Adamantablogue

  X  /  XII


Il y eut notre étreinte afin que nos corps cambrent
L'arche double et sacrée en alliance des eaux ;


Crédits
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Texte :  Extrait de   La vigne adamantine  , de Jean-Pierre Desthuilliers. Les neuf  érodistiques déjà publiés dans cette catégorie forment une suite.
Titre  :  Merci au cadran de l'horloge cercueil normande en chêne signée par Parfait-Lebourg, horloger à Sassetot-le-Mauconduit. Merci aux adeptes qui nous ont transmis les trois couleurs de l'œuvre.
Ven 28 avr 2006 2 commentaires
Acmé : Point culminant, apogée de l'intonation d'une phrase. Il est situé entre la protase et l'apodose....
Quel est le lien entre le distique et son titre ?
Lemniscate - le 28/04/2006 à 19h16
Acmé, mot androgyne,  désigne aussi le point culminant, mesuré en intensité dramatique, d'une construction littéraire, voire musicale, et même...le moment d'une évolution clinique où les symptômes de la maladie sont les plus intenses (c'était d'ailleurs le sens d'origine, quant le mot apparût dans  le vocabulaire médical vers les années 1750, ai-je appris).

Acmé est auourd'hui, en critique littéraire, supplanté par «climax», qui aurait le bon goût d'être plus anglo-saxon (bien qu'issu à l'évidence d'une racine latine).
Climax est par ailleurs utilisé dans le vocabulaire technique écologiste pour désigner un état stable au décours d'une évolution systémique, ce qui ne simplifie pas les choses, le propre du climax littéraire étant d'être dynamiquement instable, puisque  coïncidant avant une inversion de tendance.

Acmé et orgasme sont , dans le progrès de la conjonction amoureuse, presque synonymes. «Presque» parce que celui-ci n'est pas nécessaire à celui/celle-là.
Adamantane - le 29/04/2006 à 15h45