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  • Servir de portail à des associations à but artistique et culturel
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  • Dissimuler un espace privé dédié à des recherches symboliques.
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Nouvelles des arts

Lundi 18 août 2008 1 18 /08 /Août /2008 17:57

Pétrir les mots en rimages, être pâtre d'images, tel semble être la perspective éditoriale de patrimages, le blogue tout neuf de Patricia Laranco. Sans oublier la petite averse d'humour bien de saison qui en plein mitan du mois d'août met en scène... un siesteux chat d'hiver. Prémonition, provocation ?

De vertiges de nuages en vestiges d'orages nous suivons le temps qui passe au dessus des toits, et le voyage des nuées qui caresse  les cheminées jalouses de tant et tant d'ombreuses nébulosités.
Patricia Laranco travaille par ailleurs au comité de lecture de Jointure, la revue qui s'aventure aux plus obscures devantures et qui  va cependant, tanguant et roulant (*) contre vents et marées, bientôt publier son numéro 88.

Crédits : merci à ce mouton d'écosse à tête sombre méditant entre deux nuages en haut de sa colline.
Pour une autre réflexion  sur ce que les nuages peuvent transporter dans leurs errances, j'ajouterai ultérieurement un lien, quand le vent aura rattrappé une parole presque perdue qui vole entre mer et montagne.

Note :
(*) Nous constatons aussi des mouvements de lacet : n'oublions pas les variations de l'angle β... Le tangage fait bouger l'assiette, ça tangue ; le roulis modifie la gîte, ça roule ; quant au lacet, qui affecte la dérive, je n'ai pas su trouver le verbe associé, car ni dériver ni même déraper ni lacer  ne conviennent, ne rendant pas la notion de mouvement alternatif que rouler et tanguer réveillent en nos souvenirs kinesthésiques.

Si quelqu'un a une idée ?

Par Adamantane - Publié dans : Nouvelles des arts - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Samedi 16 août 2008 6 16 /08 /Août /2008 11:48

Il y a quelques semaines j'ai acquis, pour une somme raisonnable, un exemplaire de l'édition de l'an XIII, soit dans le calendrier actuel 1804, du Songe de Poliphile. Il s'agit de la traduction libre de Jacques Guillaume Legrand, imprimée par Pierre Didot l'aîné (*) . Le traducteur-traître n'hésite pas d'une part à priver le lecteur des gravures et arrangements typographiques qui font l'originalité de l'ouvrage de Francesco Columna, mais encore il dénature le texte : ...pour me forcer à lire l'ouvrage entier dans l'original, dont le style est (également) diffus et embarassé, je n'ai pas trouvé d'autre moyen que celui d'en essayer une nouvelle traduction libre, ou plutôt une imitation, car j'ai souvent retranché du texte, et quelque fois même je me suis permis d'ajouter et d'étendre ce qu'une idée originale m'inspirait.

Que diable, si l'on n'aime pas le style d'un auteur, non plus que le contenu de son ouvrage, pourquoi s'obliger à le transposer dans une autre langue en le défigurant ?

Ce qui a finalement attiré mon attention, c'est la mention figurant sur la page de garde : à mon cher A. t'Serstevens, en cordial souvenir. fernand_fleuret. (**)
De même, l'ex-libris ici reproduit en illustration.
Dans la chaîne des amitiés artistiques, Albert t'Serstevens est à une distance 3 de moi, puisqu'il était notoirement d'amitié avec Pierre Mac Orlan, qui l'était d'Henri Landier, qui est lui des miens.

Quel usage Albert t'Serstevens fit-il de cette édition décadente ? Une annotation manuscrite sur la page de titre révèle une préoccupation : voir au sujet de cette traduction (?) ce qu'en dit Popelin dans l'introduction de l'édition Liseux, page ccxxv.

Je vais suivre la piste...


Notes
(*) Le libraire-bouquiniste signalait : Rarissime traduction du célèbre et spectaculaire roman à clés, ..., qui ne comporte pas d'illustrations. La première traduction date de 1546, reprise en 1554 et 1561. L'édition de 1600 par François Béroalde de Verville est augmentée d'un beau frontispice gravé et d'une introduction qui met en évidence le sens alchimique du chef-d'oeuvre de Francesco Columna ce que ne manque pas de relever Legrand dans les notes et observations placées en fin de notre volume. Il n'y eu que deux éditions françaises de l'hypnérotomachie au XIXème siècle, celle-ci et celle de Claudis Popelin, (***) chez (Isidore)  Liseux en 1883 (aucune entre celle de 1600 et la notre). Les huit derniers vers du dernier feuillet manquant à notre exemplaire ont été restitué à la plume (avant que le volume ne soit relié).

(**) Fernand Fleuret, l'homme aux sept alias et plus, est repéré parmi  les relations d'
Albert t'Serstevens dans la biobibliographie que WikiPédia consacre à de dernier, alors que la réciproque n'est pas (encore) vraie. Guillaume Apollinaire lui dédia le poème Le Voyageur. Cet écrivain confidentiel et poète méconnu a tout de même quelques amateurs éclairés.

(***) Plus exactement Claudius Popelin, émailleur et poète, amant puis époux de la princesse Mathilde Létizia Bonaparte,  et ami de Jules de Goncourt, d'Edmond de Goncourt, et de quelques autres...
Par Adamantane - Publié dans : Nouvelles des arts - Communauté : Litterature
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Mercredi 6 août 2008 3 06 /08 /Août /2008 22:41

L'histoire de l'aviation, comme celle du téléphone ou du phonographe, est sujette à cet accident du destin qui veut que les idées neuves, et leur mise en pratique effective, sans laquelle il n'y a pas d'innovation à proprement parler, naissent telles de fausses jumelles à quelques jours ou quelques années d'intervalle et des deux côtés d'un océan.

Qui, de Wilbur et Orville Wright, ou de Clément Ader, passa le premier à l'acte ?

Le premier vol de Clément Ader, sur 50 mètres et à 1 pied  du sol a eu lieu le 9 octobre 1890  dans le parc du château de Gretz-Armainilliers,  aux commandes de l'Éole. Contraint au secret militaire, il ne parle de ses vols qu'en 1906.
Le premier vol motorisé de Wilbur et Orville Wright se déroule à Kitty Hawk en Caroline du Nord le 17 décembre 1903, sur l'appareil baptisé Flyer. Leurs aéronefs, plus gouvernables que ceux d'Ader, leur permettent d'échapper à la fatalité du saut de puce et du cassage de bois.

Le problème de fond n'est peut-être pas là.
Avant eux, d'autres avaient consacré leur énergie au plus lourd que l'air, qui nous semble aujourd'hui presque plus évident que la Montgolfière, puis la Charlière  expérimentées sous l'ancien régime.
Jules Verne lui même mit en scène dès 1886, donc quatre ans avant Ader, l'affrontement entre les deux conceptions, dans Robur le conquérant : le plus lourd que l'air lutte contre le ballon, et gagne.

Comment revivre les espoirs, les doutes, la ténacité des conquérants de l'atmosphère ? Pourquoi pas au théâtre ? La comédie exaltée créée par Georges Dupuis, mise en scène par Yves Pignot, Le vol de Kitty Hawk, nous  propose l'occasion de réfléchir sur l'idée que ce qui est en haut peut être un peu différent de ce qui est en bas...

C'est au Théatre 13, du  2 septembre au 12 octobre 2008, Mardi, mercredi et vendredi à 20h30, jeudi et samedi à 19h30, et le dimanche à 15h30. Production Compagnie Depuis Depuis...
Avec Laurent Benoit, Jean Hache, Pascal Ivancic, Philippe Ivancic, Valérie Karsenti, Firmine Richard et Rosalie Symon. Costumes d'Emily Beer, décors de Jacques Voizot, lumières par Jacques Rouveyrollis.
Par Adamantane - Publié dans : Nouvelles des arts - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mercredi 6 août 2008 3 06 /08 /Août /2008 16:39

Après avoir contribué à illustrer en juillet 2008 la manifestation d'Hommage à François Villon, à l'Atelier-galerie A7 à Penne d'Agenais, puis assumé une exposition personnelle à la Galerie la Mandigote, à Moirax, Hélaine Charbonnier participe, jusqu'à l'équinoxe d'automne, à la manifestation Lignes et Courbes  au Château de Villandraut.

Cette rencontre est organisée par l'association Adichats.
Selon Adichats, la dénomination lignes et courbes fut choisie en référence aux caractéristiques de l’édifice d’accueil, une forteresse médiévale. Ces deux composantes définissent la silhouette de l’édifice. Ce sont elles qui construisent l’édifice pour mieux le re-découper. En effet, de nouvelles lignes découpent l’espace intérieur pour constituer de grands ensembles aujourd’hui à ciel ouvert. Quant aux formes circulaires, elles composent des espaces beaucoup plus denses, et moins lumineux comme les salles des tours. C’est au regard de ce jeu de construction de l’espace, que nous avons choisi de prendre les lignes et les courbes comme nouvelle thématique de l’édition 2008.

Les autres artistes présentés sont Catherine Baÿ , Laurent Cerciat, Ibai Hernandorena, Konrad Loder, Hervé Samzun, et Agnés Torres.

 Renseignements et accès : Château de Villandraut, Adichats / Maison Labat, 33730 Villandraut. Tél.: 05.56.25.87.57 et Fax.: 05.56.25.86.78

A noter qu'une ligne peut être droite ou courbe, ou les deux, selon les endroits, et que l'opposition invoquée par les organisateurs relève d'une interprétation très particulière du mot ligne. En matière architecturale, la seule ligne qui soit à peu près visible visible dans les formes de nos édifices est l'encoignure, qui peut  être droite – marche et contre-marche – ou courbe – fût de colonne et socle plan – .
Les tours cylindriques de Villandraut, résumée à leur volume-masse, naissent de la conbinaison cinétique de deux lignes : une directrice circulaire horizontale, courbe, et une génératrice rectigne verticale, droite.

Crédits : merci à Hélaine Charbonnier pour cette licence acrobatique...
Par Adamantane - Publié dans : Nouvelles des arts
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Mercredi 6 août 2008 3 06 /08 /Août /2008 15:19

Alain Bocher de Tregor, dont j'avais publié le 7 décembre 2005 l'avis de parution du premier tome de sa suite romanesque  Un chevalier sans visage, nous annonce que la trilogie prévue est devenuse tétralogie et que son texte est disponible sur le site de l' l'Arbre d'Or.
Dans Enguerrand, La Reine Gally, Barde, et Le Royaume d'en bas, vous rencontrerez des elfes, des korrigans et surtout un exposé sous forme d'aventure vécue de la tradition druidique.
Car c'est bien cette tradition qui est la pierre cachée à découvrir sans erreur en visitant l'intérieur du texte.

L'Arbre d'Or est le nom commercial d'un éditeur qui a fait le pari de la viabilité du média e-livre pour mettre à disposition d'un public curieux des ouvrages qui, sous forme éditoriale traditionnelle,  ne pourraient voir le jour, du fait des coûts fixes inhérents à la technologie de l'impression avec constitution d'un stok à distribuer.

Je laisse à ce sujet la parole à Philippe Camby,

La vocation d'un éditeur c’est de partager ses admirations avec les lecteurs.
Son admiration pour les grands textes nourrissants du passé et celle aussi pour l’œuvre de contemporains majeurs qui seront probablement davantage appréciés demain qu’aujourd’hui.
Trop d’ouvrages essentiels à la culture de l’âme ou de l’identité de chacun sont aujourd’hui indisponibles dans un marché du livre transformé en industrie lourde. Et quand par chance ils sont disponibles, c’est financièrement que trop souvent ils deviennent inaccessibles.
La belle littérature, les outils de développement personnel, d’identité et de progrès, on les trouvera donc au catalogue de l’Arbre d’Or à des prix résolument bas.

Crédits : merci à Alain Bocher, pour son message d'information, et à Philippe Camby, pour son travail éditorial.


Par Adamantane - Publié dans : Nouvelles des arts
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Lundi 14 juillet 2008 1 14 /07 /Juil /2008 15:06

La revue le visage vert a depuis quelques mois son propre site.
Ce n'est pas uniquement parce que j'en connais le webmestre que je donne ici cette information. Les amateurs de fantastique y trouveront références, explications et incitation à cette débauche mentale et sensorielle qu'est la lecture des textes de fantastiquaisie.

Fantastique ?

Ce  vocable, à la fois substantif et adjectif, attesté dans la légende dorée à la fin du XIV°, aurait été emprunté au bas latin – lui a-t-il été rendu ? – fantasticus , signifiant imaginaire, irréel , lui même issu du grec  φανταστικός, adjectif désignant la capacité à imaginer.
Le radical source semble être φαός,  phaos, la lumière. Cette lumière qui éclaire et la vision du réel et la vision onirique.
L'interjection favorite de Monsieur Spock, fantastique ! , ne qualifie-t-elle pas la prise de conscience par le vulcain logicien de cette autre illogique logique qu'est l'aptitude humaine à ajouter la vision affective à la cérébrale ?

J'avais signalé ici la parution du numéro 14. Le 15 est arrivé chez les libraires...

A ce propos, je n'ai pas tenu ma promesse de parler Labyrinthe...ce sera pour le numéro 16. Peut-être avant.

Par Adamantane - Publié dans : Nouvelles des arts - Communauté : Litterature
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Jeudi 19 juin 2008 4 19 /06 /Juin /2008 10:08
Le 26ème Marché de la Poésie de Paris (*) implante ses baraquements aujourd'hui jeudi 19juin  et jusqu'à dimanche soir 22 sur le parvis de l'Eglise Saint Sulpice.
Il est placé sous le double signe de l'Inde et d'Aimé Césaire.

Les éditions D’Ici et D’Ailleurs seront présentes sur le stand C6 des éditions Schena et ses auteurs, dont Genevièrve Bauloye, Sylvie Biriouk, Jean-François Blavin, Hédi Bouraoui, Maurice Cury Giovanni Dotoli, Roger Gonnet, Eric Sivry y signeront leurs ouvrages.

Le montant de location des emplacements a pour avantage secondaire de resserrer les liens entre les éditeurs et entre les auteurs. Organiser ce type de manifestation est probablement un des rares moyens licites de gagner un peu d'argent avec la poésie...


Nota
(*) Il en existe ailleurs : Montréal, Bordeaux, Rochefort-sur-Loire, etc.
Par Adamantane - Publié dans : Nouvelles des arts - Communauté : Poésie française
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Mercredi 9 avril 2008 3 09 /04 /Avr /2008 09:24

Lorsque j'ai composé la rubrique photographie du chapitre Imagerie d'adamantane.net, j'ai fait référence au mythique Paysage à Saint-Loup-de-Varennes réalisé par Joseph Nicéphore Niepce en 1827.
Un papier de Claire Guillot, page 21 de Le Monde daté du 8 avril, nous apprend qu'il y aurait plus ancien encore.

Or le dessin photogénique (une méthode utilisée de nos jours dans les ateliers d'initiation au développement et au tirage, consistant à pratiquer l'insolation directe d'une pelliculle sensible supportant  un objet posé à sa surface ; plus l'objet stimule l'effet passoire – les napperons en dentelle font un sujet idéal – plus le tracé est complexe) qui a failli être mis en vente par Sotheby's serait plus ancien. Il daterait de la fin du XVIII°....

Il représente une feuille réduite à son système de nervures, analogue aux feuilles pétrifiées – non d'authentiques phyllithes, mais des feuilles d'automne que nous retrouvions dans le ruisseaux bretons, au printemps – . Le calcaire dissous dans l'eau, eau qui avait roui puis entrainé le tissus intersticiel, s'était déposé sur le réseau subsistant et l'objet, quoique fragile, demeurait rigide et, une fois séché, conservable dans son sarcophage protecteur construit sur mesure.

Mais qui donc à réalisé cette photogénie ? Il aurait signé deubeulyou...
Thomas Wegwood, James Watt ou un ancêtre du Docteur Watson ?
Par Adamantane - Publié dans : Nouvelles des arts - Communauté : Adoptez un mot!
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Mardi 1 avril 2008 2 01 /04 /Avr /2008 17:54

Cathy Garcia, après Salines, autoédité en octobre 2007 – il convient dons se s'adresser directement à elle pour acheter ce recueil – nous livre Ombromanie . C'est publié aux Éditions Encres Vives, dans la Collection Encres blanches.
L'adresse postale est :
allée des Allobroges, 31770 Colomiers
et c'est vendu 6,10 €.


Je laisse la main à Patrice Maltaverne pour nous éclairer au sujet de ce recueil, dont figure ici, en format réduit, la couverture, qui est un collage de Cathy Garcia elle même.

* * *

Comme c’est à la mode en ce moment, parlons-en, de la poésie féminine ! Le problème est que celle-ci manque de tranquillité. Alors, comme ce sont surtout eux, les discours empesés d’égalitarisme pieux et de lâcheté inimitable qui détonnent dans le paysage actuel, on sera d’autant plus tenté de passer sous silence les quelques textes composant Ombromanie , pour ne pas déranger le sommeil des injustes.
Eh bien moi, je n’ai pas envie d’obéir à cette injonction facile, même si ma chronique, je le sais, se perdra à coup sûr dans le néant des écritures underground.
Cathy Garcia, par ailleurs créatrice de la revue  Nouveaux délits réussit, tout au long de ces dix sept poèmes en vers libres, à faire parler la vraie révolte, celle qui hélas, faute de pouvoir s’exprimer avec suffisamment de force pour être entendue, faute d’avoir pu identifier clairement le cœur de sa cible, se retourne contre elle-même : « appelez-moi donc stupide », « pathétique est mon nom ».
Les titres des textes composant  Ombromanie  sont déjà tout un poème, qu’ils soient caractérisés par la présence de néologismes, de jeux de mots : Nasarde , Aéropère , Gallimafrée, Pan urge ! , par des énoncés lapidaires  Je n’irai même pas cracher sur vos tombes, La collection automne-hiver sera terrible », ou encore par des titres d’albums du genre techno metal : Last call / Before K-OLast rung / Burn the ladders .
La description des violences, réelles ou imaginées, est continuelle dans cette apocalypse, comme s’il fallait conjurer le silence, bien plus effroyable, par de la folle agressivité qui s’exprime à travers une série d’images sans cesse renouvelées : crever les temples ennemis / sortir leurs viscères / la bile le sang / produire toujours plus / de matière fécale / pour les étouffer .
Les instruments de torture pleuvent de partout : seringues, serre-gorge, flèches, coups de poings, de couteaux, de ciseaux, poison, etc.
C’est que, plus le temps passe, plus, en revanche, les armes de résistance paraissent élimées, face au raffinement de l’automutilation planétaire. Ainsi, l’âge des désillusions arrive tout naturellement : et moi la ravie du ravi / je broute / au petit malheur / je cueille glane / plume effeuille / dans les champs utopiques / du sursis volé / à ceux qui croient / maîtriser.
A la fin du recueil, l’ennemi, ce besoin compulsif de faire d’avoir toujours plus toujours mieux , se montre en plein jour, même s’il demeure intouchable, car bien sûr, les pouvoirs en place et le monde du travail inculquent avec sadisme aux esprits fantasme de la réussite matérielle et culte de la performance auxquels ne peut s’opposer qu’une soif de justice, bien oubliée aujourd’hui.
Face à ce constat implacable, certains pisse-froid de service, qui n’aiment pas à être pris en flagrant délit d’absence de raison, ne manqueront pas de qualifier la poésie de Cathy Garcia d’exagérément noire, comme tend à le suggérer le titre du recueil.
Tout d’abord, je répondrai à ceux là que ces poèmes exagèrent surtout la vie, à travers leurs vers souvent courts, vite découpés, leurs fréquents passages en énumérations exclamatives : chimique / métabolique / lunaison / feu ! .
Enfin je leur ferai remarquer, à ces (trop) sages, qu’il n’y a pas dans ces mots là de manque de cœur. Voilà pourquoi la femme finit par devenir chienne, animal / est le cœur / seule la raison / est froide , tout simplement pour transformer son impuissance à changer les choses en débordement d’énergie pure.
Après de telles preuves d’amour, pourquoi irait-on lui jeter la pierre de l’indifférence ?
Patrice Maltaverne

* * *
L'ombromanie n'est en rien une maladie obsessionnelle, telles que sont par exemple cleptomanie ou anglomanie. L'ombromaniaque n'existe guère que dans les zones les plus sombres de notre for intérieur. Mais l'ombromane est le praticien en ombres chinoises. Un exemple pour voir...

Par Adamantane - Publié dans : Nouvelles des arts - Communauté : Poésie française
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Vendredi 29 février 2008 5 29 /02 /Fév /2008 18:37
la_bougie_du_sapeur.jpg
Le numéro 8 de ce périodique vient de sortir, accompagné  du numéro 1 du supplément la Bougie du Sapeur - Madame.
La lecture des sept précédents numéros peut être utile pour se remettre dans l'ambiance. En effet, comme chacun sait, les années bissextiles apparaissent dans le calendrier des postes en vertu d'un règlement déjà ancien, puisqu'édicté le 15 octobre 1582, le lendemain  du 4 octobre...suite aux recommandations du groupe de travail dirigé par Clavius.

Les fondateurs de la Bougie du Sapeur ont bénéficié d'une chance historique, en ayant eu l'idée astucieuse de lancer leur périodique à la fin du vingtième siècle. S'ils l'avaient créé le siècle de la naissance de François-Baptiste-Ephraïm Camember, en 1880 par exemple, pour son 9° anniversaire, soit cent ans plus tôt, ils n'auraient publié en 1908 que leur numéro 7 : leur compte d'exploitation, devant la perte de ventes due à cette circonstance, serait probablement dans le rouge.

Nous y apprenons que, ne cédant pas à une mode fort répandue, et justement pour ne pas perdre leur singularité, les administrateurs ont décidé de ne pas mettre en ligne de version virtuelle. Donc, pas de "www.labougiedusapeur.com"...Je vous laisse vérifier par vous-même.

L'illustration de ce papier est une reproduction de la une du pénultième numéro. Une recherche dans mes archives personnelles me permettra ultérieurement d'enrichir cet article de celle du mythique numéro un. Le numéro zéro est, lui, introuvable, sauf bien entendu à la Bibliothèque du Vatican, au rayon des archives secrètes.

* * *

Nota ajouté le 20 mars 2008 : ayant opté non pour l'enrichissement de cet article, mais pour la création dans ce blogue d'une page dédiée à la Bougie du Sapeur en particulier et à certains aspects de l'œuvre de Christophe en général, j'y renvoie le lecteur.



Par Adamantane - Publié dans : Nouvelles des arts - Communauté : Litterature
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