Adamantablogue http://www.adamantane.org/ 2005-12-02T13:10:07Z over-blog.com Atom 1.0 Generator http://accel6.fdata.over-blog.com/99/00/00/01/img/avatar.png *Étonnement systémique et libertaire *Évaluations de l'actualité culturelle, artistique, politique, économique, sociale *Ouvertures vers la pensée non conformiste http://www.adamantane.org/article-21228515.html le visage vert II 2008-07-14T15:40:10Z 2008-07-14T15:06:00Z Adamantane http://www.over-blog.com/profil/blogueur-43733.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/50/30/Mes-images-2/levisagevert15.jpg" /> La revue le visage vert a depuis quelques mois son propre site. Ce n'est pas uniquement parce que j'en connais le webmestre que je donne ici cette information. Les amateurs de fantastique y trouveront références, explications et incitation à cette débauche mentale et sensorielle qu'est la lecture des textes de fantastiquaisie. Fantastique ? Ce  vocable, à la fois substantif et adjectif, attesté dans la légende dorée à la fin du XIV°, aurait été emprunté au bas latin – lui a-t-il été rendu ? – fantasticus , signifiant imaginaire, irréel , lui même issu du grec  φανταστικός, adjectif désignant la capacité à imaginer. Le radical source semble être phaos, la lumière. Cette lumière qui éclaire et la vision du réel et la vision onirique. L'interjection de Monsieur Spock, fantastique ! , ne qualifie-t-elle pas la prise de conscience par le vulcain logicien de cette autre illogique logique qu'est l'aptitude humaine à ajouter la vision affective à la cérébrale ? J'avais signalé ici la parution du numéro 14. Le 15 est arrivé chez les libraires... A ce propos, je n'ai pas tenu ma promesse de parler Labyrinthe...ce sera pour le numéro 16. Peut-être avant. http://www.adamantane.org/article-21180750.html Versac , fin de blog... 2008-07-12T12:24:19Z 2008-07-12T11:31:00Z Adamantane http://www.over-blog.com/profil/blogueur-43733.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/50/30/Mes-images-2/naufrage.jpg" /> Le numéro 9376, daté 30  août 1974, de Combat portait en première page un titre unique, si ma mémoire est bonne : &quot;silence, on coule&quot;. Versac, alias Nicolas Vanbremeersch, saborde son blogue. Lequel, vu le nombre de commentaires déposés, coule à gros bouillons. Nous perdons une source d'opinions mais nous avons toujours en mémoire ses interventions. Versac, tel Jacques Bergier, pourrait dire Je suis une légende... Je puis penser qu'être sans cesse cité en exemple incontournable puisse avoir un effet aliénant : perte potentielle de la liberté d'oser, attouchements douteux de journalistes vampires, atteinte au droit à l'intimité amicale de la pensée partagée. J'avais il y environ deux ans (septembre 2006) publié un billet d'humeur au sujet des prétentions déplacées de quelques rédacteurs de textes publiés dans les journaux [*] : décider de la notoriété des blogueurs,  hitparader les  blogues, choisir pour nous les dix mailles les plus captivantes de cet immense filet qu'est le Net. Je trouve la lettre de motivation de Versac à la fois chaleureuse pour les millions de blogueurs anomymes qui font de leur mieux pour coexister dans cet univers foisonnant, et à méditer par les faiseurs de réputation. Comment vont-ils vivre ce lâchage de leur faire-valoir involontaire ? Bon courage pour la suite. Crédits : merci au site polmar.com, pour cette image d'un naufrage de prestige (je sais, c'est de l'humour noir). [*] Certains sont des journalistes, mais pas tous. http://www.adamantane.org/article-21168163.html Edvige 2008-07-12T12:31:20Z 2008-07-10T18:54:00Z Adamantane http://www.over-blog.com/profil/blogueur-43733.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/50/30/Mes-images-2/EDWIGE.jpg" /> Le Syndicat de la Magistrature communique : Un décret publié le 1er juillet 2008 au Journal officiel institue un nouveau fichier dénommé EDVIGE, organisant le fichage généralisé et systématique de « toutes personnes âgée de 13 ans et plus » « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Désireux de faciliter le travail ingrat des fonctionnaires qui vont avoir à nourrir cette base de données, j'avoue... J'avoue sans détour que depuis 1958, année de mes premiers engagements associatifs, j'ai sans interruption appartenu à des groupes aux perspectives bassement culturelles, spiritualistes ou sociétales ; il y a donc cinquante ans que ça dure... J'avoue avoir fréquenté des milieux libertaires, gauchistes, situationnistes même et, circonstance aggravante, l'avoir fait de manière lucide et y a avoir pris un certain plaisir. J'avoue avoir incité autrui à cette forme de débauche sociale qu'est l'écoute de ceux qui ont difficulté à dire, la critique des pratiques économiques visant à exalter et rémunérer  l'égoïsme des libéraux par intérêt, la recherche de solutions pour dissoudre ce cancer de nos civilisations qu'est la fièvre de l'argent. Pour être certain de figurer à ce tableau d'honneur des citoyens actifs que va constituer Edvige, j'ajoute que pour la seconde fois de ma vie j'adhère à un parti politique marginal dont les propositions gênent le jeu du pouvoir, et que j'ai brigué il y a quelques mois un mandat sur une liste opposée à celle d'un candidat officiel. Pour plus d'information, la lecture des papiers de ce blogue et des pages du site associé devrait suffire. J'ajouterai que, les RG ayant communiqué en 1975 à mon employeur la Régie Renault, et à mon sujet, un dossier fort bien documenté sur mes activités dans ma commune de résidence, si la  continuité du service est assurée il sera facile d'avoir des bases solides pour que l'enregistrement me concernant soit riche et fidèle. Dans la mesure où être edvigé est donc, in fine, une preuve d'honorabilité, je me propose d'écrire à mon député pour qu'une loi soit débattue et votée qui rende obligatoire d'informer chaque citoyen de l'octroi de cette éminente distinction, et qui autorise que l'appartenance à cette élite puisse être mentionnée sur les cartes de visite. J'espère que le Conseil d'Etat, qui a été saisi par quelques institutions grincheuses, ne va pas nous priver de la mise en place de cette très démocratique distinction. Crédits : merci à mon fils, qui m'a signalé le communiqué du Syndicat de la Magistrature ; au Syndicat de la Magistrature, pour son travail d'éducation populaire ; à notre gouvernement, pour avoir eu le courage de prendre la décision de recenser les enragés de l'engagement ; et à la-bijouterie.com, qui propose la médaille de Sainte Edvige ici reproduite. http://www.adamantane.org/article-20747344.html Densité ou pression pédagogique ? 2008-06-25T18:32:33Z 2008-06-25T17:32:00Z Adamantane http://www.over-blog.com/profil/blogueur-43733.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/50/30/Mes-images-2/salamandre.jpeg" /> La question de l'effectif optimal par classe agite de manière régulière le Landerneau pédagogique. D'autres questions récurrentes de même nature, c'est-à-dire sur l'effectif optimal d'une catégorie réputée homogène, portent sur  le nombre : : - de mots par phrase : lisibilité ; - de plats par repas : digestibilité ; - d'électeurs par circonscription : charcutabilité ; - etc. J'ai vécu en «pédagogie des adultes» des questionnements du même genre. Le résultat de mes expérimentations et expériences est  que la taille du groupe n'a d'impact sur l'ancrage d'une formation, à supposer qu'on utilise intelligement l'approche par les objectifs pédagogiques, la vraie, pas la &quot;bidon&quot; qui confond objectif et intention, qu'en référence au type de scénario mis en oeuvre. ► Si le scénario est  démonstratif, la limitation est plus dans l'architecture de la salle et les moyens auxiliaires que dans le nombre (du fond, on ne peut lire au tableau...). ► Si le scénario est  distributif , la limitation est dans la capacité du faciliteur à structurer les interactions : le groupe étant devenu intermédiaire pédagogique, un nombre trop restreint de participants est facteur d'appauvrissement. Là aussi, l'organisation technologique du débat est le facteur essentiel de succès. Le tableau-papier va pour six personnes, les procédés graphoraux  genre metaplan-créaplan fonctionnent jusqu'à la vingtaine, la mise en oeuvre de l'informatique avec télécommandes individuelles peut mettre au travail des groupes de cinquante à cent participants. ► Si le scénario est fondé sur la découverte, c'est l'aptitude du responsable du  groupe à le fractionner en sous-groupes semi-autonomes temporaires qui devient le fateur limitant ; l'hétérogénéité dans les sous-groupes est facteur de succès. Pour ce qui est des structures scolaires, dans le primaire et le secondaire, un peu différentes du fait des spécificités mentales et psycho-motrices des enfants et des adolescents (c'est dans le supérieur que la pédagogie des adultes devient applicable), j'ai observé que si la taille  n'était pas le facteur le plus différenciant en matière de réussite de l'enseignement, elle intervient comme élément d'un «mix», d'une composition. De même que le mercaticien sait que les facteurs prix, distribution, délai,  publicité, qualité, etc, n'ont de sens que synthétiquement ; quelles sont les bonnes combinaisons, de même l'enseignant doit savoir que les facteurs taille, rythme, scénario, supports, évaluation, etc, n'ont de valeur que synthétiquement : quelles sont les bonnes combinaisons ? Je crois que les fondements méthodologiques d'expériences aboutissant à l'idée que la taille du groupe serait une variable neutre mériteraient approfondissement. Crédits : Merci à Jean-Christian Fauvet pour m'avoir incité à traduire en postures pédagogiques, dans les années 1986, les trois modes de base de la sociodynamique (il y en a à mon avis au moins 5, mais ceci est une autre histoire). Merci à cette salamandre que j'ai pu photographier en Bretagne il y a près de trente ans, et qui figure dans mon animalerie.   Questions au lecteur : Mais que vient donc faire la salamandre dans cette galère ? Pourquoi parler pression et densité ?   http://www.adamantane.org/article-20713948.html MoDémoralisation 2008-06-24T15:57:22Z 2008-06-24T14:45:00Z Adamantane http://www.over-blog.com/profil/blogueur-43733.html Les diverses listes oranges auxquelles je suis abonné, les divers blogues de même nuance que je fréquente, laissent transparaître de la part de militants de la première vague –disons les numéros à moins de cinq chiffres...– quelques signes de démoralisation. Il y a du citron dans l'orange ! Après un démarrage foisonnant et créatif, des fiançailles tumultueuses entre anciens et nouveaux, ces militants pleins d'enthousiasme et. de crédits d'intention sont nombreux à s'apercevoir que, faute de structure clarifiée, de référentiel partagé, de garants reconnus, le fonctionnement au quotidien du MoDem a dérapé vers la forme la plus banale d'exploitation des bonnes volontés et des compétences par des opportunistes astucieux qui ont flairé la bonne affaire médiatique et/ou l'aubaine en matière de notoriété locale instantanée. Il y a de la mélancolie dans l'air. Aujourd'hui, ces apporteurs d'énergie constatent la confiscation au profit de modestes mais cependant voraces intérêts de politique départementale ou municipale, devant un décor national de plus en plus flou, de leur savoir faire et de leur engagement. Certains y croient encore un peu et hésitent à s'auto-exclure, d'autres sont proches de se détacher, quelques-uns ont déjà senti qu'ils étaient de fait passés à l'extérieur du mouvement initial, et un bon nombre commence à demander des comptes aux gaspilleurs de bonnes volontés. Crise de croissance ou maladie génétique ? Les tentatives faites de manière anticipatrice et bénévole –bien naturellement– par quelques adhérents ayant la fibre organisationnelle pour proposer des méthodes ou même des travaux pratiques d'action politique ont à peine eu un succès d'estime. Le congrès fondateur s'est réduit à la performance d'un (bon) acteur entouré de ses faire-valoir ; les élections municipales se sont préparées puis vécues à tous niveaux dans une pagaille qui avec le recul fut plus triste que joyeuse. En écrivant ce papier, je me sens complice sournois des défaitistes, allié objectif des saboteurs, suppôt des démons de l'échec. Toutefois, à stimulation affective, car tel a été le langage du créateur, réaction affective. Reculer pour mieux sauter, ou sauter avant d'avoir trop reculé... Crédits : On reconnaitra la gravure d'Albrecht Dürer, Melencolia I, datant de 1514, ce qui ne nous rajeunit pas. A noter que j'ai cherché Melencolia II dans l'oeuvre gravée du troisième fils de l'orfèvre, mais sans succès. Si quelqu'un a une piste... Merci aussi aux miltants qui ont subi l'épreuve du réalisme politique, en leur souhaitant fraternellement de conserver encore une ou deux illusions au sujet de la capacité humaine à l'altruisme actif et à la résistance aux tentations de la poussière de pouvoir que confère aux yeux de certains un micro-mandat de min[i-respons]able local. http://www.adamantane.org/article-12115285.html Reliure 2008-06-24T17:36:34Z 2008-06-23T15:19:00Z Adamantane http://www.over-blog.com/profil/blogueur-43733.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/50/30/Mes-images-2/livre_trans_eyrolles.gif" /> J'ai totalement oublié pourquoi ce papier avait été stocké, vide, dans la méticuleuse mémoire du système. L'art de la reliure ne me laisse en effet pas indifférent, et j'ai pris la peine de faire relier, dans diverses matières, toiles ou cuirs, des ouvrages que je voulais ainsi soit rendre aptes à de studieuses et nombreuses lectures, soit honorer en leur délivrant, tout livres qu'ils soient,  une élégante  livrée . Le vocabulaire de la reliure a ses mystères. Pourquoi comète – sinon en relation avec les cheveux près de la tête ? – ou mors – sinon par extension métonymique des mors de l'étau à endosser aux empreintes qu'il laisse dans l'architecture du livre ? –. L'un assemble les mots, Décompte les sanglots, Met la rime au cachot. L'autre, d'une encre oblique, Mêle un azur magique Aux sables héraldiques. Le dernier coud les pages : Nervures et collages Recomposent l'ouvrage. Puis, le livre achevé, Ils n'ont qu'à la rêver, Captive, captivée, Entrouvrant la reliure, Caressant la gravure, Et goûtant l'écriture.   Crédits : Le texte est extrait de l'ouvrage Le sculpteur d'eaux, de Jean-Pierre Desthuilliers, Prix Jacques Normand 1987 de la SGDL.  Il est titré La lectrice, ou L'un écrit, l'autre grave, qui relie ? L'image provient du site Le livre dans la peau de Delphine Dejean, relieure installée à Saint-Quentin-La-Poterie, près d'Uzés, sous l'égide de la devise : La reliure artisanale c’est Relier pour Relire   http://www.adamantane.org/article-20659140.html La flûte désenchantée 2008-06-24T17:39:19Z 2008-06-22T17:17:00Z Adamantane http://www.over-blog.com/profil/blogueur-43733.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/50/30/Mes-images-2/flute.jpg" /> Sous ce titre un peu à la manière de , Nathalie Herzberg rend compte, dans Le Monde daté dimanche 22 juin, page 18,  d'une enquête au pays de l'éducation musicale scolaire. L'instrument du programme y est l'objet de prises de positions diverses de la part d'enseignants en IUFM, de musicologues, d'inspecteurs pédagogiques, et même de professeurs de musique en collège. J'ai mis les catégories professionnelles au pluriel pour donner de l'ampleur à la description de la situation et à l'énoncé des points de vue. L'idée de traiter Euterpe, dans les divers programmes, à l'égal de Clio, voire de Polymnie – certes un peu négligée par les méthodes actuelles d'enseignement de la langue – ou de Melpomène est en soi une résolution digne d'intérêt. Mais s'il est difficile de réfuter l'utilité d'une culture musicale, le débat sur les modes d'acquisition de ladite culture mérite en effet approfondissement. Que m'apporte mon expérience personnelle ? Je ne joue d'aucun instrument, mais je suis amateur de musique, connais assez bien les œuvres dites du répertoire et les vies de nombreux musiciens, du XVI° à nos jours. Quelles pistes proposer pour développer l'intérêt crtitique des enfants, puis des adolescents, puis de jeunes adultes pour les diverses formes de musique ? Dans ma propre éducation, je recense, de mémoire, des événements qui ont contribué au développement de mon attrait pour les musiques  et de ma compréhension de ce langage. -Les éléments de solfège acquis à la fin du primaire : la notation musicale traditionnelle portait pour moi les mêmes mystères que le grec ancien avec son alphabet insolite ; et j'étais motivé à apprendre une graphie si étrange, dont je comprenais qu'elle représentait des sons et portait du sens ; d'où le plaisir du déchiffrement. -Les travaux pratiques réalisés à l'École du Gai Savoir, avec Vincent Bouts, visant à la construction d'une vielle avec les matières disponibles, contre-plaqué, bûchettes de buis et fragments d'os ; découverte du monde des vibrations, des rapports entre la hauteur du son et la tension de la corde, de la modulation du rythme par les accélarations de la roue, de l'enchainement de la mélodie par manipulation des sautereaux. -Les séances d'écoute d'œuvres enregistrées, telles qu'au Lycée de Meaux un professeur les organisait dans le cadre d'une initiation à la culture allemande, et surtout celles qu'une fois par semaine un des surveillants généraux du Lycée Henri IV proposait aux élèves des classes prépas ; j'y découvris la musique symphonique, de chambre, et jusqu'à la musique dite religieuse  – la vraie, pas les psaumes mis en notes par Joseph Gélineau (*) tels que nous les chantions en choeur dans la chapelle du Lycée, ayant l'insigne chance qu'Henri IV abritât une prépa à l'écile des Chartes, donc quelques chartistines...–, et aujourd'hui encore la Symphonie du Nouveau Monde me transporte en ces lieux où je la découvris, subjugué. Pourquoi ne pas utiliser des morceaux de musique comme déclencheurs pour une réflexion écrite, de la même manière que certains poèmes sont mis à contribution pour engendrer une formulation explicative et argumentée d'un ressenti ? Pourquoi ne pas proposer dans le cadre de travaux dirigés une prise de contact avec les phénomènes physiques de production et de transmission des sons, cordes, plaques, membranes ou colonnes d'air – une petite expérience de flûte de Bernoulli ferait comprendre la relation entre la pression engendrée par la force du souffle et les sauts d'octave intempestifs–. Pourquoi ne pas proposer à des élèves de préparer et présenter un exposé, avec illustrations sonores, sur les musiques qu'ils aiment et n'aiment pas ? Pourquoi ne pas profiter des cours de géométrie algébrique et de l'etude des théorèmes sur les proportions pour dériver du côté des rapports sacrés, la quarte, juste ou augmentée, et son renversement, la quinte ; puis des cours de physique pour faire le lien entre acoustique et musique ? Bon, ma spécialité n'est pas la pédagogie de la musique, je ne voudrais pas ajouter de fausses notes au concert des experts. Je connais par ailleurs au moins une élève scolarisée pendant l'ère de la flûte douce, et qui a continué par plaisir de travailler cet instrument, bien mieux transportable que l'orgue et plus riche en harmonies que le triangle. Non seulement elle s'est équipée dans un permier temps – allusion musicale...– d'une authentique flûte douce Moeck , mais encore elle s'est ensuite offert l'upgrade vers une flûte alto de même bois – allusion proverbiale – et a poussé sa propre mère non au désespoir – allusion sociologique – mais à se doter de sa propre Flauto Dolce. Crédits : merci au manufacturier Moeck, pour ce coffret destiné au transport de ce produit de son talent de flûtier. Format 13,5 x 19, celui d'un livre de la collection Bouquins. Notes (*) Sa tentative de restauration du chant grégorien sur des bases modernes est cependant méritoire. Je ne voudrais pas que ma remarque vienne desservir un serviteur des psaumes, qui osa dire : il y a encore trop de prêtres dans l'Eglise pour que les mentalités s'adaptent aux réalités – je cite de mémoire. Il est vrai qu'il émargeait à la Société de Jésus, don la lucidité parfois quasi-caustique n'est pas une des moindres caractéristiques. http://www.adamantane.org/article-20641434.html Tabacopée 2008-06-21T18:21:22Z 2008-06-21T16:39:00Z Adamantane http://www.over-blog.com/profil/blogueur-43733.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/50/30/Mes-images-2/m-got.jpg" /> La perspective de la fermeture de deux usines de l'ex-SEITA inquiète à juste titre les personnes qui y travaillent. Mais la société européenne peut-elle à la fois s'engager contre la consommation du tabac dans les lieux non-privés– après l'avoir encouragée sans souci pendant des dizaines d'années, smoke is money – et ne pas assumer toutes les conséquences de cette évidence économique : réduire la consommation implique de réduire la production de matière première et celle de produits finis. Toutefois, on ne jette pas un travailleur comme on abandonne un mégot...Ou alors, ça se consume, et ça enflamme. Je me suis posé la même question lorsque, consultant, j'ai travaillé de manière éphémère pour le compte d'une entreprise d'armements dont les produits phares étaient des engins du genre mine anti-personnel et bombes à fragmentation. La mission consistait à identifier les raisons du malaise du personnel...La moitié d'entre eux vivaient dans un  état de double contrainte infiniment plus pernicieux que celui du héros de l'historiette des deux chemises : dénoncer dans sa vie extra-professionnelle les produits issus de son activité professionnelle, autrement dit être en permanence déchiré entre deux motivations de sécurité très puissantes. Toutefois, on ne laisse pas tomber un collaborateur comme on largue une munition...Ou alors, ça explose, et ça fait mal. Crédits : Merci, pour cette composition, à Richard, cité par SoAnn, qui nous dit : Il a pris cette photo à San Martin d’Empuries, en Espagne, le 17 avril 2007. Et inspiré par l’explosion de son chargeur de batterie d’appareil photo (!), il l’a appelée ce qui nous consume en l’accompagnant d’un texte très vrai. Merci à la manufacture Tabacofina Vander Elst qui a roulé cette Belga, et au geste artistique du fumeur – l'absence de maculation par un rouge à lèvres encourage cette inférence – anonyme dont le mégot est tombé avec l'angle voulu à la distance convenable de l'intersection de deux joints de pavage. Merci à Sant Martí d'Empúries pour le choix judicieux de ses pavages. http://www.adamantane.org/article-20614559.html Livre blanc 2008-06-20T15:40:31Z 2008-06-20T15:03:00Z Adamantane http://www.over-blog.com/profil/blogueur-43733.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/50/30/Mes-images-2/du-noir-au-blanc-.jpeg" /> Ayant publié depus la création de ce blogue 421 articles – j'ai gagné...mais quoi ? – m'est venue l'idée de comparer par la mesure, en prenant comme unité  le nombre de lectures, la notoriété de mes modestes papiers – ou post, en e-langue – . Les nominés sont : Le hoax de Baltimore Eloge du homard Purin d'ortie La page blanche Et le gagnant est...La page blanche, avec 7 500 visiteurs le mois dernier, plus de 20 000 depuis sa parution début mars. La gougeulisation de cette expression induit 2 630 000 occurences : le lien avec ce papier arrive de maière inattendue en quatrième position, juste après la version page blanche des pages jaunes, le site d'une e-revue de poésie à laquelle j'ai contribué, et un article de terra economica dont je suis lecteur régulier. Crédits : merci à Mauritz Cornéli Escher pour Jour et Nuit, que l'on pourrait traduire par De la page noire à la page blanche, ou Inversion des Valeurs. Gravure sur bois, 157 x  90 , 1939. http://www.adamantane.org/article-20579255.html Marché de la Poésie 2008-06-19T13:38:55Z 2008-06-19T10:08:00Z Adamantane http://www.over-blog.com/profil/blogueur-43733.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/18/50/30/Mes-images-2/26-march-.jpg" /> Le 26ème Marché de la Poésie de Paris (*) implante ses baraquements aujourd'hui jeudi 19juin  et jusqu'à dimanche soir 22 sur le parvis de l'Eglise Saint Sulpice. Il est placé sous le double signe de l'Inde et d'Aimé Césaire. Les éditions D’Ici et D’Ailleurs seront présentes sur le stand C6 des éditions Schena et ses auteurs, dont Genevièrve Bauloye, Sylvie Biriouk, Jean-François Blavin, Hédi Bouraoui, Maurice Cury Giovanni Dotoli, Roger Gonnet, Eric Sivry y signeront leurs ouvrages. Le montant de location des emplacements a pour avantage secondaire de resserrer les liens entre les éditeurs et entre les auteurs. Organiser ce type de manifestation est probablement un des rares moyens licites de gagner un peu d'argent avec la poésie... Nota (*) Il en existe ailleurs : Montréal, Bordeaux, Rochefort-sur-Loire, etc.