Dimanche 3 septembre 2006
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17:46
Étonnement systémique et libertaire...
Quel est ce programme ?
Déjà le choix d'
Adamantane avait provoqué questions et
réponses.
-1-Étonnement
Je relate ici des faits qui ont attriré mon attention, suscité ma curiosité, déclenché ma réflexion. Et j'y ajoute réactions, questions, liens systémiques avec d'autres faits.
Pour moi, un fait est soit directement vécu – j'en suis acteur et/ou témoin –soit relaté par des sources dignes d'une confiance minimale.
La mémoire de l'eau peine à être un fait, le réchauffement climatique est un fait...En pratique, au delà des faits avérés – attention aux faussaires ! –, il y a les faits très probables, les possibles, les douteux à vérifier, les hypothétiques...Toute une échelle de logique floue.
L'énoncé d'un fait inexact, ou controuvé, est un fait en soi ; autrement formulé, ce que quelqu'un dit n'est pas toujours un fait, mais qu'il le dise, ou même ne le dise pas s'il en a connaissance, en est un.
Le mot étonnement veut préciser le chemin et la trace de ma position personnelle : je ne suis ni indifférent, ni passif, ni asservi. Ni foudroyé, bien sûr, mais réveillé, comme le suggère un étymon qui rappelle qu'il y a eu signal fort, et réception personnelle.
-2-Systémique
L''ensemble de mes réactions se cherche une cohérence interactive, et les faits générateurs des étonnements sont replacés dans un contexte complexe, où chaque événement est a priori considéré comme une manifestation particulière d'un ensemble en action, en mouvement, plus global qu'il n'y paraît si l'on donne trop de poids aux catégories de l'entendement.
Les faits politiques, économiques, artistiques, naturels (*), idéologiques, religieux, mentaux, etc., ne sont dissociables que par convenance temporaire, voire simplification appauvrissante. Nous sommes, je suis, vous êtes un tout interne dans un tout externe, et la frontière entre les deux touts est perméable par nécessité vitale. Sinon le petit tout se dissout et disparait dans le grand. C'est la perméabilité qui protège et nourrit et fait respirer et vivre, et c'est l'étanchéité qui tue. Qu'il s'agisse des flux de matière, d'énergie ou d'information.
Le mot systémique veut placer d'emblée cet étonnement dans sa plus riche perspective, qu'il s'agisse de l'analyse de ses causes ou de l'élaboration de ses conséquences. Je suis système co-habitant avec d'autres systèmes.
La juvénilité du vocable ne peut nous tromper : le concept est plus âgé que son étiquette verbale. Les phénomènes, comme les paradigmes, existent souvent avant d'être nommés.
-3-Libertaire :
Je pense que je dois accepter le fait que mes pensées naissent et se développent sous l'influence de celles du temps où je tente de vivre, de la culture dont je suis acteur, de mon contexte professionnel, social et relationnel. Bref, quoi que je fasse, ma liberté de dire, de construire, de faire réfléchir est limitée par les contraintes de mon environnement.
Aussi, je me fixe comme idéal que mon référentiel soit le moins possible soumis à l'autorité de maîtres penseurs. Qu'il s'agisse des domaines politique, économique, artistisque, naturel (*), idéologique, religieux, mental, etc., je me méfie de ceux qui font çà ou là autorité et n'accepte rien d'eux au seul motif de l'évidence de leur notoriété, de l'attrait de leur nouveauté, de la force de leur persuasion. Enfin, j'essaye...
Le mot libertaire veut illustrer cet état d'esprit et servir de repère mental et factuel. Qu'importe s'il est riche de significations qui, si elle ne sont systémiquement associées, portent en elles reproches potentiels d'excès d'égocentrisme ou de manque de maturité.
Ce qualifiquatif n'appartient à aucune école ; il en dénie même la nécessité ; j'en revendique l'ambiguité créative au service de l'étonnement.
(*) naturel signifie ici qui peut être constaté dans la monde matériel. Les phénomènes naturels relèvent par exemple de disciplines telles que la météorologie, la biologie, la géologie, l'anthropologie,..., lesquelles gagnent à développer leur
systémie.
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