Vendredi 21 juillet 2006
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Il y a plusieurs Comtes de Saint-Germain. Le plus célèbre est sans conteste
celui qui du temps de
Napoléon III défraya les chroniques des cours européennes — la presse people de l'époque lui consacra de nombreuses interventions — et dont les échos résonnèrent jusque dans l'œuvre du quasi beau-frère de
Maurice Maeterlinck,
Maurice Leblanc, qui met en scène une hypothétique descendante de son disciple putatif
Cagliostro, alias
Joseph Balsamo.
Celui qui nous intéresse ici est
Claude Louis, comte de Saint-Germain, né en 1707 et mort en 1778, ministre de la guerre de Louis XVI entre le 27 octobre 1775 et le 27 septembre 1777. Il écrivit plusieurs ouvrages, dont ses
Mémoires.
Ils sont présentés ainsi dans les catalogues des libraires-bouquinistes :
Mémoires de M. le comte de St. Germain. Écrits par lui-même. (Rédigés par l'abbé de La Montagne, publiés par l'abbé Dubois). En Suisse (Yverdon ou Berne), Libraires Associés (ou Société typograhique), 1779, in-8°, 291 pages. Au moment de la publication l'auteur était ministre et secrétaire de la guerre, lieutenant général des armées de France, feld-maréchal au service de Sa Majesté le roi de Danemark, chevalier commandeur de l'Ordre de l'Eléphant.Une autre édition fut la même année publiée à Amsterdam.
L'édition à partir de laquelle j'ai travaillé est la suisse, répertoriée chez Les Libraires Associés. L'ouvrage que j'ai consulté est frappé de l'ex-libris de Monsieur le Vicomte de Busseul
, Lientenant-Général, avec la devise
Dieu est mon busseul.
L'intention affichée par l'auteur tient en peu de lignes :
Mon unique deffein & de proposer des principes incontestables, qui dès-lors doivent être invariables, dont les conséquences seules peuvent être modifiées par une main sage et habile, selon les circonstances...
Je respecte autant que faire se peut la typographie originale.
Crédits : Merci au site du
Grand Armorial, qui met à disposition les armoiries des ordres de chevalerie...et au royaume du Danemark où, comme le dit de façon un peu détournée
William Shakespeare, tout n'est pas pourri...
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