Adaman...Quoi ?

 

Liminaire

Le site source de ce blog, adamantane.net, a été mis en chantier et en ligne pour assurer simultanément plusieurs fonctions :
  • Présenter un ensemble de littératures polychromes : poèmes, essais, critiques, préfaces, documents pédagogiques, schémas didactiques, fragments sur des thèmes divers
  • Publier des auteurs, et plus généralement afficher des artistes, connus comme méconnus
  • Servir de portail à des associations à but artistique et culturel
  • Accueillir des activités d'écriture collaborative
  • Dissimuler un espace privé dédié à des recherches symboliques.
Son rédacteur veut les assurer de manière :

  • Systémique : les liens et interactions entre les divers domaines de la pensée active constituent en noosphère vivante ce qui sans eux ne serait qu'une froide encyclopédie des savoirs ;
  • &, conjonction de coordination
  • Libertaire : la personne est première ; les maîtres à penser sont à fréquenter avec d'extrêmes précautions, et le progrès nait de la réflexion autonome de chacun venant se combiner à celle des autres.


Informations

Depuis sa création en 2005 ,
ce blogue a accueilli 201 500 visiteurs
qui ont consulté 980 000 pages.

Au 10 septembre 2010,
il a proposé 500 articles
et suscité 563 commentaires.


Images Aléatoires

Présentation

Samedi 4 février 2006 6 04 /02 /Fév /2006 01:01
La section L'enfant chiendent du chapitre Poécriture a été enrichie d'un texte de 1958, Vivre - Opérateur cOr, accompagné en commentaire d'un précablage vers Émile Riche et Jean Itard, mes profs de maths de sup et de spé, ainsi que vers la greffe de l'internationale situationniste sur l'internationale lettriste.
Un des textes publiés dans l'Espace privé a été orné d'une représentation, due à Hélaine Charbonnier, qui à la fois l'illustre et l'enrichit.
Publié dans : Adamantane plus
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Vendredi 3 février 2006 5 03 /02 /Fév /2006 23:23
Le  Webzine de l'Aire Falguière

N° 3—  3 février 2006

Depuis le 12 janvier, Albane Aubry et Christian Pélissier font ressurgir, vont revivre, sur la scène de l'Aire Falguière, les souvenirs tendres-déchirants de l'enfant pied-noir.
Un gamin jeune-âgé, cinquante ans ayant passé, renoue avec l'évocation d'événements fondateurs de sa personnalité, dénoue les volutes de l'image intemporelle de sa mère,  contrenoue les traumatismes héréditaires qui endolorissent ses origines, qu'ils soient familiaux, culturels ou historiques.


Si la remémoration débute sur les pieds légers d'une enfance pittoresque, elle poursuit  à pas plus lourds sur le chemin des drames, puis reste suspendue dans la danse  qu'esquisse le sang de larmes devenues impossibles à libérer.
Plus le jeu des acteurs est sobre, plus l'émotion enivre le témoin, bouscule les murs de la raison.
Le temps n'est pas suspendu, mais retourné, recréé, réinventé. Il est fidèlement servi, dans cette involution que la lumière stimule et les musiques facilitent, par ses deux complices, l'espace et le rythme,
Pour qui peut retrouver, dans la voix de son souvenir, après les avoir entendus de quelque manière que ce soit, dans quelque rôle que ce soit, depuis quelque endroit que ce soit , les mots Casbah, Aurès, Toussaint, Rébellion, ce bref spectacle sera l'éclair fulgurant illuminant un cristal de mémoire.
Telle est la commémoration qui m'a été proposée ce soir.
Pas de jugements irréversibles, pas de plaintes exapérées, pas de rancoeurs irréconciliantes : seulement  le discours du destin, le décours des dédains, les détours du divin. Comment une communauté fondée sur la diversité acceptée,la tolérance  espiègle, les inégalités assumées  peut-elle être un jour d'orage fracturée par  un séisme inattendu  et cependant prédictible ?

Le travail de traduction , de transfiguration, de Marie-Christine Bras qui a su transmuter avec rigueur et originalité la matière brute d'une relation romanesque en la suite poétique d'une tragédie moderne mérite  plus que reconnaissance : remerciements.
Élie-Georges Berreby avait-il songé à telle métamorphose ? Elle, elle l'a réalisée.
Publié dans : À l'Aire Falguière
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Jeudi 2 février 2006 4 02 /02 /Fév /2006 12:23

«Dans un communiqué, Raymond Lakah, patron de Montaigne Press, société qui détient la majorité de Presse Alliance (éditrice de France Soir), indique avoir "décidé de révoquer Monsieur Jacques Lefranc de sa fonction de président et directeur de la publication en signe fort de respect des croyances et des convictions intimes de chaque individu"

Information répercutée par (sur?) le Desk de le Monde.


(Pourquoi un journal francophone a-t-il décidé d'utiliser des désignations aussi provocatrices que le desk et check-list pour intituler certains de ses services ? J'ai posé plusieurs fois la question mais n'ai pas eu de réponse...).

Une observation prélimaire

Le titre de mon confrère  France soir  implique un changement de perspectives quant aux faits. Le sujet des caricatures incriminées (enfin, mises en examen) n'est pas Dieu. Plus modestement, un des messagers d'une des formes de Dieu.
Allah est grand, et Mohamet est son prophète, avais-je appris à l'école primaire.
Les dessins publiés ici et là ne sont pas des dessins d'Allah.
Donc pour effectuer d'amicales comparaisons entre religions AOC (Bordeaux, Bourgogne ou Alsace ? Yaweh, Trinité ou Allah ?) , mieux vaudrait avoir intitulé la une de  France soir  oui, on a le droit de caricaturer le messager.
Donc le très pneumatique nuage céleste aurait dû accueillir  comme canapéens représentatifs Moïse , Zoroastre, Siddharta Gautama, Lao Tseu, Kongfuzi,  Saint Jean, Paul de Tarse, Luther ou Calvin,...

Des paradoxes logiques

Je ne voudrais pas avoir à trancher  par voie légale entre liberté d'expression et respect des croyances, dans la mesure où, en la matière :
-la liberté d'expression est mise en oeuvre telle que vue et filtrée par l'émetteur du message,
-et le respect des croyances est filtré et évalué, lui, par le récepteur du message.

Autre imbroglio sémantique : si la théologie et/ou la tradition musulmane interdisent aux fidèles confessant cette religion de tracer une  représentation visuelle du prophète, elles interdisent logiquement et symétriquement  d'en regarder s'il y en a de présentées comme supposées telles ; ceux qui ont dénoncé ces images n'ont-il pas péché en les analysant au point d'y reconnaître Mahomet, qu'ils ne peuvent par définition identifier, n'ayant jamais licitement regardé son image ?

Quelques questions de forme

-où finit la représentation dévote et où commence la caricature insultante ?

-quelle est la valeur ajoutée par les dites caricatures ; pour mon goût, elles n'ont rien de particulièrement spirituel ? (Je sais, elle n'est pas très bonne).

-un texte est-il plus ou moins une représentation qu'une image (voire un son, une odeur), et sur quelles bases distinguer les deux pour n'en interdire qu'un? Comme on le sait, la calligraphie permet de construire une image avec des lettres...

-un croyant en la foi "A" peut-il imposer sa règle de vie intime à des incroyants pour lui, c'est à dire à des croyants dans les fois (je ne sais même pas si le mot foi admet le pluriel...tous les exemples du dico sont au singulier) "B", "C", "D", etc. ?

Et quelques questions de fond :

-Qui est le petit génie de la communication qui a réussi à transformer quelques lignes sur du papier en incident international, interethnique et interconfessionnel ?

-Qu'en pense l'archange Gabriel ? Il a en effet trempé dans plusieurs affaires bien connues de nos frères hébreux, musulmans et chrétiens. Gabriel, alias Dieu s'est montré fort, avait pour mission selon le livre d'Énoch de manager les serpents, le paradis et les chérubins ; il inclura dans cette mission, usant largement de la délégation divine et prenant d'étonnantes initiatives :
    --l'alimentation onirique du prophète Nabi Daniel,
    --l'annonce faite à Zacharie, puis à Marie,
   --et enfin, sous le nom de plume de Djibril, la dictée du Coran à celui qui se faisait appeler le prophète illettré,
se trouvant ainsi impliqué dans des événements relatés dans les traditions des trois religions dites du livre (un livre, ça peut aussi s'illustrer...).

-Pourquoi les boutiquiers du moyen-orient ont-ils eu besoin de ce casus belli pour cesser de vendre du camembert danois à leurs clients ...Il y avait d'autres motifs plus naturels !

Crédits : pour la photo,  AFP / Pascal Pavani
Publié dans : Systémique
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Mercredi 1 février 2006 3 01 /02 /Fév /2006 18:33
« Un réel apprentissage de la retraite : une nécessité citoyenne et politique.

Il semble difficile et dangereux d’envisager les vingt, trente ans et plus qui nous sont offerts en situation de retraite, sans une réelle réflexion, une réel apprentissage, afin de demeurer "dans et avec" la société.»

C'est par ces mots que commence le papier de Pierre Caro daté du 27 janvier 2006,  dans AgoraVox.

Pour construire mon projet actuel, j’ai jeté un regard sur le passé. Dans ma vie, j’ai ainsi pu identifier des périodes, ou époques: l’enfant, l’écolier, l’étudiant, l’ingénieur, le cadre, le dirigeant, le consultant, l’entrepreneur (ça fait un peu Tarot...mais je ne sais si j’aurai droit à 22 états successifs), le conseiller...

Le conseiller, c’est l’étape actuelle, en attendant de définir la prochaine. Mon idée est de transmettre la partie récupérable de mes expériences, de restituer à la société des hommes un peu de ce qu’elle m’a apporté, en y ajoutant ma touche personnelle, de jeter des liens entre ces divers engagements, apprentissages, réalisations, tout en continuant à participer à des projets de développement et de mise en place.

Quand mes proches, mes amis, d’autres me disent tu es un retraité qui s’occupe bien, il m’arrive d’avoir envie de réfuter la terminologie. Retraité n’est pas le mot qui désigne le mieux le fait qu’après avoir cotisé une quarantaine d’année à diverses caisses, et celle des cadres est particulièrement prévoyante,  mon employeur soit en réalité "moi-même en différé". Cette réflexion n’a pour moi, à 66 ans, rien d’abstrait... Et s’occuper a quelque odeur de gymnastique physique et mentale pour freiner le vieillissement. Je ne "m’occuppe pas".J’ai diverses activités, qui ont une valeur ajoutée sociale, littéraire, économique, et dont je me demande pourquoi elle ne peuvent contribuer au PIB?
Ah, cette catégorie des "inactifs" à laquelle nous condamnent, dans laquelle nous enferment trop de questionnaires, y compris sur internet. Pas plus inactifs que les mères de famille "au foyer" ou les écclésiastiques de toutes confessions!

Je sais bien que changer de vocabulaire ne suffit pas à changer la réalité, mais je crois encore au pouvoir des mots et cherche des alliés pour que, sans nous faire le coup des non-voyants ou des personnes-à-mobilité-réduite, nous ayons droit à une autre catégorisation socio-économique.

Sur ma carte de visite, j’ai pas mal hésité...Finalement, j’ai conservé la référence à mon titre d’ingénieur et noté "écrivain". Ce métier est libre d’accès, et les nobles vieillards y sont reconnus.

Publié dans : Libertaire
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Mercredi 1 février 2006 3 01 /02 /Fév /2006 11:45
Depuis que j'ai créé, il y a deux mois, le 2 décembre 2005, ce blogue, j'ai  appris que tous comptes faits le blogue n'était qu'un site annexe :
-plus rapide à enrichir que le site principal,
-moins facile à doter d'une mise en page riche et personnelle,
-incitant à l'écriture brève et
-formalisant la possibilité d'échange déjà sollicitée ouvertement sur adamantane.net



Ayant , soit à l'occasion de la lecture des commentaires déposés, soit par curiosité systématique, visité des dizaines d'autres blogues — je sais, l'échantillon est fortement biaisé par mes goûts, mon style et  par ailleurs numériquement peu représentatif — j'ai aussi découvert que :
-1-l'idée de totaliser bestialement le nombre des blogues ouverts pour évaluer le développement de ce processus est inepte ;
-2-la ressemblance entre les apparences éditoriales (presque toujours les mêmes rubriques aux mêmes endroits avec le même titre...peu d'éditeurs jouent des possibilités de paramétrage pour sortir du cadre livré avec le système) donne une impression désagréable de culture au cordeau : on se croirait dans un Novotel d'il y a vingt ans, la même chambre avec les mêmes accessoires au même endroit partout en France !

La première remarque peut s'exprimer autrement : quelle est la valeur ajoutée par tel blogue ? Pour certains, elle est indéniablement forte : experts, artistes, penseurs nous apportent du nouveau, puis du nouveu sur le nouveau. Pour d'autres, elle est au mieux epsilonnesque — cartes postales rocamadouriennes, photos du chat-qui-dort, fête dans le jardin...Et il en est même de paradoxalement négatives, des effusions essèmesques aux reprises d'informations sur l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours qui a mangé le facteur.
Comment faire pour mesurer cette valeur ajoutée ?

La seconde remarque en induit une autre : tout blogueur qui trouve le moyen, dans un tel système de contraintes, d'arriver à une identité visuelle assez marquée pour être mémorisable manifeste une créativité qui devrait lui apporter écoute, visience (quel est l'équivalent visuel d'audience ?) et échanges.
Comment faire pour mesurer cette empreinte ?

Peut-être quelqu'un a-t-il des idées ?

Crédits : merci à Cybersciences pour sa couverture...
Publié dans : Adamantane plus
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Mardi 31 janvier 2006 2 31 /01 /Jan /2006 21:16
En allant  me faire morphogenèser,  non, pardon, morphoanalyser , j'ai appris que mon taux de ressemblance

avec
Svante August Arrhenius
à gauche, atteint 64 %,

et avec
Arthur Ignatius Conan Doyle
à droite, est encore de 57 %.


Je ne me savais pas en si bonne compagnie.

Publié dans : Recherche
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Mardi 31 janvier 2006 2 31 /01 /Jan /2006 18:36
Freemen   est un réseau de blogues dont les éditeurs se disent convaincus que :


-le changement climatique est un problème majeur, pas uniquement écologique, mais aussi politique et économique ;
-résoudre ce problème implique une remise à plat de nos modèles économiques et, particulièrement, de la notion de croissance.

 

Au delà, comme le nom Freemen le suggère, chacun pense, écrit ce qu'il veut sur son blogue. L'ensemble de ces contenus doit petit à petit former un anneau, un métajournal, chacun parlant de politique, mais aussi, d'art, de cinéma, de poésie, bref de tout.

Le substantif  Freemen a aussi d'autres significations, en sus des Fremen (orthographe transparente) chasseurs d'épice et recycleurs d'eau de Dune.

Comme j'adhère à ce point de vue, j'ai manifesté mon existence auprès de membres du réseau.
Pour identifier les Freemen et obtenir un lien avec leurs sites ou blogs personnels, il suffit de consulter la liste...

A suivre...
Publié dans : Free(wo)men
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Mardi 31 janvier 2006 2 31 /01 /Jan /2006 13:21
Je fais suivre cet avis urgent :

Madame, Monsieur, chers amis,
Mauvaise nouvelle: pour des raisons familiales, Edgar Morin a dû renoncer à son voyage en Suisse. La conférence Résister à la cruauté du monde qu'il devait donner ce soir (20h00) au Casino de Montbenon (Lausanne) est donc annulée.
Les organisateurs vous prient de les excuser pour ce contretemps indépendant de leur volonté.
Merci de diffuser ce message largement dans vos réseaux.
Avec mes regrets et mes cordiales salutations
Michel-Maxime Egger, fondation Diagonale

Publié dans : Nouvelles des arts
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Lundi 30 janvier 2006 1 30 /01 /Jan /2006 18:20
Faut-il détordre le droit du travail ?

Entrer dans le fond par la forme


Je reconnais avoir abordé il y a quelques jours le sujet du
C P E en me centrant sur un des aspects de sa forme, démarche qui peut sembler détournée, qui est détournée.
Cela m'a valu quelques commentaires.
Les auteurs du projet en question ont d'ailleurs placé eux-aussi le débat aussi sur ce terrain. Au lieu de parler franchement  de modalités de rupture unilatérale, ils ont choisi de réinterpréter (enfin, de tripatouiller) la notion de période d'essai en la détournant de sa raison d'être.
Comme j'y vois une forme de lâcheté administrative, sinon politique, j'ai réagi en tentant de montrer en quoi cette astuce présentait un risque.

Quant au fond, sans avoir pris de position personnelle très marquée, j'ai reconnu qu'à mon avis, en traduisant les peurs engendrées par cette nouvelle disposition en termes de refus, les institutions syndicales, étudiantes comme ouvrières, ou les associations ayant choisi de se manifester, sont dans leur rôle de contre-pouvoir, même si elle ne l'exercent pas de manière constructive.

Si maintenant je veux m'intéresser plus au fond du thème, et sans aller jusqu'à débattre des fondements du droit au travail, je peux poser la question ainsi :
faut-il détordre le droit du travail ?

Détordre, pas pour supprimer,maisi pour cesser de rendre inutilisable à force d'enjolivures et de fragilisation
Détordre, pas en refondant à partir de rien, mais au moins en remettant sur la forge pour en redresser, avec l'énergie voulue, et dans les règles de l'art, les multiples torsions et contorsions.

Retrouver les principes sous les procédures

Le droit du travail, à force de retouches de circonstances, d'aménagements dérogatoires, de compromis entre les effets de divers rapports de forces, est aujourd'hui :
-un empilement de procédures complexes admettant des interprétations différentes selon les lieux et les moments
-induisant des pratiques fluctuantes, parfois imprévisibles ou inattendues, souvent perçues comme à la limite de l'abus de droit
-tentant de s'appuyer sur des principes dont l'essentiel est devenu illisible au point de n'être point trop contesté, noyés qu'ils sont dans des définitions que les procédures trahissent et les pratiques camouflent.

Pourquoi ne pas revenir au simple et engager le débat non sur de nouvelles modifications, qui améliorent pour les uns et péjorent pour les autres, mais sur la nécessité d'une purification du système.
Dans le cas des contrats de travail, une fois admise l'utilité de posséder un tel référentiel, une réflexion sur la prise en compte des critères de qualité admis pour les contrats civils ou commerciaux permettrait-elle de satisfaire les divers partenaires?

Mettre sous contrôle qualité les contrats

Quels sont ces critères de qualité ?

-la clarté : chaque partie comprend la même chose sur le contenu et les modalités de mise en oeuvre, et sait quoi faire si le problème à résoudre n'a pas sa solution inscrite dans la convention souscrite ;
-la cohérence, interne : des clauses différentes ne peuvent par leur application entraîner une situation bloquée, et externe : les actions respectant le contrat ne viennent pas contrevenir à d'autres contrats établis ;
-la connivence (je sais, le mot n'est pas bien choisi, car sert aussi à désigner dans le langage courant des accords, tacites ou explicites, dont la réalisation peut choquer la morale ou même la loi...) : les parties recherchent une symétrie optimale des obligations, accompagnée d'un bénéfice mutuel, et si le petit partenaire encourt un risque du fait de sa faiblesse institutionnelle, des dispositions compensatoires viennent l'atténuer.
-la non-permanence : chaque partie sait que la situation n'a aucune raison d'être indéterminée dans la durée, et qu'il n'y a pas obligation implicite à ne pas rompre, pourvu que les formes prévues soient respectées.

Il m'est souvent arrivé de dire tout contrat qui ne se proclame pas temporaire porte en lui un mensonge fondamental.
Et que par conséquent un bon CDD vaut mieux qu'un mauvais CDI...

De plus, dans les conditions actuelles, parler de contrat pour désigner un engagement quasi léonin, rédigé par l'employeur, à prendre ou à laisser, est aussi un abus de terminologie.

Gouverner le complexe  par le simple

La panoplie actuelle des contrats de travail pourrait être remplacée par un contrat-cadre unique dans ses bases, et subsidiairement déclinable à hauteur de chaque cas particulier, en y greffant soit des modules préstandardisés, mais évolutifs, soit des dispositions spécifiques établies de gré à gré et compatibles avec les principes généraux régissant l'ensemble.
 
Cette idée est dans l'air, certains la proposent même de manière assez percutante.
Je comprends qu'elle puisse faire peur, mais la réalité actuelle n'a-telle pas de quoi faire encore plus peur ?
Combien de temps encore pourrons-nous étayer les étais de l'édifice avant son effondrement ?

Par exemple la période d'essai, si l'utilité de ce concept était reconnue, pourrait être définie sur la base d'une prescription commune telle que :
-durée comprise dans une fourchette de durée liée à la complexité du poste et aux responsabilités du titulaire
-symétrie dans les modalités de cessation
-situation non discriminante en ce qui concerne les conditions de travail et de rémunération
-statut non opposable à son titulaire par des organismes externes telles que banques et agences
-etc.

Retourner la situation à son profit

J'ajoute que si j'avais en ce moment un conseil à donner à un primo-accédant au monde du travail (celle là, je ne l'ai pas inventée), ce serait de ne pas faire la fine bouche devant ce type de contrat, qui sera très probablement mis à l'essai...pour deux ans ?
Et de ne pas hésiter en en tirer les avantages possibles, y compris celui de continuer le cas échéant, et si tel est son désir, à chercher du travail, puis à quitter sans scrupules ni regrets un employeur qui s'est réservé le droit légal de le virer sans autre motif que le fait qu'il a le droit de le faire.

Crédits
La sculpture torsion (1962) a été fabriquée par le constructiviste Naum Gabo (1890 - 1977).
Publié dans : Systémique
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Dimanche 29 janvier 2006 7 29 /01 /Jan /2006 23:53
A l'Église Saint Merri, ce dimanche après-midi était dédié à Mozart. Un concert convivial a été offert  par Duy-Thông Nguyên , contre-ténor et ses amis musiciennes et musiciens : Sandrah Silvio, Sophie Teulon et Noémie Tokitsu, sopranos, Laurent Collobert , baryton, avec au piano Anne Rancurel, Olivier Dauriat et Pascal Heuillard.

Il a enregistré en 2005 avec Bertrand Giraud un cédérom produit par Anima Records, Romanza,  «échos d'Italie en vingt mélodies, de Mozart à Tosti».

C'est l'association  l'accueil musical qui organisait ce récital.
Publié dans : Systémique
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