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  • : Adamantablogue
  • : *Étonnement systémique et libertaire *Évaluations de l'actualité culturelle, artistique, politique, économique, sociale *Ouvertures vers la pensée non conformiste
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Le site source de ce blog, adamantane.net, a été mis en chantier et en ligne pour assurer simultanément plusieurs fonctions :
  • Présenter un ensemble de littératures polychromes : poèmes, essais, critiques, préfaces, documents pédagogiques, schémas didactiques, fragments sur des thèmes divers
  • Publier des auteurs, et plus généralement afficher des artistes, connus comme méconnus
  • Servir de portail à des associations à but artistique et culturel
  • Accueillir des activités d'écriture collaborative
  • Dissimuler un espace privé dédié à des recherches symboliques.
Son rédacteur veut les assurer de manière :

  • Systémique : les liens et interactions entre les divers domaines de la pensée active constituent en noosphère vivante ce qui sans eux ne serait qu'une froide encyclopédie des savoirs ;
  • &, conjonction de coordination
  • Libertaire : la personne est première ; les maîtres à penser sont à fréquenter avec d'extrêmes précautions, et le progrès nait de la réflexion autonome de chacun venant se combiner à celle des autres.


Adamanquoi ?


Rédacteur Agoravox


Nous sommes tous capables d'observer et de commenter.



fremen

Nous sommes tous responsables de l'état de la terre (et du ciel...).



Nethique.info

Nous pratiquons tous les bonnes manières, surtout avec les inconnus.



Cyber@cteurs

Nous pouvons tous intervenir directement dans les processus de décision.





 
Nous sommes tous aptes à décider de ce qui est bon pour nous.




 
Nous habitons tous le même village en forme de globe.
Samedi 12 juillet 2008

Le numéro 9376, daté 30  août 1974, de Combat portait en première page un titre unique, si ma mémoire est bonne : "silence, on coule".
Versac, alias Nicolas Vanbremeersch, saborde son blogue. Lequel, vu le nombre de commentaires déposés, coule à gros bouillons.
Nous perdons une source d'opinions mais nous avons toujours en mémoire ses interventions.

Versac, tel Jacques Bergier, pourrait dire Je suis une légende...

Je puis penser qu'être sans cesse cité en exemple incontournable puisse avoir un effet aliénant : perte potentielle de la liberté d'oser, attouchements douteux de journalistes vampires, atteinte au droit à l'intimité amicale de la pensée partagée.

J'avais il y environ deux ans (septembre 2006) publié un billet d'humeur au sujet des prétentions déplacées de quelques rédacteurs de textes publiés dans les journaux [*] : décider de la notoriété des blogueurs,  hitparader les  blogues, choisir pour nous les dix mailles les plus captivantes de cet immense filet qu'est le Net.

Je trouve la lettre de motivation de Versac à la fois chaleureuse pour les millions de blogueurs anomymes qui font de leur mieux pour coexister dans cet univers foisonnant, et à méditer par les faiseurs de réputation. Comment vont-ils vivre ce lâchage de leur faire-valoir involontaire ?
Bon courage pour la suite.

Crédits : merci au site polmar.com, pour cette image d'un naufrage de prestige (je sais, c'est de l'humour noir).

[*] Certains sont des journalistes, mais pas tous.
par Adamantane publié dans : Systémique communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mercredi 25 juin 2008

La question de l'effectif optimal par classe agite de manière régulière le Landerneau pédagogique. D'autres questions récurrentes de même nature, c'est-à-dire sur l'effectif optimal d'une catégorie réputée homogène, portent sur  le nombre : :

- de mots par phrase : lisibilité ;

- de plats par repas : digestibilité ;

- d'électeurs par circonscription : charcutabilité ;

- etc.


J'ai vécu en «pédagogie des adultes» des questionnements du même genre. Le résultat de mes expérimentations et expériences est  que la taille du groupe n'a d'impact sur l'ancrage d'une formation, à supposer qu'on utilise intelligement l'approche par les objectifs pédagogiques, la vraie, pas la "bidon" qui confond objectif et intention, qu'en référence au type de scénario mis en oeuvre.

► Si le scénario est  démonstratif, la limitation est plus dans l'architecture de la salle et les moyens auxiliaires que dans le nombre (du fond, on ne peut lire au tableau...).

► Si le scénario est  distributif , la limitation est dans la capacité du faciliteur à structurer les interactions : le groupe étant devenu intermédiaire pédagogique, un nombre trop restreint de participants est facteur d'appauvrissement. Là aussi, l'organisation technologique du débat est le facteur essentiel de succès. Le tableau-papier va pour six personnes, les procédés graphoraux  genre metaplan-créaplan fonctionnent jusqu'à la vingtaine, la mise en oeuvre de l'informatique avec télécommandes individuelles peut mettre au travail des groupes de cinquante à cent participants.

► Si le scénario est fondé sur la découverte, c'est l'aptitude du responsable du  groupe à le fractionner en sous-groupes semi-autonomes temporaires qui devient le fateur limitant ; l'hétérogénéité dans les sous-groupes est facteur de succès.

Pour ce qui est des structures scolaires, dans le primaire et le secondaire, un peu différentes du fait des spécificités mentales et psycho-motrices des enfants et des adolescents (c'est dans le supérieur que la pédagogie des adultes devient applicable), j'ai observé que si la taille  n'était pas le facteur le plus différenciant en matière de réussite de l'enseignement, elle intervient comme élément d'un «mix», d'une composition.
De même que le mercaticien sait que les facteurs prix, distribution, délai,  publicité, qualité, etc, n'ont de sens que synthétiquement ; quelles sont les bonnes combinaisons, de même l'enseignant doit savoir que les facteurs taille, rythme, scénario, supports, évaluation, etc, n'ont de valeur que synthétiquement : quelles sont les bonnes combinaisons ?

Je crois que les fondements méthodologiques d'expériences aboutissant à l'idée que la taille du groupe serait une variable neutre mériteraient approfondissement.


Crédits :

Merci à Jean-Christian Fauvet pour m'avoir incité à traduire en postures pédagogiques, dans les années 1986, les trois modes de base de la sociodynamique (il y en a à mon avis au moins 5, mais ceci est une autre histoire).

Merci à cette salamandre que j'ai pu photographier en Bretagne il y a près de trente ans, et qui figure dans mon animalerie.

 

Questions au lecteur :

Mais que vient donc faire la salamandre dans cette galère ?

Pourquoi parler pression et densité ?

 

par Adamantane publié dans : Systémique communauté : Le Club des Citoyens
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Mardi 17 juin 2008
Dans Le Monde daté du mercredi 11 juin, Martine Laronche rend compte d'une des communications présentées au d'un colloque organisé par l'association Santé grandes écoles le vendredi 6 juin, à Paris.
L'accent est mis, à juste titre, sur les souffrances psychiques endurées par les étudiants des classes préparatoires aux concours d'entrée dans les Grandes Ecoles.
Des témoignages, qui ne sauraient être mis en doute, étayent cette réalité.

J'ai été formé, il y a une trentaine d'années, à une méthode de résolution des problèmes développée par Charles Kepner et  Benjamin Tregoë, méthode dont une des étapes consiste à mettre en parallèle les caractéristiques des environnements dans les quels le problème est constaté, et celles des environnements dans les quels il ne l'est pas. L'idée est d'identifier une ou plusieurs divergences entre ces ensembles de conditions, et d'en déduire des causes potentielles.
D'ailleurs, le papier de Martine Laronche en  contient une esquisse d'application : Les élèves de prépa sont issus de milieux particulièrement privilégiés, avec des modèles identificatoires forts. Autrement dit, la fille du boulanger a plus de chances de rester cool que le fils du pédégé.

La seule contribution que je pourrais apporter à l'étude de ce problème de santé mentale est une mise en parallèle de ce que j'ai vécu entre 1956 et 1959 et ce que vivent cinquante ans plus tards les préparationnaires d'aujourd'hui.

Les élements sociologiques à prendre en compte pour pondérer la description que je puis faire, de mémoire, de non vécu de taupin sont :
-mon milieu : aîné de famille nombreuse, mère enseignante et père artisan-entrepreneur en menuiserie
-mon enfance : demi-pensionnaire dès dix ans, interne dès douze ans, boursier du gouvernement
-mon âge : j'ai fêté mes dix-sept ans en prépa en ayant redoublé une classe du secondaire
-ma scolarité : à dominante littéraire, avec virage résigné mais réussi vers le bac mathélem sur injonction parentale
-mon destin vu par mes parents : le bicorne et la tangente [ voir l'idée fixe du savant cosinus, page 15...En attendant d'aller ad astra, Cosinus est allé à Polytechnique...] puis un poste de direction aux chemins de fer
-mon projet personnel : être avocat

Quelles étient les caractéristiques essentielles de la Taupe HIV telle que je l'ai fréquentée, comme interne ?
-56 élèves en hypotaupe, avec un taux de sélection annoncé de 1/4 ; 25 en taupe, et redoublement admis si et seulement si admissible à au moins un concours ;
-7 heures de cours par jour, sauf le jeudi après-midi et le dimanche ;
-4 h d'étude par jour (1/2 le matin, 1/2 après le déjeuner, 2 avant le dîner, 1 après le dîner) ;
-lever à 6 h 45, déjeuner à 12 h 15, dîner à 19 h, dortoir à 21 h, extinction des feux à 22 h ;
-une colle de maths et une de physique-chimie par semaine, plus l'anglais et d'autres pérpéties moins fréquentes;
-un devoir de maths par semaine ;
-dans chacune des matières, un devoir sur table noté par mois.

Personnellement, mes seules surprises furent de constater que je n'étais plus le plus jeune de ma classe, et que si je continuais selon mes habitudes du secondaire, à savoir me contenter d'écouter les cours en prenant des notes pour faciliter l'ancrage des acquis, je me retrouvais au milieu du classement et non plus dans le premier quart. Je me mis donc à m'astreindre à relire au moins une fois mes notes.

Je ne me souviens pas d'avoir perçu de manifestations de stress de la part de mes camarades de classe, les internes au moins, soit près du tiers de l'effectif. Les externes, eux, ne montraient guère d'absentéisme.
La nourriture dispensée par l'Education Nationale était relativement saine, bien que peu variée, ce qui provoquait des chahuts récurrents à la gloire de l'intendant. Les conditions de travail étaient plutôt spartiates, qu'il s'agisse des salles de classe ou d'étude, meublées de bancs collectifs et de planches à écrire un peu rugueuses, et le dortoir conforme aux normes usuelles d'un casernement. Il est vrai que nous aspirions à loger ensuite à 200 m de là,  rue Descartes, dans des locaux franchement militaires et célèbres pour leur noble inconfort.

Certains d'entre nous utilisaient le temps libre du jeudi après-midi pour  une déambulation au quartier latin, une halte au Luxembourg ou une séance de cinéma de préférence au Champollion, spcialisé dans les fims d'auteurs du répertoire classique. Une semaine sur deux je rentrais en banlieue passer le dimanche en famille, retour le soir pour être en forme le lundi matin. Pendant les récréations, selon le climat , nous  jouions au bridge ou à la pelote à main nue (*).

Pendant les trois années passées en prépa, je ne me souviens pas avoir eu de moment de déprime : le régime de l'internat m'était familier, j'avais le loisir de lire beaucoup, surtout de la philosophie et de la science fiction, et personne ne se préoccupait de savoir si je passais mon temps sur les exercices corrigés du Aubert & Papelier où à travailler à mes recherches sur Mallarmé, Verlaine et Rimbaud...voire à écrire de la poésie pour mon propre compte.
Ma vie affective était partagée entre une très franche camaraderie avec certains de mes compagnons – je suis resté en contact avec quelques uns d'entre eux – et des relations épistolaires, à forte connotation amoureuse , et très suivies avec une de mes amies du Lycée de Meaux.

Il se peut que la différence essentielle réside non dans la durée des cours, la complexité des matières, la lourdeur des programmes, et/ou le système de contrôle et de notation, mais dans le style de vie quotidienne.
L'internat nous proposait – sans nous demander beaucoup notre avis, quoique l'année où je fus président de la Taupe j'eus, car c'était mon rôle, à négocier avec les surveillants généraux et les professeurs pas mal d'ajustements de la vie scolaire – un cadre permanent qui nous garantissait une régularité quasi-monacale dans nos horaires et nos occupations, et l'absence de perturbations externes, y compris une protection forte contre l'ingérence parentale dans les activités intellectuelles.

Le Monde daté du 14 juin publie un article qui pourrait aller dans le sens de cette hypothèse : Jeunes en péril. Catherine Rollot et Martine Laronche ont organisé la page dédiée à cette enquête autour de six thèmes : le recours aux soins – et la contraception –, l'alimentation, le tabac, l'alcool, la drogue – et les stimulants médicalement administrés – et la perception de l'avenir. Le thème de la structuration du temps n'y est pas directement abordé.

En 1956, le recours aux soins était sous contrôle de la famille, la contraception se limitait aux préservatifs, l'alimentation était gérée par l'institution, nous étions peut-être plus nombreux à fumer qu'aujourd'hui, l'alcool et la drogue n'appartenaient absolument pas à nos pratiques, et notre perception de l'avenir, si elle était assombrie par les risques de réchauffement apocalyptique de la guerre froide, demeurait optimiste pour ce qui était de notre destin personnel.


(* ) Il s'agit bien sûr d'un jeu qui se pratique avec une balle et un fronton...

par Adamantane publié dans : Systémique communauté : Le Club des Citoyens
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Mardi 1 avril 2008

NetBrain ? De quoi s'agit-il ?
Pourquoi pas Concerveau pour parler de ce concert de cerveaux, ou Entrelacerveau pour nommer cet entrelacs de cerveaux ?

Quelle sera la première puissance économique mondiale dès la prochaine décennie ? La Chine, l’Inde, L'Europe, L'Amérique du Nord ? Non : ce sera Netbrain, cette puissance virtuelle transversale dont la capitale n'est nulle part et est partout, qui n'a ni frontières ni gouvernement ni monnaie...
Internet, le réseau des réseaux,  crée plus de richesses, d’emplois, d’entreprises, de valeur ajoutée que les géants économiques acteurs de la géopolitique du futur proche.

Denis Ettighoffer , consultant, ancien directeur du développement des NTIC pour Bossard Consultants, où j'ai eu le plaisir de travailler avec lui sur la charte des secrétariats et le plan bureautique (un ordinateur par consultant...) est président fondateur d’Eurotechnopolis Institut – groupe Institut de Gestion Sociale - IGS –où il continue l’exploration prospective des cybersociétés.


Son dernier livre, NETBRAIN, Planète numérique. Les batailles des Nations Savantes est en vente dans toutes les bonnes librairies...Et c'est le vendredi 18 avril à 18h à la Fnac Digitale, 77 boulevard  St-Germain, Paris 6e, qu'il le présentera au public.

NetBrain, 352 pages, 24 € ; ISBN 9782100516087





 
par Adamantane publié dans : Systémique
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Vendredi 28 mars 2008
logorss.jpg
Un papier sur le blogue versac.net à propos d'une décision de justice très récente a attiré mon attention sur deux aspects un peu particuliers du fonctionnement de la blogosphère .

► D'une part, le risque que fait courrir le recours aux flux rss. Si je suis abonné à un journal, et que ce journal un jour publie un article honteusement antiraciste, ou diffamatoire, ou souffrant de toute autre malformation mentale réprimée par la loi, le lecteur que je suis n'en sera pas inquiété pour autant, même s'il n'envoie pas au courrier des lecteurs une protestation argumentée. Et La Poste, qui aura véhiculé l'objet du délit, non plus. Dans le monde des papiers virtuels, cela semble un peu différent, dans la mesure ou un gestionnaire de flux semble avoir été condamné pour une affaire analogiquement semblable. Et je ne voudrais pas que le fait d'avoir utilisé les services d'un tel gestionnaire se retourne contre lui parce qu'un source s'est mise à débiter de l'eau polluée.

► D'autre part, celui plus sournois qu'engendre le recours aux liens. Certes, sans liens, la toile manque de cohésion et une des potentialités discriminantes de ce mode de communication n'est pas exploitée. Il convient donc d'user de cette facilité d'enchevêtrement de données et de traçage de pistes à étapes.
Lorsque j'établis un lien depuis un des mots clefs d'un papier de ce blogue vers une page de site ou une page de blogue ou toute autre information, j'ai le devoir naturel de vérifier que le texte ou l'image ou la vidéo vers quoi pointe ce lien, mon lien, répond aux contraintes légales. L'ennui, c'est que le contenu ainsi lié peut être ultérieurement modifié sans que j'en sois informé. Et la modification peut le faire basculer dans le peu fréquentable. Quelle est alors ma responsabilité ?


Je forme le vœu que mes alarmes soient infondées. Mais j'ai tout de même quelques craintes. Je comprend que dans l'industrie du livre éditeur et auteur soient solidaires. Il est rare qu'un auteur modifie son texte à l'insu de son éditeur, et surtout que dans une bibliothèque un livre voit son texte se modifier par mise à jour automatique (quid des e-livres, d'ailleurs ?)...Mais sur internet, par le biais des liens, l'éditeur se voit rendu responsable d'un contenu dont il ne maîtrise pas les évolutions possibles, et invisibles au niveau du lien.



par Adamantane publié dans : Systémique communauté : Le Club des Citoyens
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