Adamantablogue


La rhubarbe serait aujourd'hui le pavot légal produit dans un triangle d'or situé justement chez les Angles, en plein YorkShire, avec Bradford, Leeds et Wakefield (fête de la rhubarbe en janvier et février...) pour sommets. Pour une plante entrant dans la famille des polygonacées, rien de plus logique.
Ce serait la racine de rhubarbe qui aurait des vertus médicinales ; elle entre dans la composition de l'Élixir des suédois (Longue vie...) et tout abus serait dangereux. Le pétiole, après transformation,  serait lui tout juste bon à garnir une pâte à tarte ou à s'allonger en compote.


J'apprends que va sortir ce 10 septembre (c'est bientôt demain...), aux éditions Rhubarbe , un livre de Werner Lambersy : Achill island note book.
Je regrette l'allure saxone de cette dénomination, mais si Werner Lambersy a visité l'Irlande de l'ouest il a le droit de parler une des deuxièmes langues officielles du comté de Mayo, la première étant le gaeilge...

Werner Lambersy ne signale pas (encore) sur son site personnel cette nouvelle œuvre. D'où ma célérité à réagir. En continuité d'amical soutien avec le choix qui fût fait de le placer en figure de proue du n° 61 —  Printemps 1999 —  de la revue littéraire Jointure, présenté par Daniel De Bruycker, en mots, et André Decamp, en traits.

Werner Lambersy naquit à Anvers en novembre 1941. Auteur d'une bonne quarantaine de bons ouvrages, dont une anthologie personnelle publiée par Actes Sud en 2005, il est aussi :
  • -lauréat de pas mal de  prix poétiques, (ce qui ne prouve pas grand'chose)
  • -traduit dans plus de dix  langues (ce qui est un signe impartial de notoriété méritée).

Je cite ici le communiqué que j'ai reçu de l'éditeur, et  dont je répercute l'essentiel :

Ce carnet de voyage, de routes empruntées au gré du hasard, d’empreintes partout relevées d’une histoire tragique, est à la fois tendre et piquant, ironique et grave, lucide dans la candeur, désenchanté mais débordant de rêves, à l’image de l’Irlande et de ses drôles d’habitants que Werner Lambersy croque ici dans leurs plus émouvantes failles. Il en dit lui-même : Il n’y a ni autre ni ailleurs ; ils sont simplement la part de nous que nous ignorons encore.
 
Puis, je donne la parole au poète :

Ici, sur cette terre où je suis né
parmi les pierres
jetées au fond du puits
....
Parmi les centre commerciaux
du système digestif
de l'argent

Ici dans cette nuit
en plein jour

Je t'appelle soleil
comme on tague sur un mur
un tatouage arbitrairement beau.


Crédits :
Merci à René-Victor Pilhes pour avoir mis de la rhubarbe dans ses titres, avant même que de commettre L'imprécateur...
Merci à Alain Kewes pour être passé de la feuille de chou à la feuille de rhubarbe, seule digne d'accueillir l'écriture des poètes, puisque si son pétiole est astringent son limbe est résolument toxique.
Merci aux pépinières Georges Delbard, créateurs de nature, pour cette photographie très ressemblante (la rhubarbe a bien pris la pose et n'a pas les yeux rouges).

 

Lun 4 sep 2006 1 commentaire
merci du relais.
En fait, je n'ai pas abandonné toutes les feuilles de chou mais étant un grand sportif dans l'âme (dans l'âme, hein ?) je saute allègrement des unes aux autres dans mon potager.
Cordialement,
AK
Alain Kewes - le 05/09/2006 à 12h45