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  • : *Étonnement systémique et libertaire *Évaluations de l'actualité culturelle, artistique, politique, économique, sociale *Ouvertures vers la pensée non conformiste
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Le site source de ce blog, adamantane.net, a été mis en chantier et en ligne pour assurer simultanément plusieurs fonctions :
  • Présenter un ensemble de littératures polychromes : poèmes, essais, critiques, préfaces, documents pédagogiques, schémas didactiques, fragments sur des thèmes divers
  • Publier des auteurs, et plus généralement afficher des artistes, connus comme méconnus
  • Servir de portail à des associations à but artistique et culturel
  • Accueillir des activités d'écriture collaborative
  • Dissimuler un espace privé dédié à des recherches symboliques.
Son rédacteur veut les assurer de manière :

  • Systémique : les liens et interactions entre les divers domaines de la pensée active constituent en noosphère vivante ce qui sans eux ne serait qu'une froide encyclopédie des savoirs ;
  • &, conjonction de coordination
  • Libertaire : la personne est première ; les maîtres à penser sont à fréquenter avec d'extrêmes précautions, et le progrès nait de la réflexion autonome de chacun venant se combiner à celle des autres.


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Rédacteur Agoravox


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Étonnement

Mercredi 7 décembre 2005 3 07 /12 /2005 17:56
Nous apprenons de la bouche de notre Ministre des Finances, relayé par les médias ordinaires, que dans sa grande mansuétude l'administration fiscale va nous envoyer dès mai 2006 des formules de déclarations de revenus sur lesquelles les montants des revenus des salariés, pensionnés et retraités seront pré-indiqués par ses soins.

Pourquoi pas ? Après tout, comme employeur, j'ai rempli assez de liasses annuelles pour savoir que l'administration fiscale connait les dits montants.

Mais cette réjouissante nouvelle est servie en sandwich entre deux  tranches de bêtise :
-première et pas trop épaisse : il ne sera plus nécessaire d'additionner les montants de douze bulletins de salaire.  A priori, il y a longtemps que les logiciels de paie indiquent sur le bulletin de décembre le cumul annuel du net imposable, et pour les salariés uni-employeurs (la très grosse majorité) je ne vois pas où était la difficulté. Passons...
-seconde et cette fois énorme : ça simplifie la déclaration, puisqu'il n'y a plus qu'à vérifier le montant pré-indiqué (le contribuable restant, et c'est normal, responsable du document qu'il retourne signé).

Comment fait-on pour vérifier, gros malins ? Eh bien on prend comme avant les documents en sa possession, et si c'est nécessaire on additionne, on soustrait, on reporte, bref on fait strictement le même travail qu'avant. A ceci près qu'en cas d'écart il va falloir le justifier.

Je ne vois aucun inconvénient à ce que l'administration fiscale lutte contre l'évasion des euros par tous les moyens légaux  à sa disposition.
Mais je n'accepte pas que l'on me prenne pour un demeuré et qu'un délégataire de la puissance publique sous-estime à ce point les capacités mentales de ses concitoyens.

La remarque selon laquelle, une fois de plus, les revenus du capital échappent à cette régulation, centrée sur les revenus du travail, pouvant paraître tendancieuse, je ne la formulerai pas.
Par Adamantane - Publié dans : Étonnement
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Mercredi 28 décembre 2005 3 28 /12 /2005 11:53
Un club sportif licencie son entraîneur...banal, par les temps qui foutent !
Ce qui le devient par trop, banal, c'est l'étiquette donnée à cet acte : Dugudu limogé par son club !
Si je fais référence à la fois :
  • -à l'histoire du mot
  • -à l'excellent rappel fourni par le Dictionnaire de l'Académie   : «Limoger : v. tr. (se conjugue comme Bouger). XXe siècle. Dérivé de Limoges, ville où furent nommés, au début de la Première Guerre mondiale, certains officiers d'état-major relevés de leur commandement (ce terme, dont l'apparition est due à une circonstance historique, n'a rien de dépréciatif à l'égard de la ville de Limoges).Fam. Écarter, par mesure de disgrâce, un haut fonctionnaire ou une importante personnalité de son poste, de ses fonctions. À la suite de ces désordres, le préfet a été limogé.. »
alors il est abusif d'utiliser ce mot pour désigner ce qui n'a rien d'un limogeage, ni au propre (les clubs sportifs de Limoges seraient surentraînés...) ni au figuré (sauf à prouver que le déchu est transféré dans un placard du vestiaire).
Où les journalistes ont-ils contracté cette maladie du langage qui les conduit à employer un mot pour un autre ?
Les syndicats d'enseignants vont-ils commettre un communiqué ?
Le Ministre de l'Éducation Nationale va-t-il y trouver un argument de plus pour condamner la méthode globale ?
Je suggère de limoger limoger, et ainsi de le remettre à sa place.


Par Adamantane - Publié dans : Étonnement
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Vendredi 30 décembre 2005 5 30 /12 /2005 15:15
Selon un  quotidien national, qui reprend une information fournie par une grande société d'assurances, quatre français sur dix parlent toujours en francs.
Ce papier ne dit pas qui s'exprime en euro-balles ou en euro-bâtons ...

Il est envisageable que l'ignorance grammaticale des princes qui nous gouvernent, ignorance qui leur a permis de substantiver abusivement un préfixe, ait porté malheur à la monnaie dite euro-péenne.

Plus concrètement, il est très possible de penser que tant que les gestionnaires de comptes bancaires maintiendront la disposition absurde du double chiffrage, qui rend de plus les relevés peu lisibles, les euro-usagers français seront encouragés à rester prisonniers du passé.
Pour ne rien dire des pratiques de double étiquetages qui subsistent dans nombre d'agences immobilières, et autres lieux où sont traitées des transactions de  montant élevé.

L'article auquel je fais référence cède par ailleurs à la facilité qui consiste à isoler une population fictive, les retraités, qui seraient coupables à 49 % de conserver leur fidélité au cher disparu, contre seulement  29 % pour les actifs.
Quand sera reconnue l'inanité, l'insanité discriminatoire de la fracture statistique entre retraités et actifs...Il y a longtemps que, dans un souci d'équité catégorielle, les entreprises ont proscrit de leur vocabulaire la dichotomie entre les productifs et les improductifs !
Par Adamantane - Publié dans : Étonnement
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Samedi 31 décembre 2005 6 31 /12 /2005 17:10
J'ai de la sympathie pour les tégévistes qui ont mis, par fait de neige, et plus probablement du fait d'une chute de pluie verglaçante venant encoconner le cable d'alimentation électrique aérien (et non la suspension caténaire...il est vrai que mon PLI accepte le substantif, noté d'ailleurs au masculin, ce qui est tout de même une bizarrerie de plus à mettre à l'actif de notre belle langue), deux à trois heures de plus que ne le promettait l'horaire officiel.
Mais une fois de plus j'ai souri en écoutant le journaliste parler de la durée de leur périple.
J'ai fait la connaissance de ce mot dans l' Épave du Cynthia, (le seul ouvrage cosigné Jules Verne et André Laurie ;  les autres manuscrits de Laurie réécrits par Verne ont été publié, si je ne me trompe, sous sa seule signature) fin 1948.
Un périple est a priori une circumnavigation ; si les grecs utilisaient un mot constenant le préfixe peri, il y a une bonne raison. Donc à strictement parler, un périple, ferroviaire ou autre, est soit un alleretour, soit un voyage dont point de départ et d'arrivée coïncident.
Les compagnons du Tour de france accomplissent un périple...
Exemples, toujours pris dans Jules Verne : le tour du monde en quatre-vingt jours, le voyage du boulet cylindro-conique de de la terre à la lune (les titres de cette aventure en deux tomes sont délibérement trompeurs, pour ne pas casser le suspense), l'épopée stellaire d'Hector Servadac, et d'autres encore...
Il est probable que le mot péripétie, qui peut désigner une aventure de voyage insolite, ait déteint dans l'inconscient journalistique, et que périple soit devenu usuellement synomyme de voyage péripéthique....
Mais tout de même, que fait l'Académie Française devant ces abus ?
Par Adamantane - Publié dans : Étonnement
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Mercredi 8 février 2006 3 08 /02 /2006 23:22
Consultant, j'ai réfléchi sur les mensonges du juste-à-temps.

L'art de tendre les flux consiste à remplacer les coûts de stockage, comptablement saisissables et régulièrement vécus par les actionnaires comme illustration de l'incompétence supposée des entrepreneurs, par les coûts de stressage, comptablement invisibles et  vécus par le corps social comme illustration du don de courte-vue de l'encadrement.


Ecrivain, j'ai réfléchi sur les avantages du juste-en-retard.
 
L'art de se mettre au travail à la dernière minute évite les longueurs  réputées inutiles et les digressions délicates à documenter, stimule la créativité, conforte le destinataire du texte promis dans l'idée qu'il a été l'objet d'une tension sacrée, d'un effort douloureux qui le valorise.



Auditeur de l'émission diffusée ce mercredi par la chaîne parlementaire, j'ai réfléchi sur les inconvénients du juste-à-côté.

L'art de répondre en ne s'engageant pas personnellement, de suggérer que l'origine des anomalies est dans les autres, de sous-estimer, voir de nier visiblement, audiblement dans son comportement la réalité de ce qui est la richesse de la personne humaine, complexité et incertitude, relève peut-être d'une méthodologie consistante d'autodéfense mais rend perplexe.

Au moment où la représentation nationale va décider que le premier emploi implique par précaution une période probatoire de deux ans, elle a l'occasion de prendre conscience que les deux ans pour tous sont une absurdité.
Plus la responsabilité est élevée, plus les conséquences de l'erreur sont potentiellement graves, plus en effet le nouvel entrant  mérite d'être guidé, suivi, encadré, postformé, évalué, voire réorienté si'il devient manifeste qu'il est à contre-emploi. Question : quelle est la durée de la période d'essai d'un juge d'instruction ?

Spectacle humiliant, ce jeune homme manifestement dépassé par sa position de décisionnaire suprême quant au destin individuel d'autres citoyens, dépassé par les conséquences de ses actions et surtout ses omissions, dépassé par une situation d'échec public qu'il ne sait ou ne veut transformer en occasion d'approfondissement, de remise en question, de recherche de progrès collectif.
Il avait l'occasion de transcender ses erreurs, d'assumer son statut d'homme perfectible et pouvant oeuvrer au perfectionnement du système. Il la laisse fuir, pis, il l'emprisonne dans le caveau obscur d'une intelligence en apparence frigide.

Son âge n'est pas pour moi, l'ayant écouté près de sept heures, une explication valable aux événements de ce drame. Je crains que les plus anciens ne généralisent un peu vite et ne concluent à la nécessité d'allonger encore de manière uniforme les pré-carrières, les purgatoires, les séjours en l'enfer des viviers. J'ai rencontré, je rencontre des jeunes gens, garçons et filles, qui à vingt-cinq ans ont le sens de l'humain, une intelligence vive, une culture de haut niveau et le courage de s'investir avec discernement.

Aurais-je recruté ce jeune homme pour un poste d'encadrement, ou de contact avec les personnes, ou de pilotage de projets en univers incertain ? Après l'avoir vu dans ses oeuvres, je pense que non.
Trop de froideur instinctive, de besoin de se référer non à son coeur, ni même à son bon sens, mais aux textes règlementaires et aux acteurs notables du système.
Avec également une faille difficile à combler dans le système de pensée logique : si A et B sont deux éléments connexes, parents, en appui mutuel dans la logique de la vraisemblance globale d'un ensemble de situations, et si B s'avère faux, rien ne vient remettre A en cause.
Cette psychorigidité peut s'expliquer, voire se comprendre. Dans d'autres professions elle pourrait devenir un atout. Mais lorsqu'elle conduit à maintenir par défaut le fonctionnement de ce système honteux qu'est la détention préventive, c'est à dire la fausse condamnation, de droit régalien,  à la vraie prison, alors elle devient dangereuse, mortifère.

L'effrayante logique généralisatrice qui pilote les décisions pratiques du juge d'instruction  a été, selon ses déclarations, que j'accepte comme vraies, respectée. Elle a abouti au résultat que l'on sait. Des faits détestables ont été prouvés ; un effet de halo a désigné des coupables potentiels en surnombre.
Comment ne pas se poser la question de savoir si ce n'est pas cette logique, ou plutôt cet édifice procédural dont les principes ne sont ni clairs ni contradictoires, qui mérite notre attention, bien plus que ce jeune homme malheureux tout ébahi de prendre conscience qu'il ne suffit pas d'appliquer la lettre des textes pour résoudre les problèmes humains.
Que n'a-t-il été mauvais élève ? Désobéissant, distrait, déviant même, il eût évité de demeurer le rouage moteur de cette horloge du malheur.

Et maintenant, que faire ? Ne crucifions pas celui qui s'est trouvé au mauvais moment au mauvais endroit. Il mérite, pour moi, notre plus sincère empathie. Incapable de laisser sourdre sa douleur profonde, il n'en est  que doublement à plaindre. Est-il responsable de la décision de celles ou ceux qui ne se sont pas préoccupé de son aptitude au poste, et l'y ont administrativement nommé  sur la seule base de son diplôme et d'un souhait géographique d'affectation ? Que celui qui ne s'est jamais trompé...
Ne portons-nous pas tous en nous-mêmes, issus de ce système scolaire qui est à la fois notre grandeur et notre faiblesse,  les germes de cette maladie du mental qui consiste à préférer les dossiers aux personnes, les déclarations dactylographiées aux cris du coeur, le respect srcupuleux des normes à l'exercice discursif de nos intelligences ?

Au fait, pourquoi juste-à-côté ?
-D'abord parce que l'acteur mis en valeur par cette audition n'a fait que répondre juste-à-côté des questions posées.
-Ensuite parce que je l'ai jugé juste-à-côté de son rôle : il avait le droit de dire non pas le droit, ce qu'il fît antérieurement nous dit-il, mais de dire comment rectifier le droit pour que la présomption d'innocence abandonne son statut précaire de présomption pour  acquérir, à défaut celui de référentiel, au moins celui de préjugé (je choisis ici mes mots avec soin).
-Enfin parce que le juste, en tant que principe premier, utopie directrice,  a été mis à côté de l'injuste et que, par précaution, le juge a choisi de ne pas lui accorder, dans le doute, la préférence.
Par Adamantane - Publié dans : Étonnement
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Jeudi 23 février 2006 4 23 /02 /2006 10:10
Mon papier faut-il détordre le droit du travail, paru le 2 février sur Agoravox a provoqué ce commentaire d'un lecteur qui n'a pas laissé de coordonnées permettant une réponse directe :


de la merde néo libérale enjolivée par du faux bon sens...
revenons aux valeurs du peuple..."l’actionnaire est celui bénéficiant de l’action des autres" ....Robert Sabatier
valorisons l’action des autres...

Je remercie ce contributeur anonyme. La finesse de l’analyse est servie par la courtoisie de l’expression. Si "néo" s’oppose à "archaïque" et "libéral" à "totalitaire", rien à redire. Quant à la m...., c’est ce qui reste quand on a tout digéré, donc rien à redire non plus.

Bien que les slogans ne remplacent pas la pensée, ils peuvent la stimuler. La définition humoristique de l’actionnaire comme bénéficiant de l’action des autres ouvre quelques perspectives. Quand je prends le train, je bénéficie de l’action des cheminots, quand j’écris le français (ou une autre langue) dans les règles, je bénéficie de l’action de mes professeurs, etc.

J’ai personnellement été plusieurs années actionnaire, à hauteur de 200 KF, d’un cabinet de conseil international ; les fonds provenaient du placement d'une partie de ma rémunération. Puis j’ai créé une TPE, dont j’étais actionnaire...les fonds investis m’appartenaient, et au lieu de me payer des voyages, j’ai créé quelques emplois.

En revanche, pour ce qui est du thème de mon papier, comment faire pour détordre le droit du travail, je reconnais que je ne vois pas bien comment valoriser l’action des autres. Sauf peut-être à approfondir l’idée, esquissée dans le texte, de tenir compte des améliorations que les exigences de la qualité totale et de l’équité sociale ont permis d’apporter à d’autres types de contrat, civils ou commerciaux.


Par Adamantane - Publié dans : Étonnement
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Lundi 24 avril 2006 1 24 /04 /2006 15:03


La journaliste
(affirmative et monocorde)  :....Nice-Matin n'est toujours pas dans les kiosques suite à un mouvement de grêve qui  oppose la direction et les journalistes...

L'auditeur (étonné) : Ah bon. Un nouveau titre, Nice-Matin, aurait dû paraître et un contre-temps l'en empêche ?

La journaliste (interloquée) : Mais... Souvenez-vous, le premier numéro de Nice-Matin  est daté, si ma mémoire est bonne,  du samedi 15 septembre 1945 ; plus de cinquante ans !

L'auditeur (didactique) : Pardonnez-moi. Pourquoi ne pas dire : Nice-Matin est toujours absent des kiosques...

La journaliste (surprise) : Mais où est la différence ?

L'auditeur (ironique) : La différence est à peu près la même qu'entre ne pas arriver à s'exprimer clairement et arriver à ne pas s'exprimer clairement.

La journaliste (agacée) : C'est pourtant pareil, puisque c'est les mêmes mots, ou presque...À part l'ordre, où est la différence ?
Par Adamantane - Publié dans : Étonnement
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Samedi 29 avril 2006 6 29 /04 /2006 20:14

-1-Le Webmestre (légaliste)  :

Bonjour,
je (re)viens  vers vous en ce qui concerne votre participation sur le forum le chou  palmiste.
Comme le règlement le stipule, voilà plus de trois mois que vous n'êtes pas venu participer, et je dois vous radier de la liste des membres.
Si d'ici  plutodi vous n'êtes pas revenu, je serai donc obligé de m'y contraindre.
En espérant que non.
Cordialement.
A.N.Onyme

-2-Le membre (irrité, soliloquant) :

M'énerve...
D'abord le règlement ne stipule pas, ne peut pas stipuler que «je n'ai pas cliqué sur  chou.palmiste.com» ; il stipule peut-être que j'aurais dû le faire... quelle syntaxe !
Ensuite, même le receveur des contributions n'ose plus écrire en de tels termes à ses assujettis....
Et enfin bonjour la bienveillance : je ne suis tout de même pas contractuellement obligé de fréquenter régulièrement un forum que j'honore parfois de mes points de vues insolites, de mon style inimitable et de ma plus douce aménité ! ?
Pédagogie douce ou retour de volée ?

-3-Le membre (ayant tourné sept fois sa souris sur le tapis)

Cher correspondant,
je comprends bien qu'il faille appliquer le règlement.
Mais :
-ce courriel est-il  la meilleure manière de rappeler à un internaute qu'il n'a pas contribué depuis quelques semaines ; les mots stipule, radier, si d'ici..., contraindre...font plus partie du vocabulaire de l'administration dans ce qu'elle a de plus impersonnel, que d'une animation conviviale.
-le défaut de participation n'est pas une faute professionnelle ; chacun gère son temps comme il peut.
Je suggère plutôt un message du genre:


Cher internaute,
voila presque trois mois que notre forum n'a pas été honoré de votre visite. Je suppose que vous avez été pris par d'autres travaux ; mais vous nous manquez...
Si votre éloignement a quelque chose à voir avec la nature des échanges que ce forum organise, merci de nous le dire, le point de vue de nos partenaires est important pour nous et pour le fonctionnement de notre forum.
Si vos centres d'intérêt ont changé, n'hésitez pas non plus à nous le dire. Nous procéderions alors à votre désinscription.
Pour mémoire, voilà l'adresse que vous avez peut-être égarée :
http://choupalmiste.com/index.htm
Bien cordialement.
le webmestre

Bien cordialement.
Adamantane


Crédits : mercie à Agatha Christie pour la suggestion du pseudonyme, et à Clyde Tombaugh pour la découverte de la planète Pluton, qui donne son nom à plutodi, le neuvième jour de la semaine.
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Lundi 15 mai 2006 1 15 /05 /2006 23:05


Le Monde
le dit, c'est sûrement vrai : le lycée Henri IV a finalisé son projet d' accueil  d'élèves de milieux modestes.

Je n'insisterai pas sur l'incongruité  du verbe finaliser. Mettre au point aurait fait l'affaire...mais c'est moins branché.



En revanche, je suis très content de cette bonne nouvelle. Le progrès est parfois le retour en arrière. Peu importe, seuls les esprits chagrins s'en plaindront, alliés au SNES qui, arc-bouté selon ses habitudes sur des positions conservatrices, émettrait  (à vérifier) une appréciation mitigée sur les initiatives de cet Établissement.

En 1956, boursier du gouvernement (c'était ouvertement élitiste, puisqu'il y avait un concours, qui permettait l'entrée en classe de seconde avec l'assurance d'être financièrement soutenu - gratuité des études en internat, allocation à la famille d'un pécule de subsistance - jusqu'à la fin des études supérieures si les résultats scolaires étaient au rendez-vous ), bachelier à seize ans, j'intégrais la prépa d'Henri IV, sous le régime de l'internat, et y passai trois ans avant d'entrer dans une École d'ingénieurs de la DGA. Mon milieu familial était modeste, au sens le plus strict du terme : mon père, artisan menuisier, et ma mère, institutrice, élevaient sept enfants, dans un coin de la banlieue est de Paris.

L'article de Le Monde me fait toutefois comprendre une différence essentielle entre ce que je vécus dans ma famille modeste et ce que vivent beaucoup d'adolescents d'aujourd'hui : l'ouverture vers la culture générale ne nous était pas barrée par la télé débilitante des heures de grande écoute, les jeux vidéos et autres  tchaches essèmessiques entre téléphones portables.

Mes parents, modestement,  m'avaient :
  • -incité à la lecture,
  • -poussé à l'étude des langues dites anciennes (je lis toujours le grec classique et peux encore traduire des textes simples)
  • -encouragé à l'écriture (ils m'offrirent pour mon bac une Remington portative),
  • -montré certains aspects du monde des arts  et de la vie spirituelle.

Pas besoin de session de rattrapage...On lisait Pierre Teilhard de Chardin , déjà sulfureux, on chantait du Joseph Gelineau, dont les traductions et mises en musique circulaient sous le manteau, on écoutait Nicole Louvier, déjà méconnue, et Anton Dvorak, à peine reconnu...On créait des journaux de lycée, on montait des ciné-clubs, on organisait des camps scouts pour les enfants du fond des rues, nos frères cadets, on discutait personnalisme et communisme, surréalisme et existentialisme, on pensait à l'Europe et on se rêvait citoyens du monde ...

Je suis plutôt content de voir un grand Lycée se recentrer sur sa vocation, qui est d'être un lieu de rassemblement d'étudiants venus de milieux divers, de lieux différents, pour que leur développement -en instruction comme en éducation - soit paritairement soutenu par un corps professoral de qualité et par ce mélange social où le fils de l'artisan, celui de l'universitaire et celui du chevalier d'industrie s'apprenaient  mutuellement les richesses et les spécificités de leurs origines et traditions familiales.

Si j'ai mis ce papier dans la rubrique des irritations, c'est uniquement pour protester contre le barbarisme pérégriniste qui entache le titre de l'article.

Crédits : j'ai préféré une vue de la sphère armillaire de la cour du méridien à la traditionnelle carte postale exposant la tour Sainte Geneviève. Si la tour, à mon époque, contenait les dortoirs aujourd'hui désaffectés, la cour, elle, était un des lieux de rencontre entre les diverses prépas, des colos au khagneux, des agros aux taupins, sans oublier les chartistes, trésor du lycée, puisque seule classe ouverte aux étudiantes.
Par Adamantane - Publié dans : Étonnement
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Samedi 3 juin 2006 6 03 /06 /2006 11:22


Le 31 décembre j'avais manifesté mon irritation au sujet de ce que je tenais pour une déviation terminologique inutile : la substitution du mot périple aux mots  voyage, ou déplacement.
Puis le 15 mai j'avais stigmatisé l'emploi du verbe finaliser pour exprimer l'idée d'aboutir, de terminer.

Or, surprise : lors de l'émission 100 % culture de la chaïne LCI, ce vendredi 2 juin vers 19 h 43, le jeune Arman Méliès, chanteur-compositeur francophone, auteur, entre autres,  du recueil de chansons les tortures volontaires, interrogé sur sa manière d'écrire, termine son explication par : il y a du travail pour finaliser tout ça.
Aurais-je donc tort ? Pourquoi pas.
Ce charmant jeune homme ayant une notoriété langagière et une reconnaissance médiatique qui me font défaut, il est a priori mieux placé que moi pour tenir des propos conformes au génie de la langue française.

Pour ce qui est de périple, j'ai réfléchi à la question. Et ma conclusion est que j'ai peut être tort. Prenons un exemple : je fais Paris-Bordeaux aller et retour. Imaginons que j'emprunte (il y a péage !) l'excellente liaison autoroutière l'Aquitaine, conjointement gérée par Cofiroute puis les ASF. Les deux chaussées étant séparées par un tépécé (Terre Plein Central) continu, au sens topologique du terme je décris un lacet, les chemins aller et retour sont disjoints, l'ensemble est  homomorphe à un arc de cercle. Il y a donc stricto sensu périple.
La démontration subsiste si j'achète une place dans le tégévé, les convois montants et descendants ne circulant pas sur la même voie. Quant au trajet aérien, lui, c'est un peu plus flou, mais en y regardant de plus près, il est possible de se demander si périple, né lorsque la terre était presque plate, conserve un sens dans l'espace à trois dimensions qui est le milieu de prédilection des aéronefs.

Quant à finaliser, je réfléchis toujours. Il me faudra bien conclure. Si quelqu'un a une idée ?

Crédits :

Pour l'image, merci à Dominique Cureau, qui sur son site de Vexillologie Provencale, publie cette photographie des armes du fief de Lagoy, rattaché à Saint-Rémy de Provence : de sinople à un lac d'amour en argent.
Le lac d'amour est un noeud qui matérialise des éléments de périple au long d'une corde. Un lac ici est un grand lacet...Le lac d'amour est aussi utilisé dans la symbolique ds tableaux de loge massoniques.

Pour l 'intervention orale ici retranscrite, merci à Arman Méliès. Le pseudonyme de Jan Fiévé est visiblement inspiré de Georges Méliès.
Par Adamantane - Publié dans : Étonnement
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