Adaman...Quoi ?

 

Liminaire

Le site source de ce blog, adamantane.net, a été mis en chantier et en ligne pour assurer simultanément plusieurs fonctions :
  • Présenter un ensemble de littératures polychromes : poèmes, essais, critiques, préfaces, documents pédagogiques, schémas didactiques, fragments sur des thèmes divers
  • Publier des auteurs, et plus généralement afficher des artistes, connus comme méconnus
  • Servir de portail à des associations à but artistique et culturel
  • Accueillir des activités d'écriture collaborative
  • Dissimuler un espace privé dédié à des recherches symboliques.
Son rédacteur veut les assurer de manière :

  • Systémique : les liens et interactions entre les divers domaines de la pensée active constituent en noosphère vivante ce qui sans eux ne serait qu'une froide encyclopédie des savoirs ;
  • &, conjonction de coordination
  • Libertaire : la personne est première ; les maîtres à penser sont à fréquenter avec d'extrêmes précautions, et le progrès nait de la réflexion autonome de chacun venant se combiner à celle des autres.


Informations

Depuis sa création, ce site a accueilli
visiteurs.


Au 10 avril 2008,
il a proposé 411 articles
et accueilli 454commentaires.

Images Aléatoires

Présentation

Dimanche 10 juin 2007
sablier2.jpg
Constellation du sablier

Quelles roses de sable implosent gypse roux
Aspiré par le flux vertical du vertige ?
Quels oiseaux empêtrés quels pétrels pétrifiés
Plongent flèches de plomb au vortex du nadir?

Le sablier va baliser de blancs baisers
L'ornière au chemin creux et décider du jour
0ù il faudra ouvrir le cachot des caresses
Et se laisser aller à se vêtir d'azur.

Le Sablier résume en ses flux et reflux
L'influence effusive évasive et fugace
Que ton coeur féminin infuse en mes frissons,
L'arythmie essoufflée d'allusives marées.

Le Sablier patient gardien d'espaces ronds
Apprend le chant silex que le sable des mots
S'épuise à réécrire avec les mêmes sons
Chaque fois que tes doigts retournent mon poème.

Sablier de ma tête à ta tête attachée
Par l'anneau exigu de nos bouches unies,
Ma mémoire se vide au vivier de tes rêves ;
Inversement la tienne aux sources de mes songes !

Sable nu de mon spasme en ton sexe insinué,
La semence du Temps féconde ton attente,
Et te voilà portant en ton ventre de verre,
Matrice de cristal et transparent ciboire,

Le fils conçu l'espace insécable d'un cri.
Héritier de ta force au remous des caresses,
De ma faiblesse ailée qui se glissait douceur,
Ce foetus éphémère aura forme d'enfant...

D'un enfant horloger de précise naissance,
Au temps juste ajustant le jusant de nos sangs,
Inventeur de l'usure et de l'heure arrêtée,
Prince secret porteur d'un prénom oublié.

D'un enfant-sablier gardien d'orbes exacts,
Habile à séparer les minutes montantes
0ù la lune écartèle une esquisse d'étreinte,
Des instants déclinants que sa cendre enveloppe.

Quelle poudre de grès en roses se compose
Éclaboussures d'or qu'un strict orage érige ?
Quelle pluie d'astres secs aux cassantes coquilles
Devient nuée de moineaux à l'apex du zénith?


Crédits :
Merci au blogue le sablier pour avoir choisi ce nom
Merci à La Redoute pour l'image
Merci à l'Atelier d'écriture poétique de Deuil-La-Barre pour l'occasion d'écrire...

publié dans : Textes brefs
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Samedi 9 juin 2007
Chandigarh.jpg
Le premier roman de Tarunjeet Tepjal, alias Tarun J. Tepjal, mérite lecture.

Ce livre est très maladroitement présenté par Le Livre de Poche, en IIII° de couverture comme simili-érotique ( intense passion très sensuelle, très charnelle...journal intime et impudique...) alors qu'il s'agit en fait, et à la fois :

-d'une transposition dans une culture mixte, mosaïque, de quatre catégories structurantes typiquement hindouistes que sont préma (l'amour pur), karma (l'amour incarné, cité deux fois, une fois comme amour, une fois comme action), artha (motivation pour la prospérité),et satya(traduit par vérité, mais qui exprime plutôt la recherche de la pureté, le dépouillement des scories);

-d'une réflexion sur la condition, la vocation, les pratiques de l'écrivain, l'insuffisance des rites face au manque de ressource intérieure, par une forme de mise en abyme exposant la genèse, l'avortement et la mise au cercueil d'idées de livre ;

-d'un travail de miroirs entre l'impuissance physique et mentale, d'une part, et d'autre part d'un jeu de substitution entre l'impact définitif d'écrits quasi anonymes et impubliés sur la vie d'une homme qui s'était fixé pour but d'écrire des textes signés et diffusés qui en auraient un sur celle d'autrui, et échoue progressivement dans son entreprise, jusqu'à ce qu'il la reconsidère de fond en comble.

D'où le dernier effet de symétrie entre l'incipit et la phrase de conclusion (ça porte probablement aussi un nom spécifique mais je l'ai oublié...clausule ?).

Le titre anglais, réunissant deux mots forts, l'alchimie du désir, a été à tort abandonné au profit d'un intitulé de type guide touristique : Loin de Chandigarh.

C'est l'éditeur Buchet-Chastel qui a pris le risque de financer la traduction d'Annick Le Goyat, qui a elle adapté, entre autres, Anthony Horowitz  aux attentes du lecteur francophone.
En ont déjà parlé André ClavelAnne-Sophie Demonchy et bien d'autres...
publié dans : Nouvelles des arts
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Mardi 29 mai 2007
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Un de mes correspondants a il y a peu publié le point de vue suivant :

En France, depuis longtemps nous ne sommes plus gouvernés par les meilleurs (une aristocratie) mais bien par une oligarchie.
En fait une diplomocratie : grâce au mécanisme de sélection "à La Française", une minorité s'accapare tous les pouvoirs de la République et de l'état, en se parant de légitimité. Cette sélection se nomment abusivement "sélection par l'excellence", alors que les statistiques le démentent : seuls les gens des familles aisées parcourent ce système scolaire à leur avantage... Il ne s'agit que d'excellence de portefeuille, ou d'excellence de la famille en matière de spoliation du bien public, des ressources naturelles, et de domination ...
C'est un sytème de conservation des pouvoirs par les mêmes : la plupart grands bourgeois parisiens de père en fils, de gauche comme de droite...de l'entreprise comme de la haute administration...on n'y trouve même parfois des syndicalistes !
Cette oligarchie a encore de beaux jours devant elle, tant que les gens du peuple croiront que cette excellence est pour tous possible !


Bien sûr, c'est un point de vue. Faisant partie de celles et ceux qui n'entrent pas facilement dans les démonstrations de la statistique, je suis toujours mal à l'aise pour nuancer cette dénonciation des héritiers selon la terminologie...héritée de Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron.

Fils d'artisan, ayant pu faire des études supérieures parce que boursier du gouvernement –et à l'époque il ne suffisait pas d'appartenir à une famille fiscalement démunie, il fallait aussi passer un concours et y être reçu –, engagé avant que d'être majeur dans des actions culturelles, syndicales et politiques , j'ai bien entendu poussé mes propres enfants à ne pas négliger ce facteur de développement personnel et de solidarité sociale.
Je suis fatigué d'entendre affirmer par raisonnement globalisant que si j'ai pu accéder à des postes de responsabilité dans le domaine économique et humain, c'est simplement par le jeu de la méritocratie héréditaire. La vérité sociologique, souvent fondée sur des pourcentages taillés dans des grandes masses, vient heurter la réalité individuelle. Elle conforte les thèmes de la prédestination. Mes propres enfants sont fils et filles de cadre dirigeant, oui, mais ou bien ils le sont à leur tour, et alors ils n'auraient dautre mérite que celui d'être nés ainsi, ou bien ils ont choisi un autre mode de vie, et alors ils auraient gaspillé quelque patrimoine socio-économique ? Sornettes. Ils sont, ont été libres de vivre leur vie en fonction de leurs propres perspective, engagement, potentiel et détermination.

Et, lorsque je veux mettre un bémol à ces théorèmes globaux, de m'entendre répondre que je fais partie de la minorité qui sert d'alibi à la majorité, voire que je suis complice. Ce ne sont pas les familles dites financièrement aisées – Dès qu'un couple paye l'IRPP, il est réputé riche ? Qu'est-ce qu'un riche ? – qu'il faut montrer du doigt. Personnellement, je n'ai pas d'autre patrimoine que mon logement, mais je gagnais bien ma vie à certaines époques et j'ai alors usé de mes ressources dans l'intérêt de mes enfants ou de mes proches, et j'ai fait marcher le commerce en achetant des livres, en voyageant, en finançant des entreprises culturelles...

A l'expérience, mieux vaudrait favoriser une prise de conscience de ceux des foyers qui, bénéficiant légalement, voire légitimement d'aides de la collectivité, (j'en connais...), la détournent de leur objet en n'investissant pas dans l'essentiel et en formant par l'exemple leurs enfants à profiter du système de répartition sans lui rendre un jour une juste compensation. Il y a des profiteurs à tous les niveaux de la société.
Les parents qui convertissent l'allocation de rentrée scolaire en téléphones portables et consoles de jeux sont des profiteurs.
Le ménage de cadres qui achète dans une copropriété pour se défausser sans honte sur les autres résidents de toutes les responsabilités afférentes au fait d'être propriétaire est un couple de profiteurs.
Le propriétaire d'automobile qui gare son véhicule de vacances pendant des mois sur la voie publique au lieu de payer une place de garage est un profiteur.
L'étudiant qui effectue des études supérieures dans une grande école d'ingénieurs, sa scolarité en très grande partie payée par la collectivité, puis s'empresse de filer s'embaucher dans un pays où les impôts sur le travail sont moins élevés qu'en France (reste à savoir pourquoi ; probablement parce que là les années en Université sont facturées au prix coûtant) et où les mêmes études lui auraient coûté dix à vingt fois plus est un profiteur.
L'écrivain amateur qui se fait publier dans vingt revues par an sans s'abonner à aucune est un profiteur.

Ce que je vis par ailleurs est que si j'approuve l'idée de rendre le pouvoir aux citoyens, dans la pratique quotidienne, beaucoup le refusent parce que cela vient obérer leur disponibilité et réduire leur temps réputé libre :
-l'association d'anciens élèves dont j'ai été plusieurs années vice-président, en charge de la communication puis du développement, peine à recruter dix animateurs et quatre cent cotisants dans une population de plusieurs milliers de diplômés
-les cercles littéraires que je fréquente survivent en déséquilibre hormonal permanent, avec un trop plein d'auteurs de textes à publier et un cruel déficit en contributeurs pour éditer et diffuser les revues ou organiser les rencontres
-mon conseil de quartier, pourtant lieu de volontariat, est peuplé d'absents inactifs et de participants anecdotiques
-pas moyen d'intéresser plus de deux résidents d'un immeuble au fonctionnement du syndicat des copropriétaires
et ainsi de suite.

L'oligarchie, au delà du fait qu'elle semble structurellement induite par la propension des citoyens à être nombreux à demander mais peu à apporter, n'est pas un mal en soi, car il faut bien que les équipes qui temporairement prennent en charge les responsabilités ne soient pas trop nombreuses pour arriver à un minimum d'efficacité et de réactivité.
Si elle est devient héréditaire, alors oui elle se montre dangereuse et je m'associe de bon coeur à tout effort fait pour que le pouvoir circule.
Les engagements au service d'autrui aussi...

Mais ce n'est pas seulement parce qu'elle serait réservée à une élite cooptée qu'elle serait stable et conservatrice. C'est aussi, à mon avis, parce que travailler au service de la communauté requiert un effort que beaucoup refusent, aimant mieux les loisirs et le passe-temps qui consiste à refaire le monde en disant du mal - toujours possible à justifier, qui plus est - de ceux qui le font, mais sans vouloir prendre le risque de se réveiller de temps à autres, de se fatiguer un peu.

La question n'est donc pas, pour moi, comment chasser les héritiers du pouvoir, mais par qui les remplacer pour qu'ils laissent la place ?
En effet, le libéralisme sans concurrence équitable n'est plus du libéralisme producteur de d'innovation et de richesses. Il convient toutefois que la concurrence existe, se manifeste, se secoue...

Mais ce n'est ûrement pas en mélangeant dans la même gamelle :
-les vrais fils de vraies familles réellement fortunées mais peu doués pour les études, dont le diplôme a coûté le prix fort en école privée, et qui n'ont pas d'aptitudes au commandement autres que le vernis mondain et les relations (attention, il y a aussi dans ces familles des individus travailleurs, méritants, sensibles, raisonnablement ambitieux, peu intéressés...)
-et celles et ceux qui issus de milieux dits modestes, ou de milieux mieux lotis, ont acquis par leur mérite et leur activité diplômes et relations, et bien entendu n'hésitent pas à en user au service de leur projet personnel et professionnel
que les apprentis refondateurs progresseront dans leur projet.

Plus sûrement en retroussant leurs manches.

Crédits :
Merci aux Chevaliers de la Table Ronde, réunis sous la présidence d'Arthur, prototypes d'une oligarchie mythique...
D’origine celtique, la légende d’Arthur s’est propagée, étoffée et christianisée au fil des siècles : c’est Geoffroi de Monmouth qui en a tracé les grandes lignes, suivi de Robert Wace et de Chrétien de Troyes, introduisant le thème chrétien du Graal et le motif courtois. La légende d’Arthur n’a cessé, depuis lors, de donner lieu à de nouvelles adaptations, qui témoignent de sa vivacité. En voici une de plus...
Image :
Apparition du Saint Graal. Enluminure illustrant un manuscrit de la Quête du Saint Graal, v. 1470. Folio 5 du manuscrit Français 112 (3). Bibliothèque nationale de France, Paris.

publié dans : Étonnement
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Mardi 29 mai 2007
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Ce livre s'affirme comme un exemple accompli d'architexture littéraire. Il est aussi représentant fameux de la classe des incunables, ces livres fabriqués avant l'an 1500 [*].
Il est l'objet d'un article spécifique dans de nombreuses encyclopédies
[**].

Lu d'une certaine manière, il est aussi un traité d'architecture totale, incluant l'art des jardins. La revue Polia, consacrée à cet art, y fait implicitement référence par son titre : Poliphile en effet se traduit aussi par Il aime Polia. Polia est l'héroïne du rêve et de la réalité entremêlées dont ce livre révèle les en(tre)lacements. Un blogue freemen tel que Penser Paysage fait référence à Polia.

Ce livre esquisse, de plus, des variantes de la Cité Idéale

Certains exégètes de Jules Verne l'ont placé au premier rang de ses sources de réflexion.
C'est d'ailleurs en travaillant sur les aspects dits ésotériques de son oeuvre , que j'approfondis depuis une trentaine d'années, que j'ai découvert la balise d'entrée de cette piste, et commencé de l'explorer.

Dans un des livres les plus curieux de Jules Verne (et, surtout, André Laurie, alias Paschal Grousset ; Jules Hetzel avait chargé son auteur sous contrat exclusif de reformater certains ouvrages de ce communard vaguement anarchiste, qui finit député socialiste de la III° république) ,
; l'Epave du Cynthia, il est question d'un mystérieux [***]  Pline, d' Alde Manuce , enjeu d'un pari sur les origines d'un orphelin, référence qui pourrait être considérée comme un signal donné par l'auteur sur sa connaissance des oeuvres publiées par le célèbre libraire...
Jules Verne aurait été, tout comme Gérard de Nerval, membre de la Société des Angéliques, où l'on parlait la langue des oiseaux et dont le Livre de référence était
Le Songe de Poliphile.

Il s'agit pour moi d'un chef d'oeuvre (méconnu) de la littérature globale, en ce sens que la forme de la forme, le fond de la forme, la forme du fond et le fond du fond se veulent homogènes par construction raisonnée.


Notes :

[*] L'an 1500 ou à peu près. Daté de 1467 mais achevé d'imprimé en...décembre 1499, l'hypnerotomachia poliphili mérite de justesse ce qualificatif.

Le titre du livre, tel que mentionné sur l'ouvrage, est en fait :
HYPNEROTOMACHIA POLIPHILI,VBI HV
MANA OMNIA NON NISISOMNIVM
ESSE DOCET .ATQVE OBITER
PLVRIMA SCITV SANE
QVAM DIGNA COM
MEMORAT.
* * *
* *
*


[**] J'ai choisi la référence à WikiPedia parce que je suis un des nombreux et modestes contributeursde cette encyclopédie libre...et que je fais la promotion du système !

[***] Il pourrait s'agir de la pemière édition aldine des œuvres de Pline le Jeune, dédiée à Aloisio Mocenigo et comportant une table alphabétique des destinataires des lettres. L'imprimeur a disposé pour cette édition d'un manuscrit très ancien datant sans doute du VIe siècle et dont un fragment de 6 ff. est conservé à la Pierpont Morgan Library à New York. Ce manuscrit, le seul contenant le livre X, avait été découvert à Paris à l'abbaye de Saint Victor par l'achitecte Giovanni Giocondo (alias Jucundus de Verone, 1434-1515, constructeur du Pont Notre-Dame). Cette découverte, authentifiée par Guillaume Budé, avait permis à l'inventeur d'envoyer une copie à Alde Manuce, par l'intermédiaire d'Aloysio Mocenigo, alors ambassadeur à Paris.
L'édition aldine, annotée par Giocondo, reste le modèle de toutes les éditions modernes et actuelles du livre X, le manuscrit ayant été perdu. (cf. Mynors, coll. Scriptorum classicorum bibliotheca Oxoniensis, 1992, pp. v-vi et xix).
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Vendredi 25 mai 2007
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Débillardé(e) : Se dit d'une pièce de bois gauche qui suit les formes courbes d'un escalier tournant. Ce mot est employé aussi par le serrurier pour ses ouvrages.

Débillarder : action de gauchir une main courante préalablement cintrée en plan afin de lui faire suivre la courbe de l'escalier. D'après le Littré : terme de charpente ; couper une pièce de bois diagonalement ; en retrancher une partie qui a la forme courbe ou triangulaire. Du préfixe dé et de la racine billard, dans le sens de pièce de bois, bille.

Il y a encore quelques artisans des métiers du bois qui maîtrisent les techniques permettant de tracer et réaliser sur mesure ces belles rampes qui, une fois encaustiquées et polies par les mains des monteurs et descendeurs d'étages peuplent de formes élégantes l'odorante pénombre des cages d'escalier.

Si vous voulez partager le regard d’un journaliste sur le travail d'un de ces artisans, regardez l’émission du côté maison diffusée sur France 5 ce dimanche 27 mai à 20 heures. Si vous avez aimé ou si vous n’avez pas pu regarder l’émission du dimanche, elle sera rediffusée sur Arte le samedi 2 juin à 11 heures, puis le mercredi 6 juin à 9 h 45.

Si après trois visionnages de ce documentaire vous vous posez toujours des questions sur cette manière d'associer tradition et modernité, appelez le rampiste, c'est un artiste...
publié dans : Nouvelles des arts
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Vendredi 25 mai 2007
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Nous avons lu dans Le Monde daté du jeudi 24 mai, page 23, ce faire-part :

Sa famille
Ses amis
ont la tristesse de faire part du décès de
Rouben MELIK
poète,
survenu le 21 mai 2007.
La cérémonie religieuse dera célébrée,
en l'église arménienne, 15, rue Jean Goujon,
à Paris 8°, le samedi 26 mai à 14 heures.

Nous avions choisi, comme figure de proue de notre numéro 66, paru en l'été 2000, Rouben Mélik, présenté en nos pages par Jean-Marc Couvé. Cette présentation, en forme d'entretien, était accompagnée :
-d'extraits de Saisons Souterraines, ouvrage publié par René Rougerie
-d'un fac-simile d'un manuscrit révélant l'écriture du poète,
-d'une photographie réunissant Jean-Marc Couvé, de dos, Rouben Mélik , en chapeau, et Jean L'Anselme, en cravate...
-d'un texte-poème de Jean-Marc Couvé
-d'une bibliographie du poète couvrant la période 1941-1994

Il avait dirigé la constitution d'une anthologie de la poésie arménienne, éditée chez Les Editeurs Français Réunis. Depuis quelques années, il s'était tu...Ses derniers propos publics sont peut-être ceux publiés dans le numéro 878-879 de la revue Europe en 2002, propos recueillis par Jean-Baptiste Para sur son passge au Lycée Rollin en 1938 ?

La Jointée s'associe au deuil de ses proches. Un Sillage de Rouben Melik sera tracé sur le site de l'association.
publié dans : À la Jointée
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Mardi 22 mai 2007
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Notre tout nouveau Ministre des affaires réputées étrangères – si elle nous sont étrangères, pourquoi s'en mêler ? le mot étranger est-il le meilleur pour désigner 99% du genre humain ? – a, dans le monde daté des 20-21 mai, expliqué pourquoi (il a) accepté.

Son parti le radie, l'expulse, l'exclut.

Curieuse manière de prendre acte du fait qu'un des siens va pouvoir tenter de faire et faire faire à son niveau et dans son champ d'action institutionnel ce que ce parti voulait faire à tous les niveaux et dans la totalité du champ politique. Curieuse manière de traiter une question qui fait légitimement débat. Curieuse manière d'xplorer les frontières du réalisme politique.

Bernard Kouchner, constant dans sa démarche, se permet d'exercer son propre devoir d'ingérence dans le fonctionnement d'un gouvernement qu'il n'est pas diffamatoire d'étiqueter comme de droite. Il n'a certes pu le faire sans que les princes qui dirigent le dit gouvernement ne se soient montrés consentants. Mais pour le faire il faut, selon mon expérience, un courage citoyen d'une bonne trempe. En effet, il a tout à y perdre en matière de réputation personnelle, et là son parti d'origine a déjà bien commencé à faire ce qu'il faut faire pour y parvenir.

Les valeurs réputées de gauche n'appartiennent pas à la gauche. En a-t-elle immatriculé les noms à l'INPI ? Ses représentants actuels, et en particulier ceux qui arborent fièrement trompe et défenses, les ont-ils inventées, brevetées, déposées ? Elles appartiennent au peuple, et le peuple ne se résume pas à sa tendance de gauche, si nuancée soit-elle. Pas plus qu'à sa tendance de droite et à sa tendance du centre, pour user du vocabulaire politique le plus unaniment acccepté, en dépit de sa sémantique défaillante et à perspectives hypothalamiques, comme le diagnostiqua le regretté Comte Alfred Habdank Scarbeck Korzybski.

Que le parti socialiste, à qui le socialisme n'appartient d'ailleurs pas, sévisse contre les amateurs de plats de lentilles et autres petits magouilleurs à la veste flottante, c'est son droit ; même si ces foudres jupitériennes ne font que renforcer l'aura temporaire de quelques obscurs, auteurs de livres médiocres et de propos opportunistes, et sont donc médiatiquement contre-productives.

Mais qu'il assimile à ces trahisons banales, égoïstes et ordinaires le geste peu ordinaire, plein de bravitude, d'un des meilleurs des siens, qu'il a de plus très peu reconnu pour tel, à tel point que pour beucoup d'électeurs c'est paradoxalement cette punition dérisoire qui leur a révélé l'appartenance du présumé coupable au parti socialiste, là il y a peut-être une légère erreur de jugement.

Bien entendu, ce n'est pas le parti qui exclut. Pas besoin, pas envie de le décider, car il faudrait expliquer aux Français où est la félonie. L'homme libre s'exclut de lui-même, par application de l'algorithme logique du règlement intérieur. Hypocrisie bureaucratique. Le parti d'abord, la gauche peut-être ensuite, la France à la rigueur, et l'Internationale s'il reste quelque atome d'énergie.
publié dans : Étonnement
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Vendredi 18 mai 2007
Sylvain Lapoix m'avait posé quelques questions sur le contexte de mon appartance au réseau des free(wo)men. Pour prendre date, j'ai gardé trace de mes réponses.

Ayant rencontré un groupe de Freemen à la dernière République des Blogs, j'ai proposé le sujet à ma rédaction qui l'a approuvé. Je suis donc en recherche de témoins sur le collectif. Voilà quelques questions auxquelles j'aimerais avoir votre réponse.

1-Pourquoi avoir rejoint les Freemen ?

-accord sur le fait que sans passage à la dimension du politique (du quotidien au long terme, du local au mondial) la complainte sur les risques climatiques demeure impuissante.

-constatation que des citoyens ayant des métiers, des formations, des centre d'intérêt, des engagements différents peuvent coopérer "par l'influence" sur un thème de cette urgence et de cette ampleur.

2-Comment l'appartenance à ce groupe influence-t-elle votre façon de bloguer ?


-Assez peu en fait ; je crains que les blogueurs ne soient comme les poètes : ils se relisent trop et ne lisent pas assez les autres. L'anneau des free(wo)men me fait voyager dans la diversité. Je me suis donné comme règle de visister au moins un autre blogue du réseau chaque jour ; je tiens plus ou moins bien, selon les moments, cette autopromesse. Pour e rendre les effets concrets, il faudrait que je m'astreigne à laisser une trace de ce passage dans les commentaires.

-j'ai ajouté une catégorie dédiée à la freemenitude sur mon blogue, et été poussé à préciser mes intentions, pour finalement choisir la devise (ou plutôt le qualificatif) étonnement systémique et libertaire. Adamantane.orgue est plus un blogue artistique et littéraire ouvert à a réflexion sur la signification politique de faits d'actualité qu'un blogue politique à proprement parler. Dans les pôles par genre du réseau, je l'ai moi-même rangé dans la catégorie artistique.

3-Comment participez-vous à la vie du collectif ?


-le collectif – je parle plutôt d'anneau pour la liste des adresses des blogues, et je parlerais de réseau pour les free(wo)men en tant que personnes – est assez dépareillé (c'est sa force) et les règles du jeu commun sont réduites au minimum.
J'ai tenté d'identifier celles et ceux qui travaillaient aussi sur WikiPédia et AgoraVox. Ceci m'a conduit à modifier mon pseudo pour l'enrichir de l'appartenance au réseau (Adamantane-freemen69).

-j'ai aussi participé à une tentative de mise en place d'un aggrégateur de flux (une pile ) mais le dispositif dépendait trop d'un prestateur individuel pour offrir les domaines de liberté voulus par certains.

-je n'interviens dans les groupes de discussion quand je le pense utile, c'est à dire rarement, souvent pour aider à la prise de recul, et surtout je relaie certaines informations dans d'autres canaux. Voir ...

-j'ai eu, j'aurai encore des contacts directs ou par téléphone avec certains free(wo)men selon les sujets qui circulent. Certain(e)s free(wo)men mettent à la disposition de l'anneau des outils de travail collectifs qui accroissent la pertinence des modes d'échange et facilitent le fonctionnement en sous-réseaux.

-une autre forme de participation est la visite de tout nouvel entrant, et l'ajout d'un mot de bienvenue sur le blogue visité ; je le fais , irrégulièrement hélas.

4-Comment vous situez-vous dans la blogosphère politique ?

-"Se situer" a pour moi plusieurs sens. Je peux dire que je ne m'y sens pas déplacé, que je tiens à écouter et surtout lire (les enregistrements sonores sont pour moi envahissants, les bouts télévisés encore plus, j'ai la pratique de la lecture...) de multiples points de vue, que les idées nouvelles sont une denrée rare, que beaucoup trop de commentaires ne sont pas des apports mais des réactions un peu primaires qui n'apprennent rien car du type "génial" ou "crétin",...

-Une exploration des rubriques "politiques" de mon blogue, systémique, ou étonnement peut donner quelques informations sur ma manière de voir et agir (sur, dans ?) le monde.
publié dans : Free(wo)men
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Jeudi 17 mai 2007
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Briceida Cuevas Cob, née en 1969 à Tepakán, dans l'état du Campêche au Mexique (célèbre pour son bois, aussi nommé Hématine...), est un poète de langue maya yucatèque (code ISO 639-2 = m y n). Elle est aussi la figure de proue du numéro 85 de Jointure, la revue qui s'aventure aux plus obscures devantures.
Elle y est présentée par Valentina Vapnarsky.

Un voyage en France de Briceida Cuevas Cob est prévu en décembre 2007. L'association La Jointée organisera à cette occasion une rencontre avec les poètes francophones et les amateurs de poésie, probablement en liaison avec le Pen Club.

Cette livraison de Jointure contient bien entendu des poèmes de Briceida Cuevas Cob, édités en version bilingue, maya – les mayas utilisent l'alphabet latin depuis l'invasion espagnole – et français. La traduction est due à la présentatrice, en collaboration avec Richard Carter.

Cette présentation comporte aussi une brève introduction à la phonologie spécifique du maya yucatèque et une bio-bibliographie du poète.
publié dans : À la Jointée
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Mercredi 16 mai 2007
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Dans son numéro du 7 mai 2007, la journaliste Alice Antheaume rapportait des propos de Louis Chauvel, qui expliquait aux lecteurs de 20 mn ce qui se serait passé si le droit de vote avait été retiré aux citoyens de plus de 68 ans : Madame Sourire aurait été élue, et Monsieur Triplemoi aurait été battu.
Cet article,publié ausi sur 20 minutes.fr, a bien naturellement engendré reprises, réactions et débats.

Louis Chauvel, enseignant à Sciences-Po (Paris, bien sûr, il ne faut pas , pour les journalistes, mélanger les torchons et les serviettes), peut exciper de son statut de sociologue pour réfuter les accusations selon lesquelles il pervertirait la jeunesse. D'une part, n'est pas Socrate qui veut, d'autre part pas mal de jeunes femmes et de jeunes hommes n'ont pas attendu ses déclarations sociologiques (?) pour affirmer l'idée selon laquelle les retraités étaient des parasites sociaux dont il convenait de juguler les fantaisies et surtout l'esprit indécrottablement conservateur, voire anti-jeunes.
En fait, ce qui m'indispose est que ses réflexions puissent être récupérées par de jeunes désespérés tentés par le démon de l'éminination sociale des seniors (en attendant l'élimination physique, dont une voie d'accès légale est d'ailleurs l'émimination sociale ; combien survivent plus d'un ou deux ans aux conditions de vie hygièniquement correctes mais existentiellement dégrandantes d'une maison de retraite dûment homologuée par les autorités sanitaires et sociales ...?).
Que peut-on ajouter à cette information qui n'a rien de neutre ?

Louis Chauvel est présenté comme ne voyant pas plus loin que le bout du nez de ses statistiques. Il est possible qu'une majorité de seniors ait, par ses comportements professionnels, parentaux, économiques, contribué à reléguer les juniors d'aujourd'hui dans une situation défavorisante.
Mais ils ne l'ont pas tous fait. Il y a des seniors qui ont lutté contre la dévalorisation des diplômes, la multiplication des handicaps dans l'obtention de logements et d'emplois, voulu donner à leurs enfants ou assimilés le goût de l'effort et le sens de la justice sociale en sacrifiant à leur profit des degrés de liberté et du pouvoir d'achat, et surtout en aimant les jeunes, tout en prenant le risuque d'agir pour contrer les dérives égoïstes des détenteurs du pouvoir social.

Louis Chauvel, même si dans le détail de la formulation ses ouvrages de référence prennent, j'en suis sûr, les précautions voulues pour éviter toute généralisation mensongère, ne peut éviter que réduite à quelques lignes dans une publication par destin éphémère et par destination simplificatrice sa contribution soit abusivement trahie. Il cautionne donc en apparence une attitude qui relève de la lapidation morale : les vieux, tous des profiteurs exploitant la jeunesse laborieuse !
Il serait intéressant de connaître son commentaire sur les commentaires qui ornent la page de l'article qui reformule( ?) ses constats sur le blogue de 20 mn. Je ne l' y ai pas trouvé.


Maintenant, sur le fond... Tout d'abord, la confusion entre retraité et inactif est désolante de stupidité.
Un retraité est généralement quelqu'un qui d'une part a travaillé pas mal de temps et cotisé pour constituer des droits, et qui d'autre part travaille gratuitement au service d'associations, d'entités culturelles, pédagogiques, caritatives, intellestuelles, sportives, etc.
Tant qu'il a, bien sûr, les ressources physiques pour ce faire, mais ceci est une autre histoire.
Il a une expérience, un savoir faire, des engagements, une contribution à la vie sociale et économique. J'attends avec impatience du nouveau gouvernement qu'il mette fin à cette anomalie discriminante et réintègre dans le PIB la valeur ajoutée par le travail des retraités.
Et qu'au passage il imagine une nouvelle manière de classifier les retraités actifs.

Confidentiellement, je suis retraité, j'ai 68 ans, je produis l'un dans l'autre huit heures par jour, et...je ne dirai pas ici pour qui j'ai voté.
Je ne vois pas au nom de quoi il serait intelligent de me retirer le droit de vote, ou de réduire mon poids personnel dans un scrutin. N'allez pas déduire de cette dernière affirmation qu'elle prouve à elle seule qu'il conviendrait de...

Je comprends très bien que le problème de l'(in)utilité des vieux soit posé. Tout problème peut être posé. Cependant certaines solutions méritent d'être combattues, non seulement au nom des trois valeurs de notre république, mais tout simplement au nom des droits de l'homme.
De même que, comme l'aurait dit justement un homme politique , ce n'est pas en appauvrissant les riches qu'on enrichira les pauvres,  ce n'est pas en privant progressivement les seniors de leurs droits qu'on en donnera plus aux jeunes.

De plus l'argumentation avancée par la journaliste, dont je ne sais si elle reprend texto ou réécrit en langage dit populaire les déclarations du chercheur, ne brille pas  par la pertinence. Je cite :
80 % des revenus des plus de 60 ans viennent de redistribution, et 70% sont propriétaires d’un bien immobilier dont la valeur a au moins été multipliée par deux, en dix ans.
Deux remarques :
-Que redistribuent les caisses de retraite, sinon la compensation des sommes versées à elles par les salariés pendant quarante ans dans cette perspective, et dont le cumul (part salariale + part patronale) représente, pour un cadre de l'industrie, un pécule dont le montant, calculable, laisse pantois ; placé volontairement, en tenant compte de la durée moyenne du placement (à peu près 20 ans), il engendrerait un revenu annuel supérieur à celui d'une retraite ; de plus la solidarité entre les cotisants écrête les hauts montants et revalorise les bas.
-Même si la valeur à la revente de mon logement a doublé en dix ans, comme il faut bien loger quelque part, celui que j'achèterais à la place est lui aussi deux fois plus cher que... autrement dit la spéculation sur la valeur marchande du M2 ne peut dégager de plus value éventuelle que pour les propriétaires institutionnels.


Sans vouloir être polémique, j'ajouterai que si de nombreux jeunes ont voté pour Monsieur Triplemoi, ce qui est leur liberté inaliénable, il y a aussi autour de moi des jeunes peu actifs, engagés nulle part, et qui parasitent leurs parents ; vais-je en conclure que ce sont les mêmes ?...Est-ce en éliminant les vieux des diverses responsabilités sociales qu'on donnera aux plus jeunes le goût de l'effort, l'amour du travail et surtout la joie de vivre ?

Crédits :
Merci à Véronèse pour cette tête de vieillard.
Merci à Louis Chauvel pour son travail de recherche, dont mon papier risque de donner une image négative que je ne voudrais pas perpétuer.
Merci aux jeunes qui m'entourent, et m'ont obligé à me souvenir activement de ma propre jeunesse, de ses espoirs, de ses déceptions, voire de ses victoires.
publié dans : Étonnement
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