De retour du pays des vins et des dômes, des averses et des cyprès, des flaques et des pavages , je remercie mes lectrices et mes lecteurs de leur fidélité à mes chroniques, qui s'est maintenue malgré huit journées de silence éditorial.
Le programme des papiers à venir a été composé entre Milan et Modane, dans le train n° 9348, voiture 2 place16, au crayon mine 2B , sur un cahier Clairefontaine
douceur de l'écriture, papier velouté 90 g/m2, format 17 x 22, 180 pages...
Ce programme est une forme de promesse, dont la réalisation s'étalera sur les jours à venir :
-1-Pourquoi le journal
Le Monde, le vendredi 7 avril 2006, a-t-il cru bon de penser à notre place en nominant (comme disent les animateurs des Oscars et autres Molières) 15 blogueurs, révélant les ravages du
complexe de Bibendum (vous savez, il faut
à tout prix comparer, noter, étoiler, fouchetter, couronner restaurants, hôtels, films, livres...) ?
-2-Pourquoi ce même quotidien a-t-il attendu le jeudi 4 mai pour titrer sur
les fautes d'orthographe deviennent un handicap pour faire carrière , commettant dès le titre de l'article une erreur hélas trop répandue consistant à confondre lien de filiation et lien de fraternité ?
-3-Pourquoi les sections d'enseignement secondaire qui privilégient l'apprentissage des mathématiques abstraites, jeu d'écritures, apprentissage qui fournit des martingales aux tests d'intelligence numérique au lieu de donner des clefs pour la compréhension du cosmos, se prévalent indûment du titre de sections
scientifiques ? La science, l'approche scientifique de la réalité, si elle utilise parfois le langage mathématique, ne relève-t-elle point d'une autre ouverture d'esprit, mobilisant l'intuition, mettant l'homme au centre de la réflexion...
-4-Pourquoi les amateurs d'outils semblent-ils préférer les collections thématiques (78 rabots ; ou 153 tarières ; ou, plus fort, 666
herminettes...
les nombres ne sont pas pris au hasard) ou chronologiques (le
maillet, du temps des pharaons à celui des poseurs de lignes en LRS pour TGV ; la
charrue, de l'araire du Sator Arepo à la brabant double
Delahaye-Bajac,...) à celles qui donneraient une idée de l'évolution de la caisse à outils d'un artisan, d'un œuvrier, depuis ses premières réalisations jusqu'au moment où il la lègue, lourde d'expérience cumulée, au compagnon qu'il forme ?
-5-Pourquoi les
dix principes énoncés par le
Comte de Saint-Germain, ministre et secrétaire d'état à la guerre, lieutenant général des armées de France, dans ses
Mémoires, éditées en Suisse en 1779, pour diriger les armées du Roi, principes dont l'application à d'autres préoccupations managériales serait de bon aloi (si tant est que la métallurgie des monnaies ait quelque chose à voir avec l'art de la guerre, cher à
Sun Tse, [alias
Sunzi, Sun-Tze, Sonshi, Sonja, Sun-tzu, Souen- Tseu, Souen-tseu, Sun-Wu, Wu-Sun, Sun-tzu-Wu, et autres...) qui lui en tenait pour
treize articles, ce qui peut induire un parallèle entre des savoirs venus de longitudes différentes...) sont-ils aussi peu diffusés, commentés et débattus ?
-6-Quels liens peuvent être imaginés entre les thèses d'
André Chénier, le fils de la Grecque, et les apports de
Robert Amadou en matière de conception d'ensemble de l'occultisme et de sa déclinaison dans l'univers de la création poétique ?
-7-La notion de projet architectural, appliqué à une ville, un édifice, et plus généralement à toute construction vivant dans la durée, est-elle du domaine du dessein prophétique ou, plus pragmatiquement, résulte-t-elle en fait d'une reconstitution après décomposition anatomique de l'objet ainsi regardé, portant plus trace des structures mentales du spectateur exégète que de celles du concepteur tâtonnant ?
-8-Peut-on esquisser une sémantique de l'
Annonciation biblique, en comparant de manière systématique les principales représentations disponibles, essentiellement tableaux, fresques, panneaux et enluminures, et en dégager les lignes directrices d'un mythe fondateur de l'univers judéo-christo-islamique (
Le Coran et
Jésus ne furent-ils pas tous deux «dictés» par
Gabriel-Djibril...) ?
-9-Le concept de croissance est-il assez clairement défini pour être porteur de sens politique et social, et que devient-il appliqué au domaine éducatif et spirituel ?
L'ordre de traitement de ces thèmes n'a guère d'importance. Les sujets 5 et 8 feront très certainement l'objet de plusieurs papiers, si j'en ai loisir et courage :
-le 5 (de l'utilité des principes explicites à un certain niveau de l'État ) parce que l'auteur en annonce dix, qui méritent pour l'ensemble qu'ils constituent introduction et conclusion, d'où in fine douze sections pour faciliter lecture autant que rédaction ;
-le 8 ( de quelques quasi-constantes significatives dans les représentations de l'Annonciation ) parce que sans iconographie la démonstration serait aussi aridement défrichable et durement déchiffrable que le Que-sais-je ? de Benoit Helbrunn intitulé Le Logo, et qui n'en montre, s.e.o.o., que huit pour illustrer 122 pages d'explications par ailleurs de bonne tenue et de haute conceptualité.
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