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  • : Adamantablogue
  • : *Étonnement systémique et libertaire *Évaluations de l'actualité culturelle, artistique, politique, économique, sociale *Ouvertures vers la pensée non conformiste
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Le site source de ce blog, adamantane.net, a été mis en chantier et en ligne pour assurer simultanément plusieurs fonctions :
  • Présenter un ensemble de littératures polychromes : poèmes, essais, critiques, préfaces, documents pédagogiques, schémas didactiques, fragments sur des thèmes divers
  • Publier des auteurs, et plus généralement afficher des artistes, connus comme méconnus
  • Servir de portail à des associations à but artistique et culturel
  • Accueillir des activités d'écriture collaborative
  • Dissimuler un espace privé dédié à des recherches symboliques.
Son rédacteur veut les assurer de manière :

  • Systémique : les liens et interactions entre les divers domaines de la pensée active constituent en noosphère vivante ce qui sans eux ne serait qu'une froide encyclopédie des savoirs ;
  • &, conjonction de coordination
  • Libertaire : la personne est première ; les maîtres à penser sont à fréquenter avec d'extrêmes précautions, et le progrès nait de la réflexion autonome de chacun venant se combiner à celle des autres.


Adamanquoi ?


Rédacteur Agoravox


Nous sommes tous capables d'observer et de commenter.



fremen
Nous sommes tous responsables de l'état de la terre (et du ciel...).



Nethique.info

Nous pratiquons tous les bonnes manières, surtout avec les inconnus.



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Nous pouvons tous intervenir directement dans les processus de décision.





Nous sommes tous aptes à décider de ce qui est bon pour nous.



Nous habitons tous le même village en forme de globe.

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Nous pouvons faire connaissance directement par delà les terres et les mers.

Systémique

Jeudi 29 mars 2007 4 29 /03 /Mars /2007 20:02

Nicolas Hulot se fâche un peu , dans Le Monde daté du 29 mars, vers le haut de la page 21. Penser que la signature de "son" pacte  écologique allait infléchir dans sa fibre profonde le projet des candidats signataires relevait d'un généreux crédit d'intention, qu'il fallait bien faire.
Après avoir porté des espoirs forts, les divers courants écologiques deviennent au mieux objets de doute, au pis sujets de dépit.

D'une part ils ont démontré leur incapacité à s'entendre sur l'essentiel ; leurs chicanes et brouilleries semblent porter plus sur des points de détail que sur les perspectives majeures qui les fit naître :
-susciter la prise de conscience par les citoyens de tous âges et de tous milieux de l'urgence d'une conception systémique du couple progrès-survie ;
-imprégner les décideurs de tous niveaux et de toutes disciplines de la nécessité d'ajouter la quatrième dimension, la  dimension écologie,  au complexe tridimensionnel de réference économie / société / droits de l'homme.

D'autre part, en voulant prendre partie sur des thèmes de nature sociale ou éthique, tels que les évolutions juridiques du pacs ou  l'extension des minimas sociaux (terminologie décadente...), ils ont parasité le message initial en lui infligeant, au sens rhétorique et sémantique du terme, un objectif  de développement sauvage qui l'a empoisonné.

L'écologie réduite à un ministère, c'est l'enfermement sanitaire préalable à la dissolution dans l'impuissance. Tous les compartiments de l'action gouvernementale ont une dimension économique, une dimension sociétale, une dimension humaine. Il leur manque la dimension écologique qui, soigneusement circonscrite dans les limites d'une superstructure, existe alors sans co- exister, est coupée de la réalité des décisions et des contrôles, et n'est de fait pas prise en compte.

Le compte n'y est pas, écrit Nicolas Hulot...
Par Adamantane - Publié dans : Systémique
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Mardi 27 mars 2007 2 27 /03 /Mars /2007 22:37

Ce livre se dit livre militant. Sa durée de vie est à la fois courte et longue :
-courte, car d'ici sept semaines nous aurons élu le meneur de jeu pour cinq ans ;
-longue, car d'une part les enjeux évoqués se placent dans le très long terme, et d'autre part nous pourrons d'ici 2012 comparer promesses et réalisations...

Il convient donc de l'acheter dès demain matin.

L'auteur , Isabelle Delannoy, a posé à une dizaine de candidats à l'élection présidentielle quarante questions (identiques). Elle a évalué leurs réponses en référence aux exigences de la symbiose avec l'environnement, du développement réellement durable, des bons soins pour notre mère la terre.
Sa quête a été patiente et minutieuse. Commencée en octobre 2006, elle s'est achevée fin janvier 2007.

Ce livre s'adresse à tous ceux qui, bien ou moins bien informés sur ces sujets , entrevoient la crise écologique qui nous attend, nous et nos enfants, et les enfants de nos enfants.

Ce livre analyse  et met face à face les réponses des candidats à chacune des questions posées. Il met en évidence les contradictions relevées. Il s''intéresse plus aux mesures concrètes proposées plutôt qu'aux discours d'intention générale...Tout en sachant que des mesures ponctuelles prises sans perspective d'ensemble relèvent de ce bricolage politique dont nous souffrons depuis des années.

L'auteur sait que les analyses et les évaluations sont toujours contestables. C'est pourquoi, les réponses d'origine des candidats sont disponibles dans leur intégralité sur un site annexe : cliquer sur le nom du candidat, dans la colonne de gauche de la page d'accueil.
Il en manque quelques uns. Et trois autres, déclarés comme tels à l'époque du début de ce travail, ont disparu de la liste électorale. Leurs points de vue demeurent toutefois très utiles à connaître, chacun ayant conservé, par ses prises de position, du poids dans le scrutin.

13,50 € - 180 pages -
Par Adamantane - Publié dans : Systémique
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Mardi 6 mars 2007 2 06 /03 /Mars /2007 13:00

De grandes entreprises européennes, telles qu'Airbus, veulent faire face aux exigences des acheteurs des grands pays dits émergents en incluant dans les marchés des clauses de transfert de technologie.
A mon avis, si la transmission du savoir-faire est accompagnée de réciprocités négociées, et de la mise en place d'une régulation planétaire, elle va dans le sens du progrès collectif et partagé.
Nous y gagnerons alors tous, même si quelques parasites bipassent le circuit pour pomper quelques avantages dérivés.  La mondialisation qui-fait-peur pourrait-elle se transformer en  mondialisation qui-fait-espoir ?
__________

<Ouverture parenthèse>


Le savoir-faire acquis par les cultures technologiques occidentales doit de fait beaucoup au Japon, à la Chine, à l'Inde,  et au moyen-orient méditerranéen, à travers les informations transmises par une "invasion arabe des années mille" et un "post moyen-âge" injustement épinglés comme de prétendues époques de régression technique et culturelle.
Sans ces transferts opérés lors du précédent millénaire, l'Europe serait très possiblement  restée une péninsule peuplée d'une main d'œuvre bon marché intellectuellement dépendante des cultures moyenne et extrême  orientales.
La dissolution de la civilisation gréco-romaine dans le déclin maffieux de l'Empire péri-méditerranéen  avait en effet laissé le champ libre aux influences venues de l'Est, du Grand Est...

<Fermeture parenthèse>
__________

Mais si cette transmission de savoir-faire ne vise qu'à optimiser les bénéfices à court terme de quelques uns, en bradant le patrimoine intellectuel et industriel, elle relève de l'abus de bien social.
Ce type de transmission de savoir-faire doit donc à mon avis, si tel est le cas,  être alors contrecarré par toutes les voies légales et, si besoin, par des actions légitimes de résistance civile.
 
Je crains que nous ayons en fait trop souvent à lutter contre la seconde voie ici citée. Avec d'ailleurs peu de moyens efficaces. Le citoyen de base se rue à chariot ouvert sur les produits à bas coûts tout en dénonçant les délocalisations, et pleure quand le rendement théorique de son modeste portefeuille baisse de 5 % en quelques jours, sans s'intéresser aux risques inhérents au soutien à l'évolution à long terme des entreprises dont il se trouve actionnaire de fait.
Les cadres aussi...Et les dirigeants d'entreprise plus encore, qui les y incitent dans leurs choix budgétaires, choix qui en fait ne leur appartiennent que très minoritairement.

Ca veut dire quoi, restaurer la rentabilité d'Airbus ? Sans la dette cumulée avec patience par la S N C F depuis une trentaine d'année, dette transférée par souci de clarté, mais seulement transférée, à R F F, il n'y aurait probalement pas aujourd'hui  de tégévé en Europe occidentale...
Il en est des dettes comme du cholésterol : coexistent le bon et le mauvais :
-Les bonnes dettes se nomment investissement à long terme : éducation, recherche fondamentale et appliquée, formation, renforcement du tissus social... .
-Les mauvaises dettes se nomment dépenses courantes engendrées par le train de vie de l'institution ( dépenses dont le corps social profite, très inégalement d'ailleurs, ce qui renforce injustices et précarités) , et même parfois remboursement des emprunts intercalaires destinés à rembourser les interêts des emprunts en cours...

Ne penser que rentabilité à cinq ans pour des systèmes de transport - les échanges de biens, plus encore que la mobilité des personnes, sont un des piliers du co-développement, et même une condition incontournable posée pour la survie de l'humanité - utilisant des matériels et des infrastructures dont le cycle de conception-fabrication est d'au moins dix à quinze ans et la durée de vie de plus de trente à quarante ans, est-ce bien raisonnable ?

Déguiser cette recherche d'amélioration de la profitabilité sous la nécessité de se donner les moyens d'assumer un changement technologique et de passer de l'emploi des alliages légers à celui des matériaux composites intégrant les fibres de carbone, comme notre actuel ministre de l'économie, des finances et de l'industrie (Que vient faire ici l'industrie, d'ailleurs ? Quelles est la logique qui préside à ce rapprochement ? l'économie nationale n'a-t-elle comme composante que l'industrie ?) a tenté de le faire lors d'une récente émission télévisée revient à prendre le téléspectateur ( dans téléspectateur il y a spectateur...) pour un ignorant passif.
D'autant plus que certains matériaux, tels le super-verre - GLAssREinforced, in english -, d'ailleurs figurant dans la nomenclature de l'Airbus A 380,  marient métal et céramique ou métal et fibre de verre...et qu'il s'agit bien de maîtriser une technologie elle-même...composite, et impliquant la pratique du travail des alliages légers...et des fromages de hollande ( allusion aux sites de production actuelle ).

Il est légitime de penser que développer une technologie dans le domaine applicatif, et non plus spéculatif, tout en conservant les savoir-faire requis pour continuer en parallèle avec la précédente, implique a priori la conservation des moyens, et surtout des gens qui savent, et non de planifier le départ volontaire de quelques milliers de techniciens, accompagné de la suppression d'autant de recrutements de remplacement pour compenser les fins de carrière...

Si le fond du problème est, comme je l'ai aussi entendu, qu'il y a un président ou un directeur général "en trop" pour une bonne gouvernance, alors il suffit d'une seule suppression de poste pour apporter remède au dysfonctionnement.
J'imagine les titres de la presse : drame social chez EADS ; un licenciement...(1).

Nous sommes témoins de mises en perspective économique et de décisions politiques sémantiquement incohérentes, socialement aliénantes, défis à l'intelligence.

(1) Note
Je sais, en novembre 1970, L' hebdo Hara-Kiri, journal pas bête mais un peu méchant, avait titré Bal tragique à Colombey ; un mort... et par concidence de calendriers son interdiction avait suivi. Je ne fais que reproduire un schéma mental  de dérision décapante.

Crédits :
Merci, un peu au photographe qui a appuyé sur le déclencheur, mais surtout aux milliers d'ingénieurs, techniciens, ouvriers , bref, aux travailleurs tant intellectuels que manuels qui ont œuvré à la réalisation de l'aéronef   ici  représenté...
Par Adamantane - Publié dans : Systémique
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Vendredi 2 mars 2007 5 02 /03 /Mars /2007 11:27
Nethique.info

Sur le trottoir de gauche de ce blogue, dans le quartier des partenariats, ont été construites six petites maisons :
  • AgoraVox
  • Freemen
  • Néthique
  • Cyber@cteurs
  • Ad-Free Blog
  • Population Data

La plaque que j'ai apposée sur la maison Néthique mentionne Nous pratiquons tous les bonnes manières, surtout avec les inconnus.
Cette maison, qui héberge aussi  un blog et un wiki , a été construite, il y a un peu plus d'un an, par l'O N G Les Humains Associés.

Pourquoi ?
Parce qu'Internet est un espace de dialogue permanent pour des millions de personnes. Tout un chacun, et même toute une chacune, peut ouvrir un blog(ue) et devenir l'éditeur de ses contenus personnels, participant ainsi à la construction de la cité numérique mondiale.

Comment ?
La charte néthique s'appuie sur une démarche participative. Elle peut être modifiée et adaptée par chacun. Chaque blogueur est libre ou non de la suivre. Elle propose une sensibilisation aux principes établis par la communauté pour mieux vivre ensemble sur le Net ainsi qu'aux aspects juridiques.

Qui ?
Aujourd'hui, elle loge une communauté de cent cinquante habitants environ – 156 au dernier recensement...– :
  • -blogs : des blogs de cuisine aux blogs philosophiques et politiques ainsi que des blogs de la Cité des Sciences, du Conseil économique et social par exemple,
  • -sites : à partir d'aujourd'hui , le site de François Bayrou devient néthique et nous rejoint ,
  • -territoires dans Second Life : l'Île Verte des Humains Associés, l'île Neutrino d'i-Marginal, l'espace du comité 748-désirs d'avenir, l'Île Sarkozy de Loïc Le Meur ....
  • -prescripteurs : le Parti socialiste et Désirs d'Avenir promeuvent la néthique auprès de leurs militants dans la campagne en ligne.

Les Humains Associés ont le plaisir de vous communiquer le programme de la journée néthique. organisée le samedi 10 mars 2007 au Carrefour Numérique à la Cité des Sciences :
Néthique -Vivre ensemble sur le Net.
Une introduction et deux tables rondes...

14h30 - 15h00
Qu'est-ce que la néthique ?
Tatiana Faria, Présidente-fondatrice des Humains Associés,
Natacha Quester-Séméon , Secrétaire Général(e) des Humains Associés,
Tristan Mendès France, Secrétaire Général de l' Institut Pierre Mendès France,
Laurent Mayet, professeur de philosophie, rédacteur en chef des hors séries de Le Nouvel Observateur et  Sciences et Avenir,
Sylvain Attal, Journaliste, France 24 et blogueur, dans le rôle du modérateur.

15h00 - 16h30
Comment être un internaute-citoyen responsable ? Le point de vue de la société civile...
Carlo Revelli, co-créateur d'AgoraVox – voir la première petite maison du quartier des partenariats...–,
Thierry Crouzet, auteur du livre Le 5e pouvoir,
Thierry Maillet, auteur du livre Génération Participation.

16h45 à 18h15
Comment être un internaute-citoyen responsable ? Le point de vue des partis politiques...
Eric Walter, responsable internet de l'UMP - sarkozy.fr,
Quitterie Delmas, porte-parole des jeunes UDF de Paris - bayrou.fr,
Benoit Thieulin, responsable de la net-campagne de Ségolène Royal - desirsdavenir.org.

Celles et ceux qui souhaitent assister à la journée peuvent s'inscrire dès maintenant sur le WikiNethique.
Je vous dis ça gentiment...
Par Adamantane - Publié dans : Systémique
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Vendredi 19 janvier 2007 5 19 /01 /Jan /2007 17:05

Dialogue semble impliquer la dualité, le 2, de par sa forme, s'opposant à monologue impliquant le 1.

Alan Edgard Poe a convoqué il y a pas mal de temps un Colloque entre Monos et Una, sous la protection, l'égide de l'Antigone de Sophocle. Charles Baudelaire avait conservé dans la traduction française les noms des protagonistes dans la langue d'écriture initiale.
Una la latine y parle peu, et Monos le grec y parle beaucoup...Le temps de parole est assez peu également réparti, voire franchement pas....

De manière plus platonicienne, δια, dia est le mot qui incarne le concept de séparation, de distinction, et aussi d'achèvement. Il est donc possible de dialoguer avec soi-même, avec un autre, avec d'autres.
Ailleurs, Dia, femme d'Ixion et île de Crête, fait partie du vocabulaires des hommes qui hurlent dans l'oreille des chevaux pour les faire tourner à gauche en France et à droite en Bretagne et en Suisse...

Comment faire pour être écouté (pulsion captative : je veux que tu fasses attention à moi !) ? Peut-être en écoutant l'écoute de l'autre, autant que ses paroles, manière de lui offrir sa propre écoute.

Comment prouver que l'on écoute (pulsion également captative : je veux me nourrir de ton idée, de ton sentiment, voire de ton silence) ?

Des monologues parallèles se rencontrent-ils à l'infini, instaurant un peu d'infinitude (celui là, il existe...) dans la rencontre ?

Crédits : Merci à Galileo Galilei, l'inventeur du pendule et de la cycloïde, pour son dialogue...entre trois personnages, Sagredo, Simplicio et Salvati. Le litre complet serait : Dialogue où dans les rencontres de quatre journées il est disserté au sujet des deux principaux systèmes du monde, le ptoléméen et le copernicien, en proposant sans aucune détermination les raisons philosophiques et naturelles tant en faveur de l’une que de l’autre des parties.
Par Adamantane - Publié dans : Systémique
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Mardi 19 décembre 2006 2 19 /12 /Déc /2006 13:55

Homme libre dans une loge libre (se dévoiler n'est pas se dénuder) je pratique l'isegorie sans le savoir.
Les corporations ne pourraient saborder Internet que si Internet était le seul vaisseau qui les fasse flotter sur les océans atlantico-politique et pacifico-écononomique. L'abolition par Isaac Le Chatellier (enfin, il s'est fait aider) des anciennes corporations s'étant accompagnée, pour faire bonne mesure, de l'interdiction du compagnonnage et de la prohibition des syndicats, je ne vois aucun inconvénient à ce que les corporations existent...et agissent.

Interpréter les phénomènes d'influence actuels à la lumière des enseignements de la société de l'Athènes des  grandes époques mérite quelques éclairages supplémentaires et contextuels.
Athènes comptait alors, dit-on, de nombreuses "tribus" (à certaines époques définies par classes de revenus ou de patrimoine...) et un système de représentation complexe – dans ses modes de désignation comme dans son fonctionnement logique – dont le nombre de partenaires directs semble, d'après mes sources, ne pas avoir excédé le millier.
Aujourd'hui, un citoyen sur deux, soit vingt à trente mille fois plus de personnes, a le moyen d'intervenir directement, sans convocation, sans droit d'entrée, sans tour de parole, sans président de séance  – autre que les contraintes de la netétiquette si elle est reconnue comme telle...– , sur le réseau pour dire ce qu'il pense de qui que ce soit et de quoi que ce soit, le tout quand que ce soit....

Mon propos n'est pas ici d'infirmer ceux d'Étienne Chouard tels que rapportés dans Carnets de nuit dont le rédacteur relaie avec intelligence la déclaration. 

Au contraire.

Les blogues peuvent changer la politique dans ses méthodes et dans ses résultats.

Encore faut-il :
-que les papiers soient lus, et engendrent débats
-que les citoyens-votants n'oublient pas dans l'isoloir les réflexions du citoyen-débattant
-que les citoyens-politiciens retournent dans cette forme moderne de l'antique préau d'école qu'est la blogosphère, non pour intoxiquer leurs lecteurs (comment séduire ceux qui sont contre sans éc?urer ceux qui sont pour...?) mais pour lire et comprendre les questions, révoltes et recommandations des citoyens-électeurs, dont ils ont souvent trop tentance à oublier qu'ils ont en moyenne au moins le même QI qu'eux.

Crédits : merci à Hérodote pour cette réflexion :  Δηλοῖ δὲ οὐ κατ΄ ἓν μοῦνον ἀλλὰ πανταχῇ ἡ ἰσηγορίη ὡς ἐστὶ χρῆμα σπουδαῖον ( ....On pourrait prouver de mille manières que l'égalité entre les citoyens est le gouvernement le plus avantageux...) et à Pierre-Henri Larcher pour sa traduction, qui a plus de 150 ans...


Par Adamantane - Publié dans : Systémique
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Vendredi 8 décembre 2006 5 08 /12 /Déc /2006 17:47


Je suis avec intérêt depuis quelques semaines les échanges de points de vue qu'accueile le forum des rédacteurs d'AgoraVox sur le thème des commentaires. J'allais écrire "comment taire certains commentaires"...
Il est vrai, que dans AgoraVox comme à feue la Samar, on trouve de tout en matière de commentaires.

Le désir de bien faire, émergeant de celui de bien être, pousse à la mise en place de mécanismes complexes et exogènes. Chacun, la peau un peu grattée par ces pustules programmatiques qui germent les unes sur les autres, finit par perdre de vue les formes simples du corps d'origine. Non, je ne demianoueste pas.
Je veux seulement dire qu'au plan pratique tous ces perfectionnements ne font pour moi que complicationner, comme eût dit le regretté Georges Marchais par la bouche d'un de ses imitateurs caricaturiste, la chose.

On pondère,on échelle, on plie et on déplie, en colorise, on débat des seuils d'acceptance ou de refusement...Intéressant. Fascinant, dirait Monsieur Spock.

Pour ce qui me concerne, petit rédacteur amateur, je dirai que :

-Les commentaires sont la trace visible du passage d'un lecteur. La trace est ce qu'elle est.

-Le contenu du commentaire relève de la responsabilité de son auteur (l'éditeur de site ayant certes légalement à intervenir pour éliminer ceux dont le texte tombe "sous le coup de la loi").

-Il m'appartient d'en retenir pour moi ce qui me semble pertinent ou utile, et d'y donner suite ou non ; certains appellent remerciements, approfondissements, d'autres explications complémentaires, d'autres silence, spontané ou réfléchi...La réfutation argumentée est possible dès lors qu'elle fait progresser courtoisement un débat, inutile, voire dangereuse quand elle est réaction affective à une provocation.

-Je ne suis pas affecté par les insultes ou les procès d'intention : les personnalités bruyantes, encombrantes,ne peuvent être muselées, et si elles se heurent à un vide élastique elles n'ont pas leur nourriture, et changent de cible...J'ai l'habitude des objections infondées, des interprétations tordues, des attaques in hominem (habitude non de pratiquer, encore que dans le feu de l'action je ne puisse me proclamer vierge de tels excès, mais d'affronter)et je ne cherche point à m'enprésrer par une cuirasse extérieure ; ma résistance est en moi.

-Je n'ai aucun intérêt pour la note donnée (intéressant/ pas intéressant) à mes interventions. Je ne cherche pas en effet à avoir une bonne note, mais à dire tranquillement et poliment ma vérité. Si mon "article" est publié, c'est qu'il satisfait aux principes de base : il s'appuie sur des sources crédibles, il a une valeur ajoutée, il n'enfreint pas les règles de la bienséance ; je fais confiance au comité de rédaction, jouant moi-même ce rôle dans d'autres instances, pour avoir un référentiel cohérent et savoir s'en servir. Quitte bien entendu à demander des explications si besoin...

-Je ne suis pas perturbé par les commentaires hors sujet -sauf à m'interroger sur la clarté de mon papier, bien sûr - , non plus sur les maniaques, les déviants, les verbeux, les obscurs, les tendancieux, les bêtes et méchants. Et je ne vois aucune raison de les noter, éliminer...Mettre un écrit dans le domaine publis, c'est aussi prendre le risque de le voir affublé d'une queue de comète dont tous les éléments n'ont pas aux yeux de l'auteur la même brillance...

-Je trouve les commentaires irremplaçables dans la formule spécifique d'AgoraVox. Et je recommande de les prendre comme ils sont, bruts de décoffrage. Après tout, les articles que nous mettons en ligne, ne sont-ils pas, quand nous nous retrouvons lecteurs, à prendre strictement comme ils sont ?

Pour conclure, j'ai écris que je souhaitais une simplification du dispositif de présentation des articles. La complication des procédures peut en efet être interprétée comme signe visible de la coexistence de principes contradictoires.


Par Adamantane - Publié dans : Systémique
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Lundi 27 novembre 2006 1 27 /11 /Nov /2006 18:48

Mon père, artisan menuisier-charpentier, me disait en parlant de ses "riches" clients – en fait des gens de la classe dite moyenne-supérieure (aujourd'hui, un revenu annuel de l'ordre de 75 000 euros ) –  Ils gagnent bien leur vie, tant mieux, ne nous plaignons pas, ça fait marcher le commerce . Aspect dynamique.
Aujourd'hui, le montant de l'épargne des ménages, si j'ai bien lu, est de l'ordre de 175 milliards d'euros, ce qui n'est pas rien au total, mais est distribué de manière plus qu'inégalitaire. Aspect statique.

La richesse (personnelle, familiale, nationale?...) peut être étudiée en termes de flux et en termes de stocks.
Au fond de nous, nourris par les comédies de mœurs de Jean-Baptiste Poquelin-Molière et  les fables renouvelées des anciens par Jean De La Fontaine, nous percevons la richesse en termes de stock : un patrimoine liquidable, des lingots d'or, une collection de tableaux cotés, un portefeuille d'actions robuste....
Cette richesse est morte, inutile – sauf à habiter sa maison, regarder ses tableaux, pratiquer le placement à long terme pour doter ses filles, certes – mais beaucoup de propriétaires fonciers se désintéressent de leurs immeubles, moult possesseurs de parts de capital ne songent qu'au profit spéculatif, et nombre de collectionneurs dissimulent leurs possessions dans les  tréfonds d'un coffre obscur de haute sécurité.

La richesse morte sécurise une minorité, immobilise des capitaux, bloque le développement.
La richesse circulante, elle, profite à tous, irrigue les échanges, permet à chaque acteur économique, en ayant les moyens de vendre sa force de travail, de vivre de manière décente dans une "honnête aisance".

Pour chacun de nous, aussi, un riche est quelqu'un qui gagne, mettons trois fois plus que nous : nous sommes donc presque tous le riche de beaucoup d'autres et le pauvre de quelques uns...

Autrement dit, définir ce qu'est un(e)  riche est un exercice sémantique plutôt difficile. A plus forte raison répondre à la question : pouvons-nous nous enrichir sans pour autant appauvrir autrui ?

La réponse, à mon avis, est presque certainement non si la richesse est perçue en termes de stock. Voir le livre de Jules Verne La chasse au météore où est esquissé ce que deviendrait l'économie mondiale – de l'époque – si un stock d'or égal à mille fois, ou plus, les réserves mondiales nous tombait du ciel...

La réponse est peut être oui si la richesse est perçue en termes de flux, comme étant une espèce d'énergie renouvelable. Dans ce cas, tout le monde peut profiter de la circulation du flux, ce qui implique la renonciation aux cagnotes et autres pièges à richesse.
Par Adamantane - Publié dans : Systémique
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Jeudi 2 novembre 2006 4 02 /11 /Nov /2006 18:06


Le rapport de Sir Nicholas Stern est enfin publié...Le climat change trop, et trop vite. Gaïa a de la fièvre... et nous, si nous ne la soignons pas d'urgence , elle entrainera nos périssables civilisations  dans un funeste destin.

La question n'est plus combien ça va nous coûter ?  mais comment faire pour que la notion de coût ait encore un sens ? En effet le risque majeur n'est pas une érosion bienveillante et mesurée de l'économie planétaire, mais son effondrement dans les eaux de la fonte des calottes polaires...Après les dinosaures, les multinationales...

Les réactions se multiplient. Les free(wo)men, qui depuis plus d'un an multiplient les initiatives pour réveiller les consciences endormies, soutenir les lucides et encourager  les actives, y trouvent une bonne raison de plus de persévérer dans leur action.

Certes, nous pouvons à notre propre niveau (personnellement, en famille, dans notre quartier...) modifier certaines de nos mauvaises habitudes de vie.
Mais une dérive de cette ampleur requiert plus que des initiatives individuelles, le bon exemple et le recours à l'influence de voisinage. Cette préoccupation vitale doit contaminer les plus hauts niveaux de réflexion et d'action : les dirigeants des groupes industriels, les décideurs politiques, les autorités morales, culturelles, intellectuelles et même religieuses. Que les éminences grises, conseillers secrets et autres think tanks se mettent au travail, s'ils n'ont déjà commencé....

Ce samedi 4 novembre 2006  est la date retenue par les ONG pour que les citoyens se mobilisent sur toute la planète, et est Journée internationale d'actions au sujet du changement climatique.
Cette date précèdede deux jours la Conférence internationale sur le climat des Nations Unies qui aura lieu à Nairobi (Kenya) du 6 au 17 novembre.

L'Association Cyber @cteurs a décidé de s'associer à cette mobilisation en nous invitant à interpeller le Président de la République et vos parlementaires et à participer aux mobilisations symboliques organisées un peu partout.
Cette Cyber @ ction peut être signée en ligne.
Par Adamantane - Publié dans : Systémique
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Jeudi 19 octobre 2006 4 19 /10 /Oct /2006 23:16

Le gouvernement Portugais envisage, ai-je entendu, d'organiser un nouveau référendum sur la dépénalisation de l'IVG.
Fort bien. C'est à la fois un sujet de société et une possibilité de reconnaître les droits spécifiques des femmes. En débattre librement, pour s'affranchir à la fois des pratiques hypocrites, des risques de santé individuelle, des relents de soumission à des impératifs énoncés par ceux qui ne sont pas impliqués dans les grossesses  accidentelles, sinon comme confesseurs, ou psychiatres, ne peut faire que du bien au corps social de ce pays.

Pour moi la question est : ce vote est-il réservé aux femmes, ou les hommes pourront-ils s'exprimer sur un sujet qui ne les concerne pas directement, au risque de fausser la consultation ? J'ai des doutes sur l'impartialité de la gent masculine. S'il est prouvé que la totalité des fécondations intempestives trouve son fait générateur dans une invasion masculine, il n'est pas prouvé qu'une fois l''affaire faite le co-responsable (à supposer bien entendu qu'il n'y ait ni tromperie ni abus) masculin soit à même d'assumer paritairement les conséquences de son intrusion contagieuse dans la vie d'autrui.

Pourquoi ne pas laisser les femmes en décider entre elles ?
Après-tout; il fut un temps où elles étaient exclues des votations. Avec des raisons moins défendables...
Par Adamantane - Publié dans : Systémique
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