Adaman...Quoi ?

 

Liminaire

Le site source de ce blog, adamantane.net, a été mis en chantier et en ligne pour assurer simultanément plusieurs fonctions :
  • Présenter un ensemble de littératures polychromes : poèmes, essais, critiques, préfaces, documents pédagogiques, schémas didactiques, fragments sur des thèmes divers
  • Publier des auteurs, et plus généralement afficher des artistes, connus comme méconnus
  • Servir de portail à des associations à but artistique et culturel
  • Accueillir des activités d'écriture collaborative
  • Dissimuler un espace privé dédié à des recherches symboliques.
Son rédacteur veut les assurer de manière :

  • Systémique : les liens et interactions entre les divers domaines de la pensée active constituent en noosphère vivante ce qui sans eux ne serait qu'une froide encyclopédie des savoirs ;
  • &, conjonction de coordination
  • Libertaire : la personne est première ; les maîtres à penser sont à fréquenter avec d'extrêmes précautions, et le progrès nait de la réflexion autonome de chacun venant se combiner à celle des autres.


Informations

Depuis sa création, ce site a accueilli
visiteurs.


Au 10 avril 2008,
il a proposé 411 articles
et accueilli 454commentaires.

Images Aléatoires

Présentation

Mercredi 27 février 2008

Les petites phrases humoristiques de M. Triplemoi ont un succès de fait qui vient démentir sur le terrain la vision pessimiste que les institutsondeurs donnent de sa popularité actuelle.
L'exemple venant d'en haut, voilà ce que  des petits malins ont concocté pour s'en prendre à l'honorable population des agents verbalisateurs contractuels. J'ai trouvé ce papillon sous un des essuie-vitre de ma voiture à vivre.
A première lecture, je me suis demandé qui était ce mystérieux Tractuel qui signe cette injonction sans même citer ses sources, ce qui  n'est réellement pas fair-play.

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Je m'interroge en conséquence sur ce que la SACEM, prompte à réprimer, à juste titre, l'abus de droit de citation, va adopter comme attitude vis à vis de ce genre de plagiat, que je me permets de trouver lâche, et même indigne.

Voulant approfondir mes connaissances au sujet de l'énigmatique Tractuel,  j'ai fait la rencontre de Tractuelle, chanté par Oldelaf et Monsieur D. La gougueulisation du substantif m'a ensuite orienté vers tractopelle, et je m'en suis tenu là ; il ne faut pas rouler trop loin.

En cette saison de tractage, je me suis au passage demandé si Saint Tractuel n'était pas le patron de ces  vendeurs de rêve imprimé sur papier recyclé, de promesses en quadrichromie qui  nous glissent dans la main les déclarations d'amour fugace aux chèrezélectrices et cherzélecteurs qu'ont rédigé leurs commanditaires.

Cet épisode a inspiré les loueurs de noms de domaines. Les registrars ont immatriculé, selon le whois :


cassetoipauvrecon.fr – en construction sur...viaduc

cassetoipauvrecon.info – utilisé par deux sympathiques chanteurs de rue célébrant...le pouvoir d'achat ; mérite un détour

cassetoipauvrecon.com – en vente au plus offrant  

cassetoipauvrecon.net – inutilisé

cassetoipauvrecon.org – "site  d'augmentation du pouvoir d'achat ", à vendre au plus offrant

cassetoipauvrecon.eu  – acheté par la société 1&1 pour le compte d'un de ses clients

cassetoipauvrecon.mobi  – en construction

cassetoipauvrecon.ch – inutilisé ; l'acheteur réside à Epalinges, qui fut après 1955 lieu de villégiature et d'écriture de Georges Simenon

cassetoipauvrecon.li   –  inutilisé

cassetoipauvrecon.org.uk – inutilisé

cassetoipauvrecon.co.uk – inutilisé 

cassetoipauvrecon.tv  – en construction...par le même webmestre que .mobi

cassetoipauvrecon.nu – en cours d'enregistrement

cassetoipauvrecon.it  – inutilisé

Il en reste un peu, dépêchez-vous. En particulier l'extension .biz. Curieux, non ? Elle ne faisait pas l'affaire ?

A noter que CLPA désigne usuellement les Cartes de Localisation des Phénomènes d'Avalanche éditées par le CEMAGREF...Encore un détournement !
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Lundi 25 février 2008
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Nous  serons bientôt  999 999, sans compter les femmes et les petits enfants, comme  le regretté Christophe commente un épisode de La famille Fenouillard,  à avoir jeté un œil  sur la saynette  où M. Triplemoi  envoie promener sans élégance excessive, et en usant d'une périphrase  un peu trop familière peut-être, un quidam refusant  un contact qu'il pensait salissant. 

Pour ne pas abuser du droit de citation, je n'ai pas reproduit ici la totalité de ce nouveau chef d'oeuvre de la langue française ; les adeptes du parler banlieusard, dont je suis, y verront j'espère le signe fort d'une volonté d'empathie : enfin, il parle le même langage que nous...


Les prédécesseurs du mari de Carla auraient peut-être tourné autrement la réponse ? Par exemple :

Charles de Gaulle : Je me fais pourtant, Monsieur, une certaine idée de la poignée de main.

Georges Pompidou : J'ai bien le droit de tirer la poignée d'un frigidaire ...Pourquoi pas la vôtre.

Valéry Giscard D'estaing : Il n'y aurait pas tant de mains mal tendues, s'il n'y avait pas tant d'amateurs de malentendus.

François MitterrandQui a peur de son ombre attend midi pour tendre la main. Pendant ce temps, les autres se saluent.

Jacques Chirac : Qu'est-ce qu'elle a ma main ? Elle ne sort pas des fesses d'une vache...

Les plumitifs polygraphes qui peaufinent les périodes présidentielles vont avoir fort à faire. A moins qu'ils ne rendent leur encrier devant tant d'obstination à ne pas prendre le pli du langage élyséen. Comment faire passer pour digne de la fonction assumée (enfin, présumée telle) cette réplique qui fleure bon la racaillangue ?

J'en suis venu à me demander si l'on ne faisait pas beaucoup de bruit pour rien. Pourquoi ne faire un crédit d'intention à M. Triplemoi. Refléchissant à sa situation politique, n'en serait-il pas venu à s'interroger sur son avenir et, soliloquant, à se laisser aller à dire à voix haute, comme il arrive souvent aux grands esprits, ce qu'il lui convenait de faire ?

Crédits : je remercie Charles de Gaulle – écrivain et mémorialiste –, Georges Pompidou – Major de l'agreg de lettres –,  Valéry Giscard d'Estaing – occupant du fauteuil n° 16 –, François Mitterrand – écrivain, douze ouvrages publiés, dont un en collaboration avec Marguerite Duras – pour leur contribution aux réponses imaginaires, phrases extraites de leur œuvre et que j'ai un peu retouchées.
La réplique prêtée à Jacques Chirac est entièrement contrefaite, partiellement inspirée par un titre de Johnny Halliday,   mais plausible.
Quant à  l'image, je l'ai empruntée au site médecine et santé (pour rester dans le sujet)


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Lundi 18 février 2008
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Non, l'oie plate  n'est pas une anamorphose, mais tout bêtement, et même ornithologiquement, désigne L'Observatoire Indépendant de l'Edition Pour Les  Auteurs Très Exigeants...

Feu le CALCRE, né en 1979, et tué par un  profiteur malgré la mobilisation de plus de mille auteurs,  dont votre serviteur,  disparut en 2004. 

L'Oie plate, qui en prit le relais, a besoin d'une aide  d'urgence, non pour engraisser, mais tout simplement pour pouvoir continuer à arpenter pas à pas son bord de ruisseau, ce ruisseau de l'édition qui n'est pas un long ruisseau tranquille, mais une eau pleine de vases et de tourbillons.

Ses animateurs, Claude Aubert, Roger Gaillard et André Muriel s'interrogent. Les ventes baissent.  Les auteurs, revuistes, micro-éditeurs, auto-éditeurs, trouveraient-ils directement sur Internet réponse à leurs questions, au point de n'avoir plus l'emploi des  guides, mémos et modes d'emploi que l'Oie plate édite ou diffuse ? Faut-il en 2009 produire et mettre en vente une nouvelle édition du célèbre ARLIT & Cie, l'Annuaire des Revues LITtéraires & Compagnie ? Et en 2010 envisager la 8° édition d'AUDACE ?

La seule manière de soutenir leur action est de garantir, moralement et surtout financièrement, l'utilité du travail de cet observatoire. Moralement, en faisant connaitre ses buts, ses moyens, ses résultats. Financièrement, en achetant les ouvrages de référence édités pas ses soins.
Le catalogue est en ligne sur le site de l'oie plate.



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Dimanche 6 janvier 2008
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Monsieur Triplemoi n'est pas seulement le premier acteur de France et un futur nouveau marié débordant d'expérience matrimoniale. Il est aussi chanoine honoraire et a à ce titre passé commande à un de ses nègres habituels d'un discours qui tourne autour du pot de l'état de décadence morale de la fille aînée de l'Église, et de ses petites sœurs les autres nations européennes, comme un inquisiteur autour d'un bûcher. Les Européens souffrent d'un déficit de références religieuses, ce qui explique leurs réticences face à certains aspects du destin qu'ils pressentent qu'on leur propose.
Monsieur Triplemoi serait-il plus doué pour la sociologie religieuse – je n'ose parler de théologie – que pour la génétique ?

La propension à donner "la réponse", unique et infaillible, avant d'explorer le champ complexe des questions est pour moi le travers congénital des approches religieuses.
Je trouve inquiétant que l'homme qui parle au nom de la France puisse manquer de jugement critique au point, non seulement d'exalter la voie religieuse, c'est-à-dire dogmatique, comme la seule permettant l'exploration du territoire spirituel, mais encore qu'il attribue au catholicisme romain une place toute spéciale.

Le catholicisme romain, qui commet l'erreur, j'allais dire le péché, de considérer par exemple les communautés orthodoxes comme terre de mission, est une institution totalitaire. Et ce quels que soient la sincérité chaleureuse et l'engagement fraternel de nombreux croyants. Il est au passage amusant de constater que les actes de vie privée du président de notre République, lesquels actes m'indiffèrent absolument à titre personnel, contredisent sans vergogne les normes comportementales du catholicisme romain, qui excommunie de fait, puique le privant du sacrement de mariage et de...communion, tout en déclarant ne pas l'excommunier de droit, le divorcé remarié et fidèle…et accueille sans barguigner le pécheur qui se repent chaque trimestre, et par avance si tels sont les hasard du calendrier, de la liaison qu'il entretient avec un(e) partenaire réputé(e) illégitime.

A noter que beaucoup de mégasectes abritent dans les replis secrets de leur organisation sociale des petites communautés de réflexion non prosélytes. Je pense à celles que je connais le moins mal : le soufisme pour l'islam, la qaballe pour le judaïsme, la maçonnerie symbolique ou christique pour la mouvance chrétienne. Ces îlots de non-conformisme spirituel, à l'envers des démarches pesantes de leur institution-écran, donnent priorité :

  • -à l'initiation, qui est un autre mot pour une attitude systématique et joyeuse de doute systématique, de libre recherche et d'humilité fraternelle,
  • -sur la révélation, qui est un autre mot pour l'endoctrinement normalisé, la soumission aux dogmes et la castration de la réflexion autonome.

Politiquement parlant, ces récentes déclarations méritent une analyse approfondie. Une nouvelle confusion s'instaure, entre la sphère mentale privée et l'espace communautaire partagé : après l'irréaliste "travailler plus pour gagner plus", voilà que s'annoncerait un insupportable "prier plus pour exister plus". Ce commandement inattendu révèle une ingérence dommageable du représentant suprême de l'état dans la conscience individuelle d'hommes et de femmes nés libres et égaux, qui considèrent :

  • -que la liberté de croyance et de culte ne souffre aucune exception, y compris celles qui consisteraient à donner un culte en exemple pour son prétendu enracinement culturel ou émettre des doutes sur la capacité d'un autre à intégrer la laïcité dans ses valeurs comportementales
  • -et que le principe d'égalité s'applique, par exemple, aussi bien aux préférences sexuelles qu'aux inclinations spirituelles.
Crédits : j'ai beaucoup hésité entre illustrer ce papier avec une étiquette du Champagne Chanoine ou le 1,50 F brun type Pétain ; puis j'ai pense que l'arcane V ferait l'affaire, qui peut ouvrir des portes spirituelles sur les liens entre temporalité et éternité.

 

 

 

 

 

 
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Mardi 4 décembre 2007
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Le numéro 1246 du quotidien gratuit 20 minutes titre avec fierté : Merci à nos 2 423 000 lecteurs. A mon avis, il en est de 20 minutes, premier quotidien français, comme de l'annuaire de France Télécom :  il ne suffit pas de justifier d'un gros tirage pour exister en tant que journal ou que livre.
Qu'y a-t-il à lire dans ce gratuit : quelques titres et entrefilets. Le reste est photographie et publicité (en effet, un gratuit est de fait, et de droit, un support publicitaire qui accueille dans la place restée libre des extraits de dépêches d'agence et quelques micro-papiers de synthèse).

Un numéro "moyen" de Le Monde tire à 240 000 exemplaires et contient 55 000 cm2 de texte informatif.
Un numéro "moyen" de ce gratuit tire à 2 400 000 exemplaires et contient 5 500 cm2 de texte informatif.
Dans une certaine forme de comparaison arithmétique, match nul : le tirage est le même si l'on passe du nombre d'objets à la surface de texte non-publicitaire.

Vu du lecteur, un numéro de Le Monde représente dix fois plus de caractères. Et bien plus de dix fois plus d'information originale, de réflexion, de débat, d'enquêtes, d'approfondissements, de reportages...Et aussi en effet plus de vingt minutes de lecture.
Il n'y a donc pas tromperie sur la marchandise, au contraire, de la part du quotidien gratuit. Il est légitimement aussi gratuit qu'un prospectus pour grande surface.

Mais qu'est-ce qui m'a pris de vouloir comparer le catalogue d'Ikea avecun exemplaire de La Terre vue du Ciel...? Après-tout, les deux ont leur esthétique et leur utilité sociale...Mais ils n'appartiennent pas à la même catégorie d'ouvrages du labeur.

Crédits :
-merci à 20 minutes, numéro du 10 septembre 2007, pour son titre de première page.
-merci au Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour, pour cette photographie illustrant une page de son très intéressant site. Ceux qui auront trouvé le lien entre un quotidien gratuit et un chat qui gratte à la porte auront gagné...mon estime.

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Mardi 27 novembre 2007
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Dans le monde daté du mardi 27 novembre, deux articles  :
-page 8: les fresques de Lascaux menacées par les moisissures
-page 33 : les frasques de Bayrou menacées par les moi-scissures

Bon, j'ai triché, le billet de Robert Solé, en page 33, s'intitule très sobrement Loyauté. Il s'agit de la loyauté paradoxale de Jean-Marie Cavada, journaliste talentueux et opportuniste tortueux. Il se pourrait qu'un des sujets du bac 2008 soit du genre L'excès de loyauté peut-il étayer la trahison ?.

Notre ex-compagnon, ayant épuisé les recours de la loyauté, retourne son micro, et croit participer activement à la marche du siècle en règlant son pas sur le pas de Sarko.
Il m'est arrivé dans ma vie de changer d'avis [ changez de vie, changez d'avis  ], et après tout l'action politique consiste aussi à pousser certains électeurs à changer d'avis. Donc, je pense hypocrite de stigmatiser les variations d'opinion. En 1968, un certain Edgard Faure avait d'ailleurs approfondi avec finesse la dialectique des vents gyrovagues et de la girouette ventipulée. Le XV° titulaire du fauteuil 18 de l'Académie Française ( qui fut celui d'Alexis de Tocqueville...et de Philippe Pétain) était expert en aphorismes...

Mais, et notre homme le sait, le changement de point de vue d'un électeur et celui d'un leader d'opinion ont des conséquences avec commune mesure, en ce sens que celui-ci pèse entre dix mille (*) et un million de fois plus que celui-la. Le ratio dépend de l'influence du dit leader, de sa crédibilité, du moment de l'annonce.

Autant le changement d'orientation d'un Hervé Morin, dont le parti politique tout nouveau tout neuf a dû exploiter dans ses détails les plus sordides les règles républicaines pour acheter avec commission un financement, ce qui n'est pas une référence en matière d'éthique mais l'est pour ce qui est de la créativité politicienne, avait peu d'impact du fait de sa relative prévisibilité, autant celui du député européen ex-modem est conçu pour en avoir, venant quelques quatre jours avant le congrès fondateur d'un Mouvement sur lequel il estimait probablement son emprise insuffisante.

Circonstance aggravante : il a été membre de la commision d'investiture du MoDem...Je me demande au nom de quelle modestie insolite il aurait réfuté la sienne  propre !

Crédits : merci à Watch Kelton pour le slogan changez de vie, changez d'avis ,et à René Magritte pour son huile sur toile  la trahison des images visible en particulier sur le site de l'Université de l'Alabama et en général dans tout bon livre d'art traitant du surréalisme, ou tout bon ouvrage de méthodologie exposant les axiomes de la sémantique générale.

(*) Mille étant historiquement le pluriel de mil,  l'orthographe spontanée "dix milles" est déconseillée par les puristes...







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Mercredi 14 novembre 2007
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Après quatre années de réflexion silencieuse, le visage vert, revue de littérature, qui change de visage et a pris les apparences d'un visage  kraft aux multiples lèvres rouges, a publié en juin 2007 son quatorzième numéro.

Aux éditions Zulma.

Dans son éditorial, Xavier Legrand-Ferronnière avoue que l'équipe éditoriale a, pendant ces quatre années, eu le temps de cultiver les charmes de la sérendipité.

La rigoureuse beauté de la mise en page ne doit pas faire oublier la rigoureuse cruauté de certains des textes de cette livraison, consacrée aux femmes cruelles, amatrices in suffering. Ainsi que le travail d'analyse de Delphine Durand et de Michel Meuger.

La prochaine fois, je vous parlerai labyrinthe...

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Mardi 13 novembre 2007
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Dans un numéro récent de Le Monde, daté du 3 novembre, Robert Solé écrit, ce qui est son droit, à propos de Wikipédia : c'est le règne de la fainéantise et du plagiat. Il ne peut ignorer que cela fait des années, des siècles peu-être, que les étudiants paresseux recopient des textes disponibles pour étoffer leurs copies. D'ailleurs, bon nombre d'enseignants agissent de même pour nourrir leur cours.
Il écrit aussi, ce qui est plus intéressant : aucun diplôme n'est requis pour compléter ou modifier l'une des innombrables fiches...Et là je vois bien ce qui le blesse : les non-diplômés peuvent enfin exister dns leur expertise, c'est rageant ,cette injustice.

Et il valorise le travail de destruction engagé par un certain Pierre Assouline, qui a usé de son pouvoir d'influence pour inciter certains de ses étudiants à vandaliser Wikipédia,  pour démontrer que tout le monde pouvait accéder à un Wiki et en modifier temporairement le contenu...Ce qui est enfoncer, dans un certain fracas médiatique, une porte  ouverte.

Il est certain que dans le domaine de la politique, du chaubise, du pipole, Wikipédia est fragile. Et il est vrai que la vie intime et la brève carrière du moindre fouteballeur  y occuppe plus de place que celle d'un chercheurs ou d'un créateur d'entreprise.

Toutefois, dans certains domaines, les articles mis en ligne sont crédibles, documentés, validés contradictoirement, et tout amateur éclairé peut y déposer les traces de ses connaissances, expériences, investigations.

Un débat a été conduit au sein de la famille des contributeurs – bénévoles, faut-il le rappeler ? – pour savoir dans quelle mesure il convient de certifier, ou de valider les articles – ce que Robert Solé nomme, un peu dédaigneusement, les fiches, mot codé qui a un sens pour les universitaires et les romanciers consciencieux, mais porte en sous-entendu aveuglant , pour le grand public, le dédain du je-m'en-fiche, c'est-mal-fichu...

Certifier ou valider ?

Certifier et valider sont des opérations qui ont des ressemblances, en terme de produit, et des dissemblances, en termes de processus.

Certifier : atteste pour moi la conformité à un référentiel formel. Il s'agit de savoir si l'objet répond à certaines normes de fabrication, de présentation, d'utilisation. Wikipédia, entité collective,  se donne du mal pour certifier que les articles mis en lignes satisfont à divers impératifs, lesquels évoluent à mesure que l'on apprend, sans que la validité du contenu soit un critère fondamental ; en effet, l'idée de base est que la validité du contenu, du point de vue des utilisateurs, ceux qui savent et ceux qui ne savent pas,  est sans cesse améliorable, toutes choses égales par ailleurs, du fait du travail des contributeurs.

Valider : signifie qu'une personne, ou un groupe de personnes, a décidé, selon ses propres critères, que le contenu était valide, c'est à dire ne s'opposait pas à leurs convictions intimes. J'emploie le mot conviction, car notre histoire collective nous enseigne qu'il n'y a pas de vérité absolue, scientifique, théologique, historique même, et que "l'état des connaissances" ignore certains faits, en valorise d'autres, confond hypothèse de travail, élucubration géniale et condensé de préjugés. En ce sens, Wikipédia dénie le concept de validation, et là est son avantage concurrentiel vis à vis des encyclopédies figées jamais à jour. Bien sûr, il convient d'éviter de présenter  les âneries comme des innovations prometteuses, et les approches réfutées comme des connaissances maudites ; mais ces âneries et ces approches existent, et pédagogiquement leur étude n'est pas inutile.

Je suis donc personnellement de plus en plus réticent à l'idée d'introduire le vers dans le fruit et la validation, au sens rappelé plus haut,  dans Wikipédia.

Un article de qualité est pour moi un article qui atteint un niveau connu de certification. Pas un article plus valide qu'un autre. Les ébauches ont leur part nécessaire de validité.

L'esprit Wikipédia, pour moi, est  : tous contributeurs - certains, plus expérimentés dans le fonctionnement du système, co-certificateurs - pas de validateurs autres que les utilisateurs - et rétroaction.

C'esti la logique du vivant.

Je vois donc avec crainte s'avancer l'idée qu'une des corporations du savoir, les enseignants, si honorable soit-elle, valideraient partie de l'ensemble et rejetteraient le reste dans les ténèbres de l'incertain.
Wikipédia est une collection de versions de travail, avec de plus une très bonne traçabilité du dit travail. Vouloir en extraire un sous-ensemble nommé version validée, c'est tuer à la fois l'ensemble générateur et le sous-ensemble ainsi isolé, en supprimant la rétroaction au profit d'un filtrage préalable. Les bases de données "validées" rassurent ceux qui ont peur du progès, des remises en question, des incertitudes.

Ça m'arrive aussi, d'ailleurs. Ça fait plus propre...

Mais la connaissance, c'est sale, c'est flou, c'est discutable, c'est relatif.


publié dans : Libertaire
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Lundi 12 novembre 2007
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Ce n'est pas en réduisant notre vocabulaire à 884 mots que nous transmettrons nos connaissances à ceux qui en ont été, parfois injustement, privés. Encore que certains s'en privent tout seuls, ce qui est pour moi le pire des gâchis.

Le mot n'est pas la connaissance. Pas plus que véhicule n'est la voie ni le voyage.

Chaque mot est une petite capsule contenant des graines d'amour, d'énergie, de savoir. L'activité de l'écrivain, qui est un travailleur intellectuel et assume cette condition à risque, est de diffuser ces petites – je dis petites, parce que notre technologie en a produit d'assez volumineuses...– capsules, car c'est leur absorption qui nourrira chez les autres, comme chez  lui, la capacité à encapsuler l'amour, l'énergie, le savoir et le reste, pour que ces facultés soient transmises.
Comme chacun sait, le mot capsule vient du latin capsula, ou capsella, le coffret, diminutif de capsa, la boîte, lui même d'un mot grec de même graphie et prononciation...Nous pourrions donc parler de capselle...

Sur mes sites personnels et ceux dont je suis webmestre je n'hésite pas à utiliser les mots de la langue, sans morgue mais sans peur. En contre-partie de cette liberté, je crée des liens vers des exemples, des dessins, des définitions, des citations. Ca fait un peu petit professeur encyclopédiste, mais mon choix est qu'entre deux maux...

Sur un forum, il faut y aller net et direct. Et le choix des mots en devient difficile. Quelle est la bonne référence ? A quel juste niveau se situer, entre imprécision et obscurité, entre simplisme et excès de subtilité ?

Quand j'étais étudiant, j'ai côtoyé un syndicat qui enseignait l'utilité de faire dans les tracts des fautes d'orthographe ou de syntaxe pour que les textes aient  "l'air vrai". La difficulté des lettrés est qu'ils échouaient dans cette pratique, car ils introduisaient des erreurs là où personne n'en aurait fait. Ca les démasquait...En revanche, les cadres d'aujourd'hui aurraient plutôt du mal à ne pas faire de fautes ; mais ceci est une autre histoire.




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Dimanche 11 novembre 2007


Le  Webzine de l'Aire Falguière


N° 13—  11 novembre 2007

Démiurge (du latin demiurgus, du grec δημιουργός, dêmiurgos, « travailleur au service du peuple... ») est le nom parfois donné à l'entité supposée être la créatrice-architecte de l'univers physique. Sémantiquement parlant, si c'est l'homme qui a créé le concept de dieu, cette opération est-elle suffisante pour que la carte impliquant le territoire, un être ayant les caractéristiques usuelles de l'être divin existe dans une réalité non anthropique ?
Peut-on vouloir créer Dieu ?

Elie-Georges Berreby n'hésite pas à poser la question...

Il raconte comment un jeune journaliste très engagé est victime d'un malaise et vit une expérience aux portes de la mort . Durant trois heures, son cœur ne bat plus. Dans sa nuit, il reçoit d'un être inconnu reçoit l'injonction de créer Dieu. Mais comment s'y prendre ?
Les textes sacrés lui semblent d'un faible secours. Il part alors pour Jérusalem, et rencontre d'éminents représentants des courants de pensée mystique que sont Soufistes, Kabalistes et Nazaréens. Il les fréquente, il les écoute,  il recherche réponse à sa préoccupation.

Cette pièce, mise en scène par Geneviève Rosental, et interprétée par Michel Beaujard, Mathieu Davidson et  Manon Hazel, se joue en ce moment à l'Aire Falguière. Les mercredi, jeudi, vendredi et dimanche...
Jusqu'au 16 décembre...


 
publié dans : À l'Aire Falguière
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