Jeudi 29 mars 2007
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Nicolas Hulot se fâche un peu , dans Le Monde daté du 29 mars, vers le haut de la page 21. Penser que la signature de "son" pacte écologique allait infléchir dans sa fibre profonde le projet des candidats signataires relevait d'un généreux crédit d'intention, qu'il fallait bien faire.
Après avoir porté des espoirs forts, les divers courants écologiques deviennent au mieux objets de doute, au pis sujets de dépit.
D'une part ils ont démontré leur incapacité à s'entendre sur l'essentiel ; leurs chicanes et brouilleries semblent porter plus sur des points de détail que sur les perspectives majeures qui les fit naître :
-susciter la prise de conscience par les citoyens de tous âges et de tous milieux de l'urgence d'une conception systémique du couple progrès-survie ;
-imprégner les décideurs de tous niveaux et de toutes disciplines de la nécessité d'ajouter la quatrième dimension, la dimension écologie, au complexe tridimensionnel de réference économie / société / droits de l'homme.
D'autre part, en voulant prendre partie sur des thèmes de nature sociale ou éthique, tels que les évolutions juridiques du pacs ou l'extension des minimas sociaux (terminologie décadente...), ils ont parasité le message initial en lui infligeant, au sens rhétorique et sémantique du terme, un objectif de développement sauvage qui l'a empoisonné.
L'écologie réduite à un ministère, c'est l'enfermement sanitaire préalable à la dissolution dans l'impuissance. Tous les compartiments de l'action gouvernementale ont une dimension économique, une dimension sociétale, une dimension humaine. Il leur manque la dimension écologique qui, soigneusement circonscrite dans les limites d'une superstructure, existe alors sans co- exister, est coupée de la réalité des décisions et des contrôles, et n'est de fait pas prise en compte.
Le compte n'y est pas, écrit
Nicolas Hulot...
Par Adamantane
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Publié dans : Systémique
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