Mercredi 11 mars 2009
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Bon, un évêque provocateur a encore frappé. Après qu'un monseigneur eût pris l'histoire à contre-pied en demandant de nouvelles preuves d'un génocide technologiquement conçu et organisé, un autre
lance l'anathème sur les médecins qui ont voulu éviter à une fillette de dix ans, violée avec
abus de personne ayant autorité, d'avoir, en plus de devoir à survivre à un
traumatisme majeur, à élever les enfants nés de cette violence familiale.
A titre personnel, il y a des jours où je me réjouis d'avoir été, pour des motifs que je juge honorables au plan humain, exclu d"une communauté qui accueille des membres aussi peu
recommandables dans des postes aussi élevés.
L'Eglise est, théologiquement parlant et si j'ai bien compris, le corps mystique de Dieu le fils. C'est aussi une communauté humaine avec toutes les particularités connues d'Homo Sapiens : un face
obscure adepte de toutes les turpitudes criminelles dénoncées par la face claire.
Qui peut décider, sinon Dieu le fils, de se débarrasser
des épines dans sa chair ? Comment une règle institutionnelle, invoquée par des hommes, peut-elle se substituer à ce que les
représentants éminents de cette institution nomment la volonté divine ? Or, symboliquement au moins, Dieu le fils, si les évangiles sont
dignes de foi, ne s'est pas
débarassé de sa couronne d'épines, ni des clous qui le meurtrirent. Il en conserva même les traces comme empreinte biométrique, et n'hésita pas à en faire, vis à vis de Thomas par exemple, une
preuve d'existence.
Il est possible de se demander si ces excommunications brésiliennes sont bien catholiques.
J'hésite à aller plus loin. L'histoire de la Renaissance nous apprend que certains hauts dignitaires de l'église de l'époque, de manière que l'on jugerait aujourd'hui au civil, voire au pénal,
hautement indigne, ont résolu à leur manière les problèmes engendrés, si j'ose dire, par leur comportement avec les femmes, pour parler pudiquement. Certains, par goût – et c'était leur droit
le plus strict – ou par prudence, ont préféré les hommes aux femmes ; cela laisse moins de traces. Les riches et les puissants peuvent mobiliser, pour contourner la loi imposée au petit peuple, des
processus qui les rendent en apparence blancs comme neige papale.
Si Jésus revenait sur terre, et vivait ou tentait de vivre dans notre siècle son évangile, il y a fort à parier qu'il serait assez vite excommunié.
Crédits : merci à Rembrandt...
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