école publique de Livarot.
Les auteurs débutent leur travail par cet avertissement :

Ce livret d'Analyse basé scrupuleusement sur la nomenclature officielle a pour but :
1-d'assurer la continuité de l'étude de la grammaire du Cours Moyen jusqu'en Troisième d'après une méthode bases sur l'observation...
2-de servir de conclusuion pratique à chaque leçon.
Nous avons voulu faire découvrir les bases qu'il n'est pas permis d'ignorer, à partir desquelles  il sera possible de rechercher la nuance ; ce qui reste un des charmes de la grammaire.

Ils concluent , sans en faire un fromage (?) : Ce recueil ne rapporte rien à ses auteurs, sinon la satisfaction d'avoir fait peut-être œuvre utile.

A noter que les exemples  au service de l'analyse logique sont tous extraits d'un conte signé d' Alphonse Daudet, très amicalement et anonymement en cette affaire aidé par Paul Arène,exploitant lui-même avec intelligence le fonds des histoires populaires provençales,  La chèvre de Monsieur Séguin.

Si quelqu'un en sait plus sur ces valeureux et modestes instituteurs (ou institutrices), merci de le faire savoir...

Crédits : merci aux Éditions du Père Castor - Flammarion - et à  André Pec pour son illustration....La version pour enfants est amputée de son incipit et de sa chute. L'histoire de la chèvre est en effet enchâssée par l'auteur dans un courrier à M. Pierre Gringoire, poète lyrique, à Paris, comme apologue des risques de la liberté...
Pierre Gringoire, poète français du XVI°, est mis en scène par Victor Hugo dans Notre-Dame de Paris et par Théodore de Banville dans la comédie éponyme.

Mon exemplaire est © Flammarion 1946, dépôt légal 3° trimestre 1949.
Publié dans : Recherche
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mercredi 21 mars 2007 3 21 /03 /Mars /2007 17:42

Dans sa chronique parue dans Le Monde daté du 27 février, sous le titre Comme une difficulté d'être avec les mots, Laurent Grellsamer  relativise le poids de la faute d'orthographe dans le texte écrit. Il exprime sa compassion pour les cadres dirigeants prenant des leçons de bien écrire en cachette. Il nous incite à réfléchir sur le paradoxe qu'il y aurait à stigmatiser la faute du rédacteur et à absoudre la faute de l'orateur.
Ses remarques ne sont pas dénuées de finesse. Elles proposent une méditation : comment faire l'éloge de la faute tout en respectant vocabulaire et syntaxe ?

La pratique de la lecture de livres publiés de l'an 1650 à  nos jours, soit un laps d'environ 350 ans, m'aide à relativiser la notion de faute. Non seulement le référentiel a changé, typographie comprise, mais encore il y eut souvent conflits d'usage.
L'un des plus anciens livres de ma bibliothèque, héritage de ma grand'mère maternelle, nièce de Jules Gayraud, est daté de 1641, chez  Jean Berthelin, à Rouen. Il s'agit de Les Essais de Michel, seigneur de Montaigne. Ces 1031 pages feraient le désespoir d'un correcteur, et  le plus moyen des élèves de sixième, à supposer qu'il ait été formé à décoder un alphabet qui diffère un peu du nôtre, y releverait sans difficulté trois fautes par ligne.

Trente-huit années de vie en entreprise m'ont fourni en littérature grise. Si j'ai produit moi-même des milliers de pages, j'en ai lu bien plus encore. Ce flux de textes n'a pas réussi à me mithridatiser contre le poison de la cacographie. Je demeure, je le confesse, d'une sensibilité extrême à certains signes de désinvolture orthographique, ne pouvant décider s'ils manifestent l'élan du danseur ou la patauderie du balourd. 
Hier je lisais un papier dans lequel, dans deux phrases contiguës, étincelaient une confusion entre ces et ses et une permutation entre est et ait....Or d'autres vocables plus complexes figuraient dans ce texte sans manifester d'anomalie. Le rédacteur qui utilise le verbe être au lieu du verbe avoir, puis dans la foulée un possessif au lieu d'un démonstratif, n'est pas victime d'un caprice de la mémoire, de l'arbitraire d'une graphie ou d'une fâcheuse proximité de touches.  C'est du côté du raisonnement que cela se passe...

Je veux bien suivre Laurent Grellsamer quand il plaide pour plus de mansuétude, plus de tolérance pour les erreurs qu'engendrent le stress du clavier ou le poids des mauvaises habitudes verbales venant  déformer la rectitude orthographique. Mais lorsque je subodore un début de confusion mentale, ma susceptibilité langagière se réveille.

Que voulez-vous, ma bonne dame...tous ces jeunes qui n'apprennent plus la stylistique ni la rhétorique, ignorent les rudiments de l'analyse grammaticale traditionnelle, pour ne rien dire de l'analyse dite logique !
De mon temps, faire une version latine était un exercice impliquant quatre colonnes disposées de la gauche vers la droite :
-le texte d'origine, une phrase par ligne, avec repérage par soulignements conventionnels des éléments du discours, identifiés en usant des ressources offertes par la connaissance des conjuguaisons [*] , déclinaisons, et règles de construction, dont les fameuses questions de lieu et de temps ;
-puis le texte réassemblé dans la perspective d'une reconstruction dans une langue dont les principes sémantiques et grammaticaux ne sont pas les mêmes ;
-puis ensuite la traduction dite littérale, sans souci de l'élégance de la forme mais avec celui de la cohérence du fond et du respect du message d'origine ;
-et enfin la version adaptée au génie du français, polissant les rugosités, s'efforçant de concilier besoin de vérité et désir d'esthétique.

Le savoir-faire ainsi acquis était de plus tout à fait recyclable dans des matières offrant en apparence plus de degrés de liberté, comme la dissertation philosophique ou la démonstration mathématique.
Ce processus engendrait des ingénieurs aptes à s'exprimer, par écrit comme à l'oral,  de manière compréhensible et présentant tous les signes extérieurs de la dignité intellectuelle.

Crédits : merci à Aurel Ramat pour son travail sur les règles de la nouvelle orthographe.

[*] Ça m'est venu comme ça sous les doigts...Conjuguer, mais conjugaison, comme carguer et cargaison, blaguer et blagaison, ....Mais à la relecture le mot a mauvaise allure.



 
Publié dans : Étonnement
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 18 mars 2007 7 18 /03 /Mars /2007 21:43

Louis Jacot  a-t-il laissé des traces dans vos bibliothèques ? Et  vos esprits ?

J'ai rangé avec soin deux livres de lui, achetés en 1964 : Attraction ou distraction universelle (Nouvelles éditions latines, Paris 1954) et   La terre s'en va  (La table ronde, Paris 1958).

Ses points de vue iconoclastes sur  les lois de Newton, la cosmologie, et surtout sa tentative pour prendre en compte la mystérieuse loi de Titius-Bode sur la répartition des orbites planétaires et satellitaires avaient retenu mon attention.

J'avais assez sauvagement annoté ses ouvrages, déchiré que j'étais entre :
- ma culture très traditionnaliste en matière d'astronomie fondamentale, renforcée par la fréquentation entre 1962 et 1964 des soirées de la Société Astronomique de France, dont j'étais membre, et les cours d'astronomie fondamentale suivis en Sorbonne pendant mon service militaire,
- les ouvertures libertaires que m'avait  apporté la fréquentation, depuis 1954, de nombre d'auteurs et de revues de Science-Fiction, sans compter la lecture de Mondes en collision, d' Immanuel Velikovsky

Quelqu'un a-t-il étudié ses ouvrages ? Quelles sont dans la littérature actuelle les écrits qui pouraient être considérés comme de la même lignée ?
Publié dans : Étonnement
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Dimanche 18 mars 2007 7 18 /03 /Mars /2007 18:16

La souscription 2007 de l'Atelier d'Art Lepic est ouverte. Deux gravures originales d'Henri Landier, les poivrons et les coloquintes,  sont proposées à ses amateurs.

Tirage sur presse à bras, selon les procédés traditionnels, par les soins de l'artiste, et limité à 65 exemplaires ; format 33 X 50, sur vélin de Rives.
Sans encadrement, 270 € par gravure.


Pour souscrire, s'adresser à l'Atelier avant le 15 avril...
-par téléphone 01 46 06 90 74
-par courriel
-en consultant le site du graveur.

Crédits : merci à Henri Landier pour les poivrons cueillis dans le Lubéron....
Publié dans : Nouvelles des arts
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 16 mars 2007 5 16 /03 /Mars /2007 16:07

En écoutant France-Info, j'entends parler d'adamanssiaume, une entreprise développant un filtre téléchargeable à associer à notre fureteur  pour que nos enfants n'aient pas accès par inadvertance à des sites internet  (tiens, internet est devenu un adjectif qualificatif ? ) trop faits pour ...les enfants (périphrase).

Les diphtongues an et en étant souvent prononcées à l'identique, et ma discrimination auditive n'étant plus ce qu'elle était, j'ai visualisé adamantium. Erreur. Il ne s'agit pas du métal inventé par Myron McClain dans le quel fut forgé (enfin, coulé, car comment forger une telle matière ?) le bouclier  de Captain America. Ni d'Adamantium, l'Adrien de Justine Miso... Il  s'agit d'adamentium.

Les informations données sur le  site de cette entreprise cumulent :

- approximations orthographiques à connotations surréalistes:
Une efficacité de filtrage optimale, là où les listes noires sont dépassées et incapables de comprendre le contexte dans lequel sont employés les mots, ce qui entraîne des pages affichées ou bloquées à tord.
A tord et à boyau ? A taure et à bouvet ? A Thor et à Odin ? A Taur et à reau [1] ? A tore et à travers [2] ? A torr et à pascal [3] ? , A tors et à vrille ? A tort et à droit ? ...

-lyrisme technologique à envolées poétiques :
Une analyse multilingue d'une précision extrême : simplification linguistique par radicalisation, précision sémantique et recherche des co-occurrences.
Le poème multibouche  co-occurre avec la racine de la langue...

Toutefois l'idée qui consiste à mettre à la disposition des parents un moyen de relayer leur action éducative en les aidant à fixer des limites mérite d'être encouragée.
Et même à mon âge,  bien qu'ayant vu pas mal de choses, je serai ravi qu'adamentium se préoccupe de préserver les grands-pères des porno-spam qui encombrent nos boîtes à lettres et devant lesquels on s'pâme pas.

Maintenant, si quelqu'un a idée du lien existant entre le nom de cette entreprise et l'adamentium, qu'il le dise...

Crédits
: merci à Dream Machine pour la photographie de ce filtre à air chromé camembert, qui figure sur son site au palmarès de ses ventes en ligne.

[1] Lire le récit, connu des habitants de la ville rose, de la mort légendaire de Saint Sernin.
[2] Se souvenir de l'emploi des verres toriques pour corriger l'astigmatie.
[3] Là, je mets la pression...
Publié dans : Recherche
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 14 mars 2007 3 14 /03 /Mars /2007 17:24

L'art Makondé, apprécié en Allemagne et au Japon, est encore peu connu en France. La Tanzanie n'est pas un pays de l'afrique francophone, ce qui peut expliquer cette méconnaissance.

L'art Makondé est pourtant un art bien vivant, passé de la production traditionnelle anonyme, destinée à satisfaire les besoins en équipements rituels ou pratiques des communautés Makondé, à une conception plus moderne où les artistes signent leurs œuvres, font de la recherche esthétique , cherchent à séduire des amateurs.

Voilà ce que m'en a dit Geneviève Rozental, qui connaît le milieu des sculpteurs Tanzaniens et s'est  documentée sur leur activité.

A noter que la Tanzanie est le premier des pays survolés par les aéronautes de l'épopée du docteur Samuel Ferguson, plus connue sous le nom de Cinq semaines en ballon, puisqu'ils partirent de Zanzibar pour dériver vers l'ouest....Le mot Makondé ne figure pas dans le livre.
Publié dans : Nouvelles des arts
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

L'air du temps



Liberté de savoir...

Aidez à conserver libre le pouvoir de la connaissance ! Faites un don à Wikipedia

Adamanquoi ?


Rédacteur Agoravox


Nous sommes tous capables d'observer et de commenter.



fremen
Nous sommes tous responsables de l'état de la terre (et du ciel...).



Nethique.info

Nous pratiquons tous les bonnes manières, surtout avec les inconnus.



Cyber@cteurs

Nous pouvons tous intervenir directement dans les processus de décision.





Nous sommes tous aptes à décider de ce qui est bon pour nous.



Nous habitons tous le même village en forme de globe.

Add to Netvibes

Nous avons les moyens de regouper nos blogues en réseau .




Nous pouvons faire connaissance directement par delà les terres et les mers.

Recherche

Calendrier

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Syndications

  • Flux RSS des articles

Signaler

Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés