Adamantablogue
Dans succession il y a succès, aurait chanté mon ancien de Taupe Guy Béart. Mais cette constatation n'a rien de prédictif. Traiter une succession avec succès est un authentique défi.
Que faire du savoir-faire ainsi accumulé ? Le REX, le retour d'expérience, qui n'est pas toujours du cinéma, est un concept très tendance. Pourquoi ne pas même imaginer sur ce sujet une VAE, une valorisation des acquis de l'expérience ?
Il y a dans ma bibliothèque quelques ouvrages dont la couverture jaune et noire évoque l'alliance de la nuit de la nullité et du soleil de l'illumination. Alors, pourquoi ne pas proposer à l'éditeur de cette série pédagogico-philanthropique un nouveau titre, La succession pour les nuls ?
Je prends donc rang, sur une suggestion dont je remercie l'émetteur, pour la propriété effective de ce titre. J'ai vérifié : il n'existe pas à ce jour...
Pour donner à cette déclaration la vraisemblance requise, je n'hésite pas à dévoiler ici les grandes lignes du sommaire de cet ouvrage dont le marché est hélas vaste et l'utilité, je le dis avec des regrets que j'espère n'être pas éternels, incontestable.
-Préface - à obtenir par exemple d'un homme politique ayant exercé un droit d'inventaire -
-Introduction : La succession, ça n'arrive pas qu'aux autres
-Les premières formalités, ou comment évaluer les difficultés potentielles à partir des premiers petits signaux
-La prise de contact avec le notaire, ou comment allier autorité et respect des usages de la profession
-La lecture du testament, ou comment interpréter les contradictions qu'il contient sans manquer à la mémoire du défunt
-La résolution des difficultés annexes, ou comment concilier les pointilleux , les rigoristes, les psychorigides, les indifférents, les laxistes, les généreux, les conciliants et les autres
-La gestion du temps, ou comment stimuler le notaire sans indisposer son clerc, et vice-versa
-La présentation du partage, ou comment convaincre un éventuel défavorisé qu'il n'en a pas démérité pour autant, et un éventuel favorisé qu'il doit se contenter de ce qu'il a reçu, d'autant plus qu'il est difficle de trouver commune mesure d'évaluation entre un lot d'incunables, une collection de porte-clefs et des parts dans une société exploitant un cabaret
-La synthèse des acquis, ou comment prendre la peine de réfléchir sur les événements vécus pour en tirer des conclusions personnelles sur son propre avenir posthume
-Conclusion : attention, même s'il y a des lois générales, tout cas est particulier
-Références juridiques, avec renvois possible vers Le droit pour les nuls
-Index analytique
-Table des matières
Crédits : merci aux auteurs de L'harmonica pour les nuls, Jean-Jacques Milteau et Winslow Yerxa. J'ai longuement hésité, pour illustrer la nécessaire recherche de l'harmonie entre co-héritiers, entre l'harmonica et la magie. La référence à la magie m'a paru, à la réflexion, inciter le lecteur à penser que la résolution des problèmes posés par une succession n'avait rien de rationnel, ce qui est contraire à l'esprit qui veut animer cette proposition d'ouvrage.
Dim 10 jan 2010
2 commentaires
En effet, la référence à l'harmonica, instrument qui peut parfois rendre des sons harmonieux, semble mieux adaptée au contexte.
J'ai lu quelque part que l'harmonica serait l'héritage d'un musicien mystérieux et que sa généalogie semble confuse. Les compositeurs et surtout les musiciens de blues y ont très souvent recours. Vous avez dit blues ? Comme c'est blousant...
J'ai lu quelque part que l'harmonica serait l'héritage d'un musicien mystérieux et que sa généalogie semble confuse. Les compositeurs et surtout les musiciens de blues y ont très souvent recours. Vous avez dit blues ? Comme c'est blousant...
Ariane Chambergeot - le 29/01/2010 à 17h02
http://www.aspas-nature.org/index.php?option=com_content&task=view&id=29&Itemid=57
A quand la nullité pour les nuls ?