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Le site source de ce blog, adamantane.net, a été mis en chantier et en ligne pour assurer simultanément plusieurs fonctions :
  • Présenter un ensemble de littératures polychromes : poèmes, essais, critiques, préfaces, documents pédagogiques, schémas didactiques, fragments sur des thèmes divers
  • Publier des auteurs, et plus généralement afficher des artistes, connus comme méconnus
  • Servir de portail à des associations à but artistique et culturel
  • Accueillir des activités d'écriture collaborative
  • Dissimuler un espace privé dédié à des recherches symboliques.
Son rédacteur veut les assurer de manière :

  • Systémique : les liens et interactions entre les divers domaines de la pensée active constituent en noosphère vivante ce qui sans eux ne serait qu'une froide encyclopédie des savoirs ;
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Mercredi 23 décembre 2009 3 23 /12 /Déc /2009 22:37
de-la-tour-nouveau-ne-original.jpg

Crédits : merci -à nouveau - à Georges de La Tour, pour Le Nouveau-né, tableau visible au Musée des Beaux-Arts de Rennes.
Huile sur toile ; 76 x 91 cm ; Saisie révolutionnaire, 1794

Parmi la trentaine d'oeuvres connues de Georges de La Tour celle-ci, saisie à la Révolution chez un émigré rennais qui n'a pu être identifié jusqu'ici, est sans conteste l'une des plus célèbres. [Note recopiée du site du Musée...].






J'ai reçu ce courrier :

Bonjour,

Suite à l’intérêt que vous avez porté à l’AED [1] en mettant sur votre site notre URL, et compte tenu de la nature de votre site, je me permets de vous contacter dans le cadre de notre campagne de mobilisation pour l’année sacerdotale : « Lumière d’Espérance ».
Nous lançons le 25 décembre cette opération ayant pour objectif de mobiliser les internautes en allumant 4000 cierges en 40 jours pour soutenir les prêtres en détresse à travers le monde.
Jusqu’à la fête de la Présentation du Christ au Temple, nous proposons aux internautes d’écrire une prière pour un prêtre, d’envoyer un message d’Espérance à ses proches.

Nous souhaitons à travers le symbole du cierge, matérialiser la prière, l’Amour de Dieu pour combattre l’intolérance religieuse et diffuser le plus largement un message d’Espérance.
C’est pourquoi, nous aimerions savoir si nous pouvons échanger nos liens. Nous avons d’ailleurs créé une page dédiée pour nos partenaires.

Je vous remercie par avance.
Sincères salutations.

J'ai ainsi répondu :

Bonjour

J'ai en effet publié sur mon site une longue page dédiée aux Compagnons Bâtisseurs, mentionnant donc le nom et l'action du  Père Werenfried van Straaten. Je ne renie en rien cet élément important, fondateur, de mon itinéraire personnel. Il s'agissait pour moi de témoigner de la possibilité de mettre, modestement, en pratique certaines valeurs dites évangéliques, et aussi de travailler de manière concrète à compenser à l'international  l'image négative imprimée par les mystérieux silences d'un Pape très récent. La démarche proposée n'était en rien sous-tendue par la volonté de convertir les autres, mais plutôt par celle de se convertir vers les autres.
Je ne suis, cinquante ans plus tard, pas du tout opposé au soutien des personnes en détresse, y compris les prêtres,  ni à la diffusion d'un message d'amour et d'espérance. Bien au contraire.

D'une part, je considère à titre personnel la vie spirituelle comme une affaire semi-privée. C'est à dire que si je pratique la mise en commun, dans des circonstances discrètes, avec des partenaires choisis, de préoccupations spiritualistes, je m'abstiens de faire campagne en faveur de mes propres options., et même de mes voies de recherche. Le doute m'habite plus que les certitudes....
D'autre part, je maintiens une distinction de principe entre dogmes religieux et perspectives spirituelles. L'assimilation sémantique de l'un à l'autre engendre selon moi un désordre mental par simplification abusive, la liberté spirituelle devenant inféodée au respect d'un dogme, donc niée.

Le rôle du prêtre - au dela des acceptions sacerdotales - est-il de multiplier les fidèles, ou bien de proposer une écoute en matière de spiritualité, même - surtout ? - à ceux qui sortent du cercle des pratiquants authentifiés.
Un pasteur en sa communauté, un imam accueillant ses frères, un rabbin commentant le talmud, un vénérable maître en sa loge de Saint Jean, un trappiste occupé à  jardiner, un jésuite au fond de son laboratoire, sont potentiellement prêtres en action. Quand ? Dès lors qu'ils cherchent à aider leur prochain à se poser les questions qu'il pressent en lui dans sa relation au sacré, serait-ce même pour en nier la réalité. Ils le sont encore plus s'ils ne font pas de l'adhésion à leur église, voire à une église, une condition incontournable de leur écoute. Et leur intention se doit d'être droite, c'est à dire centrée sur l'autre, pas sur le gain d'une âme, perspective à proprement parler diabolique.
 
Je m'oppose, chaque fois que besoin, de manière mesurée et dans la limite de mes moyens, aux démarches prosélytes ou missionnaires des obédiences religieuses. Je le fais sans autre parti-pris que le devoir de résistance à l'invasion des consciences par des corpus de systèmes religieux prêt à consommer. Je souhaite que les fidèles se réclamant de ces obédiences se bornent à approfondir leurs croyances. Travail intime qui est d'ailleurs long, difficile, considérable. Il implique la nécessité de  remettre les dites croyances en question et d'accepter l'issue éventuelle de les abandonner. Il oblige à en témoigner dans les faits, ce qui n'est guère plus aisé, sans pour autant se croire investi d'une mission apostolique visant à tenter de convaincre d'autres personnes que sa croyance est la bonne et seule croyance.

Autrement dit, j'adhère activement à l'idée selon laquelle chacun doit pouvoir vivre, le cas échéant, sa foi librement, sans tracasserie ou persécution d'aucune nature. Une seule condition : qu'il ne sorte pas de la réserve que doit lui inspirer la propre liberté de celles et ceux qui partagent pas la même foi.
Si, une fois ces clarifications apportées, vous considérez qu'un échange de liens est un bonne chose, merci de me le dire.

Cordialement.





[1] Aide à l'Église en Détresse
Par Adamantane - Publié dans : Systémique - Communauté : Franc-Maçonnerie&Spiritualité
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Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /Déc /2009 22:55
images.jpg
L'approfondissement du concept de plagiat est peut être, paradoxalement, une des clefs de la recherche en matière de créativité.
Le dauphin plagie-t-il le requin ? La convergence évolutive est-elle un phénomène qui s'étendrait aux oeuvres de l'esprit ? La mémétique pourrait-elle nous aider à mieux comprendre ces ressemblances insolites entre des textes, non seulement de même idée générale, mais encore coïncidant de manière troublante pour certainsdétails,  bien qu'émanant de cultures différentes ?
Les exemples de plagiats dits involontaires sont nombreux, qui peuvent être objets d'étude et de réflexion.
Face à cette réalité, comment réagir ? Faut-il s'arc-bouter sur les dépôts de brevet - qui, à l'origine, avaient pour but d'inciter à la publication de la découverte, ce qui n'a pas empêché certaines firmes de détourner la méthode de son objet... -, les preuves d'antériorité, les enveloppe Soleau et les dépôts légaux, ou faut-il adopter d'autres dispositifs pour faire vivre les résultats a priori uniques - mais quelle preuve en a-t-on ? - d'un acte de création ?

Quelles leçons tirer de quarante années d'expérience professionnelle dans des métiers tournant autour de la recherche de la nouveauté, via un processus de type projet, dans des domaines tels que la technologie, l'organisation, les systèmes, l'éducation ? En voilà quelques unes.

-1-quels que que soient nos efforts pour fournir des présentations originales, nous nous copions les uns les autres, parfois sans le savoir, et aucun d'entre nous ne peut prétendre à la paternité (ou maternité) absolue d'un concept.

-2-la meilleure manière de protéger une idée est de la diffuser ; et alors nous nous rendons compte que pratiquement le même jour à la même heure à l'autre bout de la planète un document très proche décrit une approche à peu près identique...ça fait voyager !

-3- quand nous sommes plusieurs à pratiquer à peu près la même démarche, notre intérêt, sans oublier notre plaisir, passe plus par une coopération au moins informative  pouvant déboucher sur une activité créative de type collaboratif,  que par une recherchedocumentaire destinée à établir les prééminences historiques.

-4-l'attitude copyleft est une solution élégante au problème que pose le désir de concilier sauvegarde de ses intérêts légitimes et tendances altruistes.

-5-beaucoup de réputations sont soit usurpées, soit nées de la puissance d'un mode de diffusion, soit du plus pur des hasards. A titre personnel je me suis aperçu que j'avais théorisé et pratiqué,  sous le nom universellement inconnu de sémagramme, le mind-mapping plusieurs années avant que Tony Buzzan  ne commence à formaliser et vendre cette méthode aujourd'hui universellement connue, ...J'en ai  - immodestement - conclu non que j'avais été spolié d'une invention, mais que je n'étais pas si bête que ça...

Prenons un exemple.
Jean- Michel Cornu avait, à ma connaissance,  mis sous copyright en 2000 ses 9+1 lois de la coopération. Aujourd'hui, elles sont en accès libre sur son blog. Pourquoi ce changement d'attitude, d'ailleurs conforme à certaines des dites lois ? Il développe de nombreux arguments en faveur des logiciels dits "open source" (rarement vu couler des "closed source"...) et du copyleft. Peut-être parce qu'il a pris conscience - je ne le lui ai pas demandé, mais je me suis seulement soucié d'une possibilité rationnelle - à la fois :
-de l'inanité de certaines protections par copyright, même dans l'univers marchand ;
-de la primauté de l'opération de diffusion sur celles d'études conceptuelles et même de production d'idées.
D'ailleurs, en citant son activité comme exemple à l'appui des assertions qui précèdent, je contribue à la distribution de son savoir faire faire...
 
Je pourrais certes démontrer que les idées qu'il expose peuvent être identifiées comme une réécriture, avec extrapolation et création de nouveaux liens, de travaux conduits par Jean-Christian Fauvet et son équipe de Bossard Institut sur la Sociodynamique dans les années 70 / 85, lesquels travaux ont été à l'époque publiés, diffusés, adaptés dans de nombreuses entreprises avec de nombreux changements de vocabulaire et de notation. Mais ce serait inutile. Ayant participé à ces recherches, je sais qu'elles avaient aussi pour base de travail des réflexions-actions antérieures aujourd'hui peu connues, lesquelles, à leur tour...

Crédits : merci à Lemniscate, dont le commentaire m'a incité à me simplifier la vie, et a recourir à l'étymon allo(s), autre, pour spécifier un plagiat impliquant un texte ressource émis par autre que soi.
Par Adamantane - Publié dans : Systémique - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /Déc /2009 21:42
Couverture-Slama-mini.jpg C'est le 8 juin 1978 que je fis la connaissance de Robert Slama. Après quelques aventures sans résultat probant en compagnie des cardiologues de l'hôpital Saint-Joseph, et un exament endocavitaire en soi-même fort intéressant - qui a pu regarder sur grand écran son propre coeur palpiter, et suivre le cheminement d'une sonde conçue pour en stimuler les battements ? -  j'avais pris rendez-vous à la consultation de cardiologie de l'hôpital Lariboisière.

Depuis de nombreux mois je souffrais de ce que certains nomment palpitations, et que je vivais comme une situation doublement invalidante.  D'une part les crises de trouble du rythme étaient en apparence peu prévisibles, d'autre part leur durée l'était tout autant, et elles s'accompagnaient simultanément d'un état de peur intime oppressante et d'une difficulté importante à maintenir un tonus physique satisfaisant. Les premiers à-coups avaient frappé  le lundi 13 décembre 1976 - jour de naissance de Rama Yade... -, quelque part sur l'autoroute Aquitaine, alors que je dînais sur l'aire de service d'Orléans-Saran, au retour d'une réunion de travail.  18 mois plus tard,  j'avais sans succès notable testé 27 traitements différents...et vécu plusieurs alertes accompagnées d'hospitalisation aux urgences.

Il me reçut longuement. Ne se crut pas obligé de me donner des explications enfantines sur le thème de l'analogie entre le coeur et la pompe. Accepta le fait que je puisse ressentir immédiatement l'extrasystole qui inaugurait l'accélération brutale du rythme. Ne mit pas en question la description que je lui fis des divers désordres engendrés par cette anomalie. Je remarquais aussi qu'il pétunait sans vergogne en un lieu qui aujourd'hui ferait l'objet d'interdictions sévères.
En conclusion il me dit simplement que ma coopération était une condition essentielle d'une maîtrise des symptômes, que le traitement d'une telle  arythmie rare et  insolite était en grande partie du domaine expérimental, et qu'il allait me confier, et non confier mon cas, à son équipe.
Il posa au passage un diagnostic, ce qui m'offrit l'occasion de m'intéresser à ces trois joyeux compères que sont Louis Wolf, John Parkinson et Paul Dudley White [1] .

Je me retrouvai donc en compagnie de médecins qui, au lieu de tracer une frontière de compétence entre eux et moi, m'associèrent à la recherche d'un traitement efficace, jusqu'à écouter mes propres suggestions en matière de suivi de mon état, d'enregistrement des données et de dosages combinatoires d'antiarythmiques de classes différentes.
Une fois composée une association médicamenteuse capable de réduire la fréquence d'apparition et la durée des épisodes de tachycardie, commença une assez longue période de travaux pratiques avec les médecins de son équipe. Le holter de l'époque avait la taille d'un très gros livre, et passer une journée de travail réputée normale - en réunion en préfecture, il me fut courtoisement rappelé que je n'avais pas à enregistrer la séance... - en trimballant à l'épaule ce mystérieux accessoire, farouchement opposé entre autres manifestations d'existence aux formes les plus traditionnelles d'ablutions était une manière de vivre qui ne passait pas inaperçue de ses proches.

J'appris un jour que mon cas avait fait l'objet d'un poster présenté dans un congrès outre-atlantique. Je participai aussi aux expérimentations requises pour l'obtention de l'AMM de la flécaïne (flécaïnide, classe lc de Vaughan-Williams) , le recours à la cordarone (amiodarone, classe III  de Vaughan-Williams) ayant été jugé potentiellement inapproprié, du fait de ses effets secondaires. Avec le professeur Philippe Coumel, lui aussi aujourd'hui disparu, j'eus, outre un accueil régulier plusieurs années durant à sa consultation à Lariboisière, d'intéressantes conversations sur la théorie du chaos - je lui fis même cadeau en 1989 d'une des premières traductions en français de l'ouvrage vulgarisateur de James Gleick - et son application aux arythmies singulières et insolites.
C'est dans la salle d'attente du service de cardiologie de Robert Slama que fut écrit ce texte, l'électrocardiographe ou le sculpteur d'ondes, inséré dans la section les ciseauxx du sourcier de mon livre le sculpteur d'eaux.

J'appris aussi à me débrouiller de manière autonome, pour effectuer moi-même certains manoeuvres simples induisant le blocage d'une crise et la récupération du rythme sinusal ordinaire. L'une d'entre elles avait d'ailleurs le charme d'attirer un peu l'attention : pourquoi ce monsieur à l'air sérieux se comporte-t-il dans la rue comme un gymnaste effectuant des exercices d'assouplissement ? A noter que le retour stable au rythme normal s'accompagne, pour moi, d'une immense onde de bien-être qui me traverse tout le corps, et que l'absence de cette sensation m'avertit, aujourd'hui encore, d'une rechute imminente.

De mes expériences dans le service de Robert Slama, en particulier avec Antoine Leenhardt et Jean-François Leclercq, il me vint la conviction que dès lors que la relation médicale se dépouille de son statut dominant/dominé, sur le modèle professeur/patient, pour tendre à s'établir sur des bases coopératives, alors l'étude du cas douloureux a une bien plus forte probabilité d'engendrer des solutions pertinentes, et satisfaisantes pour les deux partenaires. Cette expérience m'aida d'ailleurs, ultérieurement, à mieux comprendre du dedans certaines hypothèses de la sociodynamique telle que j'eus à la développer au sein de Bossard Institut avec Jean-Christian Fauvet.

C'est aussi au sein de son service que j'appris la publication de l'aide-mémoire de rythmologie qu'il cosigna avec Gilbert Motté. La couverture de ce livre représente un trombonne de bureau  vaguement anthropomorphe, et je m'interroge encore sur le choix de cette ilusttration. Veut-elle dire que la rythmologie se doit d'avoir visage humain ? Que le coeur joue parfois du trombonne à coulisse ? La IV ° de couverture épingle, comme lectorat, :
-les cardiologues
-les praticiens généralistes
-les étudiants en cardiologie
-les médecins de l'industrie pharmaceutique.
Timidité clanique qui a du échapper au regard acéré mais bienveillant de Robert Slama : toute personne ayant fait des études supérieures  à dominante scientifique, physicien, chimiste, biologiste, ou même (et surtout ?) ingénieur, peut tirer profit de sa lecture, même si elle ne se trouve pas , comme c'est mon cas, impliquée dans ces situations physiologiques, et même peut-être psychomotrices, certains états d'âme étant à l'expérience des facteurs déclenchants.

[1] ...pas facile de dénicher les prénoms du 3° mousquetaire...Dudley est un prénom très saxon... Il aurait des liens avec la place du mort, le cimetière.

Crédits
:
-merci à Paul Benkimoun, qui a publié dans Le Monde daté du 17 décembre une notice nécrologique dédiée à Robert Slama.
-merci à l'auteur anonyme de la couverture de l'aide-mémoire de rythmologie, de Robert Slama et Gilbert Motté, avec la collaboration d'Antoine Leenhardt et Claude Sebag, éditions Flammarion, Paris 1990
Par Adamantane - Publié dans : Systémique - Communauté : Le Club des Citoyens
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Samedi 19 décembre 2009 6 19 /12 /Déc /2009 18:22
allohomard.jpeg Denis Etighoffer, ex-ingénieur chez Bossard Consultants, et fondateur d'EurOtechnopolis Institut, attire à juste titre, du moins est-ce mon avis, notre attention sur les glissements sémantiques qui pervertissent la seule compréhension du mot télétravail, pour ne rien dire des ambiguités induites, quant au concept lui-même, par les déclarations un peu irréfléchies de certains politiques (encore eux...).  Erreur fatale, dit-il,  pour nombre d'entre eux, trompés par la confusion entretenue entre la création de services à distance et le télétravail qui, encore une fois n'est qu'une posture particulière de l'organisation des ressources par l'entreprise et ses employés.

Dans les années 1930, mon grand'père Ernest Desthuilliers, menuisier-charpentier de son état, avait compris que la meilleure manière, tant au plan technologique qu'économique, de réaliser sans erreurs et dans de bons délais la charpente d'une meulière [1] consistait :
-non à s'installer en haut des murs avec des madriers et des bastaings, des scies et des tarières, des chevilles et des maillets,
-mais à tracer et découper les éléments de la charpente à proximité de ses machines, puis de la monter à blanc sur l'aire du chantier d'assemblage, avant d'en livrer les élements, entraits, fiches et autres arbalétriers sur site pour les remonter dans l'ordre requis.
Les opérations d'étude et de production relevaient-elles alors d'une certaine forme de télétravail, puisque réalisées à domicile dans la perpective d'un service final rendu à distance ?

Aujourd'hui, lorsque je communique par téléphone et par internet avec les auteurs publiés dans JOINTURE, et avec les divers contributeurs fournisseurs de textes, puis que sont composés, par allers et retours et de manière dirte contributive,  un sommaire et des fichiers sources transmis en pièces jointes aux ordres donnés au metteur en page, lequel à son tour transfère sur le site de l'imprimeur les fichiers à éditer tel qu'il les a élaborés, sommes-nous  bien dans une situation de télétravail (ou plutôt, pour certains, de télébénévolat ) ?

Externalisation contractuelle (c'est à dire en fait forcée, les contrats de travail usuels étant fortement empreints de léonitude  [2]  ) dans une perspective de réduction des coûts, ou promotion du travail collaboratif sur des projets partagés, dans une perspective de meilleure qualité d'un service ?

Si le travail s'oppose au repos, pour reprendre une dichotomie traditionnellement admise, alors il est  peut-être possible de mieux cerner ce qu'est le télétravail et le situant par rapport :
-au télénontravail, ici désigné un peu sommairement par télérepos, mais qui pourrait aussi être le télétempslibre, le télésommeil, la télérêverie, etc.
-au nontélétravail, qui ne sautrait être assimilé au travail d'avant la création du mot télétravail,  résultat d'une dérivation préfixiale qui a suivi avec retard l'émergence de ce mode d'organisation
-et même pour remplir le carré de Caroll  [3] le nontélénontravail....

Au (télé)travail !


[1] Tel est le nom donné sur les affiches des agences immobilières aux pavillons de banlieue, souvent construits sur sous-sol demi-enterré, dont l'appareil est en pierre meulière.

[2] Bof...Bravitude m'a donné l'occasion de quelques divagations sur la rime en tude.

[3] Voir Jean Gattegno et Ernest Coumet, Logique sans peine, éditions Hermann, 1966




Par Adamantane - Publié dans : Systémique - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Jeudi 10 septembre 2009 4 10 /09 /Sep /2009 18:13

http://www.adamantane.net/illustrations/carte_et_territoire/J'ai déjà fait référence ici , et encore ici, et même , à ces deux concepts, et au fait que le & qui les relie peut recevoir diverses interprétations.

 

Le désormais archi-connu énoncé attribué à Korzybski, la carte n'est pas le territoire, peut-être plus subtilement, mais pas fidèlement  traduit par Hélène Bulla de Villaret [*] par une carte n'est pas le territoire -en effet un même territoire peut être cartographié de n manières différentes -, n'est qu'un des slogans de la dialectique dite de la carte et le territoire.

 

Des extraits des aphoriesmes d'Alfred Korzybski ornent, en épigraphes, plusieurs chapitres du Monde des ~A, dans la tradustion donnée par Boris Vian en 1953 de ce texte écrit par Alfred Elton Van Vogt en 1945.

L'ouvrage fondateur, lui, remonte à 1921. L'expression Une carte n'est pas le territoire est d'ailleurs le titre choisi par  Didier KohnMireille de Moura, et Jean-Claude Dernis pour la traduction qu'ils ont publiée en  1998 aux Editions l'Eclat de Science and Sanity.

 

Dans le texte anglais, l'expression originale est the map is not the territory - avec un the défini devant map...-, et le thème ici évoqué se nomme Map-territory relation.

 

Gregory Bateson a, lui, tenté de démontrer que cet énoncé souffrait d'un défaut fondamental, qui est d'être...une carte. Car qui connait un territoire autrement que par représentations ou images des sens interposées ?

De nombreux auteurs ont utilisé l'association de la carte et le territoire pour titrer articles ou même ouvrages. Par exemple Jan Baetens en août 2001 à propos d'une bédé. Gougueuliser la carte et le territoire fournit environ 250 kilo-occurences.

 

Peut-on retourner l'énoncé ? Quelles serainet les conséquences de l'affirmation la carte est le territoire ? Il y a eu des essais...

 

 

 

 

Merci à Gahan Wilson pour ce dessin, la carte s'arrête ici également,  publié en 1964 dans Les chefs d'oeuvre du sourire, Anthologie Planète

 

[*] Hélène Bulla de Villaret, Introduction à la sémantique générale de Korzybski, Le Courrier du Livre, Paris1965 / 1973, 189 pages.

Par Adamantane - Publié dans : Systémique
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Mardi 4 août 2009 2 04 /08 /Août /2009 22:00
Par Adamantane - Publié dans : Systémique
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Lundi 16 mars 2009 1 16 /03 /Mars /2009 17:55

La houle qui s'est installée sur l'océan bancaire peut donner la nausée.
Bonne idée que d'inciter chacun(e) à se renseigner sur les pratiques économiques, écologiques et sociales de "sa" banque.
Décider de changer de prestataire et passer à l'action est acte méritoire.
D'une part il est bien pratique, à un certain âge, ou dans certaines circonstances de vie, que l'agence bancaire à laquelle le compte est rattaché soit un commerce de proximité. Ne serait-ce que pour les remises de chèque et retraits de chèquier. D'où l'importance de l'implantation du réseau. Sur ce plan, la banque postale, c'est assez commode.
D'autre part, à partir du moment où l'on a choisi le moyen des virements et prélèvements automatiques pour gérer les flux monétaires, le changement de RIB est une épreuve longue, difficile et risquée.

Ii y a trois ans j'ai choisi de quitter une entité un peu déplaisante quant à ses méthodes de management, sa relation avec les clients et le choix de ses relations d'affaires, pour utiliser les services d'une banque populaire ( celles où l'on peut même être associé en achetant des parts ).
Comme toutes mes ressources ( trois retraites versées par des organismes différents ) et toutes mes dépenses et contributions ( impôts, charges, etc. ) sont traitées par virement, et que la banque laisse le client effectuer toutes les démarches requises ( une vingtaine dans mon cas ), la synchronisation est impossible. Résultat : des découverts sur les deux comptes, le sortant et l'entrant, et de longues heures d'explications pour minimiser la casse. Le sortant, ayant perdu le client, argumente : c'est bien fait débrouillez-vous. L'entrant, considérant que cela commence mal, vous demande de restituer le chéquier en attendant que ça s'arrange.

Le fond du problème est une fois de plus qu'un énorme mensonge vient polluer la liberté théorique du choix du fournisseur dans cet univers libéral-capitaliste. Dans la pratique, rien n'est fait pour que ce choix puisse s'exercer, bien au contraire. Les obstacles de détail, par leurs conséquences, peuvent venir à bout des volontés les plus tenaces. Et ces obstacles naissent du fait que les principes et les procédures se contredisent. Pour ne rien dire des pratiques, elles-mêmes souvent en désaccord et avec les principes, et avec les procédures...

Il serait donc peut-être utile de lutter pour que l'infrastructure administrative soit cohérente avec la superstructure législative. Sans parler du poids excessif que prennent les micro-décisions des agents intermédiaires, des gens comme "vous et moi" qui hors du travail militent souvent pour plus d'équité et de générosité, et dans l'exercice de leur profession manifestent assez facilement une tâtillonnerie à la limite de l'abus de pouvoir.

La liberté du consommateur est un soleil de papier : elle ne brille que sur les notices publicitaires et les affiches de réclame.
Bon, j'ai l'air un peu désabusé, comme ça ; mais je suis de tout coeur avec celles et ceux qui se rebellent de manière concrète et réfléchie.
Par Adamantane - Publié dans : Systémique - Communauté : Le Club des Citoyens
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Mercredi 12 novembre 2008 3 12 /11 /Nov /2008 16:43

Le film  Nos enfants nous accuseront  raconte l'initiative d’une municipalité rurale qui décide de faire passer la cantine scolaire au bio (en anglais : organic food), en  finançant le surcoût  apparent de cette mesure.
Inquiet du danger sanitaire qui menace une génération exposée jeune aux retombées des milliers de tonnes de pesticides et autres éléments perturbants pour l'équilibre écologique et la bonne santé de Gaïa déversées chaque année sur nos terres, des élus décident de prendre les carottes par les fanes.
Le film commence à l’UNESCO, lors d’un colloque réunissant des experts mondialement reconnus de la médecine, signataires de l’Appel de Paris. Une seule consigne : ne pas se contenter de constater les excès, mais prendre tout de suite des moyens d’agir, même modestes,  pour que nos enfants ne nous accusent pas de les avoir mal élevés.

Ce documentaire risque de demeurer confidentiel, étant donné le faible nombre de salles obscures qui le programmeraient. Il est vrai que le titre, plutôt culpabilisant et un peu généralisteur, risque de rebuter.

En fait, il conviendrait bien, vu son scénario, de support pour un débat public sur le thème de l'alimentation  rationnelle.

-Est-ce aux institutions scolaires ou municipales de faire face à l'incompétence ou au laxisme des parents, éducateurs primordiaux, en matière d'habitudes alimentaires ?
-Pourquoi a-t-on progressivement disjoint le marché des fruits et légumes, pour ne rien dire de celui des produits laitiers, des volailles, poissons et fruits de mer, du rythme des saisons et des particularités du pays d'habitat ?
-Par quels canaux d'influence la mode et le marquetinnegue ont-ils pu pousser les chalands à se complaire à acheter des produits aux formes calibrées, aux couleurs normalisées, aux saveurs anodines, qui durent à peine le temps de les sortir de leur emballage ?

Les progrès des moyens de transport ont facilité l'accès – mais à quel coût global ? – aux produits exotiques. Mais, d'une part, c'est juste bon pour les jours de fête ; il y a soixante ans, une orange était un délice rare, pas un supplice atemporel. Et d'autre part, j'ai rencontré des gens qui pensent de bonne foi que le panais vient du mexique, la pêche de vigne du japon et la carotte du bâton ...

Ce n'est pas une raison pour s'abstenir de se faire une idée personnelle sur le documentaire de Jean-Paul Jaud. Au moins en regardant la bande-annonce.
Pour lancer la vidéo, cliquer sur la zone ► en bas à gauche de l'écran. Pour l'arrêter, cliquer sur la zone || en bas à gauche de l'écran...Bien plus facile que d'arrêter le déferlement de l'agro-chimie !


Pour lancer la vidéo, cliquer sur la zone ► en bas à gauche de l'écran. Pour l'arrêter, cliquer sur la zone || en bas à gauche de l'écran...Bien plus facile que d'arrêter le déferlement de l'agro-chimie !
Par Adamantane - Publié dans : Systémique - Communauté : Freemen
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Mardi 4 novembre 2008 2 04 /11 /Nov /2008 17:29

Je suis abonné aux courriels de l'association des cyberacteurs, pour laquelle je fais une modeste campagne d'information, ayant placé dans la rubrique partenariats de ce blogue – voir sur le trottoir de droite, dans l'immeuble du n° 2, l'écriteau Nous pouvons tous intervenir directement dans les processus de décision qui pend à la fenêtre du 4° étage...– un lien vers son site.

Je viens de recevoir cette très courtoise sollicitation :



Cyberaction 279 :  déchets nucléaires et démocratie

Ecrivez aux communes candidates à l'enfouissement de déchets radioactifs sur leur territoire !
Demandez-leur de consulter leurs habitants avant le 31 octobre et de tenir compte de leur vote

L'Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) cherche un nouveau site pour y enfouir des déchets radioactifs, dits "de faible activité à vie longue (FA-VL)". Une étiquette anodine, pour qualifier des déchets qui sont rien moins qu'inoffensifs ! Pour en savoir plus...

A ce jour, parmi les 3115 communes démarchées par l'Andra,18 communes ont pris par délibération de leur conseil municipal la décision de se porter candidates à l'implantation de ce site d'enfouissement de déchets radioactifs sur leur territoire. Aucune de ces communes n'a au préalable consulté ses habitants ! Il est permis de penser que les fortes sommes d'argent promises pour "accompagner" la commune choisie ont plus pesé dans ces décisions que les risques sanitaires et environnementaux liés aux déchets radioactifs concernés. Corruption légale ?
Exigez des communes candidates qu'elles consultent leur population !
Nous vous invitons à participer à une action urgente. Celle-ci vise à obtenir l'organisation d'un véritable processus démocratique avant le 31 octobre dans les communes candidates, à savoir :
- informer les habitants, en donnant un temps de parole égal aux opposants et aux promoteurs du projet
- consulter les habitants par un vote à bulletin secret
- organiser enfin une nouvelle délibération du conseil municipal, par vote à bulletin secret, une fois connu le résultat de la consultation

Trois communes ont déjà fait ce choix démocratique (Ville-en-Woëvre, Tréveray, Donjeux). Dans deux d'entre elles, la consultation a eu lieu, et le résultat nous est connu :
- à Ville-en-Woëvre (Meuse), la population s'est prononcée contre le projet à 71,7 %
- à Tréveray (Meuse), la population s'est prononcée contre le projet à 87,8 %

Ecrivez dès aujourd'hui aux communes candidates. Merci pour votre implication et votre soutien !
Très cordialement,
Philippe Brousse  Directeur du Réseau Sortir du nucléaire



L'intention est droite et la cause mérite approffondissement. Et pas enfouissement...
Toutefois, je me pose la question de savoir quelle commune, à la majorité de ses habitants électeurs, va demander à bénéficier du droit de stockage de résidus de fission nucléaire ? Très probablement aucune.

La question complémentaire est alors : que faire des dits résidus. Notre système de vie collective souffre du syndrôme des autoroutes. Je m'explique : lorsqu'il s'agit de définir le tracé d'une autoroute – d'une ligne à haute tension, d'une voie ferrée permettant la grande vitesse, etc. – le cahier des charges populaire est simple :
-l'autoroute doit voir une entrée/sortie à proximité de celle de mon village,
-mais son tracé doit passer sur la commune d'à-côté.
En ville, la demande sera : une station de tram devant ma porte, mais la ligne dans la rue parallèle à la mienne.

Autrement dit, il faut bien que des décisions impopulaires soient prises, en tenant compte sur le long terme de la balance avantages/inconvénients.
Et qui sauf des représentants démocratiquement élus peuvent être habilités à le faire ? S'il faut faire un fine reposer sur les électeurs la responsabilité de ces décisions difficiles, alors à quoi servent la multitude des conseillers municipaux, départementaux, régionaux que notre merveilleux système représentatif engendre ? Il y a au moins 500 000 français qui siègent dans diverses assemblées de tous niveaux. N'est-ce pas suffisant  pour réfléchir un peu, et s'engager ?

Les résidus des centrales d'énergie électrique sont le sous-produit d'un process qui fournit à tous les citoyens des éléments de confort dont bien peu accepteraient de se passer. Ils sont donc une propriété collective. Comment en garantir la répartition équitable ? Certainement pas en demandant uniquement l'avis de quelques uns. Car les rejeter d'un site revient à les orienter vers un autre.
En  revanche, avoir une vision globale, au niveau mondial, de l'ensemble des processus énergétiques est devenu un impératif politique. Il ne peut être traité de manière égocentrée au niveau d'une commune.


Par Adamantane - Publié dans : Systémique - Communauté : Freemen
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Lundi 20 octobre 2008 1 20 /10 /Oct /2008 12:18


Les rencontres rapprochées avec des Entités Biologiqes Extraterrestres (EBE) ont fait depuis juillet 1947 l'objet de nombreuses réflexions et interrogations. Un cadre conceptuel a même été établi.

Selon les propositions (traduites) de l'astronome Allen Hynek (1972)

Type 1 : Engin observé à moins de cent mètres
Type 2 : Traces matérielles de la présence de l'engin
Type 3 : Observation des occupants de l'engin
Type 4 : Enlèvement temporaire de témoins, consentants ou non, sans communication 
Type 5 : Établissement d'une communication avec les occupants
Type 6 : Action traumatisante voire mortelle des occupants sur les témoins


Selon l'ufologue Jacques Vallée (1990)

Type 1 : L'engin est proche
Type 2 : L'engin laisse une ou plusieurs traces physiques
Type 3 : Observation d'entités biologiques extraterrestres
Type 4 : Transformations de la réalité mocale du fait de l'engin
Type 5 : Action traumatisante voire mortelle des occupants sur les témoins

La valeur ajoutée de cette variante de la classification n'est pas évidente. En fait Jacques  Vallée a aussi élaboré une systématique des observations et une autre pour les phénomènes étiquetés paranormaux associés à ces observations.

Ces deux classifications ont en commun le fait qu'elles pressentent une intention hostile (*) et se limitent à des contacts ponctuels. D'autre part, certains des autres présupposés au sujet des visiteurs-voyageurs-explorateurs sont que :
-Ils viennent par l'extérieur, c'est à dire par la voie céleste ; ils n'amerissent pas mais se posent au sol : une prise de contact planétaire discrète serait plus facile en utilisant les 4/5 de surface marine ou océane ; un processus de matérialisation/dématérialisation emprunterait d'autres chemins, un processus entièrement psychique aussi ;
-ils utilisent des technologies de nature proche des nôtres ; les premiers véhicules automobiles extrapolaient les voitures attelées, les premiers trains les convois de mine...et les apparences des Mystérieux Objets Célestes (MOC) (**)  décrits par témoignange ont une parenté troublante avec les dessins d'engins des premiers fanzines de SF ;
-ils sont d'une taille comparable à celle des primates ; parfois avec des dimensions kingkongo-dinausauriennes ; mais très peu d'auteurs de scifi semblent avoir envisagé le cas, sinon d'un nano-astronef , au moins d'un petit objet  de la taille d'une graine potagère.

Une autre classification des rencontres rapprochées a été invoquée par divers auteurs de SF, dont Jimmy Guieu, et en particulier par des scénaristes de séries télévisuelles, comme étant due à un groupe de travail de la NASA. Ceci me fait penser au hoax de Baltimore. Et aussi à un exercice célèbre il y a une quarantaine d'années dans les séminaires de dynamique de groupe, connu soit sous le nom  perdu sur la lune, soit sous le nom le cas NASA.
Vous vous souvenez, il fallait seuls, puis en groupe, classer quinze objets par ordre d'utilité. C'est ici que l'on apprenait que le commandant de bord détenait une arme, arme qui aurait bel et bien été utilisée lors de la mission Appolo XIII pour faire respecter la hiérarchie...Encore que l'on puisse se poser des questions sur la pertinence de l'emploi d'une arme à feu dans une capsule spatiale en surpression relative. Il faut dire que le regretté Hergé (***), pourtant bien documenté, n'avait pas hésité à en doter le colonel Boris dans On a marché sur la lune (Page 43, strip3 image 3).

Dépourvu de référence plus précise,  je la reconstitue de mémoire. Elle diffère des précédentes par la fin : elle va plus loin dans la durée et la complexité du contact, et n'est pas construite dans une perspective uniquement offensive-défensive.
La référence à la NASA, impossible à prouver comme à démentir, est peut-être une manière de donner un aspect scientifique sérieux à une progression qui relève plus de la sociologie et de l'histoire. Il est d'autre part plus que plausible que la NASA ait réfléchi sur ces éventualités et fourni à ses astronautes et directeurs de vol une ouverture d'esprit sur que faire au cas où, ne serait-ce que par principe de précaution, les opérationnels ayant tous reçu une formation de type militaire...et ayant été programmés mentalement pour user de leurs armes en cas de doute – encore que les entraînements commando infléchissent le paradigme, et incitent à utiliser ses capacités neuronales avant sa capacité de feu – , ce qui dans une telle éventualité serait une erreur stratégique.

Type 1 : Observation d'un engin en vol à partir d'un système aéronautique ou spatial
Type 2 : Observation traçable d'un engin au sol et de ses occupants
Type 3 : Communication avec les occupants et échange d'objets
Type 4 : Cohabitation passive régulée avec partage de territoires
Type 5 : Coopération technologique sur un projet commun
Type 6 : Rapprochement culturel et mélange des habitats
Type 7 : Civilisation commune avec métissage naturel ou artificiel

Pour certains, l'homo sapiens serait le résultat du métissage de l'homme néandertalien avec des EBE…Ils invoquent d'ailleurs à ce sujet une lecture particulière du chapitre VI du livre de la Genèse.
Le double récit de la création-naissance d'Eve dans La Bible (****), joint aux considérations sur relations présumées coupables entre les fils de Dieu et les files des hommes (*****) , ne simplifie pas le travail des exégètes.

(*) En 1661, cependant, un Lama thibétain enparlait en d'autres termes, plus coopératifs, avec un Jésuite curieux...
(**) Cet acronyme était utilisé dans les années 60 dans le magazine Lumières dans la Nuit de Raymond Viellith en lieu et place de l'actuel OVNI, Objets Volants Non Identifiés. Ce mazine est maintenant doublé par un site.
(***) Ce même Hergé qui n'a pas oublié de mettre discrètement en scène, avec la complicité de Bergier-Ezdanitoff, dans le final de Vol 714 pour Sydney, une rencontre du type 4 selon Hynek, mais cette fois dans une intention bienveillante, et non malveillante (Page 58, strip 1 case 3 et strip 2 cases 1 et 2)
(****) Genèse I - 27, puis Genèse II-21 et 22
(*****) Genèse VI-2 ; André Chouraki met en scène les fils des Elohîms et les filles des glébeux ; le verset 4 précise que les géants étaient sur la terre en ce temps-là, après que les fils de Dieu furent venus vers les filles des hommes...
Par Adamantane - Publié dans : Systémique
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