Adamantablogue

logorss.jpg Un papier sur le blogue versac.net à propos d'une décision de justice très récente a attiré mon attention sur deux aspects un peu particuliers du fonctionnement de la blogosphère .

► D'une part, le risque que fait courrir le recours aux flux rss. Si je suis abonné à un journal, et que ce journal un jour publie un article honteusement antiraciste, ou diffamatoire, ou souffrant de toute autre malformation mentale réprimée par la loi, le lecteur que je suis n'en sera pas inquiété pour autant, même s'il n'envoie pas au courrier des lecteurs une protestation argumentée. Et La Poste, qui aura véhiculé l'objet du délit, non plus. Dans le monde des papiers virtuels, cela semble un peu différent, dans la mesure ou un gestionnaire de flux semble avoir été condamné pour une affaire analogiquement semblable. Et je ne voudrais pas que le fait d'avoir utilisé les services d'un tel gestionnaire se retourne contre lui parce qu'un source s'est mise à débiter de l'eau polluée.

► D'autre part, celui plus sournois qu'engendre le recours aux liens. Certes, sans liens, la toile manque de cohésion et une des potentialités discriminantes de ce mode de communication n'est pas exploitée. Il convient donc d'user de cette facilité d'enchevêtrement de données et de traçage de pistes à étapes.
Lorsque j'établis un lien depuis un des mots clefs d'un papier de ce blogue vers une page de site ou une page de blogue ou toute autre information, j'ai le devoir naturel de vérifier que le texte ou l'image ou la vidéo vers quoi pointe ce lien, mon lien, répond aux contraintes légales. L'ennui, c'est que le contenu ainsi lié peut être ultérieurement modifié sans que j'en sois informé. Et la modification peut le faire basculer dans le peu fréquentable. Quelle est alors ma responsabilité ?


Je forme le vœu que mes alarmes soient infondées. Mais j'ai tout de même quelques craintes. Je comprend que dans l'industrie du livre éditeur et auteur soient solidaires. Il est rare qu'un auteur modifie son texte à l'insu de son éditeur, et surtout que dans une bibliothèque un livre voit son texte se modifier par mise à jour automatique (quid des e-livres, d'ailleurs ?)...Mais sur internet, par le biais des liens, l'éditeur se voit rendu responsable d'un contenu dont il ne maîtrise pas les évolutions possibles, et invisibles au niveau du lien.



Ven 28 mar 2008 1 commentaire
En fait, à y regarder de près, le lien en soi ne semble pas fortement menacé. Fuzz a été condamné parce que l'information était déjà disponible sur son site (olivier martichou va se marier avec kiki roodoodoo). Pas uniquement pour un lien. Pas connaissance ce condamnations pour de simples liens.
versac - le 30/03/2008 à 22h29