Adaman...Quoi ?

 

Liminaire

Le site source de ce blog, adamantane.net, a été mis en chantier et en ligne pour assurer simultanément plusieurs fonctions :
  • Présenter un ensemble de littératures polychromes : poèmes, essais, critiques, préfaces, documents pédagogiques, schémas didactiques, fragments sur des thèmes divers
  • Publier des auteurs, et plus généralement afficher des artistes, connus comme méconnus
  • Servir de portail à des associations à but artistique et culturel
  • Accueillir des activités d'écriture collaborative
  • Dissimuler un espace privé dédié à des recherches symboliques.
Son rédacteur veut les assurer de manière :

  • Systémique : les liens et interactions entre les divers domaines de la pensée active constituent en noosphère vivante ce qui sans eux ne serait qu'une froide encyclopédie des savoirs ;
  • &, conjonction de coordination
  • Libertaire : la personne est première ; les maîtres à penser sont à fréquenter avec d'extrêmes précautions, et le progrès nait de la réflexion autonome de chacun venant se combiner à celle des autres.


Informations

Depuis sa création, ce site a accueilli
visiteurs.


Au 10 avril 2008,
il a proposé 411 articles
et accueilli 454commentaires.

Images Aléatoires

Présentation

Jeudi 26 avril 2007
numerobis2.jpeg

Numérobis
: Je suis mon cher ami, très heureux de te voir.

Panoramix : C'est un Alexandrin...



Le paragramme poétique est un concept innovant.

En principe, le paragramme se borne à permuter deux lettres de même prononciation, se comportant comme le symétrique d'une cacographie. Au sens strict, le couple tréteau / très tôt n'appartient pas au système, alors que zincage / zingaje est en plain dedent...Tout comme le couple différence / différance de Jacques Derrida.

Le paragramme poétique est une formule d'écriture en marge des démarches Oulipiennes (je renvoie à une entrée de WikiPédia à laquelle j'ai modestement contribué...).
Le promoteur de cette version particulière du paragramme tient blogue.
Pour comprendre la définition qu'il en donne, et l'usage qu'il en propose, le plus parlant est de visiter son blogue et de se laisser guider par les exemples et les explications.

D'une part, dans une perspective quasi cabalistique, il accorde plus d'importance aux sons consonnes qu'aux sons voyelles.
D'autre part, il propose une nouvelle forme de contrainte d'écriture qui associe le sonore et le visuel. A noter que cette seconde partie de la contrainte est éventuellement perceptible à un lecteur, mais ne l'est pratiquement pas à un auditeur.

Le poème qui suit, publié dans Le cristal opaque, de Jean-Pierre Desthuilliers, serait paragrammatique au niveau du texte, faute de l'être au niveau de chaque vers, puisque n'utilisant, y compris et surtout dans le titre, déclencheur du développement, que les quatre sons consonnes R V D N ; en revanche, la forme choisie étant celle du RonDeau, il ajoute une petite subtilité connivente en ce domaine.


REVE DERIVE, NAVIRE D’OR

Un vannier renoue en vain
Un noyer raide à rouir ;
Deux renards arrivent dire
De donner du nouveau vin.

On y voit de vrais devins
Rêver d’or et revenir,
Un vannier renouer en vain
Un noyer raide à rouir,

On adore un nom divin
Dédié à un navire ;
Naïade nue à ravir
Dur ivoire et rude airain
Un vannier vous noie en vain.



Restent , pour reprendre la triade de préfixes chers à Kekulé – moins connu sous le nom de Friedrich August Kekulé von Stradonitz, l'architecte dévoyé dans la chimie aromatique, l'homme qui rêva d'Ourobore en méditant sur le noyau benzénique – et à ses disciples , à :

-inventer l'ortogramme, qui semble être déjà un vocable estonien, encore que jamais Piotr Szut ne l'ait utilisé dans ses conversations avec Archibald Haddock...

-et évoquer le métagramme , qui met le chien en niche, porte le calepin au pinacle dit gare à la rage.


Reste aussi et surtout à faire un détour du côté de Julia Kristeva, qui développe en 1998 un Cheminement vers une sémiologie du paragramme ( Towards a semiology of paragrams ; j'ai choisi de traduire le titre en usant d'un nom collectif ), où la concept de paragramme prend un autre sens, plus proche pour moi de celui de la pensée latérale de William de Bono.
Elle aurait pris (ma lecture est de seconde main, si j'ose dire) comme exemple la phrase the table is green, exemple dont on ne me fera pas croire qu'il ne s'agit pas d'une allusion translucide à La Table d'émeraude...

Le paragramme a une longue histoire dans les recherches sur l'équipement mental des décodeurs de texte.Le défi est de connecter l'art de la critique à celui de la création, et de savoir si l'outil de déconstruction raisonnée peut, en inversant quelque processus, devenir celui d'une construction intuitive.

Crédits :
Merci à Julia Kristeva, alias Julia Joyaux, dont j'ai surtout lu Le langage, cet inconnu, pour m'avoir aidé sans le savoir dans un travail plus personnel sur les liens entre dialectique et symbolique.
Merci à René Goscinny et Albert Uderzo pour avoir utilisé la bande dessinée pour dessiner par la bande un projet d'instruction grammaticale et rhétorique à l'usage des petits bruns et des grands blonds...
publié dans : Nouvelles des arts
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback
Mercredi 25 avril 2007
au__bon_beurre.jpeg
J'ai reçu ça. Je cite, texto :

70 000 postes sur Concours sont à pourvoir.
Aujourd'hui la Fonction Publique représente 20% de l'Emploi en France (soit 1 salarié sur 5 à l'abri du licenciement et du chômage). Afin de faire face aux nombreux départs en retraite des Fonctionnaires, l 'état recrute massivement sur Concours .
Les portes de "l'emploi SÛR et FIABLE" s'ouvrent donc sur 1000 métiers différents (dont 400 dans l'armée). Retrouvez tous les concours d'accès à la Fonction Publique , centralisés actualisés et expliqués de manière claire et précise sur la Nouveau Portail des Concours de la Fonction Publique : Le Centre des Concours.
Nous vous remercions d'avoir pris le temps de lire ce communiqué et nous espérons vous voir prochainement parmi les Agents du Service Public.


Récidive dans la provocation ?

Les émetteurs de ce pourriel veulent-ils nous faire comprendre que nos candidats finalistes (un certain Guy Debord avait ironisé sur La société du spectacle. Désormais les journalistes assimilent sans pudeur Elysée-07 à Roland Garros, l'endroit où tout le monde connaît d'avance le nom du perdant, puisque la terre y est battue...) seront impuissants à faire cesser le scandale d'une France appliquant une forme inattendue de la règle des 80/20 : 20 % des citoyens s'arrogent 80 % de l'emploi sûr et fiable – les 20 % restant étant aléatoirement distribués dans quelques entreprises pratiquement indestructibles–.
publié dans : Étonnement
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback
Mercredi 25 avril 2007
complot.jpeg
Un ami m'avait, lorsque j'exerçais chez Bossard Consultants, appris que plug and play voulait dire en fait plug and pray : branche et prie...

J'ai trouvé tout seul, comme un grand, le plug-in à télécharger pour que la page statistiques de mon over-blog-premium me donne les informations que j'étais en droit légitime d'en attendre.
Je suis aller chercher dans le code source de la page.
J'y ai découvert une ligne de code contenant le sésame :
http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,0,0
et j'ai pu identifier le plug-in manquant, à savoir macronedia shockwave flash...

Elémentaire, mon cher over-watson !
Mais pourquoi diable l'information n'est-elle pas donnée en clair ? Parce que cherchez et vous trouverez.
publié dans : Adamantane plus
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback
Mercredi 25 avril 2007

Bolotin-2.JPG

Il se nomme Volodia Bolotinsky.
Il peint.
C'est au restaurant italien Le Lanza, 11 rue Louise Michel, à Levallois-Perret, que l'on peut regarder comment il a vu Venise.


Voir Venise et mourir, aurait dit un poète inconnu.
En fait, le proverbe italien, repris par Alexandre Dumas et Henri Beyle, alias Stendhal, est Voir Naples et mourir....( Vedi Napoli e poi muori ! )
Le titre a été repris pour des aventures de Largo Winch.


Il a aussi été proposé comme sous-titre pour l'anthologie Énigmes à Venise rassemblée par Xavier Legrand-Ferronière.

Au sujet de Venise et de ses mystères, l'ouvrage d'Alberto Toso Fei, publié par ElZeviro, Légendes vénitiennes et histoires de fantômes, vous proposera une nouvelle vision de la ville née des amours d'un ciel et d'une lagune.

Sans oublier le texte de Jean-Pierre Desthuilliers, repris de son site littéraire et publié à part sur ce blogue.

publié dans : Nouvelles des arts
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback
Mercredi 25 avril 2007
cana.jpeg
Miracle, depuis que j'ai remplacé Mozilla 1.7 par SeaMonkey 1.1,  j'ai récupéré les fonctions essentielles pour la rédaction de nouveaux articles.
En revanche – un certain Voltaire aurait décidé que par contre était à prohiber...– je ne sais toujours pas quel est le plug-in à télécharger pour que les graphiques s'affichent dans la page dédiée aux statistiques.
Par deux fois j'ai posé la question sur le forum des utilisateurs, poliment, calmement, et tout, et par deux fois le lendemain mon fil de discussion avait disparu. Serait-ce un complot ?

Je reprends donc mes activités blogeoises – ce néologisme, utilisé dans Le Monde daté du 26 avril, page 13, sous la signature autorisée de Béatrice Jérôme,  ne me satisfait pas tout à fait ; bloguer a un g dur ; au fait, comment parler d'une activité de tagueur, de blagueur, de dragueur ou de zingueur ?  Le dragueur fait du dragage, le zingueur sous-traite le zingage, ou zincage, aux électrodes de son bain, le bagueur fait ses baguages...si, si avec un u ...– , et ce avec enthousiasme.

Crédits : merci à Paul Véronèse pour ce détail d'une représentation du miracle des Noces de Cana, et à Saint Jean l'évangéliste, le seul des quatre à relater cet épisode en son chapitre II, versets 1 à 11, au point que ce reportage soit souvent considéré comme bidonné, ou en termes d'exégèse plus allégorique qu'historique,  pour lui en avoir soufflé l'argument.
publié dans : Adamantane plus
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback
Dimanche 22 avril 2007

attention.gif

J'ai eu le bonheur de passer à la version 2 d'Over-Blog...

Redoutable bonheur ; il m'a fallu remettre en service Internet Explorer, que je hais, car avec Mozilla, bien que pluguiné et javatisé à souhait, pas moyen de faire apparaître le menu de commande de la page "Écrire un nouvel article" (d'ailleurs avec un E au lieu d'un É...), ce qui est tout de même gênant. J'attends une réponse du génie tutélaire d'Over-Blog, alerté par courriel.

De plus, la consultation des statistiques fait buguer le navigateur, qui "s'excuse d'avoir rencontré un problème", et se ferme.

Et enfin les petites maisons ont changé de trottoir, il me va falloir réorganiser les modules pour récupérer ma mise en page.

Quand tout cela sera réparé, je pourrai poster les papiers que j'avais préparés pour "avant le grand soir"...

publié dans : Adamantane plus
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback
Jeudi 12 avril 2007

La fonction présidentielle requiert le sens de la nation, de l'état, de la patrie, peu importe le nom donné à ce qui rassemble les habitants de ce territoire non connexe (au sens topologique du terme) qui s'appelle France.

Notre président actuel, qui se plait à le rappeler, n'est pas le patron d'un parti politique mais la personne qui incarne notre unité égalitaire, notre libre fraternité.
Un peu fantômatique, notre liberté, non, par ailleurs...

Alors, de quel droit se permet-t-il de recommander à nos suffrages un jeune homme qui, quelles que soient ses qualités (le mot qualité est ici pris dans son sens qualifiant, et non approbatif ; il catégorise le meilleur comme le pire) intrinsèques, parle au nom d'une fraction d'intérêts d'ailleurs contestable dans ses buts et ses méthodes ?

Quel intérêt a-t-il à soutenir, sans enthousiasme excessif  il est vrai, mais avec un sens de la faction qui l'emporte sur le sens de la nation, un successeur potentiel qu'il n'a jamais beaucoup aimé ? Quelle est la monnaie d'échange ?  Ne propageons pas de déshonorantes rumeurs, qui n'ont de racines que dans la vraisemblance terre à terre de leurs contenus et de fruits que dans le parfum capiteux de leurs sous-entendus.

Le lien serait-il génétique ? On nait suicidaire, on nait pédophile, affirme son protégé ; naîtrait-on combinard ?
publié dans : Libertaire
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback
Mardi 10 avril 2007

La société du spectacle vit avec intensité sa starac'.

Voilà enfin venu le temps de l'égalité réparatrice. Les douze soutenus officiels de la République partagent égalitairement les attributs audiovisuels de la campagne électorale.
Cette hypocrisie administrative va dans la direction obligée de l'égalité des chances. Au sens strict, un dé à douze faces est lancé sur le tapis rouge médiatique du 421 présidentiel. Le second tour du jeu se fera-t-il  à pile ou face ? Qui oserait penser à une loterie ?  Philip Kindred Dick avait osé, en 1955...

Certes, il est licite que la liberté d'expression ne soit pas qu'un principe enfoui au sein des textes. Comme le chantait le regretté François Béranger , dans Magouille blues, le carnaval électoral est une activité périodique dans notre beau pays.
Cet artifice d'équité doit-il nous conduire à nous féliciter de la neutralité scrupuleuse de nos insttitutions ?

Nous savons tous que la question posée, politiquement irréprochable, à savoir que ferez-vous si vous êtes élu ? à qui obtiendra – miracle de la démocratie formelle – 2 % des voix  dans une élection où l'essentiel est ailleurs, mais qui veut – et il a bien raison – compenser sur scène pendant quelques jours l'inégalité atroce que les gagnants infligent pendant de longues années dans la salle aux perdants , devrait être que ferez-vous quand vous ne serez pas élu ?

Notre président sortant, installé par le miracle d'un élan républicain dont on peut se demander rétrospectivement s'il ne l'a pas encouragé en sous-main, tout comme en 1981 un autre miracle se produisit avec son aide souterraine, n'a pas hésité à ignorer, et même à mépriser  ouvertement les aspirations de la majorité de sa majorité de circonstance.
Il nous lègue aujourd'hui – enfin, il nous laisse aux prises avec... –  comme successeur un jeune homme qui innove.
Nos précédents présidents ont appris en cours de mandat qu'il souffraient d'un ennui de santé, et certains  l'ont avec soin gardé pour eux. Loin de moi l'idée de leur en vouloir pour autant. Monsieur Yakafaucon a, lui, la franchise d'admettre avant même que le vote ait eu lieu qu'il  est atteint  d'une forme particulière de dérangement intellectuel : les comportements déviants sont innés, ce qui explique et fonde le au kärcher la racaille !

Retour aux faits. Que va nous apporter  cet épisode de durées de parole au sablier, d'affichages au cordeau, de professions de foi au milligramme ?
Ces parodies égalitaristes ne pourront empêcher que le pouvoir de conviction présumé de telle ou tel ne soit induit par des antécédents irréversibles qui ne sont objectivement pas équitables. Il reste à souhaiter que le citoyen se borne à s'en amuser, et que sa décision de vote ne soit pas influencée par la couleur du placard, la sonorité du slogan ou  la position de l'affiche dans la géographie des panneaux électoraux  (Donner dans le panneau, ça veut dire quoi déjà ?), géographie où la baraka a attribué – une chance sur douze...– le soleil un jour de déménagement et l'extrême-droite à un qui n'en demandait pas tant.


Où est là-dedans la préoccupation efficace de l'essentiel ?

Crédits : merci à Silvia Vassileva pour cette image du petit pois, qui réunit dans mon idée :
-les lois de la génétique, via les expériences aujourd'hui contestées de Gregor Mendel
-et le contenu possible de la tête d'un homme qui prendrait le risque de déclarer éventuellement génétique la propension d'un adolescent au suicide.


publié dans : Libertaire
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback
Mardi 10 avril 2007

Outre nous...
 
Nous apprenons, avec tristesse, la disparition de notre amie, le poéte Paule Laborie, qui faisait chemin avec nous depuis l'époque de La revue de l'Acilece.

Par son style fruité, où se mêlaient harmonieusement les mélodies de la métrique classique et les audaces de l'écriture libre, Paule Laborie occupe, dans la poésie contemporaine, une place originale et exemplaire. (Georges Friedenkraft)

Elle avait aussi contribué à notre ouvrage collectif Jointhologie, collection Les œuvres jointes, avec son poème À Dieppe, dédié à Ma sorcière la Manche...

En 1988, elle avait été distinguée par l'Académie Française qui lui attribua son grand prix de poésie.
Elle se préoccupait aussi, travaillant avec le Cercle Paul Valéry, de la défense et illustration de la syntaxe du français à l'ère de l'informatique.
Son essai,
Robert Desnos : son oeuvre dans l'éclairage de Arthur Rimbaud et Guillaume Apollinaire, chez Nizet, 1975, est toujours une référence.

L'équipe de La Jointée transmet à sa famille, à ses proches, à ses amis, ses plus sincères marques de sympathie.
publié dans : À la Jointée
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback
Vendredi 6 avril 2007

Un jeune homme impatient, auto-sponsorisé par la firme Kärcher - au grand dam de cette entreprise, dont les dirigeants ont fait savoir qu'ils ne voulaient pas coopérer à la construction d'une antonomase qui dévaluerait leur image de marque - a trouvé amusant, m'a-t-on dit,  de sobriquer ses concurrents en leur attribuant les dénominatifs Madame Sourire et Monsieur Tracteur.
Il n'a ainsi fait  que parodier la bibliographie  de Roger Hargreaves, dont les œuvres contiennent d'ailleurs des titres aussi prémonitoires  que  Monsieur Glouton et Monsieur Malpoli...

Il est politiquement incorrect de formuler un point de vue politique sur les intentions politiques de Madame Sourire, puisque madame il y a.
L'idée de mettre en doute la capacité d'une dame qui a porté plainte contre son père – est-ce cela l'ordre juste ? – pour refus de financement d'études supérieures à être la conjointe du premier monsieur de France (pour  esquisser une pénible périphrase), peut être mise au compte d'un machisme inconscient. Et je ne puis réfuter cette objection, le propre de l'inconscient étant de ne pas être facilement perceptible même parfois par le psy de service.

Il est tout aussi politiquement incorrect de remettre en cause les je-veux-vous-le-dire, les croyez-le-j'ai-bien-changé, les merci-madame -ma-mère-adoptante  de Monsieur  Triplemoi.
Tout autant que de ne pas accorder à un descendant d'immigrés tout juste propriétaires dans leur pays d'origine de 200 hectares de terre , et dont la devise est le loup et le cimeterre, tout un programme, le droit d'ascender (ascender, avec un ascenseur...) à la fonction de psychopompe, souverain juge de l'identité nationale. L'identité nationale est, au passage, une qualité administrativement mise en carte depuis belle lurette.
Il croirait,  selon Michel Onfray, que la tendance à la pédophilie est génétique. 

Dans l'état actuel des choses, je ne retrouve dans la nébuleuse programmatique des deux candidats officiels du système binaire  que quelques reflets kaléidoscopiques des attentes éparses de milliers de sondés. Sans oublier celles des acteurs des systèmes de pression , dont l'iceberg médiatique dérive sans fondre dans les eaux pourtant tièdes de l'indifférence citoyenne. Sans oublier celles des idéologues qui ne doivent la cohérence interne de leurs systèmes de pensée qu'à la négation de la réalité vécue.

Reste Monsieur Tracteur.
Il a une solide expérience politique, comme ses protagonistes. Il vient certes d'une faction plutôt  droitière, dans la terminologie réductrice des organismes d'études politiques. Il a des handicaps, en particulier une formation d'origine peu énarchienne. S'il était candidat à un poste de préfet de la république, ou de chef de cabinet de premier ministre, ce dernier point pourrait être perçu comme  rédhibitoire.
Mais pour être le tracteur des institutions gouvernementales, ne vaut-il pas mieux  joindre une part raisonnable d'utopie à la nécessité de déléguer  domaine par domaine à de plus compétents que soi ? N'est-il pas utilement impliquant de porter un projet qui se réclame d'une réduction des failles, d'une complémentarité des sensibilités, de la volonté d'équité entre tendances au désir de changement maîtrisé et tendances au respect de traditions modernisées ?

La généralisation de l'assistanat institutionnel, financé de fait par la seule classe moyenne, est une sottise démagogique, qui manque de bravitude.
L'exaltation de l'identité nationale, ramenée à des critères culturels et linguistiques,  est un péché contre l'humanité, qui assoit le délit de racaillerie.

Alors, pourquoi ne pas tenter cette aventure raisonnable qui consiste, quand nous nous rendons compte qu'une manière de faire qui consiste à alterner deux postures antagonistes qui s'annulent mutuellement a toujours échoué, et de plus péjore irréversiblement la situation, à cesser  de continuer et à faire autrement.
C'est ce que font les solariens (ceux de Norman Spirad, pas ceux de Paul Lafargue ni d'Isaac Asimov..).
publié dans : Libertaire
commentaires (0)   

Recherche

Partenariats


Rédacteur Agoravox


Nous sommes tous capables d'observer et de commenter.



fremen

Nous sommes tous responsables de l'état de la terre (et du ciel...).



Nethique.info

Nous pratiquons tous les bonnes manières, surtout avec les inconnus.



Cyber@cteurs

Nous pouvons tous intervenir directement dans les processus de décision.





 
Nous sommes tous aptes à décider de ce qui est bon pour nous.




 
Nous habitons tous le même village en forme de globe.

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Syndications

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Album

  • Mes-images-2

Signaler

Cliquez ici pour recommander ce blog
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus