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  • : Adamantablogue
  • : *Étonnement systémique et libertaire *Évaluations de l'actualité culturelle, artistique, politique, économique, sociale *Ouvertures vers la pensée non conformiste
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Le site source de ce blog, adamantane.net, a été mis en chantier et en ligne pour assurer simultanément plusieurs fonctions :
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  • Publier des auteurs, et plus généralement afficher des artistes, connus comme méconnus
  • Servir de portail à des associations à but artistique et culturel
  • Accueillir des activités d'écriture collaborative
  • Dissimuler un espace privé dédié à des recherches symboliques.
Son rédacteur veut les assurer de manière :

  • Systémique : les liens et interactions entre les divers domaines de la pensée active constituent en noosphère vivante ce qui sans eux ne serait qu'une froide encyclopédie des savoirs ;
  • &, conjonction de coordination
  • Libertaire : la personne est première ; les maîtres à penser sont à fréquenter avec d'extrêmes précautions, et le progrès nait de la réflexion autonome de chacun venant se combiner à celle des autres.


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Systémique

Mercredi 8 mars 2006 3 08 /03 /Mars /2006 21:33
Aliénor, Cercle de poésie et d'esthétique Jacques G.Krafft



Aliénor a le plaisir de vous inviter à sa réunion du samedi 18 mars 2006 à 16 h 15 précises à la Brasserie Lipp (salle du 1er étage) 151, Boulevard Saint-Germain à Paris 6ème.


Hélène Dorion, prix Aliénor 1999, sera reçue par les membres du cercle et celles et ceux qui voudront les accompagner. Sylvestre Clancier et Maurice Lestieux se partageront l'honneur de lui donner la parole. La lecture d'œuvres choisies est au programme de cette rencontre.

Récipiendaire du prix 2005 de l'Académie Mallarmé pour son recueil Ravir : les lieux, publié aux Éditions de la différence, elle est la première Canadienne à recevoir cette éminente distinction, depuis sa création en 1937.

Née au Québec en 1958, elle vit aujourd’hui à Saint-Hippolyte. Elle a étudié la philosophie, matière qu’elle a, ce qui est assez naturel,  enseigné. Elle a été directrice littéraire des éditions du Noroît jusqu'en 1991. Un des partenaires français des éditions du Noroît est CaDex.
Galerne - gwalarn - et Noroît  soufflent tous deux du nord-ouest....

Le prix Aliénor est un prix décerné une fois l'an, sans candidature. Il a été attribué à Jean-Vincent Verdonnet en 1998, Hélène Dorion en 1999, Henry Rougier en 2000, Nimrod en 2001, Marthe Ripert-Sarrut en 2002, André Lagrange en 2003, Danièle Corre en 2004 et Georges Sedir en 2005.


    Je ne sais pas encore passer
    à travers une ombre, comme on passe
    dans une chambre d'hôtel, une salle d'attente;
    ces liens minuscules du silence
    enfoui en nous.

    Je ne sais pas me perdre
    dans ce qui vient
    et ne reviendra pas;
    aller parmi ces jours sans nom, ces heures
    où l'on ne trouve rien
    à poser de nous-même
    mais dont nos mains gardent trace
    comme d'inutiles déchirures.

    Je ne sais pas encore donner
    ni recevoir cette beauté
    qui reparaît en nous, pour un instant
    une éternité que l'on sait périssable.


Pour tous renseignements, écrire au Siège social 16, rue Juliette Lamber 75017 Paris, ou appeler le Président Maurice Lestieux, au 01 47 63 96 89 .


Crédits :
Le portrait photographique a été réalisé par © A.-M. Guérineau. Le poème est d'Hélène Dorion, et extrait de Un visage appuyé contre le monde, Le Noroît, 1990




        


Par Adamantane - Publié dans : Systémique
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Mercredi 1 mars 2006 3 01 /03 /Mars /2006 15:26
Que font deux anciens du Lycée de Meaux quand ils se rencontrent ?

Il se racontent...

Je connais Alain Crouzet depuis, disons, dix lustres. C'était vers 1955...A la même époque, et au même endroit, nous côtoyâmes  (sauf erreur, voila un mot avec deux circonflexes...) Lionel Jospin, dont le principal savoir faire était, à ma connaissance,  la virtuosité au basquette-baulle.

J'ai encore dans les oreilles les vas-y Lionel qui lui firent peut-être défaut il y a quelque temps.

Alain  avait, a ce que l'on appelle des dons pour le dessin. Nous partageâmes d'ailleurs (en tout bien tout honneur) la même prof.
Aujourd'hui, un de ses amis, galliériste, expose quelques unes de ses toiles et dessins. C'est à la galerie Epsilon, 68 rue des Gravilliers, Paris III°...du mercredi au samedi de 12 h à 19 h.

Qu'on se le dise !

Crédit :
J'ai scanné l'image depuis la carte de vœux d'Alain Crouzet. Merci Alain.
Par Adamantane - Publié dans : Systémique
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Mercredi 22 février 2006 3 22 /02 /Fév /2006 10:11
Qui : (Auguste Joseph) Alphonse Gratry, Polytechnicien et prêtre de l'Oratoire (1805 - 1872).

Quoi : journée d'études approfondissant les traces actuelles de divers aspects de son activité, suivie d'une table ronde sur l'actualité de sa pensée.

Ou : salle Gaston Monnerville, au Palais du Luxembourg.

Quand : le jeudi 23 mars de 8 h 30 à 18 h 30.

Comment  : sous le haut patronage du Président du Sénat et de René Rémond, de l'Académie Française, et la co-présidence d'Émile Poulat, de l'EHESS et du TRP Gérard Bénéteau, supérieur de l' Oratoire de France ; colloque sur invitations.

Pourquoi : Il naquit il y a deux siècles ; il fit des études d'ingénieur à l'X, apprit et enseigna la philosophie, dirigea le collège Stanislas, fut aumônier de Normale Sup, entra à l'Académie Française (fauteuil 33, celui de ...François-Marie Arouet, alias Voltaire), prit parti contre le dogme de l'infaillibilité papale et participa au congrès de la paix universelle à Montreux en 1867.... fut-il un marginal gyrovague au cursus un peu décousu, ou un précurseur fédérant les champs de connaissance et engagé dans des perspectives  internationalistes ?

QQOQCP...cet ouvre-boîte-à-problème peut aussi servir à identifier un événement, non ?

Ayant lu quelques uns uns de ses ouvrages dans les années entre 1955 et 1958, en particulier sa Logique, utilisée pour la préparation personnelle de mon bac mathélem, et ses ouvrages de la connaissance de Dieu et de la connaissance de l'âme, j'ai repéré ce colloque et envisage d'y participer.



Crédit :
Le portrait est emprunté au site genestar
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Mardi 21 février 2006 2 21 /02 /Fév /2006 09:09
Bernadette Nicolas continue à chanter les poètes.

En ce moment, elle prête sa voix à Louis Aragon, Robert Desnos, Pablo Neruda, Atahualpa Yupanqui, ce qui est presque contemporain, et aussi à Paul Verlaine, déjà plus rétro, et enfin à Pierre de Ronsard, carrément ringuard !

Ce sera les samedi 11 et 18 mars, à 17 h 00 précises, au Chat Noir (Métro Parmentier ).
Le cédérom 2006 est sorti. Il s'appelle tout naturellement Bernadette Nicolas chante les poètes. C'est un CD en auto production et auto diffusion, donc disponible à son adresse et aux récitals , au prix unitaire( et raisonnable pour donner la parole à un prix nobel...) de 10 euros.

Qu'on se le dise...

Crédit :
pour le chat, je remercie tgcarnet de l'avoir prêté à ma souris.
Par Adamantane - Publié dans : Systémique
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Samedi 18 février 2006 6 18 /02 /Fév /2006 00:00
Le camarade Ivan Illich, que j'avais découvert en lisant son travail de réflexion sur une société sans école (le titre original est plus vigoureux : deschooling est une forme verbale signifiante du retrait, pas de l'absence) a été supporté par mes contemporains,  tant qu'il s'est contenté de demander de  libérer l'avenir.

Lorqu'il s'en est pris, au terme d'une réflexion systémique implacable,  à la médecine, puis au travail tels que notre société bien-pensante les exalte,  sa cote a diminué et la convivialité illichienne s'est amoindrie...
Que reste-t-il aujourd'hui de ses perspicaces interrogations ?

Et qu'aurait-il pensé du cri dichotomique de Christian Blanc : la croissance ou le chaos !

De même qu' Alfred Binet , auteur dramaturge et cofondateur avec Théodore Simon de la métrologie de l'intelligence, aurait dit : l'intelligence,c'est ce que mesure mon test, de même il est très possible que politiques et économistes soient victimes de cette même tendance, qui est l'horreur suprême pour le korzybskien moyen (comment appelle-t-on les adeptes de la sémantique générale, les non-A en devenir ?), et qui renverse la relation causale entre entre carte et territoire : la croissance, c'est ce que mesure mon indicateur.

D'une part, personne ne parle tout à fait du même indicateur.
D'autre part, et même si les plus raffinés imaginent des indicateurs synthétiques, remplaçant le bête point-grenouille sur son échelle linéaire par une zone de probabilité logée dans un espace à n dimensions, subsiste le fait que les moyennes ont cette particularité de n'être pas significatives au niveau des personnes, sinon comme dénominateur d'un ratio de satisfaction/insatisfaction, suffisance/insuffisance.

Le chaos, ce n'est pas l'absence de croissance, c'est le développement des inégalités qu'une croissance mal maîtrisée engendre.

Mal maîtrisable dans au moins trois domaines :
-1-le choix de ce qui croît : du beurre ou des canons ? Exemple : faut-il augmenter la puissance des moteurs ou augmenter leur rendement ?
-2-le choix du processus de croissance : faut-il perfectionner le moteur à explosion traditionnel, ou mieux  imaginer des combustibles alternatifs, ou mieux encore développer des technologies propulsives alternatives, ou encore mieux envisager des modes de déplacement alternatifs  ? Sans oublier de s'interroger sur la nécessité de certains déplacements (voir à ce sujet le débat sur l'utilité des vols habités pour la connaissance du milieu exo-atmosphérique et surtout  de l'espace)...
-3-le choix de ceux qui en bénéficient au moindre coût : ceux qui sont déjà pas mal au dessus de la moyenne,  ou ceux qui en sont très en dessous ? Le nécessaire de l'un est le superflu de l'autre, et réciproquement, non ?

Je vais me procurer le livre  la croissance ou le chaos, car Christian Blanc est un des rares politiciens français actuels à avoir des idées qui sortent du cadre d'une idéologie démocratiphage, et à avoir prouvé sa capacité à gérer des crises en ne dissociant pas l'économique mondial de l'écologie humaine.
Ceci ne signifie pas que j'approuve a priori son contenu. Mais, le cas échéant,  il faut connaître ce que l'on combat. Si après lecture je trouve à redire, je redirai.


Crédit :
Le dessin est emprunté au site de la Penn State University
Par Adamantane - Publié dans : Systémique
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Jeudi 16 février 2006 4 16 /02 /Fév /2006 00:28
Un article paru dans l'édition du 11.02.06 de Le Monde signale la parution d'un ouvrage de James Lovelock, the revenge of gaïa, dont le titre français est... la revanche de Gaia.

A propos de coévolution, j'ai mentionné dans le chapitre Échanges du site principal l'existence de l'hypothèse Gaïa. Peut-être ai-je été un peu trop discret, ou réservé, en la confinant dans une note de bas de page ?
Si cette hypothèse a inspiré jusqu'à des des théologiens (lire par exemple cet article de Stephen Sharper publié dans la revue Religiologiques en 1995), elle devrait pouvoir engendrer chez un poète une réflexion neuve sur le thème baudelairien et symboliste :

La nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles...


Richard Dawkins, le père de la mémétique, s'y est également intéressé.

Pourquoi Lynn Margulis , surnommée dit-on magicienne de la vase — wizard of ooze...rien à voir avec Zardoz ! — pour ses travaux sur les microorganismes des marécages et autres terrains humides, est-elle souvent, et une fois de plus, oubliée dans la coformulation de cette théorie ?
Théorie dont les épistémologistes trouvent des racines dans les réflexions de Baruch Spinoza et Carl-Friedrich Hegel, qui attribuent à la nature certaines caractéristiques spécifiques des organismes vivants.

Au bénéfice de William Golding, auteur de Sa majesté des Mouches, qui n'a fait que se souvenir du nom grec de la terre primordiale, Gaia, fille de Chaos, la béance initiale, soeur d'Éros, épouse d'Ouranos, mère des douze Titans et donc grand'mère de Zeus...Une belle famille.

L'hypothèse Gaïa orthodoxe donne, dans le système Terre, un rôle prépondérant aux microorganismes dans la régulation des facteurs d'ambiance (températures, pressions,  composition et caractéristiques physiques des eaux et des atmosphères,...) et sous-estime l'impact des pratiques de vie des grands mammifères et esentiellement de l'homme.
Or les décisions technologiques d'origine et de but politico-économiques ont une influence indéniable et rapide sur les facteurs d'ambiance, que la contre-réaction  de la biomasse peut devenir impuissante à équilibrer. C'est donc au niveau politique et économique qu'il convient de placer les actions de régulation.

L'intérêt de cette nouvelle publication de James Lovelock est que l'auteur s'éloigne, sous la pression de faits scientifiquement constatés, de son optimisme initial et insiste sur le fait que Gaïa a maintenant un accès de fièvre qui risque de mettre plusieurs dizaines de millémaires à se calmer, et que dès maintenant des conséquences gravissimes sont à envisager à très court terme.

Crédits :
Merci au site du Gaia Institute, 440 City Island Avenue • Bronx, NY 10464, pour l'image ici reprise.
Merci à la revue CoEvoution, achetée et lue du printemps 1980 – le numéro 1 présente pages 21 à 32  une réflexion su l'Hypothèse Gaia signée de Margulis et Lovelock – à l'automne 1983, date où j'ai cessé de la trouver.

Par Adamantane - Publié dans : Systémique
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Jeudi 9 février 2006 4 09 /02 /Fév /2006 12:13
Aliénor, Cercle de poésie et d'esthétique Jacques G.Krafft

Aliénor a l'honneur de vous inviter à sa réunion du samedi 18 février 2006 à 16 h 15 précises à la Brasserie Lipp (salle du 1er étage) 151, Boulevard Saint-Germain à Paris 6ème.
Membre de cette honorable cercle, je répercute cette invitation en frappant avec vigueur mon bouclier et en lissant rituellement mes moustaches...


Jean-Paul Savignac nous parlera, vous parlera de nos ancêtres les gaulois...
« Parlons gaulois ! La langue gauloise retrouvée »

C'est en 1950 que fut créé, sous l'impulsion de Jacques G. Krafft, poète et universitaire, le Cercle de poésie et d'esthétique placé sous l'invocation d'Aliénor d'Aquitaine, la petite-fille du Duc-troubadour Guillaume IX d'Aquitaine et de Gascogne, Comte de Poitiers, qui allait devenir Reine de France puis d'Angleterre, véritable fondatrice de nos Lettres et protectrice des poètes et des artistes.

Dès l'origine, autour des céramiques de la Belle Époque de la Brasserie Lipp, Boulevard Saint-Germain, avec l'encouragement bienveillant de Marcellin Cazes, qui avait accueilli, entre autres, Léon-Paul Fargue, Saint-Ex, André Breton, Maurice Fombeure, se déroulaient les joutes et les débats de poètes tels qu'André Salmon, Jean Royère, Charles Vildrac, Jean Follain, Charles Le Quintrec, François Millepierres, Marc Alyn.

Pour tous renseignements, écrire au Siège social 16, rue Juliette Lamber 75017 Paris, ou appeler le Président Maurice Lestieux, au 01 47 63 96 89 .
Par Adamantane - Publié dans : Systémique
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Jeudi 2 février 2006 4 02 /02 /Fév /2006 12:23

«Dans un communiqué, Raymond Lakah, patron de Montaigne Press, société qui détient la majorité de Presse Alliance (éditrice de France Soir), indique avoir "décidé de révoquer Monsieur Jacques Lefranc de sa fonction de président et directeur de la publication en signe fort de respect des croyances et des convictions intimes de chaque individu"

Information répercutée par (sur?) le Desk de le Monde.


(Pourquoi un journal francophone a-t-il décidé d'utiliser des désignations aussi provocatrices que le desk et check-list pour intituler certains de ses services ? J'ai posé plusieurs fois la question mais n'ai pas eu de réponse...).

Une observation prélimaire

Le titre de mon confrère  France soir  implique un changement de perspectives quant aux faits. Le sujet des caricatures incriminées (enfin, mises en examen) n'est pas Dieu. Plus modestement, un des messagers d'une des formes de Dieu.
Allah est grand, et Mohamet est son prophète, avais-je appris à l'école primaire.
Les dessins publiés ici et là ne sont pas des dessins d'Allah.
Donc pour effectuer d'amicales comparaisons entre religions AOC (Bordeaux, Bourgogne ou Alsace ? Yaweh, Trinité ou Allah ?) , mieux vaudrait avoir intitulé la une de  France soir  oui, on a le droit de caricaturer le messager.
Donc le très pneumatique nuage céleste aurait dû accueillir  comme canapéens représentatifs Moïse , Zoroastre, Siddharta Gautama, Lao Tseu, Kongfuzi,  Saint Jean, Paul de Tarse, Luther ou Calvin,...

Des paradoxes logiques

Je ne voudrais pas avoir à trancher  par voie légale entre liberté d'expression et respect des croyances, dans la mesure où, en la matière :
-la liberté d'expression est mise en oeuvre telle que vue et filtrée par l'émetteur du message,
-et le respect des croyances est filtré et évalué, lui, par le récepteur du message.

Autre imbroglio sémantique : si la théologie et/ou la tradition musulmane interdisent aux fidèles confessant cette religion de tracer une  représentation visuelle du prophète, elles interdisent logiquement et symétriquement  d'en regarder s'il y en a de présentées comme supposées telles ; ceux qui ont dénoncé ces images n'ont-il pas péché en les analysant au point d'y reconnaître Mahomet, qu'ils ne peuvent par définition identifier, n'ayant jamais licitement regardé son image ?

Quelques questions de forme

-où finit la représentation dévote et où commence la caricature insultante ?

-quelle est la valeur ajoutée par les dites caricatures ; pour mon goût, elles n'ont rien de particulièrement spirituel ? (Je sais, elle n'est pas très bonne).

-un texte est-il plus ou moins une représentation qu'une image (voire un son, une odeur), et sur quelles bases distinguer les deux pour n'en interdire qu'un? Comme on le sait, la calligraphie permet de construire une image avec des lettres...

-un croyant en la foi "A" peut-il imposer sa règle de vie intime à des incroyants pour lui, c'est à dire à des croyants dans les fois (je ne sais même pas si le mot foi admet le pluriel...tous les exemples du dico sont au singulier) "B", "C", "D", etc. ?

Et quelques questions de fond :

-Qui est le petit génie de la communication qui a réussi à transformer quelques lignes sur du papier en incident international, interethnique et interconfessionnel ?

-Qu'en pense l'archange Gabriel ? Il a en effet trempé dans plusieurs affaires bien connues de nos frères hébreux, musulmans et chrétiens. Gabriel, alias Dieu s'est montré fort, avait pour mission selon le livre d'Énoch de manager les serpents, le paradis et les chérubins ; il inclura dans cette mission, usant largement de la délégation divine et prenant d'étonnantes initiatives :
    --l'alimentation onirique du prophète Nabi Daniel,
    --l'annonce faite à Zacharie, puis à Marie,
   --et enfin, sous le nom de plume de Djibril, la dictée du Coran à celui qui se faisait appeler le prophète illettré,
se trouvant ainsi impliqué dans des événements relatés dans les traditions des trois religions dites du livre (un livre, ça peut aussi s'illustrer...).

-Pourquoi les boutiquiers du moyen-orient ont-ils eu besoin de ce casus belli pour cesser de vendre du camembert danois à leurs clients ...Il y avait d'autres motifs plus naturels !

Crédits : pour la photo,  AFP / Pascal Pavani
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Lundi 30 janvier 2006 1 30 /01 /Jan /2006 18:20
Faut-il détordre le droit du travail ?

Entrer dans le fond par la forme


Je reconnais avoir abordé il y a quelques jours le sujet du
C P E en me centrant sur un des aspects de sa forme, démarche qui peut sembler détournée, qui est détournée.
Cela m'a valu quelques commentaires.
Les auteurs du projet en question ont d'ailleurs placé eux-aussi le débat aussi sur ce terrain. Au lieu de parler franchement  de modalités de rupture unilatérale, ils ont choisi de réinterpréter (enfin, de tripatouiller) la notion de période d'essai en la détournant de sa raison d'être.
Comme j'y vois une forme de lâcheté administrative, sinon politique, j'ai réagi en tentant de montrer en quoi cette astuce présentait un risque.

Quant au fond, sans avoir pris de position personnelle très marquée, j'ai reconnu qu'à mon avis, en traduisant les peurs engendrées par cette nouvelle disposition en termes de refus, les institutions syndicales, étudiantes comme ouvrières, ou les associations ayant choisi de se manifester, sont dans leur rôle de contre-pouvoir, même si elle ne l'exercent pas de manière constructive.

Si maintenant je veux m'intéresser plus au fond du thème, et sans aller jusqu'à débattre des fondements du droit au travail, je peux poser la question ainsi :
faut-il détordre le droit du travail ?

Détordre, pas pour supprimer,maisi pour cesser de rendre inutilisable à force d'enjolivures et de fragilisation
Détordre, pas en refondant à partir de rien, mais au moins en remettant sur la forge pour en redresser, avec l'énergie voulue, et dans les règles de l'art, les multiples torsions et contorsions.

Retrouver les principes sous les procédures

Le droit du travail, à force de retouches de circonstances, d'aménagements dérogatoires, de compromis entre les effets de divers rapports de forces, est aujourd'hui :
-un empilement de procédures complexes admettant des interprétations différentes selon les lieux et les moments
-induisant des pratiques fluctuantes, parfois imprévisibles ou inattendues, souvent perçues comme à la limite de l'abus de droit
-tentant de s'appuyer sur des principes dont l'essentiel est devenu illisible au point de n'être point trop contesté, noyés qu'ils sont dans des définitions que les procédures trahissent et les pratiques camouflent.

Pourquoi ne pas revenir au simple et engager le débat non sur de nouvelles modifications, qui améliorent pour les uns et péjorent pour les autres, mais sur la nécessité d'une purification du système.
Dans le cas des contrats de travail, une fois admise l'utilité de posséder un tel référentiel, une réflexion sur la prise en compte des critères de qualité admis pour les contrats civils ou commerciaux permettrait-elle de satisfaire les divers partenaires?

Mettre sous contrôle qualité les contrats

Quels sont ces critères de qualité ?

-la clarté : chaque partie comprend la même chose sur le contenu et les modalités de mise en oeuvre, et sait quoi faire si le problème à résoudre n'a pas sa solution inscrite dans la convention souscrite ;
-la cohérence, interne : des clauses différentes ne peuvent par leur application entraîner une situation bloquée, et externe : les actions respectant le contrat ne viennent pas contrevenir à d'autres contrats établis ;
-la connivence (je sais, le mot n'est pas bien choisi, car sert aussi à désigner dans le langage courant des accords, tacites ou explicites, dont la réalisation peut choquer la morale ou même la loi...) : les parties recherchent une symétrie optimale des obligations, accompagnée d'un bénéfice mutuel, et si le petit partenaire encourt un risque du fait de sa faiblesse institutionnelle, des dispositions compensatoires viennent l'atténuer.
-la non-permanence : chaque partie sait que la situation n'a aucune raison d'être indéterminée dans la durée, et qu'il n'y a pas obligation implicite à ne pas rompre, pourvu que les formes prévues soient respectées.

Il m'est souvent arrivé de dire tout contrat qui ne se proclame pas temporaire porte en lui un mensonge fondamental.
Et que par conséquent un bon CDD vaut mieux qu'un mauvais CDI...

De plus, dans les conditions actuelles, parler de contrat pour désigner un engagement quasi léonin, rédigé par l'employeur, à prendre ou à laisser, est aussi un abus de terminologie.

Gouverner le complexe  par le simple

La panoplie actuelle des contrats de travail pourrait être remplacée par un contrat-cadre unique dans ses bases, et subsidiairement déclinable à hauteur de chaque cas particulier, en y greffant soit des modules préstandardisés, mais évolutifs, soit des dispositions spécifiques établies de gré à gré et compatibles avec les principes généraux régissant l'ensemble.
 
Cette idée est dans l'air, certains la proposent même de manière assez percutante.
Je comprends qu'elle puisse faire peur, mais la réalité actuelle n'a-telle pas de quoi faire encore plus peur ?
Combien de temps encore pourrons-nous étayer les étais de l'édifice avant son effondrement ?

Par exemple la période d'essai, si l'utilité de ce concept était reconnue, pourrait être définie sur la base d'une prescription commune telle que :
-durée comprise dans une fourchette de durée liée à la complexité du poste et aux responsabilités du titulaire
-symétrie dans les modalités de cessation
-situation non discriminante en ce qui concerne les conditions de travail et de rémunération
-statut non opposable à son titulaire par des organismes externes telles que banques et agences
-etc.

Retourner la situation à son profit

J'ajoute que si j'avais en ce moment un conseil à donner à un primo-accédant au monde du travail (celle là, je ne l'ai pas inventée), ce serait de ne pas faire la fine bouche devant ce type de contrat, qui sera très probablement mis à l'essai...pour deux ans ?
Et de ne pas hésiter en en tirer les avantages possibles, y compris celui de continuer le cas échéant, et si tel est son désir, à chercher du travail, puis à quitter sans scrupules ni regrets un employeur qui s'est réservé le droit légal de le virer sans autre motif que le fait qu'il a le droit de le faire.

Crédits
La sculpture torsion (1962) a été fabriquée par le constructiviste Naum Gabo (1890 - 1977).
Par Adamantane - Publié dans : Systémique
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Dimanche 29 janvier 2006 7 29 /01 /Jan /2006 23:53
A l'Église Saint Merri, ce dimanche après-midi était dédié à Mozart. Un concert convivial a été offert  par Duy-Thông Nguyên , contre-ténor et ses amis musiciennes et musiciens : Sandrah Silvio, Sophie Teulon et Noémie Tokitsu, sopranos, Laurent Collobert , baryton, avec au piano Anne Rancurel, Olivier Dauriat et Pascal Heuillard.

Il a enregistré en 2005 avec Bertrand Giraud un cédérom produit par Anima Records, Romanza,  «échos d'Italie en vingt mélodies, de Mozart à Tosti».

C'est l'association  l'accueil musical qui organisait ce récital.
Par Adamantane - Publié dans : Systémique
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