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  • : Adamantablogue
  • : *Étonnement systémique et libertaire *Évaluations de l'actualité culturelle, artistique, politique, économique, sociale *Ouvertures vers la pensée non conformiste
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Le site source de ce blog, adamantane.net, a été mis en chantier et en ligne pour assurer simultanément plusieurs fonctions :
  • Présenter un ensemble de littératures polychromes : poèmes, essais, critiques, préfaces, documents pédagogiques, schémas didactiques, fragments sur des thèmes divers
  • Publier des auteurs, et plus généralement afficher des artistes, connus comme méconnus
  • Servir de portail à des associations à but artistique et culturel
  • Accueillir des activités d'écriture collaborative
  • Dissimuler un espace privé dédié à des recherches symboliques.
Son rédacteur veut les assurer de manière :

  • Systémique : les liens et interactions entre les divers domaines de la pensée active constituent en noosphère vivante ce qui sans eux ne serait qu'une froide encyclopédie des savoirs ;
  • &, conjonction de coordination
  • Libertaire : la personne est première ; les maîtres à penser sont à fréquenter avec d'extrêmes précautions, et le progrès nait de la réflexion autonome de chacun venant se combiner à celle des autres.


Adamanquoi ?


Rédacteur Agoravox


Nous sommes tous capables d'observer et de commenter.



fremen

Nous sommes tous responsables de l'état de la terre (et du ciel...).



Nethique.info

Nous pratiquons tous les bonnes manières, surtout avec les inconnus.



Cyber@cteurs

Nous pouvons tous intervenir directement dans les processus de décision.





 
Nous sommes tous aptes à décider de ce qui est bon pour nous.




 
Nous habitons tous le même village en forme de globe.
Lundi 24 avril 2006


La journaliste
(affirmative et monocorde)  :....Nice-Matin n'est toujours pas dans les kiosques suite à un mouvement de grêve qui  oppose la direction et les journalistes...

L'auditeur (étonné) : Ah bon. Un nouveau titre, Nice-Matin, aurait dû paraître et un contre-temps l'en empêche ?

La journaliste (interloquée) : Mais... Souvenez-vous, le premier numéro de Nice-Matin  est daté, si ma mémoire est bonne,  du samedi 15 septembre 1945 ; plus de cinquante ans !

L'auditeur (didactique) : Pardonnez-moi. Pourquoi ne pas dire : Nice-Matin est toujours absent des kiosques...

La journaliste (surprise) : Mais où est la différence ?

L'auditeur (ironique) : La différence est à peu près la même qu'entre ne pas arriver à s'exprimer clairement et arriver à ne pas s'exprimer clairement.

La journaliste (agacée) : C'est pourtant pareil, puisque c'est les mêmes mots, ou presque...À part l'ordre, où est la différence ?
par Adamantane publié dans : Étonnement
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Jeudi 23 février 2006
Mon papier faut-il détordre le droit du travail, paru le 2 février sur Agoravox a provoqué ce commentaire d'un lecteur qui n'a pas laissé de coordonnées permettant une réponse directe :


de la merde néo libérale enjolivée par du faux bon sens...
revenons aux valeurs du peuple..."l’actionnaire est celui bénéficiant de l’action des autres" ....Robert Sabatier
valorisons l’action des autres...

Je remercie ce contributeur anonyme. La finesse de l’analyse est servie par la courtoisie de l’expression. Si "néo" s’oppose à "archaïque" et "libéral" à "totalitaire", rien à redire. Quant à la m...., c’est ce qui reste quand on a tout digéré, donc rien à redire non plus.

Bien que les slogans ne remplacent pas la pensée, ils peuvent la stimuler. La définition humoristique de l’actionnaire comme bénéficiant de l’action des autres ouvre quelques perspectives. Quand je prends le train, je bénéficie de l’action des cheminots, quand j’écris le français (ou une autre langue) dans les règles, je bénéficie de l’action de mes professeurs, etc.

J’ai personnellement été plusieurs années actionnaire, à hauteur de 200 KF, d’un cabinet de conseil international ; les fonds provenaient du placement d'une partie de ma rémunération. Puis j’ai créé une TPE, dont j’étais actionnaire...les fonds investis m’appartenaient, et au lieu de me payer des voyages, j’ai créé quelques emplois.

En revanche, pour ce qui est du thème de mon papier, comment faire pour détordre le droit du travail, je reconnais que je ne vois pas bien comment valoriser l’action des autres. Sauf peut-être à approfondir l’idée, esquissée dans le texte, de tenir compte des améliorations que les exigences de la qualité totale et de l’équité sociale ont permis d’apporter à d’autres types de contrat, civils ou commerciaux.


par Adamantane publié dans : Étonnement
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Mercredi 8 février 2006
Consultant, j'ai réfléchi sur les mensonges du juste-à-temps.

L'art de tendre les flux consiste à remplacer les coûts de stockage, comptablement saisissables et régulièrement vécus par les actionnaires comme illustration de l'incompétence supposée des entrepreneurs, par les coûts de stressage, comptablement invisibles et  vécus par le corps social comme illustration du don de courte-vue de l'encadrement.


Ecrivain, j'ai réfléchi sur les avantages du juste-en-retard.
 
L'art de se mettre au travail à la dernière minute évite les longueurs  réputées inutiles et les digressions délicates à documenter, stimule la créativité, conforte le destinataire du texte promis dans l'idée qu'il a été l'objet d'une tension sacrée, d'un effort douloureux qui le valorise.



Auditeur de l'émission diffusée ce mercredi par la chaîne parlementaire, j'ai réfléchi sur les inconvénients du juste-à-côté.

L'art de répondre en ne s'engageant pas personnellement, de suggérer que l'origine des anomalies est dans les autres, de sous-estimer, voir de nier visiblement, audiblement dans son comportement la réalité de ce qui est la richesse de la personne humaine, complexité et incertitude, relève peut-être d'une méthodologie consistante d'autodéfense mais rend perplexe.

Au moment où la représentation nationale va décider que le premier emploi implique par précaution une période probatoire de deux ans, elle a l'occasion de prendre conscience que les deux ans pour tous sont une absurdité.
Plus la responsabilité est élevée, plus les conséquences de l'erreur sont potentiellement graves, plus en effet le nouvel entrant  mérite d'être guidé, suivi, encadré, postformé, évalué, voire réorienté si'il devient manifeste qu'il est à contre-emploi. Question : quelle est la durée de la période d'essai d'un juge d'instruction ?

Spectacle humiliant, ce jeune homme manifestement dépassé par sa position de décisionnaire suprême quant au destin individuel d'autres citoyens, dépassé par les conséquences de ses actions et surtout ses omissions, dépassé par une situation d'échec public qu'il ne sait ou ne veut transformer en occasion d'approfondissement, de remise en question, de recherche de progrès collectif.
Il avait l'occasion de transcender ses erreurs, d'assumer son statut d'homme perfectible et pouvant oeuvrer au perfectionnement du système. Il la laisse fuir, pis, il l'emprisonne dans le caveau obscur d'une intelligence en apparence frigide.

Son âge n'est pas pour moi, l'ayant écouté près de sept heures, une explication valable aux événements de ce drame. Je crains que les plus anciens ne généralisent un peu vite et ne concluent à la nécessité d'allonger encore de manière uniforme les pré-carrières, les purgatoires, les séjours en l'enfer des viviers. J'ai rencontré, je rencontre des jeunes gens, garçons et filles, qui à vingt-cinq ans ont le sens de l'humain, une intelligence vive, une culture de haut niveau et le courage de s'investir avec discernement.

Aurais-je recruté ce jeune homme pour un poste d'encadrement, ou de contact avec les personnes, ou de pilotage de projets en univers incertain ? Après l'avoir vu dans ses oeuvres, je pense que non.
Trop de froideur instinctive, de besoin de se référer non à son coeur, ni même à son bon sens, mais aux textes règlementaires et aux acteurs notables du système.
Avec également une faille difficile à combler dans le système de pensée logique : si A et B sont deux éléments connexes, parents, en appui mutuel dans la logique de la vraisemblance globale d'un ensemble de situations, et si B s'avère faux, rien ne vient remettre A en cause.
Cette psychorigidité peut s'expliquer, voire se comprendre. Dans d'autres professions elle pourrait devenir un atout. Mais lorsqu'elle conduit à maintenir par défaut le fonctionnement de ce système honteux qu'est la détention préventive, c'est à dire la fausse condamnation, de droit régalien,  à la vraie prison, alors elle devient dangereuse, mortifère.

L'effrayante logique généralisatrice qui pilote les décisions pratiques du juge d'instruction  a été, selon ses déclarations, que j'accepte comme vraies, respectée. Elle a abouti au résultat que l'on sait. Des faits détestables ont été prouvés ; un effet de halo a désigné des coupables potentiels en surnombre.
Comment ne pas se poser la question de savoir si ce n'est pas cette logique, ou plutôt cet édifice procédural dont les principes ne sont ni clairs ni contradictoires, qui mérite notre attention, bien plus que ce jeune homme malheureux tout ébahi de prendre conscience qu'il ne suffit pas d'appliquer la lettre des textes pour résoudre les problèmes humains.
Que n'a-t-il été mauvais élève ? Désobéissant, distrait, déviant même, il eût évité de demeurer le rouage moteur de cette horloge du malheur.

Et maintenant, que faire ? Ne crucifions pas celui qui s'est trouvé au mauvais moment au mauvais endroit. Il mérite, pour moi, notre plus sincère empathie. Incapable de laisser sourdre sa douleur profonde, il n'en est  que doublement à plaindre. Est-il responsable de la décision de celles ou ceux qui ne se sont pas préoccupé de son aptitude au poste, et l'y ont administrativement nommé  sur la seule base de son diplôme et d'un souhait géographique d'affectation ? Que celui qui ne s'est jamais trompé...
Ne portons-nous pas tous en nous-mêmes, issus de ce système scolaire qui est à la fois notre grandeur et notre faiblesse,  les germes de cette maladie du mental qui consiste à préférer les dossiers aux personnes, les déclarations dactylographiées aux cris du coeur, le respect srcupuleux des normes à l'exercice discursif de nos intelligences ?

Au fait, pourquoi juste-à-côté ?
-D'abord parce que l'acteur mis en valeur par cette audition n'a fait que répondre juste-à-côté des questions posées.
-Ensuite parce que je l'ai jugé juste-à-côté de son rôle : il avait le droit de dire non pas le droit, ce qu'il fît antérieurement nous dit-il, mais de dire comment rectifier le droit pour que la présomption d'innocence abandonne son statut précaire de présomption pour  acquérir, à défaut celui de référentiel, au moins celui de préjugé (je choisis ici mes mots avec soin).
-Enfin parce que le juste, en tant que principe premier, utopie directrice,  a été mis à côté de l'injuste et que, par précaution, le juge a choisi de ne pas lui accorder, dans le doute, la préférence.
par Adamantane publié dans : Étonnement
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Samedi 31 décembre 2005
J'ai de la sympathie pour les tégévistes qui ont mis, par fait de neige, et plus probablement du fait d'une chute de pluie verglaçante venant encoconner le cable d'alimentation électrique aérien (et non la suspension caténaire...il est vrai que mon PLI accepte le substantif, noté d'ailleurs au masculin, ce qui est tout de même une bizarrerie de plus à mettre à l'actif de notre belle langue), deux à trois heures de plus que ne le promettait l'horaire officiel.
Mais une fois de plus j'ai souri en écoutant le journaliste parler de la durée de leur périple.
J'ai fait la connaissance de ce mot dans l' Épave du Cynthia, (le seul ouvrage cosigné Jules Verne et André Laurie ;  les autres manuscrits de Laurie réécrits par Verne ont été publié, si je ne me trompe, sous sa seule signature) fin 1948.
Un périple est a priori une circumnavigation ; si les grecs utilisaient un mot constenant le préfixe peri, il y a une bonne raison. Donc à strictement parler, un périple, ferroviaire ou autre, est soit un alleretour, soit un voyage dont point de départ et d'arrivée coïncident.
Les compagnons du Tour de france accomplissent un périple...
Exemples, toujours pris dans Jules Verne : le tour du monde en quatre-vingt jours, le voyage du boulet cylindro-conique de de la terre à la lune (les titres de cette aventure en deux tomes sont délibérement trompeurs, pour ne pas casser le suspense), l'épopée stellaire d'Hector Servadac, et d'autres encore...
Il est probable que le mot péripétie, qui peut désigner une aventure de voyage insolite, ait déteint dans l'inconscient journalistique, et que périple soit devenu usuellement synomyme de voyage péripéthique....
Mais tout de même, que fait l'Académie Française devant ces abus ?
par Adamantane publié dans : Étonnement
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Vendredi 30 décembre 2005
Selon un  quotidien national, qui reprend une information fournie par une grande société d'assurances, quatre français sur dix parlent toujours en francs.
Ce papier ne dit pas qui s'exprime en euro-balles ou en euro-bâtons ...

Il est envisageable que l'ignorance grammaticale des princes qui nous gouvernent, ignorance qui leur a permis de substantiver abusivement un préfixe, ait porté malheur à la monnaie dite euro-péenne.

Plus concrètement, il est très possible de penser que tant que les gestionnaires de comptes bancaires maintiendront la disposition absurde du double chiffrage, qui rend de plus les relevés peu lisibles, les euro-usagers français seront encouragés à rester prisonniers du passé.
Pour ne rien dire des pratiques de double étiquetages qui subsistent dans nombre d'agences immobilières, et autres lieux où sont traitées des transactions de  montant élevé.

L'article auquel je fais référence cède par ailleurs à la facilité qui consiste à isoler une population fictive, les retraités, qui seraient coupables à 49 % de conserver leur fidélité au cher disparu, contre seulement  29 % pour les actifs.
Quand sera reconnue l'inanité, l'insanité discriminatoire de la fracture statistique entre retraités et actifs...Il y a longtemps que, dans un souci d'équité catégorielle, les entreprises ont proscrit de leur vocabulaire la dichotomie entre les productifs et les improductifs !
par Adamantane publié dans : Étonnement
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