Présentation

  • : Adamantablogue
  • : *Étonnement systémique et libertaire *Évaluations de l'actualité culturelle, artistique, politique, économique, sociale *Ouvertures vers la pensée non conformiste
  • Retour à la page d'accueil
  • Recommander ce blog

Partenariats

 

Liminaire

Le site source de ce blog, adamantane.net, a été mis en chantier et en ligne pour assurer simultanément plusieurs fonctions :
  • Présenter un ensemble de littératures polychromes : poèmes, essais, critiques, préfaces, documents pédagogiques, schémas didactiques, fragments sur des thèmes divers
  • Publier des auteurs, et plus généralement afficher des artistes, connus comme méconnus
  • Servir de portail à des associations à but artistique et culturel
  • Accueillir des activités d'écriture collaborative
  • Dissimuler un espace privé dédié à des recherches symboliques.
Son rédacteur veut les assurer de manière :

  • Systémique : les liens et interactions entre les divers domaines de la pensée active constituent en noosphère vivante ce qui sans eux ne serait qu'une froide encyclopédie des savoirs ;
  • &, conjonction de coordination
  • Libertaire : la personne est première ; les maîtres à penser sont à fréquenter avec d'extrêmes précautions, et le progrès nait de la réflexion autonome de chacun venant se combiner à celle des autres.


Adamanquoi ?


Rédacteur Agoravox


Nous sommes tous capables d'observer et de commenter.



fremen
Nous sommes tous responsables de l'état de la terre (et du ciel...).



Nethique.info

Nous pratiquons tous les bonnes manières, surtout avec les inconnus.



Cyber@cteurs

Nous pouvons tous intervenir directement dans les processus de décision.





Nous sommes tous aptes à décider de ce qui est bon pour nous.



Nous habitons tous le même village en forme de globe.

Add to Netvibes

Nous avons les moyens de regouper nos blogues en réseau .




Nous pouvons faire connaissance directement par delà les terres et les mers.
Lundi 16 mars 2009

La houle qui s'est installée sur l'océan bancaire peut donner la nausée.
Bonne idée que d'inciter chacun(e) à se renseigner sur les pratiques économiques, écologiques et sociales de "sa" banque.
Décider de changer de prestataire et passer à l'action est acte méritoire.
D'une part il est bien pratique, à un certain âge, ou dans certaines circonstances de vie, que l'agence bancaire à laquelle le compte est rattaché soit un commerce de proximité. Ne serait-ce que pour les remises de chèque et retraits de chèquier. D'où l'importance de l'implantation du réseau. Sur ce plan, la banque postale, c'est assez commode.
D'autre part, à partir du moment où l'on a choisi le moyen des virements et prélèvements automatiques pour gérer les flux monétaires, le changement de RIB est une épreuve longue, difficile et risquée.

Ii y a trois ans j'ai choisi de quitter une entité un peu déplaisante quant à ses méthodes de management, sa relation avec les clients et le choix de ses relations d'affaires, pour utiliser les services d'une banque populaire ( celles où l'on peut même être associé en achetant des parts ).
Comme toutes mes ressources ( trois retraites versées par des organismes différents ) et toutes mes dépenses et contributions ( impôts, charges, etc. ) sont traitées par virement, et que la banque laisse le client effectuer toutes les démarches requises ( une vingtaine dans mon cas ), la synchronisation est impossible. Résultat : des découverts sur les deux comptes, le sortant et l'entrant, et de longues heures d'explications pour minimiser la casse. Le sortant, ayant perdu le client, argumente : c'est bien fait débrouillez-vous. L'entrant, considérant que cela commence mal, vous demande de restituer le chéquier en attendant que ça s'arrange.

Le fond du problème est une fois de plus qu'un énorme mensonge vient polluer la liberté théorique du choix du fournisseur dans cet univers libéral-capitaliste. Dans la pratique, rien n'est fait pour que ce choix puisse s'exercer, bien au contraire. Les obstacles de détail, par leurs conséquences, peuvent venir à bout des volontés les plus tenaces. Et ces obstacles naissent du fait que les principes et les procédures se contredisent. Pour ne rien dire des pratiques, elles-mêmes souvent en désaccord et avec les principes, et avec les procédures...

Il serait donc peut-être utile de lutter pour que l'infrastructure administrative soit cohérente avec la superstructure législative. Sans parler du poids excessif que prennent les micro-décisions des agents intermédiaires, des gens comme "vous et moi" qui hors du travail militent souvent pour plus d'équité et de générosité, et dans l'exercice de leur profession manifestent assez facilement une tâtillonnerie à la limite de l'abus de pouvoir.

La liberté du consommateur est un soleil de papier : elle ne brille que sur les notices publicitaires et les affiches de réclame.
Bon, j'ai l'air un peu désabusé, comme ça ; mais je suis de tout coeur avec celles et ceux qui se rebellent de manière concrète et réfléchie.
Par Adamantane - Publié dans : Systémique - Communauté : Le Club des Citoyens
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 12 novembre 2008

Le film  Nos enfants nous accuseront  raconte l'initiative d’une municipalité rurale qui décide de faire passer la cantine scolaire au bio (en anglais : organic food), en  finançant le surcoût  apparent de cette mesure.
Inquiet du danger sanitaire qui menace une génération exposée jeune aux retombées des milliers de tonnes de pesticides et autres éléments perturbants pour l'équilibre écologique et la bonne santé de Gaïa déversées chaque année sur nos terres, des élus décident de prendre les carottes par les fanes.
Le film commence à l’UNESCO, lors d’un colloque réunissant des experts mondialement reconnus de la médecine, signataires de l’Appel de Paris. Une seule consigne : ne pas se contenter de constater les excès, mais prendre tout de suite des moyens d’agir, même modestes,  pour que nos enfants ne nous accusent pas de les avoir mal élevés.

Ce documentaire risque de demeurer confidentiel, étant donné le faible nombre de salles obscures qui le programmeraient. Il est vrai que le titre, plutôt culpabilisant et un peu généralisteur, risque de rebuter.

En fait, il conviendrait bien, vu son scénario, de support pour un débat public sur le thème de l'alimentation  rationnelle.

-Est-ce aux institutions scolaires ou municipales de faire face à l'incompétence ou au laxisme des parents, éducateurs primordiaux, en matière d'habitudes alimentaires ?
-Pourquoi a-t-on progressivement disjoint le marché des fruits et légumes, pour ne rien dire de celui des produits laitiers, des volailles, poissons et fruits de mer, du rythme des saisons et des particularités du pays d'habitat ?
-Par quels canaux d'influence la mode et le marquetinnegue ont-ils pu pousser les chalands à se complaire à acheter des produits aux formes calibrées, aux couleurs normalisées, aux saveurs anodines, qui durent à peine le temps de les sortir de leur emballage ?

Les progrès des moyens de transport ont facilité l'accès – mais à quel coût global ? – aux produits exotiques. Mais, d'une part, c'est juste bon pour les jours de fête ; il y a soixante ans, une orange était un délice rare, pas un supplice atemporel. Et d'autre part, j'ai rencontré des gens qui pensent de bonne foi que le panais vient du mexique, la pêche de vigne du japon et la carotte du bâton ...

Ce n'est pas une raison pour s'abstenir de se faire une idée personnelle sur le documentaire de Jean-Paul Jaud. Au moins en regardant la bande-annonce.
Pour lancer la vidéo, cliquer sur la zone ► en bas à gauche de l'écran. Pour l'arrêter, cliquer sur la zone || en bas à gauche de l'écran...Bien plus facile que d'arrêter le déferlement de l'agro-chimie !


Pour lancer la vidéo, cliquer sur la zone ► en bas à gauche de l'écran. Pour l'arrêter, cliquer sur la zone || en bas à gauche de l'écran...Bien plus facile que d'arrêter le déferlement de l'agro-chimie !
Par Adamantane - Publié dans : Systémique - Communauté : Freemen
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mardi 4 novembre 2008

Je suis abonné aux courriels de l'association des cyberacteurs, pour laquelle je fais une modeste campagne d'information, ayant placé dans la rubrique partenariats de ce blogue – voir sur le trottoir de droite, dans l'immeuble du n° 2, l'écriteau Nous pouvons tous intervenir directement dans les processus de décision qui pend à la fenêtre du 4° étage...– un lien vers son site.

Je viens de recevoir cette très courtoise sollicitation :



Cyberaction 279 :  déchets nucléaires et démocratie

Ecrivez aux communes candidates à l'enfouissement de déchets radioactifs sur leur territoire !
Demandez-leur de consulter leurs habitants avant le 31 octobre et de tenir compte de leur vote

L'Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) cherche un nouveau site pour y enfouir des déchets radioactifs, dits "de faible activité à vie longue (FA-VL)". Une étiquette anodine, pour qualifier des déchets qui sont rien moins qu'inoffensifs ! Pour en savoir plus...

A ce jour, parmi les 3115 communes démarchées par l'Andra,18 communes ont pris par délibération de leur conseil municipal la décision de se porter candidates à l'implantation de ce site d'enfouissement de déchets radioactifs sur leur territoire. Aucune de ces communes n'a au préalable consulté ses habitants ! Il est permis de penser que les fortes sommes d'argent promises pour "accompagner" la commune choisie ont plus pesé dans ces décisions que les risques sanitaires et environnementaux liés aux déchets radioactifs concernés. Corruption légale ?
Exigez des communes candidates qu'elles consultent leur population !
Nous vous invitons à participer à une action urgente. Celle-ci vise à obtenir l'organisation d'un véritable processus démocratique avant le 31 octobre dans les communes candidates, à savoir :
- informer les habitants, en donnant un temps de parole égal aux opposants et aux promoteurs du projet
- consulter les habitants par un vote à bulletin secret
- organiser enfin une nouvelle délibération du conseil municipal, par vote à bulletin secret, une fois connu le résultat de la consultation

Trois communes ont déjà fait ce choix démocratique (Ville-en-Woëvre, Tréveray, Donjeux). Dans deux d'entre elles, la consultation a eu lieu, et le résultat nous est connu :
- à Ville-en-Woëvre (Meuse), la population s'est prononcée contre le projet à 71,7 %
- à Tréveray (Meuse), la population s'est prononcée contre le projet à 87,8 %

Ecrivez dès aujourd'hui aux communes candidates. Merci pour votre implication et votre soutien !
Très cordialement,
Philippe Brousse  Directeur du Réseau Sortir du nucléaire



L'intention est droite et la cause mérite approffondissement. Et pas enfouissement...
Toutefois, je me pose la question de savoir quelle commune, à la majorité de ses habitants électeurs, va demander à bénéficier du droit de stockage de résidus de fission nucléaire ? Très probablement aucune.

La question complémentaire est alors : que faire des dits résidus. Notre système de vie collective souffre du syndrôme des autoroutes. Je m'explique : lorsqu'il s'agit de définir le tracé d'une autoroute – d'une ligne à haute tension, d'une voie ferrée permettant la grande vitesse, etc. – le cahier des charges populaire est simple :
-l'autoroute doit voir une entrée/sortie à proximité de celle de mon village,
-mais son tracé doit passer sur la commune d'à-côté.
En ville, la demande sera : une station de tram devant ma porte, mais la ligne dans la rue parallèle à la mienne.

Autrement dit, il faut bien que des décisions impopulaires soient prises, en tenant compte sur le long terme de la balance avantages/inconvénients.
Et qui sauf des représentants démocratiquement élus peuvent être habilités à le faire ? S'il faut faire un fine reposer sur les électeurs la responsabilité de ces décisions difficiles, alors à quoi servent la multitude des conseillers municipaux, départementaux, régionaux que notre merveilleux système représentatif engendre ? Il y a au moins 500 000 français qui siègent dans diverses assemblées de tous niveaux. N'est-ce pas suffisant  pour réfléchir un peu, et s'engager ?

Les résidus des centrales d'énergie électrique sont le sous-produit d'un process qui fournit à tous les citoyens des éléments de confort dont bien peu accepteraient de se passer. Ils sont donc une propriété collective. Comment en garantir la répartition équitable ? Certainement pas en demandant uniquement l'avis de quelques uns. Car les rejeter d'un site revient à les orienter vers un autre.
En  revanche, avoir une vision globale, au niveau mondial, de l'ensemble des processus énergétiques est devenu un impératif politique. Il ne peut être traité de manière égocentrée au niveau d'une commune.


Par Adamantane - Publié dans : Systémique - Communauté : Freemen
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 20 octobre 2008


Les rencontres rapprochées avec des Entités Biologiqes Extraterrestres (EBE) ont fait depuis juillet 1947 l'objet de nombreuses réflexions et interrogations. Un cadre conceptuel a même été établi.

Selon les propositions (traduites) de l'astronome Allen Hynek (1972)

Type 1 : Engin observé à moins de cent mètres
Type 2 : Traces matérielles de la présence de l'engin
Type 3 : Observation des occupants de l'engin
Type 4 : Enlèvement temporaire de témoins, consentants ou non, sans communication 
Type 5 : Établissement d'une communication avec les occupants
Type 6 : Action traumatisante voire mortelle des occupants sur les témoins


Selon l'ufologue Jacques Vallée (1990)

Type 1 : L'engin est proche
Type 2 : L'engin laisse une ou plusieurs traces physiques
Type 3 : Observation d'entités biologiques extraterrestres
Type 4 : Transformations de la réalité mocale du fait de l'engin
Type 5 : Action traumatisante voire mortelle des occupants sur les témoins

La valeur ajoutée de cette variante de la classification n'est pas évidente. En fait Jacques  Vallée a aussi élaboré une systématique des observations et une autre pour les phénomènes étiquetés paranormaux associés à ces observations.

Ces deux classifications ont en commun le fait qu'elles pressentent une intention hostile (*) et se limitent à des contacts ponctuels. D'autre part, certains des autres présupposés au sujet des visiteurs-voyageurs-explorateurs sont que :
-Ils viennent par l'extérieur, c'est à dire par la voie céleste ; ils n'amerissent pas mais se posent au sol : une prise de contact planétaire discrète serait plus facile en utilisant les 4/5 de surface marine ou océane ; un processus de matérialisation/dématérialisation emprunterait d'autres chemins, un processus entièrement psychique aussi ;
-ils utilisent des technologies de nature proche des nôtres ; les premiers véhicules automobiles extrapolaient les voitures attelées, les premiers trains les convois de mine...et les apparences des Mystérieux Objets Célestes (MOC) (**)  décrits par témoignange ont une parenté troublante avec les dessins d'engins des premiers fanzines de SF ;
-ils sont d'une taille comparable à celle des primates ; parfois avec des dimensions kingkongo-dinausauriennes ; mais très peu d'auteurs de scifi semblent avoir envisagé le cas, sinon d'un nano-astronef , au moins d'un petit objet  de la taille d'une graine potagère.

Une autre classification des rencontres rapprochées a été invoquée par divers auteurs de SF, dont Jimmy Guieu, et en particulier par des scénaristes de séries télévisuelles, comme étant due à un groupe de travail de la NASA. Ceci me fait penser au hoax de Baltimore. Et aussi à un exercice célèbre il y a une quarantaine d'années dans les séminaires de dynamique de groupe, connu soit sous le nom  perdu sur la lune, soit sous le nom le cas NASA.
Vous vous souvenez, il fallait seuls, puis en groupe, classer quinze objets par ordre d'utilité. C'est ici que l'on apprenait que le commandant de bord détenait une arme, arme qui aurait bel et bien été utilisée lors de la mission Appolo XIII pour faire respecter la hiérarchie...Encore que l'on puisse se poser des questions sur la pertinence de l'emploi d'une arme à feu dans une capsule spatiale en surpression relative. Il faut dire que le regretté Hergé (***), pourtant bien documenté, n'avait pas hésité à en doter le colonel Boris dans On a marché sur la lune (Page 43, strip3 image 3).

Dépourvu de référence plus précise,  je la reconstitue de mémoire. Elle diffère des précédentes par la fin : elle va plus loin dans la durée et la complexité du contact, et n'est pas construite dans une perspective uniquement offensive-défensive.
La référence à la NASA, impossible à prouver comme à démentir, est peut-être une manière de donner un aspect scientifique sérieux à une progression qui relève plus de la sociologie et de l'histoire. Il est d'autre part plus que plausible que la NASA ait réfléchi sur ces éventualités et fourni à ses astronautes et directeurs de vol une ouverture d'esprit sur que faire au cas où, ne serait-ce que par principe de précaution, les opérationnels ayant tous reçu une formation de type militaire...et ayant été programmés mentalement pour user de leurs armes en cas de doute – encore que les entraînements commando infléchissent le paradigme, et incitent à utiliser ses capacités neuronales avant sa capacité de feu – , ce qui dans une telle éventualité serait une erreur stratégique.

Type 1 : Observation d'un engin en vol à partir d'un système aéronautique ou spatial
Type 2 : Observation traçable d'un engin au sol et de ses occupants
Type 3 : Communication avec les occupants et échange d'objets
Type 4 : Cohabitation passive régulée avec partage de territoires
Type 5 : Coopération technologique sur un projet commun
Type 6 : Rapprochement culturel et mélange des habitats
Type 7 : Civilisation commune avec métissage naturel ou artificiel

Pour certains, l'homo sapiens serait le résultat du métissage de l'homme néandertalien avec des EBE…Ils invoquent d'ailleurs à ce sujet une lecture particulière du chapitre VI du livre de la Genèse.
Le double récit de la création-naissance d'Eve dans La Bible (****), joint aux considérations sur relations présumées coupables entre les fils de Dieu et les files des hommes (*****) , ne simplifie pas le travail des exégètes.

(*) En 1661, cependant, un Lama thibétain enparlait en d'autres termes, plus coopératifs, avec un Jésuite curieux...
(**) Cet acronyme était utilisé dans les années 60 dans le magazine Lumières dans la Nuit de Raymond Viellith en lieu et place de l'actuel OVNI, Objets Volants Non Identifiés. Ce mazine est maintenant doublé par un site.
(***) Ce même Hergé qui n'a pas oublié de mettre discrètement en scène, avec la complicité de Bergier-Ezdanitoff, dans le final de Vol 714 pour Sydney, une rencontre du type 4 selon Hynek, mais cette fois dans une intention bienveillante, et non malveillante (Page 58, strip 1 case 3 et strip 2 cases 1 et 2)
(****) Genèse I - 27, puis Genèse II-21 et 22
(*****) Genèse VI-2 ; André Chouraki met en scène les fils des Elohîms et les filles des glébeux ; le verset 4 précise que les géants étaient sur la terre en ce temps-là, après que les fils de Dieu furent venus vers les filles des hommes...
Par Adamantane - Publié dans : Systémique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 23 septembre 2008

Les anniversaires ont pour effet de créer des ventres dans le biogramme des événements. C'est ainsi que les chronodendrologues décomptent les années à partir des anneaux de croissance des tiges ligneuses. Voilà donc la première décade de septembre dédiée de manière récurrente à des  réflexions sur les divers avatars de la  théorie dite du complot.

L'art des enquêtes (criminelles, mais plus généralement de toutes investigations centrées sur la réponse à la question : "qui ?" ) nous suggère que pour faire partie de la liste des suspects il convient d'être convaincu d'avoir eu :
1-le moyen,
2-le mobile,
3-l'opportunité.
Le vocabulaire varie mais l'idée est constante.

Le débat sur les affaires du 11 septembre à NY (et ailleurs) porte essentiellement sur le moyen. Ce moyen a-t-il été l'emploi d'aéronefs détournés,  d'éléments d'un système d'armes,  d'explosifs  prédisposés, ou toute combinaison des trois.

Je trouve que l'on a débattu assez peu du mobile. Ou du moins que, suite à une anomalie dans la logique du raisonnement, le mobile semble déduit du "qui". Si c'est Al-Qā'ida, il s'agit de montrer la faiblesse des USA. Si c'est une agence gouvernementale, il s'agit de justifier l'invasion de pays du moyen-orient...Cercle vaguement vicieux, diallèle intempestif.

La chaîne de raisonnement des tenants du complot va du moyen au "qui" puis du "qui" au mobile. Les sceptiques, eux,  font remarquer qu'en matière d'opportunité les explosifs prédisposés et les éléments de système d'armes sont moins évidents à établir que les détournement d'aéronefs.

Ces raisonnements linéaires, avec un détour par le "qui" qui n'est que le dernier élément du graphe, ne me satisfont pas au plan de l'esthétique de la pensée déductive.

Il convient de recenser les moyens, les mobiles et les opportunités, avec imagination et esprit de système. S'il y a :
-n moyens prouvables,
-m mobiles plausibles,
-p opportunités cohérentes,
il y a alors [ n x m x p ] cas(es) de figures à examiner. Les "qui" pour lesquels il peut être prouvé qu'ils sont compatibles avec le contenu d'une de ces cases au moins sont des auteurs potentiels qu'il faudra départager. Les amateurs de séries policières reconnaîtront ici le schéma de base des intrigues à rebondissements : l'enquêteur entraîne le spectateur-lecteur de case en case.

Ici, le travail sur les mobiles semble à première lecture un peu bâclé. On pourrait par exemple sortir de la dichotomie Provocation d' Al-Qā'ida / Prétexte pour le gouverment US. D'autres partenaires pourraient être mis dans le circuit avec leur mobile propre :
-qui aurait (eu) intérêt à ce que Al-Qā'ida, groupuscule obscur et diffus, atteigne ce niveau d'existence géopolitique ?
-qui trouverait bénéfice à faire tomber l'armée et l'économie US dans le piège destructeur de l'impasse irakienne ?
-etc.
A noter que ces mobiles peuvent profiter tout autant, vu des USA, à des "puissances étrangères" qu'à des "factions internes".

Crédits : Merci à Pieter Brueghel l'Ancien, pour sa Tour de Babel. Circa 1563, huile sur panneau de bois de chêne (rouvre) ; 114 cm x 155 cm ; Kunsthistoriches Museum de Vienne.

Ce choix iconographique ne veut pas établir de liens subliminaux entre le mythe de Babel et la destruction des tours du WTC.
Il veut évoquer la possibilité que le fait générateur de notre incapacité collective à décrire correctement et de manière unanime les événements dont leur destruction fut la partie visible réside dans la dispersion des langues, au sens sémantique du terme.
En dépit de la richesse de nos procédures de communication, de la multiplicité des enregistrements, de l'amas des images, de la finesse des retraçages de faits de détail, nous sommes collectivement incapables d'élaborer une vision unifiée du fait global.
Non pas parce que certains mentiraient, auraient truqué des témoignages, falsifié des indices, troublé par des artifices de communication la conscience et l'intellect des enquêteurs...Simplement – si j'ose dire – parce que la complexité de la situation dépasse les capacités d'intégration des données des meilleurs experts en systémique.
Par Adamantane - Publié dans : Systémique - Communauté : Les mots dans tous leurs états
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Recherche

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Syndications

  • Flux RSS des articles

Choix d'images

Concours

Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus