J'ai totalement oublié pourquoi ce papier avait été stocké, vide,
dans la méticuleuse mémoire du système.L'art de la reliure ne me laisse en effet pas indifférent, et j'ai pris la peine de faire relier, dans diverses matières, toiles ou cuirs, des ouvrages que je voulais ainsi soit rendre aptes à de studieuses et nombreuses lectures, soit honorer en leur délivrant, tout livres qu'ils soient, une élégante livrée .
Le vocabulaire de la reliure a ses mystères. Pourquoi comète – sinon en relation avec les cheveux près de la tête ? – ou mors – sinon par extension métonymique des mors de l'étau à endosser aux empreintes qu'il laisse dans l'architecture du livre ? –.
L'un assemble les mots,
Décompte les sanglots,
Met la rime au cachot.
L'autre, d'une encre oblique,
Mêle un azur magique
Aux sables héraldiques.
Le dernier coud les pages :
Nervures et collages
Recomposent l'ouvrage.
Puis, le livre achevé,
Ils n'ont qu'à la rêver,
Captive, captivée,
Entrouvrant la reliure,
Caressant la gravure,
Et goûtant l'écriture.
Crédits :
Le texte est extrait de l'ouvrage Le sculpteur d'eaux, de Jean-Pierre Desthuilliers, Prix Jacques Normand 1987 de la SGDL. Il est titré
La lectrice, ou L'un écrit, l'autre grave, qui relie ?
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Ayant publié depus la création de ce blogue 421 articles – j'ai
gagné...mais quoi ? – m'est venue l'idée de comparer par la mesure, en prenant comme unité le nombre de lectures, la notoriété de mes modestes papiers – ou post, en e-langue – .










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