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  • : Adamantablogue
  • : *Étonnement systémique et libertaire *Évaluations de l'actualité culturelle, artistique, politique, économique, sociale *Ouvertures vers la pensée non conformiste
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Le site source de ce blog, adamantane.net, a été mis en chantier et en ligne pour assurer simultanément plusieurs fonctions :
  • Présenter un ensemble de littératures polychromes : poèmes, essais, critiques, préfaces, documents pédagogiques, schémas didactiques, fragments sur des thèmes divers
  • Publier des auteurs, et plus généralement afficher des artistes, connus comme méconnus
  • Servir de portail à des associations à but artistique et culturel
  • Accueillir des activités d'écriture collaborative
  • Dissimuler un espace privé dédié à des recherches symboliques.
Son rédacteur veut les assurer de manière :

  • Systémique : les liens et interactions entre les divers domaines de la pensée active constituent en noosphère vivante ce qui sans eux ne serait qu'une froide encyclopédie des savoirs ;
  • &, conjonction de coordination
  • Libertaire : la personne est première ; les maîtres à penser sont à fréquenter avec d'extrêmes précautions, et le progrès nait de la réflexion autonome de chacun venant se combiner à celle des autres.


Adamanquoi ?


Rédacteur Agoravox


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Nous sommes tous responsables de l'état de la terre (et du ciel...).



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Nous pouvons tous intervenir directement dans les processus de décision.





 
Nous sommes tous aptes à décider de ce qui est bon pour nous.




 
Nous habitons tous le même village en forme de globe.
Jeudi 6 juillet 2006


Lionel Jospin a été pendant cinq ans un premier ministre nommé sous l'étiquette socialiste, atypique, inventeur de la majorité plurielle — qui s'est désagrégée dès l'épreuve redoutable de l'élection présidentielle, telles ces comètes que leur passage au périhélie fait exploser —  et instigateur de plusieurs réformes dont une au moins  relève de l'autisme social le plus caractérisé, la magouille dite des trente cinq heures.

Cette injustice normative était intellectuellement et même idéologiquement douteuse, (mais ses inventeurs étaient-ils socialistes ?) car la force de travail n'est pas une marchandise que l'on stocke et débite et répartit ; elle est le temps vécu des travailleurs, et leur seule source de ressources et de réalisation de soi.
Elle a été  et demeure socialement dévastatrice : seuls les salariés des grosses structures, étatiques ou capitalistes, qui  bénéficiaient déjà de la protection sociale maximale et de la précarité minimale, en ont profité, alors que ceux des petites et toutes petites entreprises, soit près de 80 % du corps social, se sont au mieux contenté des miettes, au pire retrouvés dans une situation plus douloureuse  que la précédente.
Pour ne rien dire des entreprises de toutes taille et de tous statuts, de l'assistance publique aux boulangeries industrielles, des centres d'appel  aux écoles maternelles, où la compensation de la réduction effective du temps de travail a été réalisée non par créations d'emploi, mais par ce que l'on nomme pudiquement amélioration de la productivité — vocabulaire industriellement correct pour désigner la posture consistant à faire suer le burnous, posture stigmatisée à juste titre comme à la fois économiquement absurde et contraire aux droits élémentaires de la personne humaine
Au delà de l'économie d'une réflexion sur la croissance, son sens, son utilité, son coût humain global,  cette décision hélas irréversible a contribué à accentuer la fracture sociale dont la dénonciation, demeurée aurgument électoral, était chère à son patron institutionnel et ennemi politique intime.
Alors qu'une telle réflexion, qui nous fait toujours défaut, aurait pu permettre à cette équipe insolite de laisser une trace positive dans notre histoire locale...

Lionel Jospin avait dignement tiré le rideau en annonçant, de manière un peu abrupte, mais société du spectacle oblige, qu'il mettait fin à sa vie politique du fait de sa défaite (toute relative, d'ailleurs, au regard des chiffres, l'écart entre les  candidats classé deuxième et troisème étant de 0,7 %, donc assez peu significatif ; preuve supplémentaire de l'absurdité d'un système où les pourcentages sont rois ).

Et, tiens, le revoilà...

Dans les années 1955, au lycée de Meaux, un jeune homme doué pour le basquette-balle était fort demandé pour entrer dans les équipes qui se constituaient à l'occasion des récréations. Il avait d'ailleurs la capacité de leur apporter sans barguigner les tirs victorieux.
J'ai encore dans les oreilles les exhortations "vas-y Lionel !" qui accompagnaient les rebonds du ballon sur le sol.

Aujourd'hui, j'ai plutôt envie de crier "vas-y-pas, Lionel !".

Qui a envie de revivre cette époque de navigation floue, d'alliances élastiques, d'erreurs démagogiques, de socialisme trahi ?
Loin de moi, bien entendu, le soupçon que ce retour sur scène façon opéra soit uniquement dicté par la nécessité de faire barrage à une candidate encombrante qui ose l'écoute et, comme son vis à vis bien-pensant, trouve intellectuellement désolant et socialement contreproductif d'éliminer systématiquement toute idée partagée par celles et ceux de l'autre camp.

Crédits :  merci à René Ferracci, pour l'affiche du film de Luis Bunuel, le Fantôme de la Liberté...
par Adamantane publié dans : Étonnement
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Jeudi 22 juin 2006

Mon excellent confrère Paris-Match, en son numéro  2979, page 104, titre :

Descente de gendarmes à Polytechnique
un bar clandestin, de l'alcool et du tabac ont été découverts
et mis sous scellés
.


Illustration : la façade de le BôBar, très  peu clandestine d'ailleurs.  L'illustration de ce papier n'est pas celle de l'article ; c'est un BoBar italien...
Moralité, due au chef de cabinet  du directeur de l'École : Il 'sagit d'une affaire interne entre la gendarmerie et nous, d'une simple question de régularisation administrative.


Le campus de Palaiseau est en effet un terrain militaire...lugubre, plat, et isolé. J'y ai travaillé, c'est à pleurer (de soif) . Lorsque l'X était installée Montagne Sainte Geneviève, point n'était besoin de foyer des élèves pour procurer un légitime délassement aux dévoreurs d'intégrales, fous d'ana et autres piocheurs d'astro. Mais dans cet exil semi-rural, il était en effet prudent de disposer de réserves stratégiques. A noter qu'il y a d'autres bobar...dans ce bas monde.

Mais on ne badine pas avec l'article L3335-1, alinéa 7, du code de la santé publique, ni avec le règlement intérieur — voir le décret n°71-708 du 25 août 1971, qui organise les instances ayant à juger des fautes graves  —  d'une École sous tutelle du Ministère des Armées.

Ceci dit,  il serait intéressant  de savoir, dans une école où le régime est l'internat et qui accueille des majeurs, quelles sont les tolérances en matière de drogues licites, et où est la frontière de l'hypocrisie qui consiste à interdire quelque part ce qui est autorisé un peu plus loin : on se réunit dans ma thurne — ça, c'est plus gnouf que X ! — ou on va au troquet du coin ?

En relisant mon ouvrage de référence sur la vie à Polytechnique, Le nouvel argot de l'X, de Roger Smet, chez Gauthier-Villars, Paris 1936, j'ai découvert que ce lieu dont l'article cité dit qu'il aurait été une "institution de la vie polytechnicienne", n' existait point alors , du moins sous ce nom, et qu'il s'agissait probablement d'une création récente, prenant le relais des antiques Soufflet, D'har, Holl, et autres...

Crédits : astericopubblicita, fabriquant d'enseignes à  Via delle Tuje, 2 - Zona Industriale - 06083 Bastia Umbra (Perugia) - ITALIA depuis 1992.
par Adamantane publié dans : Étonnement
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Samedi 3 juin 2006


Le 31 décembre j'avais manifesté mon irritation au sujet de ce que je tenais pour une déviation terminologique inutile : la substitution du mot périple aux mots  voyage, ou déplacement.
Puis le 15 mai j'avais stigmatisé l'emploi du verbe finaliser pour exprimer l'idée d'aboutir, de terminer.

Or, surprise : lors de l'émission 100 % culture de la chaïne LCI, ce vendredi 2 juin vers 19 h 43, le jeune Arman Méliès, chanteur-compositeur francophone, auteur, entre autres,  du recueil de chansons les tortures volontaires, interrogé sur sa manière d'écrire, termine son explication par : il y a du travail pour finaliser tout ça.
Aurais-je donc tort ? Pourquoi pas.
Ce charmant jeune homme ayant une notoriété langagière et une reconnaissance médiatique qui me font défaut, il est a priori mieux placé que moi pour tenir des propos conformes au génie de la langue française.

Pour ce qui est de périple, j'ai réfléchi à la question. Et ma conclusion est que j'ai peut être tort. Prenons un exemple : je fais Paris-Bordeaux aller et retour. Imaginons que j'emprunte (il y a péage !) l'excellente liaison autoroutière l'Aquitaine, conjointement gérée par Cofiroute puis les ASF. Les deux chaussées étant séparées par un tépécé (Terre Plein Central) continu, au sens topologique du terme je décris un lacet, les chemins aller et retour sont disjoints, l'ensemble est  homomorphe à un arc de cercle. Il y a donc stricto sensu périple.
La démontration subsiste si j'achète une place dans le tégévé, les convois montants et descendants ne circulant pas sur la même voie. Quant au trajet aérien, lui, c'est un peu plus flou, mais en y regardant de plus près, il est possible de se demander si périple, né lorsque la terre était presque plate, conserve un sens dans l'espace à trois dimensions qui est le milieu de prédilection des aéronefs.

Quant à finaliser, je réfléchis toujours. Il me faudra bien conclure. Si quelqu'un a une idée ?

Crédits :

Pour l'image, merci à Dominique Cureau, qui sur son site de Vexillologie Provencale, publie cette photographie des armes du fief de Lagoy, rattaché à Saint-Rémy de Provence : de sinople à un lac d'amour en argent.
Le lac d'amour est un noeud qui matérialise des éléments de périple au long d'une corde. Un lac ici est un grand lacet...Le lac d'amour est aussi utilisé dans la symbolique ds tableaux de loge massoniques.

Pour l 'intervention orale ici retranscrite, merci à Arman Méliès. Le pseudonyme de Jan Fiévé est visiblement inspiré de Georges Méliès.
par Adamantane publié dans : Étonnement
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Lundi 15 mai 2006


Le Monde
le dit, c'est sûrement vrai : le lycée Henri IV a finalisé son projet d' accueil  d'élèves de milieux modestes.

Je n'insisterai pas sur l'incongruité  du verbe finaliser. Mettre au point aurait fait l'affaire...mais c'est moins branché.



En revanche, je suis très content de cette bonne nouvelle. Le progrès est parfois le retour en arrière. Peu importe, seuls les esprits chagrins s'en plaindront, alliés au SNES qui, arc-bouté selon ses habitudes sur des positions conservatrices, émettrait  (à vérifier) une appréciation mitigée sur les initiatives de cet Établissement.

En 1956, boursier du gouvernement (c'était ouvertement élitiste, puisqu'il y avait un concours, qui permettait l'entrée en classe de seconde avec l'assurance d'être financièrement soutenu - gratuité des études en internat, allocation à la famille d'un pécule de subsistance - jusqu'à la fin des études supérieures si les résultats scolaires étaient au rendez-vous ), bachelier à seize ans, j'intégrais la prépa d'Henri IV, sous le régime de l'internat, et y passai trois ans avant d'entrer dans une École d'ingénieurs de la DGA. Mon milieu familial était modeste, au sens le plus strict du terme : mon père, artisan menuisier, et ma mère, institutrice, élevaient sept enfants, dans un coin de la banlieue est de Paris.

L'article de Le Monde me fait toutefois comprendre une différence essentielle entre ce que je vécus dans ma famille modeste et ce que vivent beaucoup d'adolescents d'aujourd'hui : l'ouverture vers la culture générale ne nous était pas barrée par la télé débilitante des heures de grande écoute, les jeux vidéos et autres  tchaches essèmessiques entre téléphones portables.

Mes parents, modestement,  m'avaient :
  • -incité à la lecture,
  • -poussé à l'étude des langues dites anciennes (je lis toujours le grec classique et peux encore traduire des textes simples)
  • -encouragé à l'écriture (ils m'offrirent pour mon bac une Remington portative),
  • -montré certains aspects du monde des arts  et de la vie spirituelle.

Pas besoin de session de rattrapage...On lisait Pierre Teilhard de Chardin , déjà sulfureux, on chantait du Joseph Gelineau, dont les traductions et mises en musique circulaient sous le manteau, on écoutait Nicole Louvier, déjà méconnue, et Anton Dvorak, à peine reconnu...On créait des journaux de lycée, on montait des ciné-clubs, on organisait des camps scouts pour les enfants du fond des rues, nos frères cadets, on discutait personnalisme et communisme, surréalisme et existentialisme, on pensait à l'Europe et on se rêvait citoyens du monde ...

Je suis plutôt content de voir un grand Lycée se recentrer sur sa vocation, qui est d'être un lieu de rassemblement d'étudiants venus de milieux divers, de lieux différents, pour que leur développement -en instruction comme en éducation - soit paritairement soutenu par un corps professoral de qualité et par ce mélange social où le fils de l'artisan, celui de l'universitaire et celui du chevalier d'industrie s'apprenaient  mutuellement les richesses et les spécificités de leurs origines et traditions familiales.

Si j'ai mis ce papier dans la rubrique des irritations, c'est uniquement pour protester contre le barbarisme pérégriniste qui entache le titre de l'article.

Crédits : j'ai préféré une vue de la sphère armillaire de la cour du méridien à la traditionnelle carte postale exposant la tour Sainte Geneviève. Si la tour, à mon époque, contenait les dortoirs aujourd'hui désaffectés, la cour, elle, était un des lieux de rencontre entre les diverses prépas, des colos au khagneux, des agros aux taupins, sans oublier les chartistes, trésor du lycée, puisque seule classe ouverte aux étudiantes.
par Adamantane publié dans : Étonnement
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Samedi 29 avril 2006

-1-Le Webmestre (légaliste)  :

Bonjour,
je (re)viens  vers vous en ce qui concerne votre participation sur le forum le chou  palmiste.
Comme le règlement le stipule, voilà plus de trois mois que vous n'êtes pas venu participer, et je dois vous radier de la liste des membres.
Si d'ici  plutodi vous n'êtes pas revenu, je serai donc obligé de m'y contraindre.
En espérant que non.
Cordialement.
A.N.Onyme

-2-Le membre (irrité, soliloquant) :

M'énerve...
D'abord le règlement ne stipule pas, ne peut pas stipuler que «je n'ai pas cliqué sur  chou.palmiste.com» ; il stipule peut-être que j'aurais dû le faire... quelle syntaxe !
Ensuite, même le receveur des contributions n'ose plus écrire en de tels termes à ses assujettis....
Et enfin bonjour la bienveillance : je ne suis tout de même pas contractuellement obligé de fréquenter régulièrement un forum que j'honore parfois de mes points de vues insolites, de mon style inimitable et de ma plus douce aménité ! ?
Pédagogie douce ou retour de volée ?

-3-Le membre (ayant tourné sept fois sa souris sur le tapis)

Cher correspondant,
je comprends bien qu'il faille appliquer le règlement.
Mais :
-ce courriel est-il  la meilleure manière de rappeler à un internaute qu'il n'a pas contribué depuis quelques semaines ; les mots stipule, radier, si d'ici..., contraindre...font plus partie du vocabulaire de l'administration dans ce qu'elle a de plus impersonnel, que d'une animation conviviale.
-le défaut de participation n'est pas une faute professionnelle ; chacun gère son temps comme il peut.
Je suggère plutôt un message du genre:


Cher internaute,
voila presque trois mois que notre forum n'a pas été honoré de votre visite. Je suppose que vous avez été pris par d'autres travaux ; mais vous nous manquez...
Si votre éloignement a quelque chose à voir avec la nature des échanges que ce forum organise, merci de nous le dire, le point de vue de nos partenaires est important pour nous et pour le fonctionnement de notre forum.
Si vos centres d'intérêt ont changé, n'hésitez pas non plus à nous le dire. Nous procéderions alors à votre désinscription.
Pour mémoire, voilà l'adresse que vous avez peut-être égarée :
http://choupalmiste.com/index.htm
Bien cordialement.
le webmestre

Bien cordialement.
Adamantane


Crédits : mercie à Agatha Christie pour la suggestion du pseudonyme, et à Clyde Tombaugh pour la découverte de la planète Pluton, qui donne son nom à plutodi, le neuvième jour de la semaine.
par Adamantane publié dans : Étonnement
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