Jeudi 23 août 2007
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Un correspondant m'écrivait il y a peu : de toutes manières, je suis nul en maths...
J'aurais pu lui répondre, pour l'en consoler, qu'on ne saurait sans exagération être bon en tout. Puis je changeai d'avis, et lui tint à peu près ces propos :
Pour ce qui est de la nullité en maths, tout jugement est relatif. D'une part le zéro fut une invention libératrice marquant le passage d'un seuil dans la pensée collective. D'autre part beaucoup
d'ingénieurs, d'architectes, de financiers sont, dans un certain sens, nuls en maths, surtout maintenant que les ordinateurs computent à leur place. Dans mon temps, ils s'en sortaient en
apprenant les exercices-type par coeur. Ce qui n'est d'ailleurs était à mes yeux remplacer une difficulté par une autre...
Les vrais maths sont à mon avis un mélange de créativité, d'esprit de fantaisie déductive et de hardiesse inductive, de capacité à tâtonner avec intelligence dans le dédale des possibles, de
visualiser des espaces improbables et des relations inédites...
De plus la confusion des genres règne sur ce vaste ensemble de techniques mentales à visées opératives. Du calcul numérique à la topologie, de l'algèbre linéaire à la géométrie descriptive, du
calcul infinitésimal aux opérations ensemblistes, que de demeures à explorer, que de domaines à connecter, que de perspectives à conjuguer !
Pour risquer une métaphore, le champ des mathématiques est pentu, à flanc de côteau.
Dans le thalweg passe le cheminement creux de la réalité la plus terre à terre : objets physiques, nombres réels, calculs de maçon, de charpentier, de géomètre.
La ligne de crête est le lieu de rassemblement des concepts les plus abstraits, des théories les plus subtiles, des raisonnements les plus éthérés.
Labourer ce champ, boustrophédon oblige, implique de monter du concret à l'abstrait, puis de redescendre des principes aux pratiques. Et ainsi de suite sans cesser cette alternance de
postures.
En bas du champ, les mathématiques du maquettiste jouant du pliage, des ciseaux et de la colle ; en haut du champ, celles du penseur immobile aux yeux clos laissant les symboles s'assembler sur
son écran mental intérieur.
Par Adamantane
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Publié dans : Systémique
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Monsieur
Votre défense et illustration des mathématiques m’a semblé parfaite jusqu’au moment où j’ai réalisé que vous labouriez dans le sens de la pente, ce qui , à force, est la pire manière de provoquer l’érosion des sols.
Bien cordialementQu’en est-il des maths ?
vous touchez bien là une des limites des approches métaphoriques.
Je revenais de Bourgogne où j'avais vu beaucoup de pièces de terre pentues travaillées dans ce qui pour certaines raisons n'est en effet pas le meilleur sens.
J'ai aussi en mémoire le sentiment d'insécurité que donne la gîte du tracteur quand on suit les lignes de niveau. Inconvénient probablement atténué quand la charrue est tirée par un Percheron de labour qui a avec le temps acquis un savoir faire de dahu...Mais là je n'ai pas d'expérience personnelle.
Acceptons votre objection. Et tentons de continuer...
A force de labourer dans une configuration qui permet aux eaux de ruissellement de transporter la terre arable puis éventuellement le substrat vers le bas de la pente, une partie des matériaux conceptuels vient s'ajouter aux matériaux pratiques et en modifie la composition et le volume.
Autrement dit le monde de la réalité quotidienne intègre, s'approprie de plus en plus vigoureusement le monde des idées...?
Merci pour votre remarque.
Bien cordialement.
"Bon, je vais relire tout ça tranquillement ..."
Oui, ça : www.liberes-des-mathematiques-savoir-enfin-ce-qu-est-l-univers.net
Bien cordialement J V T
Vous aviez écrit :
Bonjour
En "Terminales", composition de maths premier trimestre : 1/20, deuxième trimestre : 2/20, troisiéme trimestre : 3/20 et notre Prof, Monsieur Cohen, de dire à chaque fois : "Ce n'est pas grave, Térémetz est intelligent." . . .
Les maths ne sont pas La PHYSIQUE, qui elle, par exemple, fait enfin savoir ce qu'est cette contradictoire "pesanteur" ....
Jean Térémetz
Il y a les nuls en maths. Après avoir lu vos diverses publications, je constate qu'il y a aussi les nuls en physique. Fallait-il mobiliser de manière un peu gratuite le patronage de Clémence Royer, très estimable scientifique, et méritante pionnière féministe au sein de la Franc-Maçonnerie, pour étayer des thèses qui, faute de démonstration probante, ont en effet besoin d'une référence pour au moins être lues ?
La liberté d'expression existe. Et personnellement je ne censure pas les marginaux du savoir. J'ai même parfois un faible pour eux. Par exemple, le regretté Louis Jacot auquel j'ai consacré deux papiers.
Je vous remercie donc de considérer qu'une référence à votre site est suffisante pour mes lecteurs. Et qu'il n'est pas utile de mettre en commentaires un long texte que tout un chacun peut lire en utilisant le lien que vos avez la gentillesse d'indiquer.
Comme ingénieur de constructions aéronautiques, certains de vos documents ont attiré mon attention mais m'ont tout de même laissé sur ma faim. Vous racontez une histoire très excitante pour l'esprit mais vous me dites rien de ce qui peut permettre de réaliser vos innovations. Elle sont de ce fait moins crédibles encore que du Jules Verne. Verne au moins tentait de donner une première description technique des merveilleuses machines qu'il mettait en scène.
Bonjour
je ne me contente plus maintenant que de lancer cette "bouteille à la mer" :
A peine délivrée de l’inquisition catholique, la Connaissance, la Science, la Physique s’est retrouvée écrasée par l’inquisition mathématique.
www.liberes-des-mathematiques-savoir-enfin-ce-qu-est-l-univers.net
Jean Vladimir Térémetz
Quant à mes solutions aéronautiques, je n'eusse pas dépéri de misère, je les aurais exposées dans tous leurs détails . . .
Bien cordialement J V T
Pour moi, la physique n'est pas plus écrasée par la mathématique que la poésie ne l'est par la grammaire. Mais comme c'est un point de vue esthétique, difficile d'être très objectif.
Pour reprendre l'exemple du (je reviens aux notations de mon enfance) f=k .m.m'/d2, la démonstration que vous donnez de son inadéquation a décrire les phénomènes constatés tient, à mon avis, à un oubli. Dans la formule, d ne désigne pas la distance entre les surfaces des corps, mais entre leurs centres de gravité. Avec un rayon terrestre de l'ordre de 6 000 km, et en réalisant l'expérience dans une enceinte de 6 m de haut (pas mal, s'il faut y maintenir un vide de qualité acceptable) la variation de distance des deux centres de gravité entre le début et la fin de la chute de la petite masse est d'environ 6/6 000 000 soit un millionième. Pour ne rien dire de la variation du carré de la distance...La mesure du décalage temporel entre les impacts ne peut facilement atteindre ce degré de finesse. Expérimentalement parlant (donc "physiquement" parlant), la non-simultanéité n'est a prori pas mesurable avec les moyens d'un honnête labo de physique.
Bon, c'était juste pour montrer que j'avais essayé de comprendre.
A peine délivrée de l’inquisition catholique, la Connaissance,
Voilà trois fois que M. Teremetz place en commentaires l'adresse de son site. Et à lecture je n'ai pas perçu qu'il dialogue. Par exemple, les remarques sur sa réfutation de l'équation dite "de l'attraction universelle" n'ont fait l'objet d'aucun commentaire, ou même d'aucun étonnement de sa part. Qu'il soit nul en maths, et heureux de l'être, passe encore, mais qu'il soit nul en communication, cela pose problème. A lui, en priorité.