Vendredi 25 mai 2007
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Débillardé(e) : Se dit d'une pièce de bois gauche qui suit les formes courbes d'un escalier tournant. Ce mot est employé
aussi par le serrurier pour ses ouvrages.
Débillarder : action de gauchir une main courante préalablement cintrée en plan afin de lui faire suivre la
courbe de l'escalier. D'après le Littré : terme de charpente ; couper une pièce de bois diagonalement ; en retrancher une partie qui a la forme courbe ou triangulaire. Du préfixe dé et de la
racine billard, dans le sens de pièce de bois, bille.
Il y a encore quelques artisans des métiers du bois qui maîtrisent les techniques permettant de tracer et réaliser sur mesure ces belles rampes qui, une fois encaustiquées et polies par les
mains des monteurs et descendeurs d'étages peuplent de formes élégantes l'odorante pénombre des cages d'escalier.
Si vous voulez partager le regard d’un journaliste sur le travail d'un de ces artisans, regardez l’émission du côté maison
diffusée sur France 5 ce dimanche 27 mai à 20 heures. Si vous avez aimé ou si vous n’avez pas pu regarder l’émission du dimanche, elle sera rediffusée sur Arte le samedi 2 juin à 11 heures,
puis le mercredi 6 juin à 9 h 45.
Si après trois visionnages de ce documentaire vous vous posez toujours des questions sur cette manière d'associer tradition et modernité, appelez le rampiste, c'est un artiste...
Par Adamantane
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Publié dans : Nouvelles des arts
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Bises,
Alaligne
Un artiste ou ? Un artiste il invente. Lui il reproduit éternellement une technique inventée par nos pères, c’a ne retire rien à sa dextérité d'ailleurs.
Mais il pourra s'acheter une défonceuse numérique 5 axes pour un travail plus précis, et moins de problèmes avec l'inspection du travail qui n'aime pas le travail au champignon (très bien pour se couper les doigts) S’il sait la programmer le travail sera fait rapidement, sans risque et sans frime. Les techniques évoluent il faut suivre et mettre les vieilleries dans les musées, c'est bon d'y revenir de temps en temps.
Ah que je n'aime pas les passéistes
Merci pour cette lecture et ces remarques. Fils de menuisier moi-même, mais ayant mal tourné car devenu ingénieur, je suis sensible à la suggestion de la défonceuse à cinq degrés de liberté et aux rappels sur la dangerosité de certaines machines tournantes équipées de fers.
En fait, si le produit qui sort des mains du rampiste sont, pour la forme comme la matère et la finition, de même aspect que les rampes réalisées par les anciens de ce métier, les technologies mises en oeuvre sont tout à fait différentes. Sans rentrer dans trop de détails technologiques, il y a bien construction d'une maquette échelle 1 par "saucissonage" d'une surface canal en matériaux faciles à usiner, puis reproduction, après validation de la bonne compatibilité avec la métallerie, par voie de commande numérique dans l'essence de bois choisie par le client avec l'aval du rampiste.
Autrement dit, le seul passéisme dont se rend coupable le rampiste est de perpétuer l'attrait des rampes débillardées pour les clients dont c'est le goût, et qui ont les moyens d'acheter un produit à la fois unique et sur mesure, et de permettre que dans divers bâtiments classés les travaux de réhabilitation ou de rénovation soeint effectués en mettant en place des rampes d'escalier ou de palier neuves de même esthétique et praticité que les anciennes.
Les facultés inventives du rampiste ne se sont pas trop exercées dans le domaine de la forme, encore que le procédé mis en oeuvre permette plus de hardiesse dans les combinaisons de courbure et de torsion que ce que les tours de main précédents ne pouvaient réaliser sans erreurs. Elle se sont exercées dans la mise au point du processus, d'ailleurs couvert par une protection adaptée.
Avec à nouveau mes plus cordiaux remerciements pour cette intervention fort bien venue.