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Le site source de ce blog, adamantane.net, a été mis en chantier et en ligne pour assurer simultanément plusieurs fonctions :
  • Présenter un ensemble de littératures polychromes : poèmes, essais, critiques, préfaces, documents pédagogiques, schémas didactiques, fragments sur des thèmes divers
  • Publier des auteurs, et plus généralement afficher des artistes, connus comme méconnus
  • Servir de portail à des associations à but artistique et culturel
  • Accueillir des activités d'écriture collaborative
  • Dissimuler un espace privé dédié à des recherches symboliques.
Son rédacteur veut les assurer de manière :

  • Systémique : les liens et interactions entre les divers domaines de la pensée active constituent en noosphère vivante ce qui sans eux ne serait qu'une froide encyclopédie des savoirs ;
  • &, conjonction de coordination
  • Libertaire : la personne est première ; les maîtres à penser sont à fréquenter avec d'extrêmes précautions, et le progrès nait de la réflexion autonome de chacun venant se combiner à celle des autres.


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Mardi 23 septembre 2008

Les anniversaires ont pour effet de créer des ventres dans le biogramme des événements. C'est ainsi que les chronodendrologues décomptent les années à partir des anneaux de croissance des tiges ligneuses. Voilà donc la première décade de septembre dédiée de manière récurrente à des  réflexions sur les divers avatars de la  théorie dite du complot.

L'art des enquêtes (criminelles, mais plus généralement de toutes investigations centrées sur la réponse à la question : "qui ?" ) nous suggère que pour faire partie de la liste des suspects il convient d'être convaincu d'avoir eu :
1-le moyen,
2-le mobile,
3-l'opportunité.
Le vocabulaire varie mais l'idée est constante.

Le débat sur les affaires du 11 septembre à NY (et ailleurs) porte essentiellement sur le moyen. Ce moyen a-t-il été l'emploi d'aéronefs détournés,  d'éléments d'un système d'armes,  d'explosifs  prédisposés, ou toute combinaison des trois.

Je trouve que l'on a débattu assez peu du mobile. Ou du moins que, suite à une anomalie dans la logique du raisonnement, le mobile semble déduit du "qui". Si c'est Al-Qā'ida, il s'agit de montrer la faiblesse des USA. Si c'est une agence gouvernementale, il s'agit de justifier l'invasion de pays du moyen-orient...Cercle vaguement vicieux, diallèle intempestif.

La chaîne de raisonnement des tenants du complot va du moyen au "qui" puis du "qui" au mobile. Les sceptiques, eux,  font remarquer qu'en matière d'opportunité les explosifs prédisposés et les éléments de système d'armes sont moins évidents à établir que les détournement d'aéronefs.

Ces raisonnements linéaires, avec un détour par le "qui" qui n'est que le dernier élément du graphe, ne me satisfont pas au plan de l'esthétique de la pensée déductive.

Il convient de recenser les moyens, les mobiles et les opportunités, avec imagination et esprit de système. S'il y a :
-n moyens prouvables,
-m mobiles plausibles,
-p opportunités cohérentes,
il y a alors [ n x m x p ] cas(es) de figures à examiner. Les "qui" pour lesquels il peut être prouvé qu'ils sont compatibles avec le contenu d'une de ces cases au moins sont des auteurs potentiels qu'il faudra départager. Les amateurs de séries policières reconnaîtront ici le schéma de base des intrigues à rebondissements : l'enquêteur entraîne le spectateur-lecteur de case en case.

Ici, le travail sur les mobiles semble à première lecture un peu bâclé. On pourrait par exemple sortir de la dichotomie Provocation d' Al-Qā'ida / Prétexte pour le gouverment US. D'autres partenaires pourraient être mis dans le circuit avec leur mobile propre :
-qui aurait (eu) intérêt à ce que Al-Qā'ida, groupuscule obscur et diffus, atteigne ce niveau d'existence géopolitique ?
-qui trouverait bénéfice à faire tomber l'armée et l'économie US dans le piège destructeur de l'impasse irakienne ?
-etc.
A noter que ces mobiles peuvent profiter tout autant, vu des USA, à des "puissances étrangères" qu'à des "factions internes".

Crédits : Merci à Pieter Brueghel l'Ancien, pour sa Tour de Babel. Circa 1563, huile sur panneau de bois de chêne (rouvre) ; 114 cm x 155 cm ; Kunsthistoriches Museum de Vienne.

Ce choix iconographique ne veut pas établir de liens subliminaux entre le mythe de Babel et la destruction des tours du WTC.
Il veut évoquer la possibilité que le fait générateur de notre incapacité collective à décrire correctement et de manière unanime les événements dont leur destruction fut la partie visible réside dans la dispersion des langues, au sens sémantique du terme.
En dépit de la richesse de nos procédures de communication, de la multiplicité des enregistrements, de l'amas des images, de la finesse des retraçages de faits de détail, nous sommes collectivement incapables d'élaborer une vision unifiée du fait global.
Non pas parce que certains mentiraient, auraient truqué des témoignages, falsifié des indices, troublé par des artifices de communication la conscience et l'intellect des enquêteurs...Simplement – si j'ose dire – parce que la complexité de la situation dépasse les capacités d'intégration des données des meilleurs experts en systémique.
Publié dans : Systémique
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Dimanche 14 septembre 2008

Le quartet de Cécile Verny annonce un concert ce 30 septembre à Paris. C'est au New Morning (*) q'elle nous accueillera avec ses musiciens : Andreas Erchinger au piano et au synthétiseur, Bernd  Heitzler à la contrebasse et Torsten Krill à la batterie et aux percussions.
Elle nous propose de nombreux titres en français, et un jazz vocal métissé de sonorités pop et d'autres musiques du monde
Ce concert précède un déplacement au Maroc, puis une tournée en Allemagne.

Pour tout savoir sur cette manifestation, écrire à FreD Martin ou aller sur le site du Quartet.
On peut aussi louer par les zintermédiaires zabituels...


(*) 7/9 rue des Petites Ecuries, Paris 10°.
Publié dans : Nouvelles des arts
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Mercredi 27 août 2008

Les systèmes informatiques cafardent. Ils peuvent dire d'où est lu un des papiers de ce blogue. Je vais rapporter à mon tour. La mention :

Remiremont, FranceTue, 26 Aug 2008 16:16:23 -0500

s'est inscrite quelque part dans les annexes consultables.
Pour moi, qui n'y fis que d'oniriques visites, Remiremont est au bout du monde, plus loin que le cercle polaire, plus distant que l'étoile polaire.
Les sonorités du mot évoquent à la fois un verbe au futur par la terminaison, et un verbe au passé, par la syllabe initiale. Il associe mirage et montagne. Il invoque un émir.
Les romarimontains doivent à Romaric leur gentilé. Peut-être aussi une tendance à la gentillesse, puisque leur ville fût nid de chanoinesses.

Crédits : merci à l'auteur de cette photographie d'Ève Solange Terrasson-Duvernon, artiste de théâtre et poète. Elle était amie de Pierre Mac Orlan, qui préfaça son ouvrage Le Bonheur du jour (*) publié en 1950. Elle est donc, pour utiliser la notion moderne de distance dans les réseaux sociaux, une amie d'un ami ( Pierre Mac Orlan )  d'un de mes amis ( Henri Landier )...

Notes
(*) Le titre a été repris par José Cabanis en 1960. Il avait été antérieurement utilisé, en 1926, par Jean- Wladimir  Bienstock et  Curnonsky, alias Maurice Edmond Sailland , pour un recueil de nouvelles.
Publié dans : L'opéra des tarots
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Mardi 26 août 2008

La perle rarissime n'est pas obligatoirement la concrétion monstrueuse que la capitaine Nemo engraisse (*), ou du moins cultive. Aucune allusion à la perle de culture, au sens ministériel, mais prise en compte des réalités de la joaillerie marchande dans un siècle précurseur d'une mondialisation naissante qui déjà exploitait les ressources en main d'œuvre des régions sub-tropicales.

La perle rarissime est, pour le geek  gougueulimane, le mot introuvable même entre les tentacules de la pieuvre verte de l'internet, le mot-eur de recherche le plus coté en bourse.
Aujourd'hui, mardi 26 août 2008, pas de succès avec | zootériste|. La recommandation est la chasse au | scootériste |...Je laisse ce soin à des agents spécialisés, bien connus des conducteurs de deux-roues des conurbations.

Alors, qu'est un zootériste ?
En toute logique grammaticale, ce vocable désigne un adepte du zootérisme. Là, Gougeule affiche quatre (4) occurences. Et conseille un détour par | ésotérisme |.
Le mot est repéré sur un forum, à propos de la place des anges dans le culte orthodoxe ; Il s'agit manifestement d'un néologisme pour désigner un nouveau spécimen ailé facile à classer dans le jardin zoologique de l'ésotérisme.

Laissons libre cours au jeu des associations verbales.

-Par contraction : un zozo ésotérique mérite la qualification de zootériste.

-Par dérivation contaminée : un spécialiste des zostères est un zoostériste, la syllabe initiale  zo étant transformée en zoo par attraction de la racine zoo, plus intelligible dans les sciences de la vie. A noter que l'étymologie de zostère serait un emprunt au latin d'époque impériale zoster, du grec ζωστήρ, la ceinture – allusion à la morphologie de la feuille de la plante (**).

-Par construction syntaxique : un chercheur en symbolisme ésotérique des animaux serait un zootériste. Piste fructueuse, le nombre d'animaux réels jouant un rôle dans les divers mythes de l'inconscient collectif planétaire dépassant la centaine. Pour ne rien dire des animaux dit mythiques, et des animaux énigmatiques objets d'étude de la cryptozoologie.

-Par transcription phonétique type essemessiste : le sauteriste, théologien spécialisé dans l'économie du salut, devient zootériste, certaines formes de cette économie, dont la prétendue catholique (***), mettant en scène divers animaux, en particulier, outre l'âne et le bœuf, subalternes, la colombe trinitaire.

Crédits
Merci à Marthe Rousseau pour ce cliché d'une Pinctada margaritifera (****) qui au premier coup d'oeil évoque une des planches en couleur du test dit d'Hermann Rorschach, et avec plus d'attention certains plans pseudo-symétriques à la  Stanley Kubrick. J'ai peut-être férquenté des doctorants et maîtres de ce laboratoire du temps où je co-préparai et co-réalisai les premières doctoriales du Museum, à Dourdan, du 15 au 20 juin 1997...

Notes
(*) Relire vingt mille lieux sous les mers, et chercher le mot tridacne. Ou bien aller directement au chapitre II de la 2° partie, "une perle de dix millions"...
(**) Il est difficile d'atablir un lien entre ce mot et un récent slogan d'un distributeur (de profit aux actionnaires), à savoir la comparaison entre la vie Auchan et la vie Dzaustère, encore que faire ses achats dans ces temples de la consommation soit peut-être une manière de se serrer la ceinture sans s'en rendre compte
(***) les adeptes des enseignements de l'église prétendue réformée comprendront, avec toute ma sympathie, l'allusion.
(****) Le mot latin pour perle est margarita, directement translittéré du grec μαργαρίτης, margaritès. Le mot français perle nous vient du latin perna, coquillage, via l'italien perla. Le mot français est passé tel quel en anglais, avec la métamorphose orthographique restituant au mieux  la prononciation : pearl ; un port célèbre depuis le 7 décembre 1941 a rendu ce mot universellement connu. La marguerite est aussi un des noms du chrysanthème....et d'un mélange alcoolisé à base de tequila, sous-produit du cactus bleu.


Publié dans : Recherche
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Lundi 18 août 2008

Pétrir les mots en rimages, être pâtre d'images, tel semble être la perspective éditoriale de patrimages, le blogue tout neuf de Patricia Laranco. Sans oublier la petite averse d'humour bien de saison qui en plein mitan du mois d'août met en scène... un siesteux chat d'hiver. Prémonition, provocation ?

De vertiges de nuages en vestiges d'orages nous suivons le temps qui passe au dessus des toits, et le voyage des nuées qui caresse  les cheminées jalouses de tant et tant d'ombreuses nébulosités.
Patricia Laranco travaille par ailleurs au comité de lecture de Jointure, la revue qui s'aventure aux plus obscures devantures et qui  va cependant, tanguant et roulant (*) contre vents et marées, bientôt publier son numéro 88.

Crédits : merci à ce mouton d'écosse à tête sombre méditant entre deux nuages en haut de sa colline.
Pour une autre réflexion  sur ce que les nuages peuvent transporter dans leurs errances, j'ajouterai ultérieurement un lien, quand le vent aura rattrappé une parole presque perdue qui vole entre mer et montagne.

Note :
(*) Nous constatons aussi des mouvements de lacet : n'oublions pas les variations de l'angle β... Le tangage fait bouger l'assiette, ça tangue ; le roulis modifie la gîte, ça roule ; quant au lacet, qui affecte la dérive, je n'ai pas su trouver le verbe associé, car ni dériver ni même déraper ni lacer  ne conviennent, ne rendant pas la notion de mouvement alternatif que rouler et tanguer réveillent en nos souvenirs kinesthésiques.

Si quelqu'un a une idée ?

Publié dans : Nouvelles des arts
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Samedi 16 août 2008

Il y a quelques semaines j'ai acquis, pour une somme raisonnable, un exemplaire de l'édition de l'an XIII, soit dans le calendrier actuel 1804, du Songe de Poliphile. Il s'agit de la traduction libre de Jacques Guillaume Legrand, imprimée par Pierre Didot l'aîné (*) . Le traducteur-traître n'hésite pas d'une part à priver le lecteur des gravures et arrangements typographiques qui font l'originalité de l'ouvrage de Francesco Columna, mais encore il dénature le texte : ...pour me forcer à lire l'ouvrage entier dans l'original, dont le style est (également) diffus et embarassé, je n'ai pas trouvé d'autre moyen que celui d'en essayer une nouvelle traduction libre, ou plutôt une imitation, car j'ai souvent retranché du texte, et quelque fois même je me suis permis d'ajouter et d'étendre ce qu'une idée originale m'inspirait.

Que diable, si l'on n'aime pas le style d'un auteur, non plus que le contenu de son ouvrage, pourquoi s'obliger à le transposer dans une autre langue en le défigurant ?

Ce qui a finalement attiré mon attention, c'est la mention figurant sur la page de garde : à mon cher A. t'Serstevens, en cordial souvenir. fernand_fleuret. (**)
De même, l'ex-libris ici reproduit en illustration.
Dans la chaîne des amitiés artistiques, Albert t'Serstevens est à une distance 3 de moi, puisqu'il était notoirement d'amitié avec Pierre Mac Orlan, qui l'était d'Henri Landier, qui est lui des miens.

Quel usage Albert t'Serstevens fit-il de cette édition décadente ? Une annotation manuscrite sur la page de titre révèle une préoccupation : voir au sujet de cette traduction (?) ce qu'en dit Popelin dans l'introduction de l'édition Liseux, page ccxxv.

Je vais suivre la piste...


Notes
(*) Le libraire-bouquiniste signalait : Rarissime traduction du célèbre et spectaculaire roman à clés, ..., qui ne comporte pas d'illustrations. La première traduction date de 1546, reprise en 1554 et 1561. L'édition de 1600 par François Béroalde de Verville est augmentée d'un beau frontispice gravé et d'une introduction qui met en évidence le sens alchimique du chef-d'oeuvre de Francesco Columna ce que ne manque pas de relever Legrand dans les notes et observations placées en fin de notre volume. Il n'y eu que deux éditions françaises de l'hypnérotomachie au XIXème siècle, celle-ci et celle de Claudis Popelin, (***) chez (Isidore)  Liseux en 1883 (aucune entre celle de 1600 et la notre). Les huit derniers vers du dernier feuillet manquant à notre exemplaire ont été restitué à la plume (avant que le volume ne soit relié).

(**) Fernand Fleuret, l'homme aux sept alias et plus, est repéré parmi  les relations d'
Albert t'Serstevens dans la biobibliographie que WikiPédia consacre à de dernier, alors que la réciproque n'est pas (encore) vraie. Guillaume Apollinaire lui dédia le poème Le Voyageur. Cet écrivain confidentiel et poète méconnu a tout de même quelques amateurs éclairés.

(***) Plus exactement Claudius Popelin, émailleur et poète, amant puis époux de la princesse Mathilde Létizia Bonaparte,  et ami de Jules de Goncourt, d'Edmond de Goncourt, et de quelques autres...
Publié dans : Nouvelles des arts
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Mercredi 13 août 2008

Le jeudi 20 octobre 1994, je fus invité par mes partenaires de la Direction du Transport de la S N C F à participer à la marche d'endurance d'Eurostar : départ de Paris-Nord à 8 h 07, arrivée à Londre-Waterloo à 11 h 13, par le train 9611. Retour de 15 h 33 à 19 h 06, par le train 9636...Aucun incident, aucun retard.
Mon carnet de notes contient en particulier les impressions suivantes:
-Salle embarquement style aéroport
-Départ heure top 8 h 06, dans la tolérance
-Erreur d'impression du numéro de voiture sur les billets
-Café aussi mauvais que celui d'Air-Inter
-...
-Sièges de 2° classe un peu exigus
-repose-pieds bien positionné et tablette bien dimensionnée
-Arrivée  Lille-Europe 9 h 08 ; rab de café
-...
-Entrée tunnel 9 h 40
-Sortie tunnel 9 h 59
-Traversée de la campagne anglaise à une allure de train de banlieue

-...
La fin du voyage fût occupée à identifier dans l'honorable cohorte de voyageurs le maximum de journalistes, parlementaires et autres VIP.


Une précision foggienne ! Et pourtant précaution était prise, qui se traduisait par un codicille : les aléas auxquels sont soumises les marches d'endurance peuvent retarder de quelques minutes ou de quelques dizaines de minutes les horaires indiqués.
Je viens de retrouver mon invitation et mes billets. Peut-être pourrais-je les revendre sur e-bay ?

Or le vendredi 21 octobre, France-Soir titrait à la une : Le train rapide franglais a raté son coup de pub, Eurostar fait tilt. Et ouvrait une double page  illustrée sous le bandeau : eurostar : le big show a tourné au vrai bide.
Que s'était-il passé ? Eh bien la circulation inverse, planifiée au départ de Londres à 9 h 23 (heure locale) ne put quitter Waterloo Station qu'avec une heure de retard du fait d'une alerte technique électrique. Remarquer au passage que la direction d'exploitation du train à grande vitesse a assumé ses responsabilités ; l'incident détecté, vu sa nature, n'aurait manifesté ses effets que côté français, immobilisant la rame à Fréthun, et le retard aurait été évité au départ.

Croyez-vous que  France-Soir, réputé pour son approche faisdiveriste des événements, fût le seul quotidien à associer le nom de la gare, Waterloo, à cette péripétie d'horaire ? Que nenni. Le très sérieux Figaro, dans son cahier saumon, nous offrit une notule de même veine, intitulée Waterloo, le fiasco anglais...Et, comble d'insistance, le Monde daté du 22 octobre publia, sous le titre de circonstance Waterloo, morne gare, un billet de Pierre Georges.

Je ne sais pas pourquoi j'ai gardé un dossier sur cette affaire. Ma contribution au chantier Eurostar n'avait porté que sur la rédaction des procédures de sécurité – la société d'exploitation est multinationale et les équipages sont  multiculturels –. Peut-être n'ai-je vu dans cette affaire qu'une occasion de sortir de l'ombre contractuelle et déontologique qui couvre de son aile sombre les consultants, et de réaliser que si nous peaufinons ces textes qui organisent en pratiques pertinentes les principes de précaution, c'est aussi pour qu'il soient lus, compris et appliqués. Le fait qu'un conducteur de rame ait ajourné le départ au motif d'une alerte de sécurité aurait dû non pas exciter l'ironie des journalistes, mais les inciter à développer le sujet : il n'est guère possible de garantir à la fois la sécurité des circulations et  le respect des horaires s'il passe par le mépris des alertes...

Crédits : merci à Galileo, pour cette horloge de gare (du Nord...).
Merci à la SNCF, pour Eurostar, et en particulier aux ingénieurs qui dès 1964 de manière un peu clandestine, puis à partir de 1966 au sein du très discret Service la Recherche, mon partenaire du moment  chez Wabco-Westinghouse, développèrent, envers et contre presque tous, le concept global et zébulonesque de train à haute vitesse commerciale, associant à des innovations technologiques appliquées au matériel roulant  une révolution dans la conception des tracés de ligne.

 


Publié dans : Systémique
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Jeudi 7 août 2008

A titre personnel, je me suis intéressé à cet événement, non seulement du fait de ses énormes implications et conséquences géopolitiques, mais aussi sous l'aspect technologique.

Le 11 septembre 2001, j'étais à Dinan, et je travaillais à la préparation du cédérom Henri Landier, ou la cohérence d'une œuvre. L'information qui nous avait été donnée par la rumeur de la rue était c'est fou, les israéliens vienent de bombarder New York – authentique...

Les films que j'ai pu regarder, et montrant le processus de percussion/pénétration des tours par les aéronefs et celui de leur effondrement à la verticale, par désintégration successive des étages et implosion, m'ont fait scientifiquement douter de la vérité totale de la version officielle. Il y a eu il y a environ deux ans un débat dans Agoravox à ce sujet, suite au papier de Carlo Revelli lui même, paru le 20 mars 2006, et j'y avais contribué.

Les bombes volantes de grande masse apportent deux énergies pertubatrices de l'équilibre et de l'intégrité de la cible : l'énergie cinétique de la bombe, croissante avec  sa masse et sa vitesse, dont les forces d'applications sont orientées dans le sens du mouvement, et l'énergie thermodynamique de l'explosif, liée aux caractéristiques spécifiques de l'agent déflagrant, et dont les forces d'application sont orientées radialement autour du foyer de l'explosion. Dans le cas de ces aéronefs, leur mouvement était perpendiculaire aux tours. Leur énergie cinétique était d'un ordre de grandeur non négligeable devant celle due à l'inflammation du kérosène, qui en soi n'est pas un explosif particulièrement performant, et ne s'est pas produite dans les conditions de rendement optimal.

Le kérosène brûleà l'air, en l'absence de catalyseurs, a une température de l'ordre de 1 000° C, heureusement inférieure de près d'un tiers à la température de fusion des aciers, et heureusement, sans quoi adieu au moteur à explosion et surtout au turboréacteur...

L'existence d'une forte composante parallèle au sol, appliquée dans la partie centrale de l'édifice, n'est a priori pas compatible avec un effondrement rigoureusement vertical. D'autant plus que le procédé de construction des tours avait recours à un noyau central robuste, autour duquel les plateaux des étages étaient accrochés : à la limite, les étages auraient pu coulisser autour du noyau, sans que le noyau s'effondre...

La rapidité singulière avec laquelle les décombres ont été protégés et évacués vient ajouter aux légitimes motifs de scepticisme.

A noter également que la législation des USA, avec son système de témoins protégés assorti de la possibilité de vrai fausses identités, permet d'accréditer la thèse selon laquelle certains disparus seraient des citoyens ayant changé de visage. L'heure de l'accident est aussi à prendre en compte.
Dans l'hypothèse de la préméditation provocative, la question fondamentale est une recherche d'optimisation : quel est le nombre minimum de victimes nécessaire pour déclencher les effets désirés, et quel est le nombre maximum au dessus duquel ce sera la conviction que l'Etat protecteur est coupablement incompétent qui l'emportera ? Equilibre à trouver. Je ne dis pas ici que j'approuve ce genre de calcul. Je dis simplement que certains sont payés pour le faire, ont appris à le faire, et le font certainement. Ce sont les même modèles mathématiques que ceux qui sont utilisés en Bourse ou ailleurs dans les affaires financières.

Je ne suis pas pour autant convaincu qu'il y ait eu complot. Je me borne à penser que, comme à l'accoutumée, la vérité a été enveloppée dans une explication simpliste qui ne peut satisfaire que les esprits peu curieux. 
Pour ne rien dire du destin mystérieux de la Tour WTC 7.

Cette note n'a bien entendu aucun rapport avec l'actualité.

Crédits : Merci à Félix Valloton, pour son tableau Le Mensonge.

Publié dans : Étonnement
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Mercredi 6 août 2008

L'histoire de l'aviation, comme celle du téléphone ou du phonographe, est sujette à cet accident du destin qui veut que les idées neuves, et leur mise en pratique effective, sans laquelle il n'y a pas d'innovation à proprement parler, naissent telles de fausses jumelles à quelques jours ou quelques années d'intervalle et des deux côtés d'un océan.

Qui, de Wilbur et Orville Wright, ou de Clément Ader, passa le premier à l'acte ?

Le premier vol de Clément Ader, sur 50 mètres et à 1 pied  du sol a eu lieu le 9 octobre 1890  dans le parc du château de Gretz-Armainilliers,  aux commandes de l'Éole. Contraint au secret militaire, il ne parle de ses vols qu'en 1906.
Le premier vol motorisé de Wilbur et Orville Wright se déroule à Kitty Hawk en Caroline du Nord le 17 décembre 1903, sur l'appareil baptisé Flyer. Leurs aéronefs, plus gouvernables que ceux d'Ader, leur permettent d'échapper à la fatalité du saut de puce et du cassage de bois.

Le problème de fond n'est peut-être pas là.
Avant eux, d'autres avaient consacré leur énergie au plus lourd que l'air, qui nous semble aujourd'hui presque plus évident que la Montgolfière, puis la Charlière  expérimentées sous l'ancien régime.
Jules Verne lui même mit en scène dès 1886, donc quatre ans avant Ader, l'affrontement entre les deux conceptions, dans Robur le conquérant : le plus lourd que l'air lutte contre le ballon, et gagne.

Comment revivre les espoirs, les doutes, la ténacité des conquérants de l'atmosphère ? Pourquoi pas au théâtre ? La comédie exaltée créée par Georges Dupuis, mise en scène par Yves Pignot, Le vol de Kitty Hawk, nous  propose l'occasion de réfléchir sur l'idée que ce qui est en haut peut être un peu différent de ce qui est en bas...

C'est au Théatre 13, du  2 septembre au 12 octobre 2008, Mardi, mercredi et vendredi à 20h30, jeudi et samedi à 19h30, et le dimanche à 15h30. Production Compagnie Depuis Depuis...
Avec Laurent Benoit, Jean Hache, Pascal Ivancic, Philippe Ivancic, Valérie Karsenti, Firmine Richard et Rosalie Symon. Costumes d'Emily Beer, décors de Jacques Voizot, lumières par Jacques Rouveyrollis.
Publié dans : Nouvelles des arts
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Mercredi 6 août 2008

Après avoir contribué à illustrer en juillet 2008 la manifestation d'Hommage à François Villon, à l'Atelier-galerie A7 à Penne d'Agenais, puis assumé une exposition personnelle à la Galerie la Mandigote, à Moirax, Hélaine Charbonnier participe, jusqu'à l'équinoxe d'automne, à la manifestation Lignes et Courbes  au Château de Villandraut.

Cette rencontre est organisée par l'association Adichats.
Selon Adichats, la dénomination lignes et courbes fut choisie en référence aux caractéristiques de l’édifice d’accueil, une forteresse médiévale. Ces deux composantes définissent la silhouette de l’édifice. Ce sont elles qui construisent l’édifice pour mieux le re-découper. En effet, de nouvelles lignes découpent l’espace intérieur pour constituer de grands ensembles aujourd’hui à ciel ouvert. Quant aux formes circulaires, elles composent des espaces beaucoup plus denses, et moins lumineux comme les salles des tours. C’est au regard de ce jeu de construction de l’espace, que nous avons choisi de prendre les lignes et les courbes comme nouvelle thématique de l’édition 2008.

Les autres artistes présentés sont Catherine Baÿ , Laurent Cerciat, Ibai Hernandorena, Konrad Loder, Hervé Samzun, et Agnés Torres.

 Renseignements et accès : Château de Villandraut, Adichats / Maison Labat, 33730 Villandraut. Tél.: 05.56.25.87.57 et Fax.: 05.56.25.86.78

A noter qu'une ligne peut être droite ou courbe, ou les deux, selon les endroits, et que l'opposition invoquée par les organisateurs relève d'une interprétation très particulière du mot ligne. En matière architecturale, la seule ligne qui soit à peu près visible visible dans les formes de nos édifices est l'encoignure, qui peut  être droite – marche et contre-marche – ou courbe – fût de colonne et socle plan – .
Les tours cylindriques de Villandraut, résumée à leur volume-masse, naissent de la conbinaison cinétique de deux lignes : une directrice circulaire horizontale, courbe, et une génératrice rectigne verticale, droite.

Crédits : merci à Hélaine Charbonnier pour cette licence acrobatique...
Publié dans : Nouvelles des arts
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