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  • : *Étonnement systémique et libertaire *Évaluations de l'actualité culturelle, artistique, politique, économique, sociale *Ouvertures vers la pensée non conformiste
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Le site source de ce blog, adamantane.net, a été mis en chantier et en ligne pour assurer simultanément plusieurs fonctions :
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  • Servir de portail à des associations à but artistique et culturel
  • Accueillir des activités d'écriture collaborative
  • Dissimuler un espace privé dédié à des recherches symboliques.
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  • Systémique : les liens et interactions entre les divers domaines de la pensée active constituent en noosphère vivante ce qui sans eux ne serait qu'une froide encyclopédie des savoirs ;
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Libertaire

Mercredi 15 octobre 2008 3 15 /10 /Oct /2008 23:58

Il serait bien entendu regrettable que dans des circonstances où l'idée de peuple français a ou aurait un sens, les signes symboliques attachés à la notion de francéité soient l'objet de manifestations iconoclastes, voire hostiles.
Ceci étant clairement affirmé pour éviter que les points de vue qui suivent soient interprétés comme une insulte à ma nationalité, que j'assume avec toute son histoire, la meilleure comme la pire, quelques remarques interrogatives me viennent à l'esprit.
Je les formule ici de la manière la plus mesurée possible.

Le chant connu sous le nom  La Marseillaise, hymne national depuis 1795, avec quelques éclipses dues à des alternances de régime politique, était au programme du certificat d'études primaires lorsque je l'ai obtenu en 1953, d'ailleurs en compagnie du Chant des partisans.
Ecoutons-en musique et paroles.  Si la musique n'atteint pas la perfection de celle du 4° mouvement de la VIIII° symphonie de Beethoven, elle demeure à mes oreilles tout à fait digne d'un  orchestre symphonique mozartien. En revanche, les paroles sont poétiquement plutôt ringardes et sémantiquement interprétables comme un appel au meurtre par vengeance. Une analyse de contenu objective ne peut en évacuer le vocabulaire guerrier et même vaguement machiste. En fait, ce texte est un chant de guerre qui date d'une époque sanglante et où la Croix Rouge n'existait pas, et tend à en perpétuer l'idéologie.
Pourquoi ne pas dissocier musique et paroles ? D'autant, que pour continuer la comparaison avec l'hymne Européen, le  poème de Schiller est d'une toute autre trempe. Autrement dit, le texte ne mérite guère de défense – si j'ose écrire – et je peux comprendre que certains déclarent le percevoir comme une apologie de la haine xénophobe.
Plusieurs pistes : ne conserver que la musique, imaginer d'autres paroles...

Les circonstances dans lesquelles l'hymne national est interprété, en ouverture ou conclusion d'un événement ou d'une cérémonie sont multiples. Et certaines sont particulièrement  en phase avec ce qu'il symbolise.
Mais pourquoi diable vouloir le jouer sur les stades, surtout lors de confrontations sportives professionnelles ?

D'une part, ces manifestations incarnent certains aspects très contestables de nos pratiques actuelles. Le sport professionnel est un des domaines de prédilection des combines financières. Il vit de l'exploitation esclavagiste de la force physique et de l'intelligence instinctive. Il veaudorise  l'argent facilement gagné par une minorité dont les salaires sont aussi indécents, voire plus encore en termes d'utilité sociale, que celle des certains cadres dirigeants de l'industrie et du commerce.

D'autre part, en quoi ces équipes incarnent-elles la nation, sinon par le sacrement d'une feuille de match ? La majorité de leurs membres pratiquent leur sport dans un cadre multinational, ce qui est leur droit le plus strict, et semblent bien mal à l'aise devant la nécessité de coopérer occasionellement avec des joueurs qu'ils ont l'habitude d'avoir comme adversaire dans leur vie professionnelle courante. Une des difficultés techniques du management de ces conglomérats vient peut être de cette particularité de recrutement en CDD, voire en intérim, que n'accepterait aucun entrepreneur.

Au lieu de s'offusquer (de ce) que La Marseillaise puisse être sifflée dans l'enceinte des stades, et de forger un arsenal répressif disproportionné avec les comportements de supporteurs qui, à l'image de certains des joueurs qu'ils acclament ou conspuent, ont souvent soit un petit pois dans la tête soit trop de bière dans l'estomac, soit les deux, pourquoi ne pas supprimer purement et simplement cette exhibition ?
Elle n'est en rien constitutionnelle. Elle est complètement décalée, en termes de valeurs, par rapport aux enjeux du fouteballe. De plus, l'orchestre ou la sono se la jouent en solitaire, les hommes sur la pelouse ménageant leur souffle pour l'effort qui va suivre.

Crédits : merci à Isidore Pils pour ce Rouget de Lisle chantant “la Marseillaise”   [1848], souvenir d'un livre d'histoire de France de mes études primaires.



Par Adamantane - Publié dans : Libertaire - Communauté : Le Club des Citoyens
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Jeudi 10 juillet 2008 4 10 /07 /Juil /2008 18:54

Le Syndicat de la Magistrature communique :

Un décret publié le 1er juillet 2008 au Journal officiel institue un nouveau fichier dénommé EDVIGE, organisant le fichage généralisé et systématique de « toutes personnes âgée de 13 ans et plus » « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ».

Désireux de faciliter le travail ingrat des fonctionnaires qui vont avoir à nourrir cette base de données, j'avoue...

J'avoue sans détour que depuis 1958, année de mes premiers engagements associatifs, j'ai sans interruption appartenu à des groupes aux perspectives bassement culturelles, spiritualistes ou sociétales ; il y a donc cinquante ans que ça dure...

J'avoue avoir fréquenté des milieux libertaires, gauchistes, situationnistes même et, circonstance aggravante, l'avoir fait de manière lucide et y a avoir pris un certain plaisir.

J'avoue avoir incité autrui à cette forme de débauche sociale qu'est l'écoute de ceux qui ont difficulté à dire, la critique des pratiques économiques visant à exalter et rémunérer  l'égoïsme des libéraux par intérêt, la recherche de solutions pour dissoudre ce cancer de nos civilisations qu'est la fièvre de l'argent.

Pour être certain de figurer à ce tableau d'honneur des citoyens actifs que va constituer Edvige, j'ajoute que pour la seconde fois de ma vie j'adhère à un parti politique marginal dont les propositions gênent le jeu du pouvoir, et que j'ai brigué il y a quelques mois un mandat sur une liste opposée à celle d'un candidat officiel.

Pour plus d'information, la lecture des papiers de ce blogue et des pages du site associé devrait suffire. J'ajouterai que, les RG ayant communiqué en 1975 à mon employeur la Régie Renault, et à mon sujet, un dossier fort bien documenté sur mes activités dans ma commune de résidence, si la  continuité du service est assurée il sera facile d'avoir des bases solides pour que l'enregistrement me concernant soit riche et fidèle.

Dans la mesure où être edvigé est donc, in fine, une preuve d'honorabilité, je me propose d'écrire à mon député pour qu'une loi soit débattue et votée qui rende obligatoire d'informer chaque citoyen de l'octroi de cette éminente distinction, et qui autorise que l'appartenance à cette élite puisse être mentionnée sur les cartes de visite.
J'espère que le Conseil d'Etat, qui a été saisi par quelques institutions grincheuses, ne va pas nous priver de la mise en place de cette très démocratique distinction.


Crédits : merci à mon fils, qui m'a signalé le communiqué du Syndicat de la Magistrature ; au Syndicat de la Magistrature, pour son travail d'éducation populaire ; à notre gouvernement, pour avoir eu le courage de prendre la décision de recenser les enragés de l'engagement ; et à la-bijouterie.com, qui propose la médaille de Sainte Edvige ici reproduite.
Par Adamantane - Publié dans : Libertaire - Communauté : Le Club des Citoyens
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Vendredi 21 mars 2008 5 21 /03 /Mars /2008 17:45
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M. Triplemoi, désireux d'enrichir son facebouque des papiers postés sur le Web, et plus particulièrement de mesurer cette composante de sa notoriété personnelle,  a créé un poste de chasseur de bourdonnements.
Cette embauche ( en CPE, on ne sait jamais...?) prouve que lorsque l'on est diplômé d'HEC et de quelques autres écoles il est possible de trouver du travail, presque sans piston, dans des entreprises de luxe.

Comme je tiens à faciliter la tâche de ce jeune homme, je loge dans cet article l'équation qui permettra de comprendre sous quel pseudonyme j'ai jusqu'à présent nommé notre Président du moment. Les allusions aux livres bien connus de Roger Hargreaves M. Malpoli et M. Glouton ont en effet été complétées par la création du sobriquet M. Triplemoi pour désigner l'époux de Carla, l'ex de Cécilia et l'ex de la nièce d'Achille. Achille, non le guerrier-aux-pieds-légers, l'Αχιλλευς élève de Chiron le centaure, mais l'ex-président de la compagnie minère de l'Est-Oubangui – exploitante de gisements de diamants –, et représentant distingué de la communauté corse sur le continent.

Quoi, d'illégitime, au fond, dans l'idée de constituer une revue de la presse virtuelle, un e-hérisson (*) consacré aux  blagues des blogueurs, un florilège des plus ou moins bonnes histoires dont notre actuel Président est hélas le héros. Ce qui peut devenir inquiétant, c'est l'usage qui sera fait de telles données. Ce blogue étant sous le régime du copyleft, en licence art libre, petit-Nicolas a le droit de suggérer à grand-Nicolas d'en reprendre tous les papiers, sous seule réserve de citer ses sources. Je n'ose bien entendu envisager l'hypothèse bigbrozérienne selon laquelle petit-Nicolas noterait sur un carnet noir virtuel les coordonnées des blogueurs et commentateurs qui font leur miel des écarts de parole et de conduite de grand-Nicolas, alias M.Triplemoi.


(*) 1937 - 1995. Hebdomadaire satirique qui était imprimé sur papier de couleur.



Par Adamantane - Publié dans : Libertaire - Communauté : Le Club des Citoyens
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Dimanche 6 janvier 2008 7 06 /01 /Jan /2008 18:01
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Monsieur Triplemoi n'est pas seulement le premier acteur de France et un futur nouveau marié débordant d'expérience matrimoniale. Il est aussi chanoine honoraire et a à ce titre passé commande à un de ses nègres habituels d'un discours qui tourne autour du pot de l'état de décadence morale de la fille aînée de l'Église, et de ses petites sœurs les autres nations européennes, comme un inquisiteur autour d'un bûcher. Les Européens souffrent d'un déficit de références religieuses, ce qui explique leurs réticences face à certains aspects du destin qu'ils pressentent qu'on leur propose.
Monsieur Triplemoi serait-il plus doué pour la sociologie religieuse – je n'ose parler de théologie – que pour la génétique ?

La propension à donner "la réponse", unique et infaillible, avant d'explorer le champ complexe des questions est pour moi le travers congénital des approches religieuses.
Je trouve inquiétant que l'homme qui parle au nom de la France puisse manquer de jugement critique au point, non seulement d'exalter la voie religieuse, c'est-à-dire dogmatique, comme la seule permettant l'exploration du territoire spirituel, mais encore qu'il attribue au catholicisme romain une place toute spéciale.

Le catholicisme romain, qui commet l'erreur, j'allais dire le péché, de considérer par exemple les communautés orthodoxes comme terre de mission, est une institution totalitaire. Et ce quels que soient la sincérité chaleureuse et l'engagement fraternel de nombreux croyants. Il est au passage amusant de constater que les actes de vie privée du président de notre République, lesquels actes m'indiffèrent absolument à titre personnel, contredisent sans vergogne les normes comportementales du catholicisme romain, qui excommunie de fait, puique le privant du sacrement de mariage et de...communion, tout en déclarant ne pas l'excommunier de droit, le divorcé remarié et fidèle…et accueille sans barguigner le pécheur qui se repent chaque trimestre, et par avance si tels sont les hasard du calendrier, de la liaison qu'il entretient avec un(e) partenaire réputé(e) illégitime.

A noter que beaucoup de mégasectes abritent dans les replis secrets de leur organisation sociale des petites communautés de réflexion non prosélytes. Je pense à celles que je connais le moins mal : le soufisme pour l'islam, la qaballe pour le judaïsme, la maçonnerie symbolique ou christique pour la mouvance chrétienne. Ces îlots de non-conformisme spirituel, à l'envers des démarches pesantes de leur institution-écran, donnent priorité :

  • -à l'initiation, qui est un autre mot pour une attitude systématique et joyeuse de doute systématique, de libre recherche et d'humilité fraternelle,
  • -sur la révélation, qui est un autre mot pour l'endoctrinement normalisé, la soumission aux dogmes et la castration de la réflexion autonome.

Politiquement parlant, ces récentes déclarations méritent une analyse approfondie. Une nouvelle confusion s'instaure, entre la sphère mentale privée et l'espace communautaire partagé : après l'irréaliste "travailler plus pour gagner plus", voilà que s'annoncerait un insupportable "prier plus pour exister plus". Ce commandement inattendu révèle une ingérence dommageable du représentant suprême de l'état dans la conscience individuelle d'hommes et de femmes nés libres et égaux, qui considèrent :

  • -que la liberté de croyance et de culte ne souffre aucune exception, y compris celles qui consisteraient à donner un culte en exemple pour son prétendu enracinement culturel ou émettre des doutes sur la capacité d'un autre à intégrer la laïcité dans ses valeurs comportementales
  • -et que le principe d'égalité s'applique, par exemple, aussi bien aux préférences sexuelles qu'aux inclinations spirituelles.
Crédits : j'ai beaucoup hésité entre illustrer ce papier avec une étiquette du Champagne Chanoine ou le 1,50 F brun type Pétain ; puis j'ai pense que l'arcane V ferait l'affaire, qui peut ouvrir des portes spirituelles sur les liens entre temporalité et éternité.

 

 

 

 

 

 
Par Adamantane - Publié dans : Libertaire - Communauté : Le Club des Citoyens
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Samedi 1 septembre 2007 6 01 /09 /Sep /2007 10:48
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La mort nous répugne et nous fascine.
La mort est un mystère.
Si donner la vie est une bénédiction pleine de risques, donner la mort est une malédiction qui colore notre l'inconscient en rouge, couleur symbolique.
En donnant la vie, nous donnons aussi la mort.
En différé.

Bien sûr, l'idée selon laquelle il vaut mieux tuer un virus qu'une mouche agaçante, une mouche qu'un canard comestible, un canard qu'un taureau dangereux, un taureau qu'un homme menaçant, peut être considérée comme raisonnable.
Il n'en reste pas moins vrai que nous savons encore peu de la souffrance animale, animaux rationnels mais homocentrés que nous sommes.
Les bourreaux humanistes recherchent le secret de la mort sans souffrance. Nos réflexions actuelles sur les procédés et limites de l'euthanasie recoupent, techniquement, cette préoccupation.

Je veux bien manger du homard, mais je reconnais que l'idée de détruire une merveille de la  vie pour un plaisir gustatif m'incite, par compensation, à éviter un scénario sauvage du type découpage d'une bête vivante.

Le toro est réputé immangeable. Si le spectacle de sa mise à mort inéluctable satisfait les instincts meurtriers des spectateurs (qui de plus peuvent espérer que le torero ne s'en tirera pas sans égratignures), et les détourne d'agresser leurs semblables, alors cette triste mise en scène a valeur thérapeuthique.
Les toros humains que sont les sportifs se trouvent de fait solidaires de tous ces animaux qu'une tradition sacrificielle voue à la mort lente ou rapide.

Une des innovations positives de la forme de christianisme qui a, dans le sang, triomphé desautres christianisme possibles initiaux [*] a été de remplacer un sacrifice animal ou humain par la manducation du pain et la bibition du vin, pratique d'ailleurs tout à fait végétariennes. A noter que la formule consécratoire ...hic est enim calix sanguinis mei...ne laisse aucun doute sur le fond de la croyance. La transsubstantiation établit l'intention sanglante [**]  du sacrifice.
Les adeptes se sont vite rattrapés, par massacres, bûchers et guerres raciales de croisades.
La filiation possible entre la corrida, et ses variantes, et l'ancien culte de Mithra, n'apporte si elle est prouvée que renforcement de l'interrogation sur les motivations profondes des sacrifices hémophiles, qui demeurent inscrits dans les liturgies monothéistes – ou présumées telles – comme un des apanages du prêtre.

Les combats d'animaux ne diffèrent pas des actes de guerre, quelle que soit la forme juridique des dits actes de guerre. Tuer est une preuve de puissance.

Ce qui me gêne, au plan artistique, dans la corrida, est moins l'affrontement entre deux animaux, le torero et le toro, que les motivations de témoins courageusement abrités de tout danger, et qui se saoulent à l'hémoglobine. A noter que la pudique tourada portugaise échappe à ce reproche...
J'aime mieux chercher quelque euphorie transitoire dans les arômes d'un vin. Le cri du raisin qu'on écrase me semble, mais c'est peut-être un préjugé, moins déshonorant à susciter que celui d'un être génétiquement proche que l'on torture à mort sans même avoir l'excuse du fonctionnement d'une chaîne alimentaire.

Notes :

[*] Voir à ce sujet le très intéressant – à mon avis... – ouvrage de Bart D.  Ehrman, Les christianismes disparus, ou la bataille pour les écritures...éditions Bayard, Paris 2007.

[**] A noter que :
-progressivement le vin de messe a, de fait sinon de droit, perdu sa robe écarlate pour revêtir la couleur ambrée des vins sucrés
-le jus de raisin frais est une matière première autorisée par le Vatican
-il y a maintenant des producteurs de vin de messe ayant le label bio

Crédits :

Mithra égorgeant le taureau sacré, face A d'un bas-relief romain en marbre, IIe–IIIe siècles ap. J.-C. Le Louvre, Département des antiquités grecques, étrusques et romaines, référence Ma 3441.
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Par Adamantane - Publié dans : Libertaire
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Dimanche 6 mai 2007 7 06 /05 /Mai /2007 19:28
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Lors de la campagne qui vient de s'achever, un des candidats; M. Triplemoi, a confirmé que la notion de droit opposable pouvait être étendue à de nombreux domaines de la vie courante. En clair, l'idée est que si un droit inscrit dans la loi n'est pas satisfait, le citoyen lésé peut porter plainte contre l'Etat pour obtenir réparation.
Bien entendu, il faudra que le dit citoyen ait les moyens, la détermination, les ressources morales pour agir ainsi. Nous savons à quel point les actions en justice sont lentes, et leur dénouement, de récentes affaires l'ont montré, incertain, voire erroné.
L'idée de proposer, comme voie de secours devant une défaillance du lien social, cette attitude somme toute hostile qui consiste à cristalliser un différend en s'engageant dans le traumatisme du procès, ne pouvait venir qu'à un défenseur de la fracture raisonnée du tissus humain. Les sectes, l'église de scientologie par exemple, distinguent les bons des mauvais, les adeptes des profanes, les éclairés des obscurcis. Le système de la généralisation du droit opposable peut avoir pour but de confirmer le citoyen dans l'idée que rien ne peut être résolu sans qu'un conflit soit acté, qu'un différent soit constaté par huissier, qu'une opposition soit faite entre partenaires qui ne puisse être résolue que par une condamnation.

Pourquoi ne pas aller au bout de cette logique ? Imaginons un droit opposable à la réalisation des promesses... Tel candidat est élu. Il possède un pouvoir presque absolu sur la puissance publique, les services de l'Etat ; il est soutenu par une majorité de représentants du peuple, élus à leur tour sur la seule référence à leur appartenance au camp victorieux.

Le droit opposable à la réalisation des promesses, ce serait la possibilité pour tout citoyen pouvant prouver que telle ou telle promesse du candidat n'a pas été tenue par l'élu, de porter plainte à son encontre...Reste à établir le catalogue raisonné des promesses, et à le diffuser.
Reste aussi à faire voter la loi idoine. Ce sera probablement plus difficile.
Par Adamantane - Publié dans : Libertaire
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Vendredi 4 mai 2007 5 04 /05 /Mai /2007 12:00
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J'ai reçu, de la part de l'association des Créateurs d'Emplois et de Richesse de France, alias CERF, un courrier contenant le paragraphe suivant :

Dans ce cadre, et sans vocation politique, mais, sur la base des programmes et des réponses des candidats, les Créateurs, par leur connaissance unique des Très Petites Entreprises sont amenés à prendre position. Ils en appellent donc aux votes des patrons et de leur conjoint, mais aussi et surtout des salariés, en rappelant que les revenus de près de 25 millions de Françaises et Français sont directement liés aux Très Petites Entreprises et à leur situation.
Les Créateurs ont décidé d'apporter leur soutien à N... S...
[*] et demandent à ceux qui vivent de la petite entreprise de lui donner leur voix

J'ai cru avoir mal lu. Quoi, il serait demandé aux adhérents à une association de patrons de TPE, non seulement de voter pour Monsieur Triplemoi, mais "par dessus le marché" d'y inciter leur conjoint(e) et leurs salariés. Aucun doute sur le message, le même courrier recommande d'afficher cet appel dans l'entreprise, ce qui me semble un peu douteux en matière de respect du droit du travail.

Ces recommandations ne peuvent qu'exaspérer plus encore les salariés des TPE. Pour moi, elles me mettent calmement en colère. Les travailleurs ont déjà tendance à extrapoler les stupéfiants abus de quelques uns pour associer spontanément le qualificatif voyou au substantif patron. Veut-on que de plus ils dénoncent preuves à l'appui la prise de contrôle des petits patrons sur la conscience politique de leurs employés, les salariés comme les trop souvent non-salariés que sont les conjointes travaillant sans protection sociale ?

J'ai donc cru utile de perdre une vingtaine de minutes à répondre.
------
Merci pour votre courrier bien reçu.
Ayant été créateur en 1992 d'une TPE, dont je fus gérant jusqu'à ma retraite, je suis très sensible à la notion de précarité active, d'autant plus que cette micro-entreprise (5 salariés) travaillait dans le domaine du service "intellectuel" aux entreprises et aux services de l'état.
Mon analyse de la situation des TPE rejoindrait à peu près la vôtre, et je serais plutôt d'accord sur l'essentiel de votre plate-forme de propositions concrètes.

En revanche, en soutenant la candidature d'un homme politique dont les attaches avec les grandes entreprises et le multinationales sont fortes, ont donné les résultats que l'on sait, et dont les promesses en faveur des TPE sont à la fois circonstancielles et électorales, je pense que vous sortez de votre rôle. Je sais lire un programme et surtout me faire moi-même une idée de la confiance que je peux accorder à telle ou tel personnage politique. Je fais aux adhérents du CERF le crédit d'intention qu'il en est de même pour eux.

-D'une part, l'incitation que vous faites d'influencer le vote du conjoint et des salariés est à mon avis déplacée. Elle pourrait être interprétée comme un abus de position dominante, donc alourdir le reproche trop souvent fait aux patrons de penser pour leurs collaborateurs. De plus, elle contredit mon sens de l'éthique citoyenne. Autant je trouve légitime l'expression d'un choix politique dans le cadre d'un engagement militant dans une organisation elle-même politique, autant je trouve immoral le déni de liberté, la contrainte morale vis à vis de personnes sous influence affective ou économique.

-D'autre part ce n'est pas parce qu'un candidat vous fait faire par un de ses conseillers un courrier reformulant vos attentes, et que l'autre se borne à rappeler devant vingt millions d'auditeurs qu'en matière économique sa priorité sera le soutien concret à l'activité des PME innovantes, qu'il y a réponse insuffisante de celle-ci et réponse documentée de celui-là. Je me permets de trouver la logique du raisonnement plutôt légère.

Je ne vais donc pas relayer votre appel.
Bien cordialement.
------

En relisant mon courriel, bien courtois et tout, je me demande si je n'ai pas abusé de quelque drogue anesthésiante. Je n'ai pas su trouver les mots pour exprimer ma répulsion pour ce genre de comportement.
Par ailleurs, je me suis fais avoir : j'ai donné une modeste publicité à un texte dont je combat le contenu.

Dans le même genre, en pire, une source digne de confiance m'a transmis la copie d'un ticket de restaurant émis à Neuilly-sur-Seine et adorné de ces joyeux aphorismes - reprenant la délicate coutume des restaurants Syldaves si bien décrite dans le Sceptre d'Ottokar - dont l'humour égale l'intelligence :

Mieux vaut être saoul que c.., ça dure moins longtemps !
Ne faites pas comme tous les c...., ne votez pas pour Ségolène.

Qui a dit que nous vivions la meilleure campagne depuis longtemps ?


[*] Notre Seigneur ?

Par Adamantane - Publié dans : Libertaire
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Vendredi 27 avril 2007 5 27 /04 /Avr /2007 12:34

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Voilà un parti politique qui, renaissant de ses centres, pardon, de ses cendres, a la divine surprise de voir son président recueillir, au terme d'une campagne vigoureuse, près d'un cinquième des suffrages exprimés.
Que croyez-vous que fasse(nt) bon nombre de ses élus ?

Qu'ils se félicitent de la nouvelle assise donnée à leurs convictions, de cette nouvelle lumière éclairant leurs projets, de l'audience ainsi objectivement mesurée de leurs propositions de société ?
Qu'ils se précipitent autour de leur patron, chaleureux équipiers voyant leur espoirs renouvelés, leur croyances restaurées, leurs désirs d'agir rénovés ?
Qu'ils se tournent vers les citoyens qui ont écouté leur différence, encouragé leur dissidence, exalté leur dissonnance, pour leur dire : votre point de vue a été entendu, nous prenons le relais dans les systèmes de gouvernement, pour que maintenant il soit autant que faire se peut mis en pratique.

Que nenni !

Beaucoup se rallient honteusement à un jeune homme dévoreur de libertés publiques, dévastateur de lien social, démolisseur de solidarités plurielles.
Ils ont volent au secours d'une victoire statistiquement prédictible, appliquant à la lettre la règle de conduite que j'ai prêtée par erreur à Caius Iulius Caesar face à Vercingétorix, vae victis, et qui fut de fait, selon un de mes lecteurs que je tiens à remercier pour sa remarque, ainsi formalisée par un gaulois, Brennus, victorieux à Rome, et traitant une affaire de rançon avec Quintus Supicius. Je suis confus de cette confusion ; il n'en reste pas moins vrai qu'elle est exemplaire des tendances innées de l'homme à humilier son provisoire vaincu...

Car pour ce jeune homme, qui hier encore faisait analogie entre l'élection du président de la république au suffrage universel et la désignation du vainqueur d'un match de fouteballe, histoire de mépriser un peu plus encore ces millions de racailles qui n'ont pas voté pour lui, ne voyant dans ses propres électeurs que des supporteurs façon tribune de stade, dépouiller son adversaire de certains de ses proches est signe de force et titre de gloire.

Auraient-ils peur, ces précautionneux, de perdre une chance de conserver un siège, et les privilèges qui vont avec, même s'il en est de nécessaires.
Auraient-ils peur , ces peureux, de manifester un peu de personnalité, de traverser au pire un petit désert électoral.
Auraient-ils peur, ces vertueux, d'être repérés comme partisans d'un trublion politique, d'un sauvageon démocratique, d'un chardon idéologique ?

Il est tout de même paradoxal que le succès engendre la fuite. Pire, la trahison la plus cynique...
Reste à faire l'éloge de la trahison...perdu, c'est déjà fait !
Il est certes permis de changer d'avis.
Certaines circonstances, toutefois, laissent soupçonner une faculté d'adaptation un peu tapageuse et exacerbée.

Nota : Loin de moi l'idée de mettre dans le même panier, j'allais dire dans la même urne, tous les élus et militants de feu l'UDF.

Il en est qui usent de leur droit à la liberté de vote pour dire qu'ils choisiront, par défaut,  l'un ou l'autre des candidats que la loi électorale propose à leur suffrage ; c'est leur droit le plus démocratiquement reconnu. Mon étonnement se manifeste à propos de celles et de ceux qui ont assorti cette option d'un ralliement médiatiquement affiché, et qui se sont fait ainsi remarquer du très probable futur élu.

Certaines et certains résistent, eux, avec vigueur. L'UDF , comme tous les partis, rassemblements, unions, est un être collectif, donc est née, a vécu et peut, va mourir. La marque UDF ayant été achetée à l'époque à l'INPI par un petit malin qui la revend à l'UMP n'a plus que la valeur commémorative du patronyme que l'on grave sur un granit tombal.
Reste à   nommer l'ensemble à constituer. Avec le temps, pratiquement toutes les combinaisons sensées des mots magiques du vocabulaire politique ont été utilisées, et  bien peu restent disponibles.

Créatifs, à vos synapses...
Par Adamantane - Publié dans : Libertaire - Communauté : Militants du Modem
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Jeudi 12 avril 2007 4 12 /04 /Avr /2007 14:41

La fonction présidentielle requiert le sens de la nation, de l'état, de la patrie, peu importe le nom donné à ce qui rassemble les habitants de ce territoire non connexe (au sens topologique du terme) qui s'appelle France.

Notre président actuel, qui se plait à le rappeler, n'est pas le patron d'un parti politique mais la personne qui incarne notre unité égalitaire, notre libre fraternité.
Un peu fantômatique, notre liberté, non, par ailleurs...

Alors, de quel droit se permet-t-il de recommander à nos suffrages un jeune homme qui, quelles que soient ses qualités (le mot qualité est ici pris dans son sens qualifiant, et non approbatif ; il catégorise le meilleur comme le pire) intrinsèques, parle au nom d'une fraction d'intérêts d'ailleurs contestable dans ses buts et ses méthodes ?

Quel intérêt a-t-il à soutenir, sans enthousiasme excessif  il est vrai, mais avec un sens de la faction qui l'emporte sur le sens de la nation, un successeur potentiel qu'il n'a jamais beaucoup aimé ? Quelle est la monnaie d'échange ?  Ne propageons pas de déshonorantes rumeurs, qui n'ont de racines que dans la vraisemblance terre à terre de leurs contenus et de fruits que dans le parfum capiteux de leurs sous-entendus.

Le lien serait-il génétique ? On nait suicidaire, on nait pédophile, affirme son protégé ; naîtrait-on combinard ?
Par Adamantane - Publié dans : Libertaire
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Mardi 10 avril 2007 2 10 /04 /Avr /2007 15:41

La société du spectacle vit avec intensité sa starac'.

Voilà enfin venu le temps de l'égalité réparatrice. Les douze soutenus officiels de la République partagent égalitairement les attributs audiovisuels de la campagne électorale.
Cette hypocrisie administrative va dans la direction obligée de l'égalité des chances. Au sens strict, un dé à douze faces est lancé sur le tapis rouge médiatique du 421 présidentiel. Le second tour du jeu se fera-t-il  à pile ou face ? Qui oserait penser à une loterie ?  Philip Kindred Dick avait osé, en 1955...

Certes, il est licite que la liberté d'expression ne soit pas qu'un principe enfoui au sein des textes. Comme le chantait le regretté François Béranger , dans Magouille blues, le carnaval électoral est une activité périodique dans notre beau pays.
Cet artifice d'équité doit-il nous conduire à nous féliciter de la neutralité scrupuleuse de nos insttitutions ?

Nous savons tous que la question posée, politiquement irréprochable, à savoir que ferez-vous si vous êtes élu ? à qui obtiendra – miracle de la démocratie formelle – 2 % des voix  dans une élection où l'essentiel est ailleurs, mais qui veut – et il a bien raison – compenser sur scène pendant quelques jours l'inégalité atroce que les gagnants infligent pendant de longues années dans la salle aux perdants , devrait être que ferez-vous quand vous ne serez pas élu ?

Notre président sortant, installé par le miracle d'un élan républicain dont on peut se demander rétrospectivement s'il ne l'a pas encouragé en sous-main, tout comme en 1981 un autre miracle se produisit avec son aide souterraine, n'a pas hésité à ignorer, et même à mépriser  ouvertement les aspirations de la majorité de sa majorité de circonstance.
Il nous lègue aujourd'hui – enfin, il nous laisse aux prises avec... –  comme successeur un jeune homme qui innove.
Nos précédents présidents ont appris en cours de mandat qu'il souffraient d'un ennui de santé, et certains  l'ont avec soin gardé pour eux. Loin de moi l'idée de leur en vouloir pour autant. Monsieur Yakafaucon a, lui, la franchise d'admettre avant même que le vote ait eu lieu qu'il  est atteint  d'une forme particulière de dérangement intellectuel : les comportements déviants sont innés, ce qui explique et fonde le au kärcher la racaille !

Retour aux faits. Que va nous apporter  cet épisode de durées de parole au sablier, d'affichages au cordeau, de professions de foi au milligramme ?
Ces parodies égalitaristes ne pourront empêcher que le pouvoir de conviction présumé de telle ou tel ne soit induit par des antécédents irréversibles qui ne sont objectivement pas équitables. Il reste à souhaiter que le citoyen se borne à s'en amuser, et que sa décision de vote ne soit pas influencée par la couleur du placard, la sonorité du slogan ou  la position de l'affiche dans la géographie des panneaux électoraux  (Donner dans le panneau, ça veut dire quoi déjà ?), géographie où la baraka a attribué – une chance sur douze...– le soleil un jour de déménagement et l'extrême-droite à un qui n'en demandait pas tant.


Où est là-dedans la préoccupation efficace de l'essentiel ?

Crédits : merci à Silvia Vassileva pour cette image du petit pois, qui réunit dans mon idée :
-les lois de la génétique, via les expériences aujourd'hui contestées de Gregor Mendel
-et le contenu possible de la tête d'un homme qui prendrait le risque de déclarer éventuellement génétique la propension d'un adolescent au suicide.


Par Adamantane - Publié dans : Libertaire
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