Adaman...Quoi ?

 

Liminaire

Le site source de ce blog, adamantane.net, a été mis en chantier et en ligne pour assurer simultanément plusieurs fonctions :
  • Présenter un ensemble de littératures polychromes : poèmes, essais, critiques, préfaces, documents pédagogiques, schémas didactiques, fragments sur des thèmes divers
  • Publier des auteurs, et plus généralement afficher des artistes, connus comme méconnus
  • Servir de portail à des associations à but artistique et culturel
  • Accueillir des activités d'écriture collaborative
  • Dissimuler un espace privé dédié à des recherches symboliques.
Son rédacteur veut les assurer de manière :

  • Systémique : les liens et interactions entre les divers domaines de la pensée active constituent en noosphère vivante ce qui sans eux ne serait qu'une froide encyclopédie des savoirs ;
  • &, conjonction de coordination
  • Libertaire : la personne est première ; les maîtres à penser sont à fréquenter avec d'extrêmes précautions, et le progrès nait de la réflexion autonome de chacun venant se combiner à celle des autres.


Informations

Depuis sa création en 2005 ,
ce blogue a accueilli 201 500 visiteurs
qui ont consulté 980 000 pages.

Au 10 septembre 2010,
il a proposé 500 articles
et suscité 563 commentaires.


Images Aléatoires

Présentation

Mercredi 25 juin 2008 3 25 /06 /Juin /2008 17:32

La question de l'effectif optimal par classe agite de manière régulière le Landerneau pédagogique. D'autres questions récurrentes de même nature, c'est-à-dire sur l'effectif optimal d'une catégorie réputée homogène, portent sur  le nombre : :

- de mots par phrase : lisibilité ;

- de plats par repas : digestibilité ;

- d'électeurs par circonscription : charcutabilité ;

- etc.


J'ai vécu en «pédagogie des adultes» des questionnements du même genre. Le résultat de mes expérimentations et expériences est  que la taille du groupe n'a d'impact sur l'ancrage d'une formation, à supposer qu'on utilise intelligement l'approche par les objectifs pédagogiques, la vraie, pas la "bidon" qui confond objectif et intention, qu'en référence au type de scénario mis en oeuvre.

► Si le scénario est  démonstratif, la limitation est plus dans l'architecture de la salle et les moyens auxiliaires que dans le nombre (du fond, on ne peut lire au tableau...).

► Si le scénario est  distributif , la limitation est dans la capacité du faciliteur à structurer les interactions : le groupe étant devenu intermédiaire pédagogique, un nombre trop restreint de participants est facteur d'appauvrissement. Là aussi, l'organisation technologique du débat est le facteur essentiel de succès. Le tableau-papier va pour six personnes, les procédés graphoraux  genre metaplan-créaplan fonctionnent jusqu'à la vingtaine, la mise en oeuvre de l'informatique avec télécommandes individuelles peut mettre au travail des groupes de cinquante à cent participants.

► Si le scénario est fondé sur la découverte, c'est l'aptitude du responsable du  groupe à le fractionner en sous-groupes semi-autonomes temporaires qui devient le fateur limitant ; l'hétérogénéité dans les sous-groupes est facteur de succès.

Pour ce qui est des structures scolaires, dans le primaire et le secondaire, un peu différentes du fait des spécificités mentales et psycho-motrices des enfants et des adolescents (c'est dans le supérieur que la pédagogie des adultes devient applicable), j'ai observé que si la taille  n'était pas le facteur le plus différenciant en matière de réussite de l'enseignement, elle intervient comme élément d'un «mix», d'une composition.
De même que le mercaticien sait que les facteurs prix, distribution, délai,  publicité, qualité, etc, n'ont de sens que synthétiquement ; quelles sont les bonnes combinaisons, de même l'enseignant doit savoir que les facteurs taille, rythme, scénario, supports, évaluation, etc, n'ont de valeur que synthétiquement : quelles sont les bonnes combinaisons ?

Je crois que les fondements méthodologiques d'expériences aboutissant à l'idée que la taille du groupe serait une variable neutre mériteraient approfondissement.


Crédits :

Merci à Jean-Christian Fauvet pour m'avoir incité à traduire en postures pédagogiques, dans les années 1986, les trois modes de base de la sociodynamique (il y en a à mon avis au moins 5, mais ceci est une autre histoire).

Merci à cette salamandre que j'ai pu photographier en Bretagne il y a près de trente ans, et qui figure dans mon animalerie.

 

Questions au lecteur :

Mais que vient donc faire la salamandre dans cette galère ?

Pourquoi parler pression et densité ?

 

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Mardi 24 juin 2008 2 24 /06 /Juin /2008 14:45
Les diverses listes oranges auxquelles je suis abonné, les divers blogues de même nuance que je fréquente, laissent transparaître de la part de militants de la première vague –disons les numéros à moins de cinq chiffres...– quelques signes de démoralisation.

Il y a du citron dans l'orange !

Après un démarrage foisonnant et créatif, des fiançailles tumultueuses entre anciens et nouveaux, ces militants pleins d'enthousiasme et. de crédits d'intention sont nombreux à s'apercevoir que, faute de structure clarifiée, de référentiel partagé, de garants reconnus, le fonctionnement au quotidien du MoDem a dérapé vers la forme la plus banale d'exploitation des bonnes volontés et des compétences par des opportunistes astucieux qui ont flairé la bonne affaire médiatique et/ou l'aubaine en matière de notoriété locale instantanée.

Il y a de la mélancolie dans l'air.


Aujourd'hui, ces apporteurs d'énergie constatent la confiscation au profit de modestes mais cependant voraces intérêts de politique départementale ou municipale, devant un décor national de plus en plus flou, de leur savoir faire et de leur engagement.
Certains y croient encore un peu et hésitent à s'auto-exclure, d'autres sont proches de se détacher, quelques-uns ont déjà senti qu'ils étaient de fait passés à l'extérieur du mouvement initial, et un bon nombre commence à demander des comptes aux gaspilleurs de bonnes volontés.

Crise de croissance ou maladie génétique ?


Les tentatives faites de manière anticipatrice et bénévole –bien naturellement– par quelques adhérents ayant la fibre organisationnelle pour proposer des méthodes ou même des travaux pratiques d'action politique ont à peine eu un succès d'estime.
Le congrès fondateur s'est réduit à la performance d'un (bon) acteur entouré de ses faire-valoir ; les élections municipales se sont préparées puis vécues à tous niveaux dans une pagaille qui avec le recul fut plus triste que joyeuse.
En écrivant ce papier, je me sens complice sournois des défaitistes, allié objectif des saboteurs, suppôt des démons de l'échec. Toutefois, à stimulation affective, car tel a été le langage du créateur, réaction affective.

Reculer pour mieux sauter, ou sauter avant d'avoir trop reculé...

Crédits :

On reconnaitra la gravure d'Albrecht Dürer, Melencolia I, datant de 1514, ce qui ne nous rajeunit pas. A noter que j'ai cherché Melencolia II dans l'oeuvre gravée du troisième fils de l'orfèvre, mais sans succès. Si quelqu'un a une piste...

Merci aussi aux miltants qui ont subi l'épreuve du réalisme politique, en leur souhaitant fraternellement de conserver encore une ou deux illusions au sujet de la capacité humaine à l'altruisme actif et à la résistance aux tentations de la poussière de pouvoir que confère aux yeux de certains un micro-mandat de min[i-respons]able local.



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Lundi 23 juin 2008 1 23 /06 /Juin /2008 15:19
J'ai totalement oublié pourquoi ce papier avait été stocké, vide, dans la méticuleuse mémoire du système.

L'art de la reliure ne me laisse en effet pas indifférent, et j'ai pris la peine de faire relier, dans diverses matières, toiles ou cuirs, des ouvrages que je voulais ainsi soit rendre aptes à de studieuses et nombreuses lectures, soit honorer en leur délivrant, tout livres qu'ils soient,  une élégante  livrée .

Le vocabulaire de la reliure a ses mystères. Pourquoi comète – sinon en relation avec les cheveux près de la tête ? – ou mors – sinon par extension métonymique des mors de l'étau à endosser aux empreintes qu'il laisse dans l'architecture du livre ? –.





L'un assemble les mots,

Décompte les sanglots,

Met la rime au cachot.


L'autre, d'une encre oblique,

Mêle un azur magique

Aux sables héraldiques.


Le dernier coud les pages :

Nervures et collages

Recomposent l'ouvrage.


Puis, le livre achevé,

Ils n'ont qu'à la rêver,

Captive, captivée,


Entrouvrant la reliure,

Caressant la gravure,

Et goûtant l'écriture.

 

Crédits :
Le texte est extrait de l'ouvrage Le sculpteur d'eaux, de Jean-Pierre Desthuilliers, Prix Jacques Normand 1987 de la SGDL.  Il est titré La lectrice, ou L'un écrit, l'autre grave, qui relie ?

L'image provient du site Le livre dans la peau de Delphine Dejean, relieure installée à Saint-Quentin-La-Poterie, près d'Uzés, sous l'égide de la devise : La reliure artisanale c’est Relier pour Relire

 

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Dimanche 22 juin 2008 7 22 /06 /Juin /2008 17:17
Sous ce titre un peu à la manière de , Nathalie Herzberg rend compte, dans Le Monde daté dimanche 22 juin, page 18,  d'une enquête au pays de l'éducation musicale scolaire. L'instrument du programme y est l'objet de prises de positions diverses de la part d'enseignants en IUFM, de musicologues, d'inspecteurs pédagogiques, et même de professeurs de musique en collège. J'ai mis les catégories professionnelles au pluriel pour donner de l'ampleur à la description de la situation et à l'énoncé des points de vue.

L'idée de traiter Euterpe, dans les divers programmes, à l'égal de Clio, voire de Polymnie – certes un peu négligée par les méthodes actuelles d'enseignement de la langue – ou de Melpomène est en soi une résolution digne d'intérêt. Mais s'il est difficile de réfuter l'utilité d'une culture musicale, le débat sur les modes d'acquisition de ladite culture mérite en effet approfondissement.

Que m'apporte mon expérience personnelle ? Je ne joue d'aucun instrument, mais je suis amateur de musique, connais assez bien les œuvres dites du répertoire et les vies de nombreux musiciens, du XVI° à nos jours.
Quelles pistes proposer pour développer l'intérêt crtitique des enfants, puis des adolescents, puis de jeunes adultes pour les diverses formes de musique ?

Dans ma propre éducation, je recense, de mémoire, des événements qui ont contribué au développement de mon attrait pour les musiques  et de ma compréhension de ce langage.
-Les éléments de solfège acquis à la fin du primaire : la notation musicale traditionnelle portait pour moi les mêmes mystères que le grec ancien avec son alphabet insolite ; et j'étais motivé à apprendre une graphie si étrange, dont je comprenais qu'elle représentait des sons et portait du sens ; d'où le plaisir du déchiffrement.
-Les travaux pratiques réalisés à l'École du Gai Savoir, avec Vincent Bouts, visant à la construction d'une vielle avec les matières disponibles, contre-plaqué, bûchettes de buis et fragments d'os ; découverte du monde des vibrations, des rapports entre la hauteur du son et la tension de la corde, de la modulation du rythme par les accélarations de la roue, de l'enchainement de la mélodie par manipulation des sautereaux.
-Les séances d'écoute d'œuvres enregistrées, telles qu'au Lycée de Meaux un professeur les organisait dans le cadre d'une initiation à la culture allemande, et surtout celles qu'une fois par semaine un des surveillants généraux du Lycée Henri IV proposait aux élèves des classes prépas ; j'y découvris la musique symphonique, de chambre, et jusqu'à la musique dite religieuse  – la vraie, pas les psaumes mis en notes par Joseph Gélineau (*) tels que nous les chantions en choeur dans la chapelle du Lycée, ayant l'insigne chance qu'Henri IV abritât une prépa à l'écile des Chartes, donc quelques chartistines...–, et aujourd'hui encore la Symphonie du Nouveau Monde me transporte en ces lieux où je la découvris, subjugué.

Pourquoi ne pas utiliser des morceaux de musique comme déclencheurs pour une réflexion écrite, de la même manière que certains poèmes sont mis à contribution pour engendrer une formulation explicative et argumentée d'un ressenti ?
Pourquoi ne pas proposer dans le cadre de travaux dirigés une prise de contact avec les phénomènes physiques de production et de transmission des sons, cordes, plaques, membranes ou colonnes d'air – une petite expérience de flûte de Bernoulli ferait comprendre la relation entre la pression engendrée par la force du souffle et les sauts d'octave intempestifs–.
Pourquoi ne pas proposer à des élèves de préparer et présenter un exposé, avec illustrations sonores, sur les musiques qu'ils aiment et n'aiment pas ?
Pourquoi ne pas profiter des cours de géométrie algébrique et de l'etude des théorèmes sur les proportions pour dériver du côté des rapports sacrés, la quarte, juste ou augmentée, et son renversement, la quinte ; puis des cours de physique pour faire le lien entre acoustique et musique ?

Bon, ma spécialité n'est pas la pédagogie de la musique, je ne voudrais pas ajouter de fausses notes au concert des experts.

Je connais par ailleurs au moins une élève scolarisée pendant l'ère de la flûte douce, et qui a continué par plaisir de travailler cet instrument, bien mieux transportable que l'orgue et plus riche en harmonies que le triangle. Non seulement elle s'est équipée dans un permier temps – allusion musicale...– d'une authentique flûte douce Moeck , mais encore elle s'est ensuite offert l'upgrade vers une flûte alto de même bois – allusion proverbiale – et a poussé sa propre mère non au désespoir – allusion sociologique – mais à se doter de sa propre Flauto Dolce.


Crédits : merci au manufacturier Moeck, pour ce coffret destiné au transport de ce produit de son talent de flûtier. Format 13,5 x 19, celui d'un livre de la collection Bouquins.

Notes
(*) Sa tentative de restauration du chant grégorien sur des bases modernes est cependant méritoire. Je ne voudrais pas que ma remarque vienne desservir un serviteur des psaumes, qui osa dire : il y a encore trop de prêtres dans l'Eglise pour que les mentalités s'adaptent aux réalités – je cite de mémoire. Il est vrai qu'il émargeait à la Société de Jésus, don la lucidité parfois quasi-caustique n'est pas une des moindres caractéristiques.


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Samedi 21 juin 2008 6 21 /06 /Juin /2008 16:39
La perspective de la fermeture de deux usines de l'ex-SEITA inquiète à juste titre les personnes qui y travaillent. Mais la société européenne peut-elle à la fois s'engager contre la consommation du tabac dans les lieux non-privés– après l'avoir encouragée sans souci pendant des dizaines d'années, smoke is money – et ne pas assumer toutes les conséquences de cette évidence économique : réduire la consommation implique de réduire la production de matière première et celle de produits finis.
Toutefois, on ne jette pas un travailleur comme on abandonne un mégot...Ou alors, ça se consume, et ça enflamme.

Je me suis posé la même question lorsque, consultant, j'ai travaillé de manière éphémère pour le compte d'une entreprise d'armements dont les produits phares étaient des engins du genre mine anti-personnel et bombes à fragmentation. La mission consistait à identifier les raisons du malaise du personnel...La moitié d'entre eux vivaient dans un  état de double contrainte infiniment plus pernicieux que celui du héros de l'historiette des deux chemises : dénoncer dans sa vie extra-professionnelle les produits issus de son activité professionnelle, autrement dit être en permanence déchiré entre deux motivations de sécurité très puissantes.
Toutefois, on ne laisse pas tomber un collaborateur comme on largue une munition...Ou alors, ça explose, et ça fait mal.

Crédits :
Merci, pour cette composition, à Richard, cité par SoAnn, qui nous dit : Il a pris cette photo à San Martin d’Empuries, en Espagne, le 17 avril 2007. Et inspiré par l’explosion de son chargeur de batterie d’appareil photo (!), il l’a appelée ce qui nous consume en l’accompagnant d’un texte très vrai.

Merci à la manufacture Tabacofina Vander Elst qui a roulé cette Belga, et au geste artistique du fumeur – l'absence de maculation par un rouge à lèvres encourage cette inférence – anonyme dont le mégot est tombé avec l'angle voulu à la distance convenable de l'intersection de deux joints de pavage.

Merci à Sant Martí d'Empúries pour le choix judicieux de ses pavages.

Publié dans : Free(wo)men
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Vendredi 20 juin 2008 5 20 /06 /Juin /2008 15:03
Ayant publié depus la création de ce blogue 421 articles – j'ai gagné...mais quoi ? – m'est venue l'idée de comparer par la mesure, en prenant comme unité  le nombre de lectures, la notoriété de mes modestes papiers – ou post, en e-langue – .

Les nominés sont :

Le hoax de Baltimore
Eloge du homard
Purin d'ortie
La page blanche


Et le gagnant est...La page blanche, avec 7 500 visiteurs le mois dernier, plus de 20 000 depuis sa parution début mars. La gougeulisation de cette expression induit 2 630 000 occurences : le lien avec ce papier arrive de maière inattendue en quatrième position, juste après la version page blanche des pages jaunes, le site d'une e-revue de poésie à laquelle j'ai contribué, et un article de terra economica dont je suis lecteur régulier.

Crédits : merci à Mauritz Cornéli Escher pour Jour et Nuit, que l'on pourrait traduire par De la page noire à la page blanche, ou Inversion des Valeurs. Gravure sur bois, 157 x  90 , 1939.


Publié dans : Adamantane plus
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Jeudi 19 juin 2008 4 19 /06 /Juin /2008 10:08
Le 26ème Marché de la Poésie de Paris (*) implante ses baraquements aujourd'hui jeudi 19juin  et jusqu'à dimanche soir 22 sur le parvis de l'Eglise Saint Sulpice.
Il est placé sous le double signe de l'Inde et d'Aimé Césaire.

Les éditions D’Ici et D’Ailleurs seront présentes sur le stand C6 des éditions Schena et ses auteurs, dont Genevièrve Bauloye, Sylvie Biriouk, Jean-François Blavin, Hédi Bouraoui, Maurice Cury Giovanni Dotoli, Roger Gonnet, Eric Sivry y signeront leurs ouvrages.

Le montant de location des emplacements a pour avantage secondaire de resserrer les liens entre les éditeurs et entre les auteurs. Organiser ce type de manifestation est probablement un des rares moyens licites de gagner un peu d'argent avec la poésie...


Nota
(*) Il en existe ailleurs : Montréal, Bordeaux, Rochefort-sur-Loire, etc.
Publié dans : Nouvelles des arts
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Mercredi 18 juin 2008 3 18 /06 /Juin /2008 23:05
Selon Le Monde daté jeudi 19 juin, l'inventaire des espèces vivantes du Mercantour fera progresser la nomenclature des microcollemboles et des nématodes. Telle est la révélation apportée par Gilles Van Kote page 7.

Nématode serait  le nom moderne du vers rond.
Rien à voir avec le vairon...
Un nématode très utilisé par les scientifiques porte le nom fort distingué de Caenorhabditis elegans. Cette petite bête figure à l'affiche de conférences internationales qui lui sont exclusivement consacrées. Sa croissance a alimenté de minutieuses expériences en apesanteur à bord d'un vaisseau Союз [Soyouz.]. Sa notoriété cinématographique se développe.


Les champs sémantiques de la biologie et de la poésie contiennent des substantifs communs. Pas toujours ordinaires, mais communs.

Par exemple, les vers blancs sont à la fois :
-des larves de diverses espèces de hannetons et de scarabés (*)
-des lignes de texte de même nombre de pieds mais ne rimant jamais (**)

Que seraient des vers ronds en poésie ?
Faut-il chercher du côté de la forme circulaire, du rythme titubant, du contenu convivial ?
La question reste posée...

Crédits : Caenorhabditis elegans, Courtesy of Ralf Sommer, illustrant le papier Nematode tempo de Vivienne Baillie Gerritsen

Notas :
(*) Se nourissant de racines, bulbes et rhyzomes, ils sont l'ennemi invisible et mortel des cyclamens de montagne qui ornent ma terrasse. La méthode la plus naturelle pour les détruire est de déplanter, extirper avec des brucelles et remettre en terre (les tubercules, pas les vers...). La méthode douce pour paresseux est l'arrosage à l'eau de savon. Une plus expéditive l'emploi de diazinon, alias Diethoxy-[(2-isopropyl -6-methyl-4- pyrimidinyl)oxy]- thioxophosphorane, sous micro-capsules.
Coîncidence bizarre, les vers ronds tuent les vers blancs. J'ai appris ça sur le site de la ville de Longueuil.

(**) J'ai écrit cette définition comme je la sentais. Henri Morier, dans son Dictionnaire de Poétique et de Rhétorique, a des accents plus techniques : blanc ; se dit d'un vers dont la finale ne trouve d'écho dans aucune des rimes voisines.
La lecture de certaines productions langagières classées à la rubrique poésie insinue sournoisement l'idée que pas de rime valant bien mieux qu'une mauvaise, ceux qui, tels Jules Romains, prônèrent non le recours à cette couleur du discours, mais l'abandon des vers rimés au profit des vers accordés, n'eurent pas tort.
Voir à ce sujet le peu connu, donc très intéressant,  Petit traité de versification de Romains & Chennevière, nrf, Paris 1924 ; 137 pages, index des concepts, index des noms de poète cités.
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Mercredi 18 juin 2008 3 18 /06 /Juin /2008 09:19
L'assemblée générale de l'Association SUPAERO, réunie le 29 mai 2008 puis le 17 juin 2008, a adopté le projet de modification de ses statuts qui tient compte du périmètre de l' ISAE ,Institut Supérieur de l'Aéronautique et de l'Espace, issu du rapprochement de SUPAERO et de l'ENSICA : elle accueille désormais les anciens élèves de SUPAERO, de l'ENSICA et de l'ISAE.
L'association communique maintenant sous le nom d'Amicale ISAE.

Dans les semaines qui viennent, l'Association des Anciens Elèves de l'ENSICA va adopter les mesures nécessaires pour que le processus de regroupement des deux grandes écoles de l'aéronautique française au sein de l'ISAE s'accompagne de la réunion de tous leurs anciens élèves, Ingénieurs, Docteurs, titulaires de Masters et de Mastères spécialisés, au sein de l'Amicale ISAE.



 

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Mardi 17 juin 2008 2 17 /06 /Juin /2008 20:26
Bon, c'est aussi le mariage, enfin réussi, et contre toute attente, d'une larpe – l'autogestion douce – et d'un capin – le temps libre.

Ca se prononce fais tes vacances.
Ca s'écrit faistesvacances. (*)

L'aventure commence, cette année, le 12 juillet et se terminera le 2 août. Celà se passe, se vit, s'accomplit à Doucy, et douçi-douça cela laissera des traces dans la vie des faiseurs de vacances.
Le programme des festivités de ce festif été est d'ores et déjà disponible. Il reste encore des possibilités d'hébergement, mais..dans un mois il sera presque trop tard.


Nota :
(*) ...faites vacances ? fêtez vacances ?

Crédits : le cerisier du jardin du voisin. A propos, pourquoi illustrer ce papier avec trois cerises ? Pourquoi pas une carpe et un lapin ?

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