Mercredi 1 février 2006
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18:33
« Un réel apprentissage de la retraite : une nécessité citoyenne et politique.Il semble difficile et dangereux d’envisager les vingt, trente ans et plus qui nous sont offerts en situation de retraite, sans une réelle réflexion, une réel apprentissage, afin de demeurer "dans et avec" la société.»
C'est par ces mots que commence le papier de Pierre Caro daté du 27 janvier 2006, dans AgoraVox.
Pour construire mon projet actuel, j’ai jeté un regard sur le passé. Dans ma vie, j’ai ainsi pu identifier des périodes, ou époques: l’enfant, l’écolier, l’étudiant, l’ingénieur, le cadre, le dirigeant, le consultant, l’entrepreneur (ça fait un peu Tarot...mais je ne sais si j’aurai droit à 22 états successifs), le conseiller...
Le conseiller, c’est l’étape actuelle, en attendant de définir la prochaine. Mon idée est de transmettre la partie récupérable de mes expériences, de restituer à la société des hommes un peu de ce qu’elle m’a apporté, en y ajoutant ma touche personnelle, de jeter des liens entre ces divers engagements, apprentissages, réalisations, tout en continuant à participer à des projets de développement et de mise en place.
Quand mes proches, mes amis, d’autres me disent tu es un retraité qui s’occupe bien, il m’arrive d’avoir envie de réfuter la terminologie. Retraité n’est pas le mot qui désigne le mieux le fait qu’après avoir cotisé une quarantaine d’année à diverses caisses, et celle des cadres est particulièrement prévoyante, mon employeur soit en réalité "moi-même en différé". Cette réflexion n’a pour moi, à 66 ans, rien d’abstrait... Et s’occuper a quelque odeur de gymnastique physique et mentale pour freiner le vieillissement. Je ne "m’occuppe pas".J’ai diverses activités, qui ont une valeur ajoutée sociale, littéraire, économique, et dont je me demande pourquoi elle ne peuvent contribuer au PIB?
Ah, cette catégorie des "inactifs" à laquelle nous condamnent, dans laquelle nous enferment trop de questionnaires, y compris sur internet. Pas plus inactifs que les mères de famille "au foyer" ou les écclésiastiques de toutes confessions!
Je sais bien que changer de vocabulaire ne suffit pas à changer la réalité, mais je crois encore au pouvoir des mots et cherche des alliés pour que, sans nous faire le coup des non-voyants ou des personnes-à-mobilité-réduite, nous ayons droit à une autre catégorisation socio-économique.
Sur ma carte de visite, j’ai pas mal hésité...Finalement, j’ai conservé la référence à mon titre d’ingénieur et noté "écrivain". Ce métier est libre d’accès, et les nobles vieillards y sont reconnus.
Pour construire mon projet actuel, j’ai jeté un regard sur le passé. Dans ma vie, j’ai ainsi pu identifier des périodes, ou époques: l’enfant, l’écolier, l’étudiant, l’ingénieur, le cadre, le dirigeant, le consultant, l’entrepreneur (ça fait un peu Tarot...mais je ne sais si j’aurai droit à 22 états successifs), le conseiller...
Le conseiller, c’est l’étape actuelle, en attendant de définir la prochaine. Mon idée est de transmettre la partie récupérable de mes expériences, de restituer à la société des hommes un peu de ce qu’elle m’a apporté, en y ajoutant ma touche personnelle, de jeter des liens entre ces divers engagements, apprentissages, réalisations, tout en continuant à participer à des projets de développement et de mise en place.
Quand mes proches, mes amis, d’autres me disent tu es un retraité qui s’occupe bien, il m’arrive d’avoir envie de réfuter la terminologie. Retraité n’est pas le mot qui désigne le mieux le fait qu’après avoir cotisé une quarantaine d’année à diverses caisses, et celle des cadres est particulièrement prévoyante, mon employeur soit en réalité "moi-même en différé". Cette réflexion n’a pour moi, à 66 ans, rien d’abstrait... Et s’occuper a quelque odeur de gymnastique physique et mentale pour freiner le vieillissement. Je ne "m’occuppe pas".J’ai diverses activités, qui ont une valeur ajoutée sociale, littéraire, économique, et dont je me demande pourquoi elle ne peuvent contribuer au PIB?
Ah, cette catégorie des "inactifs" à laquelle nous condamnent, dans laquelle nous enferment trop de questionnaires, y compris sur internet. Pas plus inactifs que les mères de famille "au foyer" ou les écclésiastiques de toutes confessions!
Je sais bien que changer de vocabulaire ne suffit pas à changer la réalité, mais je crois encore au pouvoir des mots et cherche des alliés pour que, sans nous faire le coup des non-voyants ou des personnes-à-mobilité-réduite, nous ayons droit à une autre catégorisation socio-économique.
Sur ma carte de visite, j’ai pas mal hésité...Finalement, j’ai conservé la référence à mon titre d’ingénieur et noté "écrivain". Ce métier est libre d’accès, et les nobles vieillards y sont reconnus.

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