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  • : Adamantablogue
  • : *Étonnement systémique et libertaire *Évaluations de l'actualité culturelle, artistique, politique, économique, sociale *Ouvertures vers la pensée non conformiste
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Le site source de ce blog, adamantane.net, a été mis en chantier et en ligne pour assurer simultanément plusieurs fonctions :
  • Présenter un ensemble de littératures polychromes : poèmes, essais, critiques, préfaces, documents pédagogiques, schémas didactiques, fragments sur des thèmes divers
  • Publier des auteurs, et plus généralement afficher des artistes, connus comme méconnus
  • Servir de portail à des associations à but artistique et culturel
  • Accueillir des activités d'écriture collaborative
  • Dissimuler un espace privé dédié à des recherches symboliques.
Son rédacteur veut les assurer de manière :

  • Systémique : les liens et interactions entre les divers domaines de la pensée active constituent en noosphère vivante ce qui sans eux ne serait qu'une froide encyclopédie des savoirs ;
  • &, conjonction de coordination
  • Libertaire : la personne est première ; les maîtres à penser sont à fréquenter avec d'extrêmes précautions, et le progrès nait de la réflexion autonome de chacun venant se combiner à celle des autres.


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Nous sommes tous aptes à décider de ce qui est bon pour nous.



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Étonnement

Mardi 24 juin 2008 2 24 /06 /Juin /2008 14:45
Les diverses listes oranges auxquelles je suis abonné, les divers blogues de même nuance que je fréquente, laissent transparaître de la part de militants de la première vague –disons les numéros à moins de cinq chiffres...– quelques signes de démoralisation.

Il y a du citron dans l'orange !

Après un démarrage foisonnant et créatif, des fiançailles tumultueuses entre anciens et nouveaux, ces militants pleins d'enthousiasme et. de crédits d'intention sont nombreux à s'apercevoir que, faute de structure clarifiée, de référentiel partagé, de garants reconnus, le fonctionnement au quotidien du MoDem a dérapé vers la forme la plus banale d'exploitation des bonnes volontés et des compétences par des opportunistes astucieux qui ont flairé la bonne affaire médiatique et/ou l'aubaine en matière de notoriété locale instantanée.

Il y a de la mélancolie dans l'air.


Aujourd'hui, ces apporteurs d'énergie constatent la confiscation au profit de modestes mais cependant voraces intérêts de politique départementale ou municipale, devant un décor national de plus en plus flou, de leur savoir faire et de leur engagement.
Certains y croient encore un peu et hésitent à s'auto-exclure, d'autres sont proches de se détacher, quelques-uns ont déjà senti qu'ils étaient de fait passés à l'extérieur du mouvement initial, et un bon nombre commence à demander des comptes aux gaspilleurs de bonnes volontés.

Crise de croissance ou maladie génétique ?


Les tentatives faites de manière anticipatrice et bénévole –bien naturellement– par quelques adhérents ayant la fibre organisationnelle pour proposer des méthodes ou même des travaux pratiques d'action politique ont à peine eu un succès d'estime.
Le congrès fondateur s'est réduit à la performance d'un (bon) acteur entouré de ses faire-valoir ; les élections municipales se sont préparées puis vécues à tous niveaux dans une pagaille qui avec le recul fut plus triste que joyeuse.
En écrivant ce papier, je me sens complice sournois des défaitistes, allié objectif des saboteurs, suppôt des démons de l'échec. Toutefois, à stimulation affective, car tel a été le langage du créateur, réaction affective.

Reculer pour mieux sauter, ou sauter avant d'avoir trop reculé...

Crédits :

On reconnaitra la gravure d'Albrecht Dürer, Melencolia I, datant de 1514, ce qui ne nous rajeunit pas. A noter que j'ai cherché Melencolia II dans l'oeuvre gravée du troisième fils de l'orfèvre, mais sans succès. Si quelqu'un a une piste...

Merci aussi aux miltants qui ont subi l'épreuve du réalisme politique, en leur souhaitant fraternellement de conserver encore une ou deux illusions au sujet de la capacité humaine à l'altruisme actif et à la résistance aux tentations de la poussière de pouvoir que confère aux yeux de certains un micro-mandat de min[i-respons]able local.



Par Adamantane - Publié dans : Étonnement - Communauté : Militants du Modem
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Dimanche 22 juin 2008 7 22 /06 /Juin /2008 17:17
Sous ce titre un peu à la manière de , Nathalie Herzberg rend compte, dans Le Monde daté dimanche 22 juin, page 18,  d'une enquête au pays de l'éducation musicale scolaire. L'instrument du programme y est l'objet de prises de positions diverses de la part d'enseignants en IUFM, de musicologues, d'inspecteurs pédagogiques, et même de professeurs de musique en collège. J'ai mis les catégories professionnelles au pluriel pour donner de l'ampleur à la description de la situation et à l'énoncé des points de vue.

L'idée de traiter Euterpe, dans les divers programmes, à l'égal de Clio, voire de Polymnie – certes un peu négligée par les méthodes actuelles d'enseignement de la langue – ou de Melpomène est en soi une résolution digne d'intérêt. Mais s'il est difficile de réfuter l'utilité d'une culture musicale, le débat sur les modes d'acquisition de ladite culture mérite en effet approfondissement.

Que m'apporte mon expérience personnelle ? Je ne joue d'aucun instrument, mais je suis amateur de musique, connais assez bien les œuvres dites du répertoire et les vies de nombreux musiciens, du XVI° à nos jours.
Quelles pistes proposer pour développer l'intérêt crtitique des enfants, puis des adolescents, puis de jeunes adultes pour les diverses formes de musique ?

Dans ma propre éducation, je recense, de mémoire, des événements qui ont contribué au développement de mon attrait pour les musiques  et de ma compréhension de ce langage.
-Les éléments de solfège acquis à la fin du primaire : la notation musicale traditionnelle portait pour moi les mêmes mystères que le grec ancien avec son alphabet insolite ; et j'étais motivé à apprendre une graphie si étrange, dont je comprenais qu'elle représentait des sons et portait du sens ; d'où le plaisir du déchiffrement.
-Les travaux pratiques réalisés à l'École du Gai Savoir, avec Vincent Bouts, visant à la construction d'une vielle avec les matières disponibles, contre-plaqué, bûchettes de buis et fragments d'os ; découverte du monde des vibrations, des rapports entre la hauteur du son et la tension de la corde, de la modulation du rythme par les accélarations de la roue, de l'enchainement de la mélodie par manipulation des sautereaux.
-Les séances d'écoute d'œuvres enregistrées, telles qu'au Lycée de Meaux un professeur les organisait dans le cadre d'une initiation à la culture allemande, et surtout celles qu'une fois par semaine un des surveillants généraux du Lycée Henri IV proposait aux élèves des classes prépas ; j'y découvris la musique symphonique, de chambre, et jusqu'à la musique dite religieuse  – la vraie, pas les psaumes mis en notes par Joseph Gélineau (*) tels que nous les chantions en choeur dans la chapelle du Lycée, ayant l'insigne chance qu'Henri IV abritât une prépa à l'écile des Chartes, donc quelques chartistines...–, et aujourd'hui encore la Symphonie du Nouveau Monde me transporte en ces lieux où je la découvris, subjugué.

Pourquoi ne pas utiliser des morceaux de musique comme déclencheurs pour une réflexion écrite, de la même manière que certains poèmes sont mis à contribution pour engendrer une formulation explicative et argumentée d'un ressenti ?
Pourquoi ne pas proposer dans le cadre de travaux dirigés une prise de contact avec les phénomènes physiques de production et de transmission des sons, cordes, plaques, membranes ou colonnes d'air – une petite expérience de flûte de Bernoulli ferait comprendre la relation entre la pression engendrée par la force du souffle et les sauts d'octave intempestifs–.
Pourquoi ne pas proposer à des élèves de préparer et présenter un exposé, avec illustrations sonores, sur les musiques qu'ils aiment et n'aiment pas ?
Pourquoi ne pas profiter des cours de géométrie algébrique et de l'etude des théorèmes sur les proportions pour dériver du côté des rapports sacrés, la quarte, juste ou augmentée, et son renversement, la quinte ; puis des cours de physique pour faire le lien entre acoustique et musique ?

Bon, ma spécialité n'est pas la pédagogie de la musique, je ne voudrais pas ajouter de fausses notes au concert des experts.

Je connais par ailleurs au moins une élève scolarisée pendant l'ère de la flûte douce, et qui a continué par plaisir de travailler cet instrument, bien mieux transportable que l'orgue et plus riche en harmonies que le triangle. Non seulement elle s'est équipée dans un permier temps – allusion musicale...– d'une authentique flûte douce Moeck , mais encore elle s'est ensuite offert l'upgrade vers une flûte alto de même bois – allusion proverbiale – et a poussé sa propre mère non au désespoir – allusion sociologique – mais à se doter de sa propre Flauto Dolce.


Crédits : merci au manufacturier Moeck, pour ce coffret destiné au transport de ce produit de son talent de flûtier. Format 13,5 x 19, celui d'un livre de la collection Bouquins.

Notes
(*) Sa tentative de restauration du chant grégorien sur des bases modernes est cependant méritoire. Je ne voudrais pas que ma remarque vienne desservir un serviteur des psaumes, qui osa dire : il y a encore trop de prêtres dans l'Eglise pour que les mentalités s'adaptent aux réalités – je cite de mémoire. Il est vrai qu'il émargeait à la Société de Jésus, don la lucidité parfois quasi-caustique n'est pas une des moindres caractéristiques.


Par Adamantane - Publié dans : Étonnement
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Mercredi 18 juin 2008 3 18 /06 /Juin /2008 23:05
Selon Le Monde daté jeudi 19 juin, l'inventaire des espèces vivantes du Mercantour fera progresser la nomenclature des microcollemboles et des nématodes. Telle est la révélation apportée par Gilles Van Kote page 7.

Nématode serait  le nom moderne du vers rond.
Rien à voir avec le vairon...
Un nématode très utilisé par les scientifiques porte le nom fort distingué de Caenorhabditis elegans. Cette petite bête figure à l'affiche de conférences internationales qui lui sont exclusivement consacrées. Sa croissance a alimenté de minutieuses expériences en apesanteur à bord d'un vaisseau Союз [Soyouz.]. Sa notoriété cinématographique se développe.


Les champs sémantiques de la biologie et de la poésie contiennent des substantifs communs. Pas toujours ordinaires, mais communs.

Par exemple, les vers blancs sont à la fois :
-des larves de diverses espèces de hannetons et de scarabés (*)
-des lignes de texte de même nombre de pieds mais ne rimant jamais (**)

Que seraient des vers ronds en poésie ?
Faut-il chercher du côté de la forme circulaire, du rythme titubant, du contenu convivial ?
La question reste posée...

Crédits : Caenorhabditis elegans, Courtesy of Ralf Sommer, illustrant le papier Nematode tempo de Vivienne Baillie Gerritsen

Notas :
(*) Se nourissant de racines, bulbes et rhyzomes, ils sont l'ennemi invisible et mortel des cyclamens de montagne qui ornent ma terrasse. La méthode la plus naturelle pour les détruire est de déplanter, extirper avec des brucelles et remettre en terre (les tubercules, pas les vers...). La méthode douce pour paresseux est l'arrosage à l'eau de savon. Une plus expéditive l'emploi de diazinon, alias Diethoxy-[(2-isopropyl -6-methyl-4- pyrimidinyl)oxy]- thioxophosphorane, sous micro-capsules.
Coîncidence bizarre, les vers ronds tuent les vers blancs. J'ai appris ça sur le site de la ville de Longueuil.

(**) J'ai écrit cette définition comme je la sentais. Henri Morier, dans son Dictionnaire de Poétique et de Rhétorique, a des accents plus techniques : blanc ; se dit d'un vers dont la finale ne trouve d'écho dans aucune des rimes voisines.
La lecture de certaines productions langagières classées à la rubrique poésie insinue sournoisement l'idée que pas de rime valant bien mieux qu'une mauvaise, ceux qui, tels Jules Romains, prônèrent non le recours à cette couleur du discours, mais l'abandon des vers rimés au profit des vers accordés, n'eurent pas tort.
Voir à ce sujet le peu connu, donc très intéressant,  Petit traité de versification de Romains & Chennevière, nrf, Paris 1924 ; 137 pages, index des concepts, index des noms de poète cités.
Par Adamantane - Publié dans : Étonnement - Communauté : Poésie française
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Vendredi 13 juin 2008 5 13 /06 /Juin /2008 15:40
Arithmétique démocratique...

Nous savons tous, ou pouvons le comprendre, que le vote est la plus mauvaise manière de prendre une décision conforme aux principes de la démocratie.
A tel point qu'il y a confusion mentale, instillée par les systèmes institutionnels, entre vote et démocratie, y compris dans les idées de millions de citoyens honnêtes et de penseurs avisés.
Cependant, le dirigeant pragmatique peut dans certains cas faire appel à ce procécé pour départager entre des points de vues différents. Ou entre des personnes portant des projets différents.

Voilà que la construction européenne  souffre à nouveau de cette anomalie simplificatrice.

Les "non" français et néerlandais au projet de constitution antérieur avaient pour motif principal que ce projet n'était pas assez bon.
Mais lequel d'entre nous, si on lui propose de diviser ses ennuis par deux, va dire non au seul motif qu'il veut que tous les ennuis soient oblitérés ?
Cette erreur de jugement n'est maintenant plus qu'un épisode historique, dont certains partis ou certaines tendances portent, sans parfois toujours bien l'assumer, la responsabilité.

J'ignore en ce moment les raisons du "non" de nos amis Irlandais, dont j'ai pourtant entendu dire que dans les dernières années leur destin s'était un peu amélioré du fait de leur appartenance à L'Europe.
Historiquement, ce peuple fier et courageux a eu bien des malheurs. Et il n'est pas pour rien dans certains traits de caractère d'une grande puissance mondiale facile à identifier.

Cependant, la situation qui est en ce moment la nôtre est que le point de vue de cinq cent mille (décompte très large de l'écart entre les "oui" et les "non") européens dicte arithmétiquement sa loi à cinq cent millions...
Comment une proportion d'avis représentant un millième des personnes concernées peut-elle bloquer un processus d'amélioration ?

Sur un sujet concernant les européens dans leur ensemble, il est je crois démocratique, au sens plein du terme, de leur demander de prendre globalement la décision qui les engage, qui nous engage.
Le processus de consultation mis en place, lui, ne l'est fondamentalement pas, car il n'y égalité ni entre les citoyens européens, ni a minima entre les nations constituantes. Du fait de la disparité des modes de consultation. Et de celle du nombre de sujets de chaque entité.

-Ou bien chaque nation travaille au second degré, et ce sont les représentations nationales élues qui choisissent,
-Ou bien l'Europe travaille de manière plus directement démocratique, et alors le même jour, dans les mêmes conditions, les citoyens de toutes les nations européennes s'expriment selon le principe une tête = une voix, sans que la nationalité impose une pondération intermédiaire.

Après tout, si nos frères Irlandais, dans leur majorité, préfèrent l'Europe très ingouvernable et pas très compréhensible définie par les textes actuels à l'Europe un peu plus gouvernable et un peu intelligible du projet qu'ils ont rejeté, c'est leur choix. Mais pourquoi s'impose-t-il aux autres ?

La première question démocratique que cela pose est, à mon avis : le gouvernement du peuple par le peuple est-il possible si la règle du jeu n'est pas uniforme ?

La seconde est : le droit de dire non à la solution d'une difficulté peut-il exister de manière indépendante du devoir de proposer une autre manière cohérente et pertinente  de la résoudre ?


Crédits. Merci à Marcel Duchamp pour son travail The Bride Stripped Bare by Her Bachelors, ou La Mariée mise à nu par ses célibataires, même (1915-1923), alias le Grand Verre.
La découverte du lien entre le fond du sujet et le titre de l'illustration est laissée à la sagacité de mes lecteurs...

Nota. J'ai classé ce papier dans la thématique Euro 2008...D'une part parce qu'il semble, du fait des choix offerts, que le fouteballe soit la préoccupation européenne majeure, et d'autre part parce que je pense que c'est l'Europe qui vient de marquer contre son camp dans le Mondial en cours...


Par Adamantane - Publié dans : Étonnement - Communauté : Le Club des Citoyens
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Mardi 4 mars 2008 2 04 /03 /Mars /2008 23:03
Magritte_la-page-blanche_1967.jpg
Je reçois ce jour une offre de service  qui ne me laisse pas indifférent.  Une fois le besoin à satisfaire exposé, le rédacteur de ce prospectus, appliquant avec entrain la bonne vieille règle de la tentation commerciale irrésistible, c'est à dire la progression { [Besoin] ► [Avantages] ► [Caractéristiques] }, énumère, au titre des avantages :
-finie l'angoisse de la page blanche ;
-finies les longues recherches de citations ou de références à l'actualité ;
-vous êtes certain d'utiliser les bonnes formules, les mots et le ton qui rassurent...
-vous disposez de variantes adaptées au climat du moment, favorable, serein ou orageux.

S'agit-il d'un guide pour tâcherons du blogue, d'un vademecum pour forçats du tract électoral, d'un manuel pour besogneux  de l'articulet ?
Non.

Le titre de cette somme providentielle est, modestement, 700 discours pour faire face à toutes les situations. De plus, satisfait ou complété, car l'éditeur promet de fournir gratis pro deo le discours qui manquerait à la panoplie.
A 154,41 € port compris, cela met le discours à 22 centimes.
Ce compendium se dit étudié pour les chefs d'entreprise. Et actualisé cinq fois par an, parce que le monde bouge.

La table des matières laisse toutefois apparaîre quelques lacunes. Par exemple, discours pour :
-lancer un entretien de licenciement sur des bases fabriquées
-annoncer la perte par pure bêtise d'un gros marché
-expliquer les raisons pour lesquelles le dernier directeur à touché de si grosses indemnités
-féliciter les nouveaux délégués du personnel élus après une grêve dure
-justifier l'abandon d'un projet suite à un vote des actionnaires préférant dividendes à investissement

Il serait tentant de demander à l'éditeur de fournir ces indispensables outils pour rester serein dans une ambiance orageuse.

Crédits : Merci à René Magritte, pour La page blanche,1967, Huile sur toile (54 x 66). Une de ses dernières toiles...

Par Adamantane - Publié dans : Étonnement - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Samedi 1 mars 2008 6 01 /03 /Mars /2008 18:36
poule_rousse-copie-1.jpeg
Comme le disait p'tit gibus dans La guerre des boutons : si j'avais su, j'aurais pas v'nu...M. Triplemoi manifesterait des regrets  posthumes au sujet de la très familière  injonction qu'il  aurait délivrée à un quidam  dans la cohue-bohue d'un salon. D'un Salon, avec un grand S.

Dans Le Monde daté des 2 et 3 mars, page 15, Eric Azan commente les séquelles de cette étincelle présidentielle. Il aborde le sujet des noms de domaine nés de cette péripétie, ainsi que celui des réparties qui eussent pu en varier la mélodie, façon :
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Le vicomte

Maraud, faquin, butor de pied plat ridicule !

Cyrano
[ôtant son chapeau et saluant comme si le vicomte venait de se présenter]

Ah ?... Et moi, Cyrano-Savinien-Hercule
De Bergerac.

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Je regrette que l'auteur de cet article n'ait pu prendre connaissance du travail ici publié sur les mêmes thèmes. Il eût pu enrichir ses révélations sur les détenteurs des url du type ctpc, et prêter à Jacques Chirac des propos certes controuvés, mais moins inspirés d'Edmond Rostand et  plus directement contextuels, car manifestement dans l'ambiance des halls où les éleveurs de Loué ont pu offrir à notre premier ministre une poule rousse nommée Carla – voir à ce sujet Le Monde daté du 1° mars page 10...

Par Adamantane - Publié dans : Étonnement - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mercredi 27 février 2008 3 27 /02 /Fév /2008 19:14

Les petites phrases humoristiques de M. Triplemoi ont un succès de fait qui vient démentir sur le terrain la vision pessimiste que les institutsondeurs donnent de sa popularité actuelle.
L'exemple venant d'en haut, voilà ce que  des petits malins ont concocté pour s'en prendre à l'honorable population des agents verbalisateurs contractuels. J'ai trouvé ce papillon sous un des essuie-vitre de ma voiture à vivre.
A première lecture, je me suis demandé qui était ce mystérieux Tractuel qui signe cette injonction sans même citer ses sources, ce qui  n'est réellement pas fair-play.

casse--292.jpg
Je m'interroge en conséquence sur ce que la SACEM, prompte à réprimer, à juste titre, l'abus de droit de citation, va adopter comme attitude vis à vis de ce genre de plagiat, que je me permets de trouver lâche, et même indigne.

Voulant approfondir mes connaissances au sujet de l'énigmatique Tractuel,  j'ai fait la rencontre de Tractuelle, chanté par Oldelaf et Monsieur D. La gougueulisation du substantif m'a ensuite orienté vers tractopelle, et je m'en suis tenu là ; il ne faut pas rouler trop loin.

En cette saison de tractage, je me suis au passage demandé si Saint Tractuel n'était pas le patron de ces  vendeurs de rêve imprimé sur papier recyclé, de promesses en quadrichromie qui  nous glissent dans la main les déclarations d'amour fugace aux chèrezélectrices et cherzélecteurs qu'ont rédigé leurs commanditaires.

Cet épisode a inspiré les loueurs de noms de domaines. Les registrars ont immatriculé, selon le whois :


cassetoipauvrecon.fr – en construction sur...viaduc

cassetoipauvrecon.info – utilisé par deux sympathiques chanteurs de rue célébrant...le pouvoir d'achat ; mérite un détour

cassetoipauvrecon.com – en vente au plus offrant  

cassetoipauvrecon.net – inutilisé

cassetoipauvrecon.org – "site  d'augmentation du pouvoir d'achat ", à vendre au plus offrant

cassetoipauvrecon.eu  – acheté par la société 1&1 pour le compte d'un de ses clients

cassetoipauvrecon.mobi  – en construction

cassetoipauvrecon.ch – inutilisé ; l'acheteur réside à Epalinges, qui fut après 1955 lieu de villégiature et d'écriture de Georges Simenon

cassetoipauvrecon.li   –  inutilisé

cassetoipauvrecon.org.uk – inutilisé

cassetoipauvrecon.co.uk – inutilisé 

cassetoipauvrecon.tv  – en construction...par le même webmestre que .mobi

cassetoipauvrecon.nu – en cours d'enregistrement

cassetoipauvrecon.it  – inutilisé

Il en reste un peu, dépêchez-vous. En particulier l'extension .biz. Curieux, non ? Elle ne faisait pas l'affaire ?

A noter que CLPA désigne usuellement les Cartes de Localisation des Phénomènes d'Avalanche éditées par le CEMAGREF...Encore un détournement !
Par Adamantane - Publié dans : Étonnement - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Lundi 25 février 2008 1 25 /02 /Fév /2008 10:33
main.jpg
Nous  serons bientôt  999 999, sans compter les femmes et les petits enfants, comme  le regretté Christophe commente un épisode de La famille Fenouillard,  à avoir jeté un œil  sur la saynette  où M. Triplemoi  envoie promener sans élégance excessive, et en usant d'une périphrase  un peu trop familière peut-être, un quidam refusant  un contact qu'il pensait salissant. 

Pour ne pas abuser du droit de citation, je n'ai pas reproduit ici la totalité de ce nouveau chef d'oeuvre de la langue française ; les adeptes du parler banlieusard, dont je suis, y verront j'espère le signe fort d'une volonté d'empathie : enfin, il parle le même langage que nous...


Les prédécesseurs du mari de Carla auraient peut-être tourné autrement la réponse ? Par exemple :

Charles de Gaulle : Je me fais pourtant, Monsieur, une certaine idée de la poignée de main.

Georges Pompidou : J'ai bien le droit de tirer la poignée d'un frigidaire ...Pourquoi pas la vôtre.

Valéry Giscard D'estaing : Il n'y aurait pas tant de mains mal tendues, s'il n'y avait pas tant d'amateurs de malentendus.

François MitterrandQui a peur de son ombre attend midi pour tendre la main. Pendant ce temps, les autres se saluent.

Jacques Chirac : Qu'est-ce qu'elle a ma main ? Elle ne sort pas des fesses d'une vache...

Les plumitifs polygraphes qui peaufinent les périodes présidentielles vont avoir fort à faire. A moins qu'ils ne rendent leur encrier devant tant d'obstination à ne pas prendre le pli du langage élyséen. Comment faire passer pour digne de la fonction assumée (enfin, présumée telle) cette réplique qui fleure bon la racaillangue ?

J'en suis venu à me demander si l'on ne faisait pas beaucoup de bruit pour rien. Pourquoi ne faire un crédit d'intention à M. Triplemoi. Refléchissant à sa situation politique, n'en serait-il pas venu à s'interroger sur son avenir et, soliloquant, à se laisser aller à dire à voix haute, comme il arrive souvent aux grands esprits, ce qu'il lui convenait de faire ?

Crédits : je remercie Charles de Gaulle – écrivain et mémorialiste –, Georges Pompidou – Major de l'agreg de lettres –,  Valéry Giscard d'Estaing – occupant du fauteuil n° 16 –, François Mitterrand – écrivain, douze ouvrages publiés, dont un en collaboration avec Marguerite Duras – pour leur contribution aux réponses imaginaires, phrases extraites de leur œuvre et que j'ai un peu retouchées.
La réplique prêtée à Jacques Chirac est entièrement contrefaite, partiellement inspirée par un titre de Johnny Halliday,   mais plausible.
Quant à  l'image, je l'ai empruntée au site médecine et santé (pour rester dans le sujet)


Par Adamantane - Publié dans : Étonnement - Communauté : Le Club des Citoyens
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Mardi 4 décembre 2007 2 04 /12 /Déc /2007 18:12
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Le numéro 1246 du quotidien gratuit 20 minutes titre avec fierté : Merci à nos 2 423 000 lecteurs. A mon avis, il en est de 20 minutes, premier quotidien français, comme de l'annuaire de France Télécom :  il ne suffit pas de justifier d'un gros tirage pour exister en tant que journal ou que livre.
Qu'y a-t-il à lire dans ce gratuit : quelques titres et entrefilets. Le reste est photographie et publicité (en effet, un gratuit est de fait, et de droit, un support publicitaire qui accueille dans la place restée libre des extraits de dépêches d'agence et quelques micro-papiers de synthèse).

Un numéro "moyen" de Le Monde tire à 240 000 exemplaires et contient 55 000 cm2 de texte informatif.
Un numéro "moyen" de ce gratuit tire à 2 400 000 exemplaires et contient 5 500 cm2 de texte informatif.
Dans une certaine forme de comparaison arithmétique, match nul : le tirage est le même si l'on passe du nombre d'objets à la surface de texte non-publicitaire.

Vu du lecteur, un numéro de Le Monde représente dix fois plus de caractères. Et bien plus de dix fois plus d'information originale, de réflexion, de débat, d'enquêtes, d'approfondissements, de reportages...Et aussi en effet plus de vingt minutes de lecture.
Il n'y a donc pas tromperie sur la marchandise, au contraire, de la part du quotidien gratuit. Il est légitimement aussi gratuit qu'un prospectus pour grande surface.

Mais qu'est-ce qui m'a pris de vouloir comparer le catalogue d'Ikea avecun exemplaire de La Terre vue du Ciel...? Après-tout, les deux ont leur esthétique et leur utilité sociale...Mais ils n'appartiennent pas à la même catégorie d'ouvrages du labeur.

Crédits :
-merci à 20 minutes, numéro du 10 septembre 2007, pour son titre de première page.
-merci au Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour, pour cette photographie illustrant une page de son très intéressant site. Ceux qui auront trouvé le lien entre un quotidien gratuit et un chat qui gratte à la porte auront gagné...mon estime.

Par Adamantane - Publié dans : Étonnement - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mardi 27 novembre 2007 2 27 /11 /Nov /2007 15:03
magritte-rene-le-trahison-des-images-9960831.jpg
Dans le monde daté du mardi 27 novembre, deux articles  :
-page 8: les fresques de Lascaux menacées par les moisissures
-page 33 : les frasques de Bayrou menacées par les moi-scissures

Bon, j'ai triché, le billet de Robert Solé, en page 33, s'intitule très sobrement Loyauté. Il s'agit de la loyauté paradoxale de Jean-Marie Cavada, journaliste talentueux et opportuniste tortueux. Il se pourrait qu'un des sujets du bac 2008 soit du genre L'excès de loyauté peut-il étayer la trahison ?.

Notre ex-compagnon, ayant épuisé les recours de la loyauté, retourne son micro, et croit participer activement à la marche du siècle en règlant son pas sur le pas de Sarko.
Il m'est arrivé dans ma vie de changer d'avis [ changez de vie, changez d'avis  ], et après tout l'action politique consiste aussi à pousser certains électeurs à changer d'avis. Donc, je pense hypocrite de stigmatiser les variations d'opinion. En 1968, un certain Edgard Faure avait d'ailleurs approfondi avec finesse la dialectique des vents gyrovagues et de la girouette ventipulée. Le XV° titulaire du fauteuil 18 de l'Académie Française ( qui fut celui d'Alexis de Tocqueville...et de Philippe Pétain) était expert en aphorismes...

Mais, et notre homme le sait, le changement de point de vue d'un électeur et celui d'un leader d'opinion ont des conséquences avec commune mesure, en ce sens que celui-ci pèse entre dix mille (*) et un million de fois plus que celui-la. Le ratio dépend de l'influence du dit leader, de sa crédibilité, du moment de l'annonce.

Autant le changement d'orientation d'un Hervé Morin, dont le parti politique tout nouveau tout neuf a dû exploiter dans ses détails les plus sordides les règles républicaines pour acheter avec commission un financement, ce qui n'est pas une référence en matière d'éthique mais l'est pour ce qui est de la créativité politicienne, avait peu d'impact du fait de sa relative prévisibilité, autant celui du député européen ex-modem est conçu pour en avoir, venant quelques quatre jours avant le congrès fondateur d'un Mouvement sur lequel il estimait probablement son emprise insuffisante.

Circonstance aggravante : il a été membre de la commision d'investiture du MoDem...Je me demande au nom de quelle modestie insolite il aurait réfuté la sienne  propre !

Crédits : merci à Watch Kelton pour le slogan changez de vie, changez d'avis ,et à René Magritte pour son huile sur toile  la trahison des images visible en particulier sur le site de l'Université de l'Alabama et en général dans tout bon livre d'art traitant du surréalisme, ou tout bon ouvrage de méthodologie exposant les axiomes de la sémantique générale.

(*) Mille étant historiquement le pluriel de mil,  l'orthographe spontanée "dix milles" est déconseillée par les puristes...







Par Adamantane - Publié dans : Étonnement - Communauté : Militants du Modem
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