Adaman...Quoi ?

 

Liminaire

Le site source de ce blog, adamantane.net, a été mis en chantier et en ligne pour assurer simultanément plusieurs fonctions :
  • Présenter un ensemble de littératures polychromes : poèmes, essais, critiques, préfaces, documents pédagogiques, schémas didactiques, fragments sur des thèmes divers
  • Publier des auteurs, et plus généralement afficher des artistes, connus comme méconnus
  • Servir de portail à des associations à but artistique et culturel
  • Accueillir des activités d'écriture collaborative
  • Dissimuler un espace privé dédié à des recherches symboliques.
Son rédacteur veut les assurer de manière :

  • Systémique : les liens et interactions entre les divers domaines de la pensée active constituent en noosphère vivante ce qui sans eux ne serait qu'une froide encyclopédie des savoirs ;
  • &, conjonction de coordination
  • Libertaire : la personne est première ; les maîtres à penser sont à fréquenter avec d'extrêmes précautions, et le progrès nait de la réflexion autonome de chacun venant se combiner à celle des autres.


Informations

Depuis sa création, ce site a accueilli
visiteurs.


Au 10 avril 2008,
il a proposé 411 articles
et accueilli 454commentaires.

Images Aléatoires

Présentation

Dimanche 11 novembre 2007

Pendant plus d'un mois, ce blogue était resté muet. Comme je viens de le signaler, ce temps a été investi dans le développement du site associé, adamantane.net.
J'espère ce développement durable...Un commentaire récent au sujet du concept de développement durable – autrement dit, cette association de mots décrit-elle soit une réalité constatable, soit une réalité potentielle ayant du sens... ? – . me pousse à être prudent dans la constitution des groupes nominaux.

La section L'ébauche accomplie (le septième recueil...) du chapitre poécriture a été enrichi d'une rubrique temporairement baptisée poésotérisme.

L'équation Poésie + ésotérisme = poésotérisme résume une perspective qu’orne une brume sémantique qui, même matinale, mérite dissipation.

Les morceaux écrits publiés dans cette section  auraient pu, peut-être, trouver place dans un chapitre spécifique. Tel avait été mon choix initial. J'ai depuis changé d'avis.

 

Peut-être sont-ils d’une autre inspiration que ceux avec lesquels ils voisinent mantenant.  Ils manifestent ma réaction à des théories réputées bizarres, des hypothèses dénoncées insolites, des croyances décidées décalées, des pratiques étiquetées mystérieuses. Ils ont, génétiquement parlant, une origine à situer dans l’artifice analysé, dans la connaissance étrange, non dans le vécu relu, le rêve mémorisé, l’imaginaire apprivoisé. Mais au nom de quoi les dissimuler sous un double fond ?

 

Peut-être émanent-ils  d’une composante secondaire, ou seconde, de ma personnalité. Sans me complaire dans des comportements schizoïdes, je me connais assez pour savoir que la face obscure de mon être cherche la lumière  quelque part du côté de ce que beaucoup refusent de voir, et quelques uns à l’inverse imaginent seul digne d’être contemplé, à savoir ce que les sages nomment folie, les logiciens incongruité et les orthodoxes hérésie. Alors, pourquoi ne pas assumer ces écrits que j'ai eu plaisir à composer ?

Crédits : le dessin est la reproduction de la IIII° de couverture du numéro 30/31 de la revue Jointure, été-automne 1991...Signature par les initiales, en pointillé verticalement à droite de l'image, un peu au dessus de l'horizon...

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Samedi 10 novembre 2007

Depuis le 5 octobre, rien n'a été publié sur ce blogue. En revanche, le site associé,  adamantane.net, a été enrichi et remanié  de manière approfondie.

Le chapitre imagerie a été mis en ligne. Qui dit image dit scannage, retouches de format physique et de poids-mémoire...Il m'a fallu travailler avec un peu d'obstination – une image, cela ne se gère pas tout à fait comme un texte...surtout lorsque les dimensions obligent à passer par l'intermédiaire d'une prise de vue – pour créer les 9 sections :
  • Collages
  • Gravures
  • Dessins
  • Gribouillis
  • Manuscrits
  • Maquettes
  • Photos
  • Pictes
  • Schémas
et les 29 rubriques qui constituent en ce moment ce chapitre.

Je suis heureux de vous faire part ici de sa naissance.

Crédits : le papier peint qui illustre ce post a été réalisé en 1970 partir d'une réinterpération d'une tableau de Tardivo.


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Vendredi 5 octobre 2007

orb_colorkernerscape02.jpgO toi le libertaire, tu te crois martien ; respire, prends ton vélo, regarde ta webtv .
Tu as le pouvoir de changer le monde et l'avenir du climat par la décroissance ou l'altercroissance, la construction écolo et l'achat de produits écolo et de papier recyclé...
Un monde différent est possible sans pauvreté , grâce au simulateur crédit et à une politique systémique de développement durable pour l'environnement , et une réflexion sur les nano techno et ogm et le nucléaire.
La chanson du chercheur de vérités proclame : I have a dream.
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Samedi 1 septembre 2007
120px-Mithras-tauroctony-Louvre-Ma3441b.jpg
La mort nous répugne et nous fascine.
La mort est un mystère.
Si donner la vie est une bénédiction pleine de risques, donner la mort est une malédiction qui colore notre l'inconscient en rouge, couleur symbolique.
En donnant la vie, nous donnons aussi la mort.
En différé.

Bien sûr, l'idée selon laquelle il vaut mieux tuer un virus qu'une mouche agaçante, une mouche qu'un canard comestible, un canard qu'un taureau dangereux, un taureau qu'un homme menaçant, peut être considérée comme raisonnable.
Il n'en reste pas moins vrai que nous savons encore peu de la souffrance animale, animaux rationnels mais homocentrés que nous sommes.
Les bourreaux humanistes recherchent le secret de la mort sans souffrance. Nos réflexions actuelles sur les procédés et limites de l'euthanasie recoupent, techniquement, cette préoccupation.

Je veux bien manger du homard, mais je reconnais que l'idée de détruire une merveille de la  vie pour un plaisir gustatif m'incite, par compensation, à éviter un scénario sauvage du type découpage d'une bête vivante.

Le toro est réputé immangeable. Si le spectacle de sa mise à mort inéluctable satisfait les instincts meurtriers des spectateurs (qui de plus peuvent espérer que le torero ne s'en tirera pas sans égratignures), et les détourne d'agresser leurs semblables, alors cette triste mise en scène a valeur thérapeuthique.
Les toros humains que sont les sportifs se trouvent de fait solidaires de tous ces animaux qu'une tradition sacrificielle voue à la mort lente ou rapide.

Une des innovations positives de la forme de christianisme qui a, dans le sang, triomphé desautres christianisme possibles initiaux [*] a été de remplacer un sacrifice animal ou humain par la manducation du pain et la bibition du vin, pratique d'ailleurs tout à fait végétariennes. A noter que la formule consécratoire ...hic est enim calix sanguinis mei...ne laisse aucun doute sur le fond de la croyance. La transsubstantiation établit l'intention sanglante [**]  du sacrifice.
Les adeptes se sont vite rattrapés, par massacres, bûchers et guerres raciales de croisades.
La filiation possible entre la corrida, et ses variantes, et l'ancien culte de Mithra, n'apporte si elle est prouvée que renforcement de l'interrogation sur les motivations profondes des sacrifices hémophiles, qui demeurent inscrits dans les liturgies monothéistes – ou présumées telles – comme un des apanages du prêtre.

Les combats d'animaux ne diffèrent pas des actes de guerre, quelle que soit la forme juridique des dits actes de guerre. Tuer est une preuve de puissance.

Ce qui me gêne, au plan artistique, dans la corrida, est moins l'affrontement entre deux animaux, le torero et le toro, que les motivations de témoins courageusement abrités de tout danger, et qui se saoulent à l'hémoglobine. A noter que la pudique tourada portugaise échappe à ce reproche...
J'aime mieux chercher quelque euphorie transitoire dans les arômes d'un vin. Le cri du raisin qu'on écrase me semble, mais c'est peut-être un préjugé, moins déshonorant à susciter que celui d'un être génétiquement proche que l'on torture à mort sans même avoir l'excuse du fonctionnement d'une chaîne alimentaire.

Notes :

[*] Voir à ce sujet le très intéressant – à mon avis... – ouvrage de Bart D.  Ehrman, Les christianismes disparus, ou la bataille pour les écritures...éditions Bayard, Paris 2007.

[**] A noter que :
-progressivement le vin de messe a, de fait sinon de droit, perdu sa robe écarlate pour revêtir la couleur ambrée des vins sucrés
-le jus de raisin frais est une matière première autorisée par le Vatican
-il y a maintenant des producteurs de vin de messe ayant le label bio

Crédits :

Mithra égorgeant le taureau sacré, face A d'un bas-relief romain en marbre, IIe–IIIe siècles ap. J.-C. Le Louvre, Département des antiquités grecques, étrusques et romaines, référence Ma 3441.
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publié dans : Libertaire
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Vendredi 31 août 2007
Masque-de-no.jpg

L'énoncé de la profession consultant dans un papier posté sur un forum, un groupe de discussion, voire en commentaire sur un blogue, attire souvent des réactions de méfiance, parfois exprimées de manière radicale et vigoureuse.

Oui, il faut se méfier des consultants...Comme chez les psy, les plombiers et les philosophes, par exemple, il est possible de rencontrer dans cette vaste et indifférenciée corporation des fumistes, des paresseux, des malades mentaux, des escrocs, des gens paumés en recherche de reconnaissance, etc.

Comme nous l'avons appris à l'école de la Sémantique Générale, méfions-nous des étiquetages. Si Dupin dit exercer le métier de consultant, et si nous avons fréquenté un Dupla-consultant fumiste et un Durax-consultant escroq, nous n'avons pas assez d'éléments pour conclure de Dupin qu'il est un fumiste doublé d'un escroq...

Il y a aussi des consultants bosseurs, responsables, attentifs, créatifs, patients...

Tout intervenant de la blogosphère est, peu ou prou, consultant. Il participe de fait de ce grand et vaste corps de ceux qui analysent, réfléchissent, conseillent. D'autant plus qu'un forum n'est pas un lieu d'exercice de l'autorité, mais peut être un endroit ou échanger méthodes et réflexions.

Il est intéressant de remarquer que si Dumar publie une contribution de quarante lignes sur un des aspect du travail d'échange en cours sur un fil de forum, ou engendré par un post sur un blogue, alors :
-si Dujoy la trouve intéressante, il le dira, peut-être, et en deux lignes,
-et si Dupas y voit quelque objection possible, que ce soit sur une implication anticipée ou sur le choix d'un mot ou d'une référence, il va investir à coup sûr dans quarante lignes de réfutation, un peu comme s'il s'agissait de droit de réponse. Et de réfutation en contr'argumentation, de contr'argumentation en opposition, comme le media écrit régule mal les débats, la chicaille s'installe.

Le cas du blog ouktiasma.over-blog.com est un bon exemple. Des citoyens de religion islamique se disent intéressés par l'approche du MoDem et s'y engagent. Ils diffusent leur message, avec leurs catégories mentales et leur vocabulaire à eux. Ils vont jusqu'à faire des rappels d'histoire de France pour se positionner dans une perspective d'intégration culturelle. Voilà donc des alliés pour les mordus-modem. .
J'ai été sensible à leur démarche, car comme conseiller de quartier résidant dans une zone islamisée de Boulogne-Billancourt, j'ai eu à me préoccuper des conditions d'exercice de ce culte, de la sécurité des locaux de l'association culturelle musulmane, bref, à contribuer à faciliter une entreprise d'intégration dans le respect des croyances individuelles.
Quelles réponses recueillent-ils sur le fil d'un forum politique lié au MoDem, fil ouvert en cette circonstance : eh bien tout bonnement, après quelques commentaires plutôt objectifs, une longue leçon magistrale, probablement bien intentionnée certes, mais dépourvue  de nuances, de laïcité combattante, éclairée de considérations subtiles et constructives du genre la foi m'indiffère, les croyances sont hors sujet, l'Islam c'est désuet... (Je ne cite pas texto, je retraduis en français courtois les idées (?) maîtresses de l'argumentaire).
Bref, nous insistons sur ce qui ne va pas dans leur démarche. Pourquoi ne pas les aider à construire leur propre conception de la laïcité, ce qui est pour moi, visiblement, le chemin à l'orée duquel ils hésitent encore ? Pourquoi ne pas leur faire un plus large crédit d'intention ?

Dès les années 1990, sur les forums par minitel, nous déplorions que trois ou quatre participants imposent leur style aux échanges, aient un avis sur tout, et se comportent comme s'ils n'avaient rien d'autre à faire dans la vie que de manipuler leur clavier.
Aujourd'hui, sur AgoraVox par exemple, il a fallu débattre de longues semaines pour trouver quelques moyens pratiques pour concilier la liberté d'expression et le droit de n'être pas, dès la moindre proposition ou remarque, moqué, tourné en dérision, contrebattu, interprété à contre-sens....

Facilitateur de réunions, il m'est arrivé de demander à deux membres d'un comité de direction de transformer leur prise de tête en exercice genre jeu de rôle à enregistrer et analyser en différé. L'analogie s'arrête là : sur un forum, nous ne sommes pas en comité de direction, ni même un groupe de travail avec sa dynamique complète, ce qui complique la modération, voire la rend impossible.
Reste l'autodiscipline qu'esquisse la nétiquette. Je la crains maintenant vaguement  insuffisante, mais tiens toujours à la faire connaître.
La consultation du profil permet parfois de mieux situer l'autre, d'avoir des éléments de contexte permettant de mieux décoder ses écrits. Mais assez rares sont de fait celles et ceux qui ont trouvé le temps de confier de telles informations au système. Le pseudonymat, que les forums encouragent, demeure un refuge dont les motivations d'emploi méritent investigations et analyses.

Il faut donc être un peu obstiné pour continuer de fréquenter les forums d'opinion. Il y a tout de même beaucoup plus de frittage que raisonable. Cette friture engendre un bruit de fond qui fatigue...

Crédits :

Masque de nō de type ōbeshimi . Japon, Époque d’Edo (1603-1867). Cyprès polychrome et incrustation de métal doré.  Muséum, Lyon.


publié dans : Étonnement
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Mercredi 29 août 2007
thumb-Modem.jpg
Marie-Isabelle Pichon a écrit sur son blogue, à propos du Mo(uvement)Dem(ocrate) :

A l'image des chaînes qui circulent sur les blogs, voici celle que je lance : en 5 ou 6 phrases (pas plus !), décrivez ce que vous souhaitez que le MoDem soit !
Je veux que notre mouvement :...

Mon maillon dans cette chaîne a été :

Je veux que notre mouvement :
- fasse de la politique de manière globale, en mobilisant l'intelligence de chaque citoyen, autant que sa passion et son espoir
- instaure des pratiques politiques équilibrées, c'est-à-dire que sans renoncer poser des actes de pouvoir les élus se souviennent qu'ils ne le peuvent que parce que nous leur avons délégué celui que nous confère notre citoyenneté
- incite les diverses générations à travailler ensemble en leur montrant comment construire la mosaïque [*] d'une solidarité active
- reconstitue le lien social en faisant des différences de point de vue politique une source d'énergie et un réservoir d'idées plus qu'un système de fractionnement et d'exclusions
- restaure la prééminence de la société civile en lui donnant les moyens de recruter le personnel politique selon sa compétence et de contrôler souverainement son action

Notes :
[*] le mot mosaïque est pris ici au sens que lui donne Hédi Bouraoui, qui oppose le creuset étatsuniens (fusion avec perte irréversible des caractéristiques essentielles) à la mosaïque canadienne (assemblage multiculturel avec synergie des composantes).






publié dans : Systémique
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Jeudi 23 août 2007

Le premier des nombres, au sens  de l'axiomatique de Giuseppe Peano, est un nombre premier. Ερατοσθένης ,  alias Ératosthène imagina de passer au crible l'ensemble des réels entiers positifs pour contruire la table des premiers nombres premiers. Sa technique fut perfectionnée depuis par A. Oliver L. Atkin [*] et Daniel Julius Berstein de l'Université de l'Illinois. Bernhard Riemann conjectura vers 1859 qu'il existerait un ordre, encore à découvrir, dans la théorie (au sens de suite ordonnée d'objets, non d'hypothèse de travail...) des nombres premiers.
La démonstration de cette hypothèse rapporterait 1 000 000 de US$ à son auteur, et ruinerait certains concepteurs de clefs de cryptage.

Marcus du Sautoy, chercheur à l'Université d'Oxford, a publié en 2003 The music of primes, traduit par Raymond Clarinard aux éditions Héloïse d'Ormesson sous le titre La symphonie des nombres premiers.
On retrouve sur le blog-notes de mathématiques du coyotte, sous la responsabilité de Didier Müller, en date du 14 octobre 2005, de très larges extraits copicollés et un lien vers l'original de l'article publié page VII dans Le Monde des Livres  daté du même jour, donc publié la veille,  sous la signature de Michel Alberganti,  sous le titre L'obsédante quête du Graal des mathématiques.

Quels nombres premiers intéressent-ils les poètes ?

Une première étude de la question  passe par la métrique. Une représentation plane de la diversité des œuvres dites à structure régulière pourrait être construite en portant :
-en abcisses la lingueur, mesurée en syllabes, du ou des vers constituant la pièce
-en ordonnée le nombre total de vers utilisés, si l'on considère la strophe comme une réalité intermédiaire, ce qui est d'ailleurs discutable ; le nombre de stophes pourrait être considéré comme la troisième dimension de l'espace d'analyse, et par conséquent le nombre de vers par strophe comme la deuxième.

En prosodie francophone, le nombre premier n'a pas la faveur des poètes pour la première dimension, du fait de la forte attractivité des rythmes pairs, et ce en dépit de l'incitation de Paul Verlaine dans son Art poétique :

...Et pour cela préfère l'impair
Plus vague, et plus soluble dans l'air
Sans rien en lui qui pèse ou qui pose
.

A noter que ce poème dédié à Charles (Victor Marius) Morice , qui commença d'ailleurs par en réfuter les propositions dans un article de La nouvelle rive gauche, qui contribua paradoxalement à la renommée du Pauvre Lélian, est la treizième pièce de Jadis et Naguère.

Le haiku traditionnel, avec son cadencement 5-7-5, ses 3 vers et ses 17 syllabes, aurait, lui, une structure "purement première". Le sonnet classique, au contraire, enfermé dans ses 4 strophes - dont il est vrai deux tercets - , ses 4 rimes et ses 14 vers serait assez résolument non-premier.

Une seconde étude passerait par une analyse de contenu approfondissant la place du nombre premier, des nombres premiers, dans le vocabulaire utilisé.

Le livre du TaroT pourrait lui aussi être interrogé...

Note :
[*] si quelqu'un a une idée de ce que cachent les initiales A. et L., je le remercie de me le dire.






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Jeudi 23 août 2007
z--ro.jpeg
Un correspondant m'écrivait il y a peu : de toutes manières, je suis nul en maths...
J'aurais pu lui répondre, pour l'en consoler, qu'on ne saurait sans exagération être bon en tout. Puis je changeai d'avis, et lui tint  à peu près ces propos :

Pour ce qui est de la nullité en maths, tout jugement est relatif. D'une part le zéro fut une invention libératrice marquant le passage d'un seuil dans la pensée collective. D'autre part beaucoup d'ingénieurs, d'architectes, de financiers sont, dans un certain sens, nuls en maths, surtout maintenant que les ordinateurs computent à leur place. Dans mon temps, ils s'en sortaient en apprenant les exercices-type par coeur. Ce qui n'est d'ailleurs était à mes yeux remplacer une difficulté par une autre...

Les vrais maths sont à mon avis un mélange de créativité, d'esprit de fantaisie déductive et de hardiesse inductive, de capacité à tâtonner avec intelligence dans le dédale des possibles, de visualiser des espaces improbables et des relations inédites...
De plus la confusion des genres règne sur ce vaste ensemble de techniques mentales à visées opératives. Du calcul numérique à la topologie, de l'algèbre linéaire à la géométrie descriptive, du calcul infinitésimal aux opérations ensemblistes, que de demeures à explorer, que de domaines à connecter, que de perspectives à conjuguer !

Pour risquer une métaphore, le champ des mathématiques est pentu, à flanc de côteau.
Dans le thalweg  passe le cheminement creux de la réalité la plus terre à terre : objets physiques, nombres réels, calculs de maçon, de charpentier, de géomètre.
La ligne de crête est le lieu de rassemblement des concepts les plus abstraits, des théories les plus subtiles, des raisonnements les plus éthérés.
Labourer ce champ, boustrophédon oblige, implique de monter du concret à l'abstrait, puis de redescendre des principes aux pratiques. Et ainsi de suite sans cesser cette alternance de postures.
En bas du champ, les mathématiques du maquettiste jouant du pliage, des ciseaux et de la colle ; en haut du champ, celles du penseur immobile aux yeux clos laissant les symboles s'assembler sur son écran mental intérieur.


publié dans : Systémique
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Mercredi 22 août 2007
fennec.jpeg
Se faire identifier sous pseudo est une pratique à laquelle les sites nous poussent. Dans quelques cas j'en comprends l'utilité. Mais le plus souvent cette pratique semble plus s'accrocher au désir d'impunité éventuelle qu'au besoin de discrétion. D'ailleurs le web est très indiscret, et a de grandes oreilles ;  n'est-ce pas, Monsieur Spoke ? Fascinant !

Certains contributeurs décident de ne pas donner, à leur sujet, les informations qu'ils pouraient founir pour mieux les comprendre, en tant qu'interlocuteur. Entre travailler sous pseudo et ne donner strictement aucune information sur ce qui est souvent considéré comme l'essentiel des caractéristiques qui permettent de mieux situer un partenaire (au hasard l'âge, le métier, la formation, l'habitat... ) il y a une nuance. Les courriers anonymes ont le vol lourd, prudent , obscur du corbeau. Et les courriers pseudonymes ?
Le fait de dire sans le dire je resterai une énigme n'est pas toujours interprétable comme le signe d'une confiance minimale dans l'autre. La discrétion n'est pas l'emploi systématique de la glace sans tain chère aux voyeurs.

Ce blogue est, comme annoncé sur sa page d'accueil, le complément d'un site (car autre réactivité, fractionnement  plus facile des messages) et me sert surtout à donner des informations à jour sur ce que font mes ami-e-s, mes partenaires, et ce que sont mes réactions à l'actualité. Le seul nombrilisme que j'y accepte est d'assumer la responsabilité de mes points de vue. Il n'entre point de plus dans la catégorie des journaux intimes.

Quant au choix de l'alias adamantane, il a deux raisons.
- D'une part, par refus de patrocentrisme, je n'ai pas voulu que mon site se nomme desthuilliers.net, pas plus que je n'ai voulu que mon entreprise de consultance ne soit déclaré comme cabinet desthuilliers conseils.
- D'autre part je partage ce patronyme avec nièces, neveux, épouse (par alliance, certes), frères, sœurs, et enfants...Il ne m'appartient pas en propre. Alors le site et le blogue sont sous le patronage d'adamantane, comme l'entreprise l'était sous celui de fo or me.

Pourquoi adamantane ? La page d'accueil du site pose la question et suggère une réponse. Cette réponse est à portée de clic...

Ne pas déduire du choix d'un substantif  utilisé en cristallographie pour désigner un des arrangements des atomes de carbone que j'aurais quelque compte que ce soit à règler avec cette discipline. J'aimais m'éclairer l'esprit à la réverbération cristalline de la cristallographie telle qu'enseignée en Taupe. Mon désir personnel était d'ailleurs d'intégrer les Mines pour travailler dans la paléontologie. J'avais il me faut l'avouer beaucoup lu, depuis mes quatorze ans,  Pierre Termier, Eduard Suess et Pierre Theilhard de Chardin.... Je me suis finalement, du fait de la glorieuse incertitude des concours, envolé dans l'aéronautique. Il faut dire que cette erreur était en partie prophétique : les progrès actuels dans l'art de la construction des aéronefs sont dus à ceux effectués dans les nouveaux matériaux, issus de la recherche en cristallographie !


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Lundi 20 août 2007
wikipedia.jpeg
Pierre Assouline, écrivain de notoriété moyenne , et accessoirement enseignant à l'école de journalisme de l'IEP, a il y a peu de temps incité cinq de de ses élèves à expérimenter la résistance aux déformations de WikiPédia en leur demandant, entre autres,  d'en modifier des articles et d'observer les réactions du système.
Peut-être avait-t-il à redire sur l'article que lui consacre cette encyclopédie ?

Cette expérience a fait l'objet d'une analyse dans AgoraVox.

WikiPédia et AgoraVox ont des points communs :
-ouverture aux contributeurs  sans recrutement ni diplôme ni visa mental délivré par l'institution ;
-bénévolat des rédacteurs ;
-dispositif permettant de discuter à propos d'un article ;
-emplacement réservé à chaque rédacteur pour se présenter et indiquer ses références personnelles et/ou professionnelles ;
-mobilisation des connaissances (sur les faits, les personnes, les idées,...)de tout un chacun, et il n'y a pas que les bac+n pour avoir des idées intelligibles, maîtriser des connaissances utiles et savoir regarder les faits en face ;
-relative liberté des réactions des lecteurs ;
-apparition possible de contributions hors sujet, voire franchement crétines ou même ouvertement malpolies, comme le montrent à l'envi [*] les fils de discussion des forums.

WikiPédia et AgoraVox  ont des différences :
-la technologie du Wiki favorise la traçabilité des apports ; celle qu'utilise WikiPédia est particulièrement sophistiquée, permettant en particulier de consulter en synoptique les versions successives du texte de la même page ;
-AgoraVox évalue de manière hiérarchisée les commentaires, jusqu'à les replier si le nombre d'évaluations défavorable des autres lecteurs au sujet du dit commentaire est suffisant ;
-Le texte d'un article de WikiPédia peut être vandalisé, pas celui d'un papier d'AgoraVox

L'expérience faite, si j'en ai bien compris le protocole,  a peu d'utilité de principe : une page de Wiki peut être modifiée par qui le veut quand il veut. Pas besoin de le  démontrer. Il en devient légitime de penser que le choix de la cible n'est pas innocent, et que le maître de travaux pratiques avait une idée derrirère la tête.
Son seul intérêt, à mon avis,  est de permettre de vérifier que les contributeurs suivent les articles qu'ils ont déclaré suivre et réagissent aux modifications. Comme ils sont bénévoles, rien ne les oblige à faire ce travail dans les quatre heures...
Je ne veux pas faire de procès d'intention à l'initiateur de la manip'. Si ses étudiants font preuve de la liberté d'esprit qu'il est légitime de leur présupposer, ce travail les aura fait entrer, si besoin était, dans l'univers de la coopération.

J'ai par conséquent envisagé d'ajouter à sa biobliographie sur Wikipédia, le 16 juillet,  le paragraphe qui suit :

Début 2007, il se fait remarquer en proposant comme travail pratique à certains de ses étudiants de tester la "qualité" de Wikipédia en vandalisant des articles pour mesurer la réactivité des rédacteurs. Il contribue ainsi à la notoriété de l'Encyclopédie, en faisant parler d'elle et suscitant des réactions visant à en améliorer encore le fonctionnement.

Je voulais savoir  combien de temps cette addition, qui n'a rien de diffamatoire, subsisterait. Ou comment elle serait reprise et agrémentée...Eh bien j'ai constaté que les contributeurs de WikiPédia qui avaient voulu introduire cet épisode pas des plus originaux, mais licite, de sa carrière dans son parcours avaient vu leur ajout révoqué sans délai. Je me suis donc limité à un commentaire de même contenu sur l'article d'AgoraVox.
Le collectif  WikiPédia est-il sans rancune aucune, ou bien l'auteur du blog au titre contesté de La république des livres  y compte-il assez de groupises [**] et de fanas pour que sa respectabilité soit solidement garantie,même lorsqu'il se laisse aller à suggérer des manipulations méthodologiquement douteuses ?

La page réservée à la discussion, que trop peu consultent, fournit, elle, des informations bien plus détaillées sur les manières de faire de Pierre Assouline. Je ne saurais trop en recommander la lecture.

Notes

[*] Non, pas d'e final...
[**] Pourquoi ne pas franciser ?

 
publié dans : Systémique
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