Présentation

  • : Adamantablogue
  • : *Étonnement systémique et libertaire *Évaluations de l'actualité culturelle, artistique, politique, économique, sociale *Ouvertures vers la pensée non conformiste
  • Retour à la page d'accueil
  • Partager ce blog

Partenariats

 

Liminaire

Le site source de ce blog, adamantane.net, a été mis en chantier et en ligne pour assurer simultanément plusieurs fonctions :
  • Présenter un ensemble de littératures polychromes : poèmes, essais, critiques, préfaces, documents pédagogiques, schémas didactiques, fragments sur des thèmes divers
  • Publier des auteurs, et plus généralement afficher des artistes, connus comme méconnus
  • Servir de portail à des associations à but artistique et culturel
  • Accueillir des activités d'écriture collaborative
  • Dissimuler un espace privé dédié à des recherches symboliques.
Son rédacteur veut les assurer de manière :

  • Systémique : les liens et interactions entre les divers domaines de la pensée active constituent en noosphère vivante ce qui sans eux ne serait qu'une froide encyclopédie des savoirs ;
  • &, conjonction de coordination
  • Libertaire : la personne est première ; les maîtres à penser sont à fréquenter avec d'extrêmes précautions, et le progrès nait de la réflexion autonome de chacun venant se combiner à celle des autres.


Adamanquoi ?


Rédacteur Agoravox


Nous sommes tous capables d'observer et de commenter.



fremen
Nous sommes tous responsables de l'état de la terre (et du ciel...).



Nethique.info

Nous pratiquons tous les bonnes manières, surtout avec les inconnus.



Cyber@cteurs

Nous pouvons tous intervenir directement dans les processus de décision.





Nous sommes tous aptes à décider de ce qui est bon pour nous.



Nous habitons tous le même village en forme de globe.

Add to Netvibes

Nous avons les moyens de regouper nos blogues en réseau .




Nous pouvons faire connaissance directement par delà les terres et les mers.

Nouvelles des arts

Mardi 1 mai 2007 2 01 /05 /Mai /2007 18:26
castillon.jpeg

Claire Castillon
Insecte
Chez Fayard


Dans insecte, il y a inceste.
Mais pas seulement.
N'étant ni mère ni fille, je ne me sens pas impliqué sur le fond dans ces descriptions de cas cliniques, ces microtomies d'une réalité malade, qui concernent il est vrai, statistiquement, et si je ne me suis pas trompé dans mon calcul, environ un quart des relations parent-enfant existantes ou ayant existé.
Ma passion des livres me pousse à mettre en forme mes impressions de lecture, même si la noire et systématique mélancolie de la narratrice, ciselant le récit des malheurs d'humanoïdes femelles médicalement modifiées m'incite à quelque réserve sur la nécessité de développer plus avant ce sujet.
Ces nouvelles n'épuisent pas exhaustivement les malformations du lien familial, mais elles en explorent de très significatives, et en quantité suffisante pour poser le problème. L'âge de l'auteur peut laisser supposer que l'expérience personnelle qu'elle mobilise, toute écriture étant naturellement autobiographique, sauf excès de dédoublement de personnalité, est plus ascendante que descendante.
La dédicace, dénuée d'ambiguïté dans son ambiguïté même, À ma mère, confirme la capacité de l'auteur à manier le scalpel de la plume pour exciser certaines adhérences infantiles.

Il en est des nouvelles (littéraires) comme des nouvelles (journalistiques) : le bonheur et la santé se vendent mal. Le malheur, les perversions, les traumatismes, les accidents, les malveillances attirent l'intérêt et stimulent la réflexion.

Dans la mesure ou la mise en scène talentueuse, méticuleuse, scrupuleuse de cette galerie de monstres peut pousser le lecteur à s'interroger :
-suis-je aussi innocent que cela, moi qui ne me reconnais pas dans ces abus de chair et d'esprit, ces sadismes ordinaires, ces meurtres sournois enrobés de sentiments vulgaires ?
-ne suis-je pas, moi aussi, sans le savoir ou oser le reconnaître, un de ces serviteurs du mauvais démon, un des sectateurs de la mort frigide, un de ces insectes dont le système de valeur échappe à toute notion d'amour ?
alors je trouve cette réflexion décapante fort salutaire, quel que soit le pessimisme qui flotte sur les eaux troubles de ces remous de vie.

L' insecte est un être vivant qui s'observe souvent avec dégoût, toujours avec précautions, rarement avec empathie. On le gaze, on le cloue d'une épingle, on le torture pour observer ses réactions et mettre en équations sa systémique.
Peut-être Maurice Maeterlinck et quelques autres échappèrent à cette méthodologie à la fois distanciatrice et sanitairement militante : le bon insecte est l'insecte écrasable.

Claire Castillon, insecte regardant vivre des humaines que le lien générationnel rend co-dépendantes, a plus de bienveillance que les entomologistes patentés pour ses sujets d'étude. Elle consent à leur prêter des sentiments humains, leur donne une apparence visuellement acceptable, s'abstient de terminer le travail en mettant à mort tous les phénomènes observés, leur laissant parfois la vie ou le choix du degré de morbidité du dénouement.

J'attends tout de même avec intérêt, dans la même série, crustacés, reptiles puis mammifères...


Rappel : sur des contributions récentes au Prix des Lecteurs de Le Livre de Poche, voir les papiers déjà rédigés au sujet de Philippe Cavelier et d' Alexis Salatko.

Crédits : merci à Patrick Swirc pour la couverture ici reproduite....
Par Adamantane - Publié dans : Nouvelles des arts - Communauté : Litterature
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 26 avril 2007 4 26 /04 /Avr /2007 15:58
numerobis2.jpeg

Numérobis
: Je suis mon cher ami, très heureux de te voir.

Panoramix : C'est un Alexandrin...



Le paragramme poétique est un concept innovant.

En principe, le paragramme se borne à permuter deux lettres de même prononciation, se comportant comme le symétrique d'une cacographie. Au sens strict, le couple tréteau / très tôt n'appartient pas au système, alors que zincage / zingaje est en plain dedent...Tout comme le couple différence / différance de Jacques Derrida.

Le paragramme poétique est une formule d'écriture en marge des démarches Oulipiennes (je renvoie à une entrée de WikiPédia à laquelle j'ai modestement contribué...).
Le promoteur de cette version particulière du paragramme tient blogue.
Pour comprendre la définition qu'il en donne, et l'usage qu'il en propose, le plus parlant est de visiter son blogue et de se laisser guider par les exemples et les explications.

D'une part, dans une perspective quasi cabalistique, il accorde plus d'importance aux sons consonnes qu'aux sons voyelles.
D'autre part, il propose une nouvelle forme de contrainte d'écriture qui associe le sonore et le visuel. A noter que cette seconde partie de la contrainte est éventuellement perceptible à un lecteur, mais ne l'est pratiquement pas à un auditeur.

Le poème qui suit, publié dans Le cristal opaque, de Jean-Pierre Desthuilliers, serait paragrammatique au niveau du texte, faute de l'être au niveau de chaque vers, puisque n'utilisant, y compris et surtout dans le titre, déclencheur du développement, que les quatre sons consonnes R V D N ; en revanche, la forme choisie étant celle du RonDeau, il ajoute une petite subtilité connivente en ce domaine.


REVE DERIVE, NAVIRE D’OR

Un vannier renoue en vain
Un noyer raide à rouir ;
Deux renards arrivent dire
De donner du nouveau vin.

On y voit de vrais devins
Rêver d’or et revenir,
Un vannier renouer en vain
Un noyer raide à rouir,

On adore un nom divin
Dédié à un navire ;
Naïade nue à ravir
Dur ivoire et rude airain
Un vannier vous noie en vain.



Restent , pour reprendre la triade de préfixes chers à Kekulé – moins connu sous le nom de Friedrich August Kekulé von Stradonitz, l'architecte dévoyé dans la chimie aromatique, l'homme qui rêva d'Ourobore en méditant sur le noyau benzénique – et à ses disciples , à :

-inventer l'ortogramme, qui semble être déjà un vocable estonien, encore que jamais Piotr Szut ne l'ait utilisé dans ses conversations avec Archibald Haddock...

-et évoquer le métagramme , qui met le chien en niche, porte le calepin au pinacle dit gare à la rage.


Reste aussi et surtout à faire un détour du côté de Julia Kristeva, qui développe en 1998 un Cheminement vers une sémiologie du paragramme ( Towards a semiology of paragrams ; j'ai choisi de traduire le titre en usant d'un nom collectif ), où la concept de paragramme prend un autre sens, plus proche pour moi de celui de la pensée latérale de William de Bono.
Elle aurait pris (ma lecture est de seconde main, si j'ose dire) comme exemple la phrase the table is green, exemple dont on ne me fera pas croire qu'il ne s'agit pas d'une allusion translucide à La Table d'émeraude...

Le paragramme a une longue histoire dans les recherches sur l'équipement mental des décodeurs de texte.Le défi est de connecter l'art de la critique à celui de la création, et de savoir si l'outil de déconstruction raisonnée peut, en inversant quelque processus, devenir celui d'une construction intuitive.

Crédits :
Merci à Julia Kristeva, alias Julia Joyaux, dont j'ai surtout lu Le langage, cet inconnu, pour m'avoir aidé sans le savoir dans un travail plus personnel sur les liens entre dialectique et symbolique.
Merci à René Goscinny et Albert Uderzo pour avoir utilisé la bande dessinée pour dessiner par la bande un projet d'instruction grammaticale et rhétorique à l'usage des petits bruns et des grands blonds...
Par Adamantane - Publié dans : Nouvelles des arts - Communauté : Poésie française
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 25 avril 2007 3 25 /04 /Avr /2007 20:59

Bolotin-2.JPG

Il se nomme Volodia Bolotinsky.
Il peint.
C'est au restaurant italien Le Lanza, 11 rue Louise Michel, à Levallois-Perret, que l'on peut regarder comment il a vu Venise.


Voir Venise et mourir, aurait dit un poète inconnu.
En fait, le proverbe italien, repris par Alexandre Dumas et Henri Beyle, alias Stendhal, est Voir Naples et mourir....( Vedi Napoli e poi muori ! )
Le titre a été repris pour des aventures de Largo Winch.


Il a aussi été proposé comme sous-titre pour l'anthologie Énigmes à Venise rassemblée par Xavier Legrand-Ferronière.

Au sujet de Venise et de ses mystères, l'ouvrage d'Alberto Toso Fei, publié par ElZeviro, Légendes vénitiennes et histoires de fantômes, vous proposera une nouvelle vision de la ville née des amours d'un ciel et d'une lagune.

Sans oublier le texte de Jean-Pierre Desthuilliers, repris de son site littéraire et publié à part sur ce blogue.

Par Adamantane - Publié dans : Nouvelles des arts
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 1 avril 2007 7 01 /04 /Avr /2007 17:00

Alexis Salatko, jouant sur le piano du temps, contruit un récit musicalement flexible, vraisemblable mais simultanément parsemé de décalages chronologiques qui le maintiennent dans l'ailleurs romanesque.
Il trace un univers parallèle où s'entrelacent deux destins, l'un relevant du mythe, l'autre de la mystification. Les détails de l'histoire sont presque vrais, mais subtilement décalés par rapport à la chronologie vérifiable.
Page 88 : n'est-ce pas le 1° mai 1945, et non 1944, qu'il a neigé à Paris. Je m'en souviens d'ailleurs, je la sens encore tomber sur moi...
Page 112 : n'est-ce pas en 1952, et non en 1950, que les premiers long courriers à réaction, les De Havilland Comet, commencèrent à traverser l'Atlantique ?
L'auteur utilise cette vibration des calendriers pour donner à sa construction la puissance de l'imaginaire alliée à la solidité de l'historicité.
A une réflexion sur les aspects psychomoteurs de l'interprétation des musiques, il associe une méditation sur les courants d'influence intergénérationnels dans les familles et une analyse de la construction de la personnalité en milieu partiellement hostile. Comment ne pas se laisser entrainer dans les remous de cette synchronie fantastique...

Horowitz et mon père (Horowitz est mon père ?) est le titre soumis en mars au vote des jurés du prix des lecteurs de Le livre de poche. Je l'ai lu.
De même que j'ai lu Le ciel t'aidera, chronique d'une femme immature, de Syvie Testud, chronique qui eût gagné à plus de concision.
De même que j'ai lu le récit pseudogogolien d'Henriette Jelinek, relatant Le destin de Iouri Voronine, genèse d'une vocation tardive orthodoxe voulant racheter les écarts de conduite d'un fils maffieux, menteur, et mégalomane, récit qui eût gagné à moins de mélodramaturgie.

Le travail d'Alexis Salatko ne m'a pas laissé indifférent, probablement parce que bien que n'étant ni musicien ni émigré russe,
-d'une part j'ai vécu, enfant, partie de cette guerre et de cet après-guerre qui servent de cadre temporel à son récit, en des lieux proches de ceux qu'habite le héros mémorialiste,
-et d'autre part ayant été un des rares [*] lecteurs français, entre Noël 1959 et Pâques 1960, du livre un peu confidentiel de Hans Reichenbach, The philosophy of space & time, je me suis intéressé aux distorsions temporelles et aux ouvertures spirituelles induites par le thème des réalités potentiellement  parallèles que transperce la flèche du temps, avant que la série  The twilight zone n'en fasse un des rayons de son fond de commerce.

Retrouver dans ces pseudo-souvenirs d'un médecin spécialiste des maladies osseuses (de quoi souffrent et le pianiste et le piano en fin de vie ?), entre autres connaissances,  le docteur Louis-Ferdinand Destouches avant qu'il ne devienne Céline, avant ausi qu' Eugène Paul, alias Gen Paul ne déniaisât, en lui donnant des leçons pratiques et particulières d'expression argotique et de comportement arsouille, cet homme dont il disait c'est un cave – le fait m'a été confirmé par un ami , qui fréquentait en son temps Gen Paul, et dont l'atelier est proche du 96 rue Lepic –  leur donne, à ces souvenirs, la touche d'authenticité qui frappe le lecteur dit  cultivé.
Bon, la prochaine fois, plus courte la phrase !

Les critiques que j'ai lues sur internet, quand elles ne se bornent pas à résumer l'intrigue, ne vont guère plus loin que la perception d'une littérature tendre et ironique, d'un roman d'amour filial, la restitution de l'ambiance d'une famille slave exilée...

Et Boulogne-Billancourt, qui n'est cité qu'une fois, comme site de studios et non lieu d'habitation de nombreux réfugiés russes de la haute, contraints à de basses besognes ouvrières ?
Et Nina Berberova, qui depuis deux ans a même sa rue dans le quartier Renault-Billancourt, près de l'Église orthodoxe de la rue du Point du Jour  ? Pourquoi ces absences ? Peut-être parce que dans la réalité fictive de cette relation ces événements n'ont pas eu lieu.

Une autre jurée de ce prix met en ligne ses impressions. Elle le fait de manière bien plus consciencieusement exhaustive que moi, et ses articles méritent consultation.. De plus, elle signale avoir accepté d'être du jury. Personnellement,  je reconnais l'avoir sollicité.

Ce livre sembe avoir eu trois éditeurs différents :
-Librairie Générale Française , qui vend à 5 €
-A vue d'œil , qui monte abruptement à 16 €
-Fayard, qui redescend en pente douce à14 €

Ceci peut rendre un peu jaloux les auteurs qui se contenteraient bien d'un seul éditeur pour diffuser leur œuvre... De même, il a déjà été récompensé par le prix Jean Freustié 2006 et bénéficie de revues de presse stimulantes. Bref, on en parle....

Était-ce une raison pour ne pas le proposer pour une nouvelle distinction ?


[*] J'ai retrouvé avec intérêt cet ouvrage cité dans la bibliographie de la thèse de doctorat en sciences de Patricia Zablit, Paris-Orsay le 17 décembre 1991, Construction de l'interprétation temporelle en langue naturelle : un système fondé sur les graphes conceptuels, page 325.
Par Adamantane - Publié dans : Nouvelles des arts
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 18 mars 2007 7 18 /03 /Mars /2007 18:16

La souscription 2007 de l'Atelier d'Art Lepic est ouverte. Deux gravures originales d'Henri Landier, les poivrons et les coloquintes,  sont proposées à ses amateurs.

Tirage sur presse à bras, selon les procédés traditionnels, par les soins de l'artiste, et limité à 65 exemplaires ; format 33 X 50, sur vélin de Rives.
Sans encadrement, 270 € par gravure.


Pour souscrire, s'adresser à l'Atelier avant le 15 avril...
-par téléphone 01 46 06 90 74
-par courriel
-en consultant le site du graveur.

Crédits : merci à Henri Landier pour les poivrons cueillis dans le Lubéron....
Par Adamantane - Publié dans : Nouvelles des arts
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 14 mars 2007 3 14 /03 /Mars /2007 17:24

L'art Makondé, apprécié en Allemagne et au Japon, est encore peu connu en France. La Tanzanie n'est pas un pays de l'afrique francophone, ce qui peut expliquer cette méconnaissance.

L'art Makondé est pourtant un art bien vivant, passé de la production traditionnelle anonyme, destinée à satisfaire les besoins en équipements rituels ou pratiques des communautés Makondé, à une conception plus moderne où les artistes signent leurs œuvres, font de la recherche esthétique , cherchent à séduire des amateurs.

Voilà ce que m'en a dit Geneviève Rozental, qui connaît le milieu des sculpteurs Tanzaniens et s'est  documentée sur leur activité.

A noter que la Tanzanie est le premier des pays survolés par les aéronautes de l'épopée du docteur Samuel Ferguson, plus connue sous le nom de Cinq semaines en ballon, puisqu'ils partirent de Zanzibar pour dériver vers l'ouest....Le mot Makondé ne figure pas dans le livre.
Par Adamantane - Publié dans : Nouvelles des arts
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 12 mars 2007 1 12 /03 /Mars /2007 23:04

Le  Webzine de l'Aire Falguière


N° 13 -  12 mars 2007


Vous êtes amicalement invités à participer à la soirée-spectacle animée par Isabelle Normand et Jean-Pierre Desthuilliers le mardi 12 mars 2007 à 19 h 30 à la galerie-théâtre Aire Falguière.

L'invité est le poète Hédi Bouraoui.

Hédi André Bouraoui
naquit à Sfax en 1932, dans un quartier cosmopolite, issu d'ethnie berbère, targui, même peut-être, si l'on suit Jacques Arnold dans son interprétation de quelques allusions disséminées dans son œuvre. Il fit ses études secondaires dans le Gers, puis les universitaires à Bordeaux et à Toulouse. Il enseigna tout d'abord en France, puis aux États-Unis d'Amérique, et ensuite se fixa –si j'ose dire à propos de ce nomade militant… -  à  l'Université York  de Toronto, Ontario, Canada, comme titulaire de la chaire de littérature comparée puis directeur du Département d'Études Françaises.
Il s'agit bien de l'Université York, pas de confusion avec une autre métropole : cette université, la troisième du Canada par la taille et la notoriété, naquit vers 1960 et prit, pour affirmer ses racines, le nom que porta la ville de Toronto de 1793 à 1834.

 

 
Il habite donc à Toronto ; et aussi à Paris. Il dit lui-même qu'il se sent chez lui dans l'une et l'autre des deux capitales. Il maîtrise tout naturellement le français, qu'il contribue à enrichir, l'italien, et l'anglais des amériques.

Sa biographie sur WikiPédia le désigne comme écrivain Tunisien. Ce point est contestable, car restrictif, bien que la Tunisie soit sa terre de naissance. Il se vit, lui, comme transculturel, écrivant en français et en anglais, et  comme acteur d'une francophonie élargie aux dimensions du centre Canada-Maghreb qu'il a fondé.


Cette exploration se fera à l'Aire Falguière, 55 rue de la Procession, 75015, Paris. Tél : 01 56 58 02 32. Métro : Volontaires ou Pasteur - Autobus : ligne 62 (Labrouste) - Parking : 81 rue Falguière.
La soirée durera de 19 h 30 à 21 h 00.

Un  tract d'incitation à participer a été envoyé aux proches du poète et aux fidèles de divers réseaux d'amateurs.
De quoi s'agit-il ?
De découvrir, de faire découvrir en profondeur le projet d'un poète :
  • -les lignes de force de son écriture
  • -son itinéraire et ses perspectives
  • -l'impact et la portée de sa parole
Comment faire pour ...?
Sur un rythme à trois temps :
  • -lecture à plusieurs voix, dans divers styles, d'extraits jugés par lui et les animateurs comme significatifs de ses diverses manières d'écrire ;
  • -exploration, par les participants, des résonances, des divers questionnements qui émergent, travaux pratiques d'écriture à chaud en résonance avec les premières lectures ;
  • -réactions immédiates du poète lui-même, apportant ses réponses, son propre ressenti suite aux lectures et aux propos entendus du public, et disant lui-même quelques textes en appui à ses apports.

Par Adamantane - Publié dans : Nouvelles des arts
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 11 mars 2007 7 11 /03 /Mars /2007 19:19

Depuis que Tirso de Molina, alias Gabriel Téllez,  moine de l'ordre des Mercenaires (orden de la Mercen), écrivit vers 1620 la première version connue des aventures de Don Juan, El burlador de Sevilla, une bonne vingtaine d'écrivains, une sizaine de musiciens,  autant de réalisateurs de films et même des auteurs de BD ont  donné leur interprétation du thème de la conquête trompeuse et sacrilège de la femme séduite et abandonnée.
Don Giovanni est la version de Wolfgang Amadeus Mozart, composée sur un livret de Lorenzo da Ponte.
La mise en scène de Patrick Diamond en fait vivre et chanter les protagonistes  dans un décor créé par Marcus Doshi et  emprunté aux  Etats-Unis d'Amérique d'aujourd'hui.

Le Chef  Timothy Long, du New York City Opera, conduit un  orchestre constitué de musiciens français professionnels du Midi-Pyrénées, et  Victor Benedetti dans la rôle de Don Giovanni.


Ce sera les vendredi 23 mars et samedi 24 mars 2007 à 21 h 00 au Théâtre Municipal de Castres
Renseignements et Réservations : 05 63 71 56 57 et 05 61 62 17 30
Par Adamantane - Publié dans : Nouvelles des arts
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 11 mars 2007 7 11 /03 /Mars /2007 17:43

La New York Opera Society est une association à but non lucratif implantée à Manhattan, qui travaille au rapprochement culturel franco-américain. Elle organise plusieurs concerts en Midi-Pyrénées

Quoi ?
Le tour du monde : musique sacrée, gospels, airs d’opéra, mélodies de grands classiques  interprétés par de jeunes solistes.
Et aussi Don Giovanni...mais c'est plus tard, les vendredi 23  et samedi 24 mars 2007 au Théâtre Municipal de Castres. 

Qui ?
Les artistes viennent de l'Opéra Lyrique de Chicago, du New York City Opera, du Houston Grand Opera, des Opéras de Washington, de Seattle, de Santa Fe, de San Francisco ou encore de Zurich.
Direction musicale : Miah Im, travaillant avec de jeunes solistes, et Victor Benedetti, Jennifer Cho, Juliana Rambaldi, Carlos Feliciano, Kathleen Flynn, Shannon de Vine, David Salsberry Fry et Ethan Watermeier.

Quand et Où ?
-Les vendredi 16 et samedi 17 mars 2007à 21 h 00 à Toulouse, en la Chapelle Sainte Anne,
au 15, rue Sainte-Anne, derrière la cathédrale Saint-Etienne ( Parking : Saint-Etienne ou Monument aux Morts)
- Le Mardi 20 mars 2007 à 21 h 00 au Théâtre Municipal de Castres

Comment ?
Renseignements et réservations à Castres : 05 63 71 56 57 et 05 63 71 56 58
Renseignements et réservations à Toulouse : 05 61 22 02 64 et  05 61 62 17 30 
Renseignements pour la presse : Mme Claude Almayrac ou Mme Fabienne Fournier de la Martiny
au 05 61 22 02 64 et 05 61 62 17 30, ou par Courriel

Crédits :
Merci à Sophie Vallat pour l'information.
Par Adamantane - Publié dans : Nouvelles des arts
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 3 mars 2007 6 03 /03 /Mars /2007 10:04


Adeline Giustinati-Miermont vient de publier De chair et de chimères chez La Bruyère Editions.
Son premier ouvrage...

Qui publie pour la première fois connaît et l'émoi de l'entrée dans le cercle des auteurs authentiques, ceux dont le nom sert de repère à un objet-livre– son recueil à elle s'avance sous une couverture de masque blanc, de masque neutre d'initiation au statut de choryphée –, associé au titre qui porte leur espoir, et l'épreuve du doute sur l'accueil  réservé à ces phrases qu'il fallut tant de temps pour écrire et qu'il suffit de quelques moments pour lire...

Que de handicaps à surmonter maintenant pour elle :

-Les règles cruelles du compte d'auteur qui laisse trop souvent l'auteur pour compte ;

-Le tricotage patient de la diffusion, plus meutrier pour les doigts que le cal de la plume ;

-Les jugements bâclés des critiques, qui faute de pouvoir en écrire autant se bornent à rentabiliser leur stage de lecture rapide pour produire, en sautant à rebours du sommaire à la préface, via les pages 69 – si elle existe– et 13, pour y trouver les cinq phrases et surtout la citation qui feront leur recension ;

-L'indifférence polie des autres poètes, plus préoccupés de relire leurs textes que de jeter un œil sur l'œuvre de leurs consœurs et confrères, et gémissant sur le massacre de forêts engendré par l'appétit de reconnaissance de leurs concurrents ;

-La sollicitude des amis, qui ne voient pas pourquoi il leur faudrait en plus payer le recueil qui va orner leur bibliothèque, et se le font offrir en ajoutant l'attente d'une dédicace forcément personnalisée – j'ai trouvé dans des bouquineries, et aussi en vente dans le e-commerce, nombre de plaquettes ainsi adornées d'envois d'auteur, et visiblement non lues, comme en atteste l'absence de découpe, pour les éditions anciennes, ou pour les plus récentes l'état encore craquant d'une brochure calculée au juste prix, donc irréversiblement cassante.

Tout premier recueil est pour moi promesse obscure mais déjà chaude d'une écriture.
Premier pas dans l'univers inconnu de la littérature.
Début d'un travail de reconstruction du monde qui réussira si la patience sait s'allier à la fougue, la force des mots à la compassion des émotions, la rigueur jubilatoire du désir de communiquer  à la souplesse protectrice de l'éthique grammaticale.

J'ai en commun avec Adeline Giustinati-Miermont l'intérêt pour le Français Langue Étrangère. Nous fréquentons tous deux le forum de Franc-Parler.
Mon intérêt pour cette discipline est que, nul n'étant prophète en son pays, et surtout pas le poète en sa langue, il est un détour profitable qui consiste à considérer que la langue du poème n'est point la langue maternelle du lecteur, usée qu'elle est par l'indifférence née de l'usage et enfouie dans les limbes de son inconscient, et qu'il convient de traiter dans le texte chaque mot comme nouveau, chaque tournure comme exotique ou dérangeante, chaque allusion comme référencée à une culture qui serait à faire découvrir.

La chimère est un être de mélange, parfois qualifié de monstrueux, puisqu'il faut le montrer pour en prouver l'existence. L'androgyne est chimère. Le mental humain, animus et anima entrelacés, est chimère. Des symboles maclés composent une chimère  de significations.  Le poème lui même,  au delà de certaines figures du discours, n'est-il pas est chimère,  qui veut à la fois être objet transmissible et quintessence d'émotion.

Le peu que j'ai pu lire de son travail me pousse à croire qu'elle saura surmonter les handicaps, plus haut énumérés d'un trait point trop noir même si acide, et  qui servent aujourd'hui de Conseils à un jeune poète. Et qu'elle a aussi les ressources requises pour réussir cette nécessaire reconstruction mot à mot du monde des sens qu'est la poésie.

Et si je lui laissais la parole ?  Pour cette méditation profane sur l'épaisseur du présent...

J'abandonne
Les bras ballants
Mets le présent en attente

Je m'abandonne
A des délices sucrés
Sur des épaules salés
Quelle ivresse!
Mon amant me peint un soleil sur les lèvres
Partition de baisers qui fondent sur la nuque

Je m'abandonne
A des caresses ardentes
Chapelle de l'instant
De l'abandon
Sanctuaire de l'éphémère
Mémoire de la chair

Quand s'éclipse mon amant
Quand l'extase file entre les doigts
Je me trouve à genou
Au pied du présent
Un tissu de grâce dans une des mains

Si le corps y est présent dans d'essentielles parties : doigts, mains, bras, épaules nuque, genou, pied, traçant tout un itinéraire, les postures sont elles aussi parallèlement évoquées dans une gamme de sensations : abandon, attente, ivresse, caresse, extase, grâce qui toutes colorent à leur manière l'épaisseur d'un atome de mémoire du temps : présent, instant, éphémère, éclipse, filage....
Par Adamantane - Publié dans : Nouvelles des arts
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Syndications

  • Flux RSS des articles

Choix d'images

  • numz-r.jpg
  • Sources-722924.jpg

Signaler

Concours

Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés