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Le site source de ce blog, adamantane.net, a été mis en chantier et en ligne pour assurer simultanément plusieurs fonctions :
  • Présenter un ensemble de littératures polychromes : poèmes, essais, critiques, préfaces, documents pédagogiques, schémas didactiques, fragments sur des thèmes divers
  • Publier des auteurs, et plus généralement afficher des artistes, connus comme méconnus
  • Servir de portail à des associations à but artistique et culturel
  • Accueillir des activités d'écriture collaborative
  • Dissimuler un espace privé dédié à des recherches symboliques.
Son rédacteur veut les assurer de manière :

  • Systémique : les liens et interactions entre les divers domaines de la pensée active constituent en noosphère vivante ce qui sans eux ne serait qu'une froide encyclopédie des savoirs ;
  • &, conjonction de coordination
  • Libertaire : la personne est première ; les maîtres à penser sont à fréquenter avec d'extrêmes précautions, et le progrès nait de la réflexion autonome de chacun venant se combiner à celle des autres.


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il a proposé 450 articles
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  • : *Étonnement systémique et libertaire *Évaluations de l'actualité culturelle, artistique, politique, économique, sociale *Ouvertures vers la pensée non conformiste
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  • : 02/12/2005
Mardi 7 avril 2009

Attention, suite à une erreur de manip et de mapart, cet article avait  été diffusé avant d'avoir été terminé...
Le voilà enfin,  mis en page...et sourcé.


Le signal du sourcier se propage sur WikiPédia.  Est-ce la raison pour laquelle Le signal du sourcier est déclaré épuisé par les  libraires consultés...?
Le livre d'Yves Rocard présente un intérêt indéniable pour un ingénieur ; il a d'ailleurs provoqué de saines controverses. Peut-être moins que celui de Léon Chaumery et André de Belizal, honorables vanettais, le Traité expérimental de Physique radiesthésique, publié en juin 1939 par les Editions Dangles.
Cet ouvrage m'a été légué, avec quelques autres sur le même sujet, par un de mes oncles, ingénieur non-conformiste qui ne supportait les X que dans des manifestations dites marginales de l'activité scientifique.

Le signal du sourcier, donc, se propage sur WikiPédia.

Résurgence d'une mentalité universitaire, pour laquelle la qualité d'une publication  se mesure au moins autant au nombre de références bibliographiques qu'au nombre d'apports innovants du papier ?

Ressourcement recherché des contributeurs, désireux de s'affranchir du délit d'opinion en attestant de leur adhésion à la religion du fait ?

Ressurgissement du débat entre les tenants de la tradition orale, pour lesquels la chose est vraie si elle a été communiquée dans un cadre de transmission intiatique, compagnonique ou même simplement professorale, et ceux de la tradition écrite, qui ne jurent que par la sainte inscription, le saint papier ou même le saint lien ?

La recommandation  faite de citer les sources est tout à fait légitime, et même légitimante, lorsque l'auteur use de citation, emprunte ça oui  là un élément de théorie, une relation d'observation, un fragment de réflexion, mobilise une œuvre existante au profit d'une nouvelle.
Il s'agit à la fois de rendre hommage à un partenaire, de permettre au lecteur de vérifier qu'il n'y a pas d'abus de l'argument de notoriété, de se comporter en honnête maollon d'une longue chaîne de travail.

Elle a tout de même des limites conceptuelles et des bornes pratiques qu'il conviendrait de prendre en compte.

- D'une part, sauf à se limiter à vouloir valider un l'existence historique d'un point de vue considéré comme un fait en soi, sans relation avec sa cohérence, sa pertinence, voire sa démontrabilité, ce n'est pas parce qu'il y a une source que l'eau est potable. En d'autres termes, l'existence d'une référence elle-même vérifiable n'est pas la preuve de la validité de la chose ainsi référencée.

- D'autre part, il est des réalités pour lesquelles les références sont :
-soit de seconde main, telle par exemple l'invocation à un extrait d'un ouvrage introuvable sauf à faire le siège d'une bibliothèque nationale ou vaticane,
-soit même inpossibles à formuler, car l'original est perdu et nous ne possédons que des témoigages de témoignage. J'ean ai vécu unn cas concret à l'occasion d'une recherche sur les deux sens du concept d'égrégore.
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Je développe un peu l'exemple.

Le mot égrégore peut se oir attribuer deux étymologies, donc en fait deux significations d'origine contrôlée différentes.
Une grecque et une latine.

-1-La grecque s'appuie sur  le vocable grec ἐγρηγορώς, egregoros, adjectif signifiant vigilant, dérivé du verbe ἐγείρομαι, egeiromai, s'éveiller. Le mot désignerait une individualité. Une source attestant l'emploi du mot dans un sens religieux est le livre d'Enoch, éditions Robert Laffont, Paris 1975.
Cette source est citée par WikiPédia dans son article consacré au livre d'Enoch. Toutefois le texte de ce livre est repris, selon son préfacier, de la traduction d'un texte anglais,  lui-même composé en assemblant des manuscrits abyssins repérés à la fin du XVIII° avec des fragments conservés en langue grecque et insérés dans des ouvrages d'un chroniqueur byzantin du X° et d'un polygraphe du VII°...Autant dire que cette source n'est peut-être que le déversoir d'un marécaget littéraire. Le choix du mot égrégore peut, à ce degré de complexité dans la filiation, résulter tout autant d'une erreur d'un des copistes, que d'une approximation stylistique ou démonstrative, d'un des traducteurs, et  nous ignorons probablement le mot employé dans le texte d'origine, à supposer qu'il y ait eu texte écrit et non transmission orale.

-2-La latine s'apuuie sur le mor gregarius, relatif au troupeau. Égrégore désignerait alors  alors un esprit collectif,  bienfaisant ou malfaisant, obtenu ex-gregarius, c'est à dire comme émanation du groupe.

L'article Egrégore de WikiPédia mentionne bien la dualité des origines potentielles, en conformité avec le principe de neutralité de points de vue, mais sans citer le livre d'Enoch. Il se borne à parler de légende juive en commentaire à l'étymologie grecque, ce qui peut relever d'un anachronisme involontaire.
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Ceci pour en venir à dire que le culte du sourçage peut dériver en dogmatisme aveugle. Il conviendrait d'accepter que tout énoncé ne peut être sourcé.

De plus, autant il est facile d'apposer un bandeau stigmatisant un sourçage insuffisant – un robot-lecteur peut le faire tout seul, s'il compte le nombre de balises de type référence et en tire un rapport au nombre de mots ou de lignes du texte de l'article. Dès que le taux serait inférieur à un ratio fixé d'avance, par exemple une référence toutes les vingt lignes, alors le robot affiche le bandeau...autant il devient délicat de le retirer.
Que signifie, objectivement, le mot suffisament dans le texte "Cet article ou cette section est sujet à caution car il ne cite pas suffisamment ses sources" ?

Ces bandeaux sont, pour le lecteur, une signalisation ambigue : un article bardé de bandeaux d'alerte  est perçu comme pas très sûr, peu crédible, guère intéressant. Bien sûr, cette signalétique peut renforcer l'idée selon laquelle le contenu est tout de même surveillé, donc que l'encyclopédie dans son ensemble est une entrprise sérieuse. 
Toutefois, une lecture attentive montre que certaines sources sont inutiles, et que dans d'autres cas l'abondance de sources  déclarées ne semble pas – je sais, c'est subjectif –  augmenter la qualité de l'article.

Certes, la recommandation faite aux contributeurs de WikiPédia sur l'art et la manière de citer des sources est pédagogiquement bien venue. Il n'en reste pas moins vrai  qu'elle ne fixe pas, et heureusement,  la quantité de sources qui fera la qualité de la rivière. Ceci n'empêche pas de zélés relecteurs – pas tous... – de distribuer du bandeau comme l'administration courtelinesque distribuait du tampon...
Et s'il est facile de coller des avertissements, car aucune justification approfondie n'est requise, il est à l'expérience bien plus difficle de les retirer, car là il faut argumenter serré. Même ceux qui n'ont pas ou plus de  raison raisonnable d'être. Il faut souffrir pour faire un bel article...

A titre personnel, je fais partie des maniaques de la citation des sources, à tel point que ce blogue, tout comme le site associé, fait une forte consommation de la balise <a href> | </a>.
Mon conseil méthodologique est de considérer que le sourçage est une des composantes de la rédaction.
Autrement dit, il est très difficle, assez long et parfois même fauteur d'erreur de disjoindre les deux activités. Le métier de sourceur  en enclyclopédie – il y a bien des peintres en lettres – est ingrat et risqué. Presqu'autant que celui de sour-ceur en négoce international...
C'est une des raisons qui me font approuver les préconisations des wikipédiens regroupés au sein du projet source. Je ne voudrais pas que ce billet fasse penser que je m'en désolidarise...

Crédits : l'image est celle de la couverture d'un ouvrage collectif  publié par les éditions Luce Wilquin, 48, rue d'Atrive, 48, B - 4280 Avin, Belgique. qui communiquent : Le concours de nouvelles annuel de la Fureur de Lire portait en 2005 sur le thème Sources. Les récits des sept lauréats sont ici réunis et plongent chacun à des puits différents.  Un ouvrage 14 x 20,5 cm, 100 pages, ISBN 2-88253-298-9,  vendu 10 €.
J'ai cherché la source dans le mobilier héraldique, mais sans succès. J'ai trouvé la fontaine, la rivière., le puits, mais pas la source.
Si quelqu'un a une idée...






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Publié dans : Wikipédisme
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Vendredi 3 avril 2009

Après avoir participé à l'exposition Lignes et Courbes, au Chateau de Villandraut en 2008, et à quelques autres depuis , Hélaine Charbonnier vient à Paris goûter le joli moi de Mai.

Ce sera dès le 13 mai, à La Main Qui Parle, où elle avait déjà exposé fin 2006.

De manière plus précise, cela se tient 3 avenue du Père Lachaise, métro Gambetta, tous les jours sauf le lundi ,de 13 h à 20 h.

Pour avoir une vue dynamique de son travail actuel, ouvrez cette fenêtre...

Cette exposition, élément d'un festival d'art singulier,   présente en huit semaines, dix-huit artistes.

Elle est organisée par l'association Les Naufrageuses.

Qu'est-ce que l'art singulier ? L'art singulier est un courant d'art contemporain qui amène de l'air frais. Il ne se laisse pas réduire à une définition claire et établie. Il a pourtant quelques liens à l'art brut, l'art en marge, l'art cru, …
Très ancré dans un vécu émotionnel et fantasmatique du créateur, il promeut la personne face aux réductions institutionnelles et interpelle de façon vivante le monde établi de l'art.

Un artiste singulier est un créateur en général autodidacte, en lien plus ou moins distant avec les circuits de l'Art et ceux de l'expression culturelle établie.
Mu par une impérieuse nécessité d'expression intérieure, il utilise des techniques et des moyens souvent originaux. Il crée pourtant pour des destinataires, des spectateurs, des humains dont il imagine que sa création les regarde et les concerne.


Publié dans : Nouvelles des arts
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Mardi 31 mars 2009

Ce blogue avait signalé en son temps une exposition de la peintre [*] Elisabeth Tiefenthaler. Je ne pense pas que si elle récidive, cette fois au salon des indépendants,  ce soit pour justifier cet amical et professionnel référencement. Je ne pense pas non plus qu'elle ait besoin d'encouragements pour perséverer.
Ainsi sont les artistes.  Toutefois, leur donner l'aide qu'ils méritent  sans qu'ils l'aient demandée est peut-être un moyen, pour un autre artiste, de manifester une fraternelle solidarité.
Cette année, elle se fait une joie, que je partage, d’être présente au Salon des Indépendants. Cette manifestation nationale de l’art réunit, depuis 1884, de nombreux artistes de toutes tendances, pourvu qu'elles soient aujourd'hui minoritaires.

Pour participer,  voilà les coordonnées : 
-Module M .4, du samedi 4  au jeudi 9 avril 2009de 11 h 30 à 19 h 30 , et nocturne le mardi 7 avril jusqu’à 22 h 00 ),
-Espace Champerret  - PARIS 17 ème.

L'hippocampe est un poisson bizarre. Trop fréquent dans les aquariums, bien que peu fréquent sur les étals des poissonneries. Espèce menacée, du fait des vertus médicales prêtées à ses cendres – qui ne les rendront jamais à la vie. Ce fils putatif des chevaux de Ποσειδῶν – Poseïdon, en forme de point d'interrogation, ce cerf-nageant,  a de nombreuses particularités. Ses yeux sont indépendants l'un de l'autre, et tel le caméléon il a à gérer deux champs visuels. C'est le mâle qui porte les œufs et accouche des petits.

[*] La question du genre reste posée. Même si la solution de l'épicénie se propose, comment concilier la démachisation du langage et l'intelligibilité des textes ?

Crédit : merci à Élisabeth Tiefenthaler pour cet  Hippocampe bleu.
Publié dans : Nouvelles des arts
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Mercredi 18 mars 2009

Notre pape a pris le risque de conforter un à un les accords secrets qui lient le MJ12 aux Petits Gris. Est-ce parce que  Malachie lui attrribue, 111°  et dernier – ça se discute – de la lignée de sa prophétie, une devise pour le moins troublante, De gloria olivae – De la vanité de l'olivier – . L'olivier est le symbole de la paix, de la force, de la victoire sur le temps.
Et voilà que nous apprenons que ce symbole est vain, vantard, vétuste. Que notre destin est en réalité la querelle, la faiblesse, la mortalité précoce.

Je pense qu'il faut peut-être comprendre la déclaration selon laquelle le préservatif n'est pas un remède au sida, et qu'au contraire il en aggrave l'emprise comme une forme de parabole.
Le message ne serait-il pas, par exemple :
La confession n'est pas un remède au péché, au contraire elle en aggrave l'emprise ?
ou bien :
La religion n'est pas un remède au mal de vivre, au contraire elle en aggrave l'emprise
?


Pour les Petits Gris, nous ne serions que du bétail, ou plutôt un matériau génétiquement compatible facilitant la survie d'une race supérieure.
Empêcher la propagation du Sida, reconnaître le droit à l'interruption d'une grossesse forcée, dénoncer le gâchis inhumain des fours crématoires, c'est agir à l'encontre des intérêts des Petits Gris, qui ont besoin au contraire que ces anomalies perdurent, pour justifier leurs propres manipulations ainsi noyées dans la masse des accidents individuels ou collectifs.

Si ce billet a une odeur de SF, c'est peut-être aussi pour rendre hommage à Philip Jose Farmer, qui vient de quitter les terrestres demeures pour aller vérifier ses intuitions métaphysiques.

Publié dans : Libertaire
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Lundi 16 mars 2009

La houle qui s'est installée sur l'océan bancaire peut donner la nausée.
Bonne idée que d'inciter chacun(e) à se renseigner sur les pratiques économiques, écologiques et sociales de "sa" banque.
Décider de changer de prestataire et passer à l'action est acte méritoire.
D'une part il est bien pratique, à un certain âge, ou dans certaines circonstances de vie, que l'agence bancaire à laquelle le compte est rattaché soit un commerce de proximité. Ne serait-ce que pour les remises de chèque et retraits de chèquier. D'où l'importance de l'implantation du réseau. Sur ce plan, la banque postale, c'est assez commode.
D'autre part, à partir du moment où l'on a choisi le moyen des virements et prélèvements automatiques pour gérer les flux monétaires, le changement de RIB est une épreuve longue, difficile et risquée.

Ii y a trois ans j'ai choisi de quitter une entité un peu déplaisante quant à ses méthodes de management, sa relation avec les clients et le choix de ses relations d'affaires, pour utiliser les services d'une banque populaire ( celles où l'on peut même être associé en achetant des parts ).
Comme toutes mes ressources ( trois retraites versées par des organismes différents ) et toutes mes dépenses et contributions ( impôts, charges, etc. ) sont traitées par virement, et que la banque laisse le client effectuer toutes les démarches requises ( une vingtaine dans mon cas ), la synchronisation est impossible. Résultat : des découverts sur les deux comptes, le sortant et l'entrant, et de longues heures d'explications pour minimiser la casse. Le sortant, ayant perdu le client, argumente : c'est bien fait débrouillez-vous. L'entrant, considérant que cela commence mal, vous demande de restituer le chéquier en attendant que ça s'arrange.

Le fond du problème est une fois de plus qu'un énorme mensonge vient polluer la liberté théorique du choix du fournisseur dans cet univers libéral-capitaliste. Dans la pratique, rien n'est fait pour que ce choix puisse s'exercer, bien au contraire. Les obstacles de détail, par leurs conséquences, peuvent venir à bout des volontés les plus tenaces. Et ces obstacles naissent du fait que les principes et les procédures se contredisent. Pour ne rien dire des pratiques, elles-mêmes souvent en désaccord et avec les principes, et avec les procédures...

Il serait donc peut-être utile de lutter pour que l'infrastructure administrative soit cohérente avec la superstructure législative. Sans parler du poids excessif que prennent les micro-décisions des agents intermédiaires, des gens comme "vous et moi" qui hors du travail militent souvent pour plus d'équité et de générosité, et dans l'exercice de leur profession manifestent assez facilement une tâtillonnerie à la limite de l'abus de pouvoir.

La liberté du consommateur est un soleil de papier : elle ne brille que sur les notices publicitaires et les affiches de réclame.
Bon, j'ai l'air un peu désabusé, comme ça ; mais je suis de tout coeur avec celles et ceux qui se rebellent de manière concrète et réfléchie.
Publié dans : Systémique
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Mercredi 11 mars 2009

Bon, un évêque provocateur a encore frappé. Après qu'un monseigneur eût pris l'histoire à contre-pied en demandant de nouvelles preuves d'un génocide technologiquement conçu et organisé, un autre lance l'anathème sur les médecins qui ont voulu éviter à une fillette de dix ans, violée avec abus de personne ayant autorité,  d'avoir, en plus de devoir à survivre à un traumatisme majeur, à élever les enfants nés de cette violence familiale.

A titre personnel, il y a des jours où je me réjouis d'avoir été,  pour des motifs que je juge honorables au plan humain, exclu d"une communauté qui accueille des membres aussi peu recommandables dans des postes aussi élevés.
L'Eglise est, théologiquement parlant et si j'ai bien compris, le corps mystique de Dieu le fils. C'est aussi une communauté humaine avec toutes les particularités connues d'Homo Sapiens : un face obscure adepte de toutes les turpitudes criminelles dénoncées par la face claire.

Qui peut décider, sinon Dieu le fils, de se débarrasser des épines dans sa chair ? Comment une règle institutionnelle, invoquée par des hommes, peut-elle se substituer à ce que les représentants éminents de cette institution nomment la volonté divine ? Or, symboliquement au moins,  Dieu le fils,  si les évangiles sont dignes de foi, ne s'est pas débarassé de sa couronne d'épines, ni des clous qui le meurtrirent. Il en conserva même les traces comme empreinte biométrique, et n'hésita pas à en faire, vis à vis de Thomas par exemple, une preuve d'existence.

Il est possible de se demander si ces excommunications brésiliennes sont bien catholiques.

J'hésite à aller plus loin. L'histoire de la Renaissance nous apprend que certains hauts dignitaires de l'église de l'époque, de manière que l'on jugerait aujourd'hui au civil, voire au pénal, hautement indigne, ont résolu à leur manière les problèmes engendrés, si j'ose dire, par leur comportement avec les femmes,  pour parler pudiquement. Certains, par goût – et c'était leur droit le plus strict – ou par prudence, ont préféré les hommes aux femmes ; cela laisse moins de traces. Les riches et les puissants peuvent mobiliser, pour contourner la loi imposée au petit peuple, des processus qui les rendent en apparence blancs comme neige papale.

Si Jésus revenait sur terre, et vivait ou tentait de vivre dans notre siècle son évangile, il y a fort à parier qu'il serait assez vite excommunié.

Crédits : merci à Rembrandt...


Publié dans : Libertaire
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Samedi 28 février 2009

Voilà un an tout juste que le numéro 8 dû à cette courageuse entreprise éditoriale a été affiché dans les kiosques. Quelques spéculateurs ont tenté de profiter de l'aubaine, mais la dure réalité de ces temps de crise a frappé ce petit commerce. Il y a toutefois en ce moment sur ebay  un n°4 à 9,50 € et un n°2 à 8 €...

Encore trois années à attendre pour pouvoir espérer découvrir le numéro 9. Il y a un an, j'ai bien entendu demandé à mon libraire favori de penser à m'en mettre un de côté. Il m'a bien sûr répondu oui, mais j'ai des doutes : il n'a rien noté...

Début 2012, l'actualité sera chargée en France. Le sergent Nicolas Bitur aura-t-il, ou non, réussi à creuser son nouveau trou électoral assez grand pour y mettre à la fois les décombres du premier et les promesses du second ? Ou en sera la mondialisation, déjà expérimentée par le sapeur délocalisé de Gleux-lès-Lure à Besançon ? Ou en seront les processus d'intégration ethnique, que préfiguraient déjà les agissements de Camember, faisant d'un orphelin kabyle un sergent instructeur de l'armée française..

Rendez-vous à l'an prochain. Nous serons à mi-parcours...
En attendant, si le sapeur vous manque, rendez-lui une petite visite.
Publié dans : Communiqués
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Lundi 9 février 2009
Les podiums olympiques comportent trois niveaux – comme la formule du même nom, due au regretté Evangelista Torricelli, utile pour calculer la capacité d'un tonneau – et à ces niveaux sont associés trois métaux qui reflètent la hiérarchie des monnaies, ce qui pourrait laisser croire à une collusion bien sûr impossible entre l'argent, le sport, et le Saint-Esprit de cette trinité, la drogue.

J'ai pensé que cinq niveaux expriment mieux la proportionnalité entre les efforts et les résultats. D'ailleurs les milieux sportifs pourraient y venir eux aussi,  les élus des niveaux supérieurs courant le risque de plus en plus fréquent d'être déclassés, l'opération du Saint-Esprit devenant plus facilement détectable avec les outils des Experts.

Si donc cinq niveaux matérialisent une échelle de valeur équitable et sûre, alors voilà les cinq articles de ce blogue déclarés gagnants la semaine passée :

Nicole Louvier - 54
Le hoax de Baltimore - 32
Rampe débillardée - 26
Bravitude - 19
Nicolas de Cues - 19



C'est donc à Nicole Louvier, et à son ombre,  que reviennent l'honneur d'illustrer ce papier. Merci aux lectrices et aux lecteurs qui l'ont placée en tête de ce nano-sondage de popularité.
Publié dans : Adamantane plus
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Lundi 12 janvier 2009

Nicolas de Cues demeure moins lu que Michel Onfray et moins connu que Bernard-Henri Levy. Il est vrai que, comme philosophe, il a de lourds handicaps à assumer. Pas d'agent littéraire, pas de couverture médiatique, pas de relations dans la blingblingosphère...
Circonstances agravantes, il naquit vers 1401, portait un nom patronymique à consonnance étrangère –  puisque né Nicolas Chrypffs – et fut évêque puis cardinal.
Les armes de sa ville natale comportent, fait remarquable, outre un ours et deux clefs, une écrevisse.

En fait, cet illustre inconnu, continuateur de Raymond Lulle et de Maître Eckart, un pied dans le Moyen-âge finissant et l'autre dans la Renaissance naissante, est ce qu'en hexagonal branché nous pourrions nommer un interface conceptuel.
Sa pensée gagne à être visitée, déchiffrée, connue. Praticien de l'oxymore, vêtu de docte ignorance et de coïncidence des opposés, il nous apporte une vision originale et moderne qui annonce les principes de relativité et d'incertitude.

L'association Les héritiers de Filippo Brunelleschi organise deux rencontres dédiées à Nicolas de Cues. Un de ses spécialiste européens, le professeur Jean-Marie Nicolle a accepté d'en être conférencier.

Ces événements auront lieu :

-le mercredi 28 Janvier 2009, avec une présentation générale –  Les principes de sa philosophie, les sources de sa pensée, quelques découvertes sur le monde, la terre et l'homme

- le mercredi 18 Février 2009, via l'approfondissement d'une de ses œuvres, le De Visione Dei – sive De Icona – (1453), étude sur l'art de son temps –  icônes byzantines, peintres flamands, artistes italiens et recherches sur la perspective –  la métaphore de l’omnivoyant  et la pensée vue comme miroir vivant.

Le rendez-vous est à Paris, au Novotel de la Porte d'Asnières, à 19 h 30. Un cédérom contenant la contribution du conférencier sera proposé aux participants.


Publié dans : Communiqués
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Mardi 6 janvier 2009
Je viens d'essayer d'ajouter l'adresse du site de Martine Morillon-Carreau dans la table des liens, mais Over-Blog, dans sa grande sagesse, a décidé que l'adresse http://m.morillon.carreau.free.fr/ n'était pas valable. Essayez tout de même de cliquer dessus pour voir...

D'ailleurs, je viens de copier sournoisement l'image du verbalabyrinthe sur la page d'accueil de son site...

L'essentiel du message n'est pas dans cette remarque. Je voulais dire : allez lire ce qu'elle écrit, et profitez-en.
Il y a aussi ce qu'elle fait, mais ceci est une autre histoire : il est curieux de constater que certains poètes sont centrés sur l'existence de leur œuvre, et d'autres se préoccupent, parfois aussi, souvent surtout, de faire connaître le travail des autres.
Publié dans : Nouvelles des arts
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